Une opportunité à exploiter

Depuis que Claire et moi sommes rentrés d’un tour du monde d’un an fin 2007, nous avions l’envie de partir à nouveau de France, mais cette fois pour vivre une expérience plus longue. Non plus une découverte d’un pays ou d’une zone géographique dans le cadre d’un voyage court, mais une véritable immersion dans une culture différente à travers une expérience d’expatriation. Non plus quelques semaines sur les routes, mais bel et bien une installation pour plusieurs années au moins dans un coin du monde que nous ne connaissions pas, ou peu.

Nous étions donc à l’affût depuis plusieurs années de l’occasion qui nous permettrait de partir. Ne pas partir à tout prix, certes, car l’idée n’était pas non plus de nous mettre en difficulté en partant coûte que coûte et n’importe où. Mais nous lancer dans l’aventure dès que nous sentirions un vent favorable.

C’est l’entreprise de Claire, une des plus importantes sociétés du marché du jeu vidéo, qui nous a fourni cette opportunité, en lui proposant un poste à Montréal. Montréal ? Pourquoi pas ? Claire y avait déjà effectué plusieurs déplacements dans le cadre de missions ponctuelles, et la ville l’attirait beaucoup. Quant à moi, si je n’avais jamais mis les pieds dans la Belle Province, l’idée de la découvrir me séduisait également. Suffisamment éloignée culturellement pour dégager un parfum d’exotisme, et suffisamment proche pour se poser en destination plutôt facile à appréhender. J’avais d’ailleurs déjà assisté à une réunion organisée par la Maison du Québec à Paris à destination des postulants à l’immigration. Les avantages présentés par l’intervenante m’avait convaincu des avantages certains d’opter pour une installation à Montréal. La discussion avec Claire ne fut donc pas très longue qui se conclut par une décision enthousiaste d’accepter la proposition de mutation.

Pour ma part, je travaille dans le tourisme, domaine qui se délocalise relativement facilement. Au moment où nous prenons notre décision, à la fin de l’été 2010, je travaille dans une agence parisienne spécialiste du voyage sur-mesure hors des sentiers battus, en tant que conseiller voyage et responsable de la communication. Un des amis de mon patron s’est expatrié l’année précédente, et occupe la Direction Générale d’une agence réceptive à Montréal. Dans le tourisme, une agence réceptive est une agence qui accueille les voyageurs dans le pays destination. L’agence cherche alors un responsable des ventes. L’occasion est bonne, et le poste correspond à mes compétences. La flexibilité du marché du travail nord-américain aidant, je trouve donc mon premier emploi dès la première semaine de mon expérience québécoise.

Mais je saute des étapes ! La situation n’est pas si simple, je reviens donc un peu en arrière. N’hésitez pas à relire si vous ne trouvez pas ça clair, où à me faire la remarque en commentaire, je tenterai de m’améliorer pour la rédaction de mon prochain article !

En plus de travailler dans une agence de voyages, j’ai une seconde corde à mon arc : je suis également rédacteur de guides de voyages. Lorsque mon emploi du temps me le permets, j’effectue des missions ponctuelles pour une collection de guides touristiques, créant ou mettant à jour des guides sur des pays ou des zones géographiques. Une bonne occasion de voyager à moindres frais, bien que, croyez moi, ce genre de voyages soit loin de ressembler à des vacances !
Avant de poser mes valises à Montréal, j’accepte donc deux missions qui me permettront de mieux connaître le pays dans lequel je vais désormais vivre. Le guide « Québec » a déjà son rédacteur, mais je pars enquêter durant 6 semaines dans l’ouest, pour remettre à jour le guide « Ouest Canadien », puis passe plusieurs semaines à Toronto pour créer un guide consacré à la grande rivale de Montréal.

Pour récapituler, car je sens que vous êtes perdus : en août 2010, nous prenons la décision d’aller vivre à Montréal. Début octobre, Claire part s’installer. D’octobre à décembre, je parcours le Canada pour rédiger des guides de voyages. Nous revenons tous les deux passer Noël 2010 en France, puis repartons à Montréal début janvier 2011. Je suis embauché par une agence réceptive à partir du 1er février 2011.

Vous aurez compté, nous sommes donc installés à Montréal depuis plus d’un an. Et jusqu’ici tout va bien ! Nous sommes installés sur le plateau, comme environ 98,2% des expatriés français et Claire travaille toujours dans la même entreprise de jeux vidéo. Quant à moi, après que l’agence dans laquelle je travaillais a fait faillite pour de multiples raisons, j’ai décidé de me lancer dans la grande aventure de l’entreprenariat. Mon visa de « conjoint de travailleur qualifié » me permet de travailler pour « n’importe quel employeur, y compris moi-même ». J’ai donc créé, ce qui me démangeait depuis quelques années, mon agence de conseils en organisation de voyage, Le Monde est mon Village. Bien sûr, j’en profite pour faire ma pub, je vous engage à jeter un œil sur Le Monde est mon village, et à penser à moi pour organiser vos prochains voyages, que vous ayez l’habitude de partir avec une agence ou en indépendant !

Johann
Arrivé à 35 ans à Montréal en janvier 2011, Johann est un diplômé de l'école de management de Lyon. Passionné du voyage, à son arrivée au Québec, il travaille dans une agence de voyages puis monte sa propre boîte reliée au voyage. Sa conjointe française travaille à Ubisoft Montréal. Son blogue www.lemondeestmonvillage.com
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