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Retourner en France après 25 ans à Montréal ?

Bonjour,

Je viens de m’inscrire sur le site, bien que j’ai déjà suivi certains fils de discussion.

J’ai émigré au Québec, en 1993 alors que j’étais âgé de 30 ans.  Je suis célibataire, gay.

À l’époque, je voulais fuir ma famille, mon environnement familial que je qualifiais de toxique pour mon épanouissement personnel, un environnement homophobe.

J’aurai pu partir dans une autre région française et mettre un 700 km entre ma famille et moi. Mais il y avait la situation politique, économique qui m’importunait également. Je voyais la montée du FN comme un danger pour la France (l’Histoire m’aura donné raison sur ce point).

Je suis un esprit libre (même si je suis très conformiste dans mes actions) et j’ai découvert la beauté des voyages quelques années avant mon immigration. C’est à ce moment-là que j’ai découvert qu’il y avait une autre façon de vivre que la “rigidité” à la française. (Comme il a été agréable de voir qu’on pouvait tutoyer son patron, lui partager nos inquiétudes tant professionnelles que personnelles). C’était probablement l’occasion pour moi de repartir une nouvelle vie, sur de nouvelles bases, un projet personnel plus que professionnel.

Ça ne m’avait donc pas pris trop de temps pour me décider à partir. Un bon diplôme, une belle expérience de travail (déjà internationale à l’époque), une capacité d’adaptation probablement suffisante pour être capable de “réussir” mon immigration.

Un petit voyage exploratoire en groupe au Québec 1 an avant de prendre ma décision, tout me semblait parfait.

Les démarches administratives ont duré un an avant d’avoir mon visa d’immigration (IMM 1000 à l’époque 🙂 ) J’ai démissionné de mon travail une semaine après et je décollais pour Montréal 2 mois plus tard avec aucun travail, aucun logement, aucun ami, personne chez qui aller à mon arrivée. J’avais quand même un bon coussin financier pour passer une année “sabbatique” au besoin.

J’ai donc passé 1 semaine dans un hôtel près du centre Molson. J’ai redécouvert la ville de Montréal, mais en solo cette fois-ci. Tout me semblait donc merveilleux, grand et si différent de la France. J’étais finalement arrivé en Amérique du Nord, avec ses grattes-ciels.

J’ai pris contact avec l’Office des Migrations Internationales (OMI), organisme français qui aidait les français à se trouver du travail. Là j’ai fait la rencontre de plusieurs français qui vivaient la même situation que moi, à savoir comment faire un Curriculum-Vitae (CV) québécois, comment se présenter à un employeur, découvrir quelles entreprises recrutaient etc….

Ces contacts, ont vite disparus, puisque ce n’étaient que des contacts dits “utilitaires”. Dès que les gens avaient trouvé du travail, ciao, bye, je ne les revoyais plus.

J’ai compris qu’il me fallait faire une étude comparative de mes diplômes français. Première facture de 105$. On me reconnait un Diplôme d’Études Collégiales (DEC) (fouille-moi ce que ça représente dans le système du travail du Québec, je pense qu’on m’a reconnu mon diplôme à sa juste valeur). J’obtiens une entrevue à l’Université Laval de Québec. Lorsque j’explique mon parcours professionnel européen, la personne, qui a vécu en France 5 ans, m’explique que le diplôme québécois (DEC) que j’indique sur mon CV ne me permettra jamais d’obtenir des postes équivalents à ce que j’occupais en France ! Il m’explique que pour ce genre de postes, il est nécessaire de détenir un BAC (nord-américain). J’ai payé 105$ pour une reconnaissance inférieure à ce que je valais sur le marché du travail, sans compter que cette reconnaissance n’est qu’une formalité administrative, indicative pour les employeurs québécois et n’a aucune valeur d’une équivalence de diplômes !

Je commence donc à sentir “l’arnaque” du commerce des immigrants.

Je me voyais très mal renvoyer mes CV aux mêmes entreprises précédemment contactées avec un changement de diplôme en moins d’1 mois de temps.

J’étais donc grillé pour me trouver un emploi à la hauteur des mes compétences.

J’ai donc décidé de prendre mon année “sabbatique”. Ça m’a permis de comprendre le fonctionnement de la société québécoise, de découvrir les “grands espaces”. Bref, j’ai vécu une année “touristique”. Je pense que tout immigrant devrait se planifier un 3 à 6 mois de sabbatique, ne serait-ce que pour décrocher du “système français” et de se donner du temps pour découvrir la ville, la population qui va vous accueillir. Planifiez-vous un budget en conséquence.

 

Bien sûr il a fallu que je me trouve un logement. Là encore, pour avoir un logement, il fallait un Numéro d’Assurance Social, qui lui n’était délivré que si on pouvait fournir une adresse postale… le serpent qui se mort la queue donc. (Je pense que ça a changé depuis, à vérifier).

Des propriétaires d’immeubles ont quand même la gentillesse de nous aider et j’ai finalement réussi à obtenir tous mes papiers.

L’installation de ma ligne de téléphone aura pris 1 mois (il parait que c’était vraiment exceptionnel, mais j’ai été le “chanceux” à qui s’est arrivé)

Finalement je décroche un emploi dans mon domaine, mais pour des raisons nébuleuses, il y avait des conflits entre le patron et le chef de service, ce qui fait que j’ai été mis de côté et j’ai été littéralement été payé à ne rien faire pendant 3 mois. J’ai démissionné de cette entreprise et j’ai été convaincu qu’il me fallait quitter de milieu de travail (je trouvais que ça manquait déjà d’éthique en Europe, j’en ai eu la confirmation ici).

Comme je voulais changer de carrière, j’ai demandé à passer un test de compétence dont la conclusion a été…. vous êtes à la bonne place dans votre domaine…. !

Non, je veux changer.

J’ai donc voulu me lancer en affaire, puisque l’Amérique du Nord est réputée facilité l’entrepreneurship. Certes mon éducation “communiste” ne m’a pas aidé à voir ce changement de carrière super positivement, j’allais devenir un méchant patron 🙂 En fait, je voulais me lancer en informatique, donner de la formation de base. Évidemment, le marché était saturé par des entreprises d’insertion sociale qui en faisait gratuitement. Mais je suis quand même aller chercher un Diplôme d’Études Professionnelles (le CAP québécois) alors que je détenais un Diplôme Universitaire de Technologie. Je réussis à décrocher ce diplôme haut-la main, je me trouve rapidement un emploi auprès d’un courtier en douane pour former les employés en informatique. Un des postes de travail que j’ai le plus aimé, car ma boss, était adorable, humaine. Elle me donnait un certain délai pour réaliser mes projets et si je les finissais plus tôt, elle me demandait de rester à la maison et elle disait à mes collègues que je travaillais de la maison. Elle ne m’a jamais rajouter des tâches parce que je travaillais plus vite que mes collègues. Un amour j’ai dit ?

Comme elle savait que je n’aurai pas de vacances la première année, (2 petites semaines après un an de travail seulement, comparativement aux 5 semaines en France, c’est tout un choc à vivre, même si on est au courant), elle m’a chargé d’aller évaluer les collègues des autres succursales au Canada. Toutes dépenses payées ! Je me suis gâté à visiter Vancouver, Halifax, Toronto notamment.

Malheureusement, ce qui devait arriver arriva. Fusion avec UPS. Abolition du service de la formation et perte d’emploi. Et ici, ça ne rigole pas. On vous annonce la fin de l’emploi, souvent, on vous laisse un 2 semaines à faire, mais la plupart du temps c’est dans la minute après qu’on vous a annoncé la fin de votre emploi, que vous êtes littéralement “jeté” à la rue.

Cette fois-ci, mes réserves d’argent sont au plus bas. Impossible de retourner en France, impossible de bouger ailleurs, je suis coincé là. Première déprime. 6 mois en informatique c’est énorme. Je ne me sens plus “à jour” pour postuler sur de nouveaux postes dans ce domaine et je sens que je n’aurai pas envie de toujours me mettre à jour aux 6 mois, ça va finir par me fatiguer psychologiquement.

Je finis par me trouver un emploi au salaire minimum en montant un CV bidon. Je me retrouve donc commis dans une épicerie. Quelle descente professionnelle par rapport à mes rêves avant mon immigration. Mais j’assume encore. J’arrive tout juste à payer mon loyer et ma bouffe. Je coupe déjà dans le chauffage, l’hiver, je coupe dans la fréquence dans les douches (mais bon, ici, on a la réputation de ne pas se laver en France, je n’ai donc que renforcer un gros préjugé). Je n’ai pas la possibilité d’avoir une voiture, trop chère à entretenir.

Ce salaire minimum ne me permet pas de mettre d’argent de côté, pour éventuellement retourner aux études, car il m’aura fallu 10 ans de procrastination mentale avant de reconnaitre que sans diplôme québécois, il me sera très difficile de me retrouver un travail.

J’entreprends alors de demander de l’aide financière pour un retour aux études. Barrières ! “Vous avez déjà un DEC dans un domaine dans lequel il y a de l’emploi, retournez donc travailler dans ce domaine, nous, on ne vous financera rien !”

Je fais quand même les démarches pour m’inscrire dans un collège pour une réorientation en santé. Il y a pénurie dans ce domaine, et ma formation scientifique me permettra sans doute de ne pas tout perdre en matière de compétences. Là, je découvre que bien que j’ai un diplôme universitaire français, le collège m’exige d’avoir réussi 30 crédits (une année) de cours universitaires au Québec !

Un peu comme si un lycée professionnel demandait à un candidat d’avoir fait une année d’université avant de postuler !

Pourtant quelques années plus tôt, lorsque j’ai tenté de faire reconnaitre mon diplome universitaire français par l’Université du Québec à Montréal (UQAM), cette dernière aurait pu me reconnaitre jusqu’à 45 crédit (50% du diplôme québécois). Jamais plus, car faut bien comprendre qu’ici, les universités fonctionnent comme de très grosses compagnies à faire de l’argent bien plus qu’à former des esprits libres.

Une française qui s’occupait du recrutement dans le collège trouvait qu’il s’agissait de discrimination et m’a conseillé de porter plainte, ce que j’ai fait. Hors en matière de gestion des établissements en éducation, le Québec est très loin de la sacro-sainte égalité républicaine française. (on se rend compte de nos valeurs fondamentales françaises quand elles sont absentes ailleurs). En effet chaque collège peut définir ses propres critères de sélection.

Ayant reçu comme réponse du directeur qu’il ne changerait pas les critères d’admission, cette française m’a référé à un autre collège, situé à 2h de transport en commun de mon logement, alors que l’autre était à 5 minutes… à pieds ! Je vous passe les frais pour l’abonnement mensuel au bus, le temps perdu dans ce maudit transport en commun pendant 2 ans.

Comme la directrice de l’autre collège était aussi française, les choses se sont nettement mieux passé. J’ai été accepté. Des frais de scolarité minimes m’ont permis de passer au travers de la première année d’étude, sans travailler, puis la deuxième année, prêt et bourse gouvernementaux m’ont permis de presque finir ma 2ième année d’un DEC accéléré. Il m’aura manqué près de 2000$ pour finir. J’ai eu beau demandé à des “amis” québécois de m’aider financièrement, sans l’appui d’un ami à la retraite, j’aurai dû abandonner mes études. Les autres amis étaient près à me donner 20$ (tellement endettés ils sont). Je l’ai remboursé rubis sur ongle avec un 20% d’intérêts, il n’en revenait pas. Il m’a avoué quelques mois plus tard, qu’il ne pensait même pas revoir la couleur de son argent, car d’autres personnes l’avaient déjà “fraudé” dans le passé et il pensait bien que ça allait être un autre cas. Depuis nous sommes de grands amis.

J’ai donc commencé à travailler dans mon nouveau domaine pour me rendre compte que l’ambiance de travail était des plus toxiques. J’ai changé plusieurs fois d’établissement de santé pour y retrouver toujours et encore ce climat “toxique”. L’actualité récente le dénonce, les politiciens ne font pas grand chose pour que ça change.

Comme il y a une volonté de changer la formation nécessaire à l’exercice de ma profession, j’ai dû retourner un autre 2 ans à l’université pour me chercher un BAC dans mon domaine.

(Je pense que je n’ai jamais autant étudié que depuis que je suis au Québec, c’est malade !)

Il y a évidemment le syndicalisme à la québécoise, obligatoire (du moment que l’entreprise est syndiquée !) qui prélève un montant sur chacune des paies, mais pour lesquels les résultats sont décevants.  4 semaines de congés payés seulement la première année, des salaires ma foi guère plus élevés que dans le privé. C’est questionnable pour un “coco” comme moi.

Après avoir subit du harcèlement psychologique grave dans mon avant dernier emploi j’ai démissionné. Ma démission m’a empêché de toucher du chômage et de bénéficier de soins de santé que j’aurai dû avoir. Je n’ai pas les moyens de me payer des thérapies sur du long terme. Résultat, dépression (non officiellement diagnostiquée, car je crains comme la peste que des données de santé autant mentale que physique puissent m’empêcher un jour de me retrouver du travail) et un 2 ans sans travailler. Comme je suis une personne quand même peu dépensière j’ai pu me constituer un beau coussin pour tenir le fort. C’est aussi ça les stratégies d’adaptation efficaces quand on est célibataire. Pensez au pire et le prévenir.

Mais là encore, mon coussin a fondu comme neige au soleil et il a fallu que je me retrouve un travail. Je ne voulais plus retourner dans ce milieu toxique, mais je n’ai eu guère le choix.

Par une circonstance exceptionnelle j’ai pu rentrer dans un établissement grâce à un ex-collègue qui était au courant de ma situation personnelle.

Ça n’aura pas duré un an que j’ai dû démissionner en mars dernier.

Ça fait donc un mois que je me questionne.

Ai-je été heureux à Montréal depuis mon arrivée ? Oui pendant mon travail chez le courtier en douane (2 ans sur 25)

Ai-je de l’espoir que les choses peuvent s’améliorer à mon âge ? Pas vraiment.

Est-ce que le climat politique et économique du Québec va bien ? Les chiffres économiques semblent indiquer que tout va bien, mais dans les faits, il y a un vieillissement rapide de la population, et le faible taux de chômage est bien plus relié à l’absence de relève suite aux départs massifs à la retraite des baby-boomers qu’à une réelle reprise économique. Les infrastructures (routes, ponts, rails, hôpitaux etc…) sont à reconstruire quasiment au complet, par manque d’investissements récurrents durant les 20 dernières années.  Les coûts de ces constructions explosent, et la corruption endémique dans la construction au Québec n’aide pas la cause (voire conclusion de la Commission Charbonneau). 2 nouveaux hôpitaux à Montréal, 1 nouveau pont pour traverser le fleuve St-Laurent pour remplacer l’ancien qui n’avait que 50 ans d’âge !, un nouvel échangeur autoroutier, un projet de train de banlieue, un prolongement hypothétique d’une ligne de métro (annoncé depuis 40 ans !!!) fait qu’il y a des milliards de $ de dépenser… mais qui devront être remboursés un jour… par qui ?

Je suis donc là, à 51 ans, à me questionner si un retour en France serait la solution ou s’il s’agirait une fois de plus de fuir quelque chose.

J’ai coupé les ponts avec la France (dans le sens que je n’ai absolument plus suivi l’actualité française depuis mon arrivée ici). Mes amis en France me déconseillent de revenir en France disant que tout ce que j’avais prédis en 1993 est arrivé : crise sociale majeure, FN au plus haut dans les intentions de vote. J’ai entendu évidemment toutes les attaques terroristes vécues en France, depuis Charlie Hebdo… rien de bien rassurant non plus. Il semble que les infrastructures en France sont également en décrépitude (est-ce vrai ?)

Je lis que les conditions de travail en santé en France ne sont guère mieux qu’ici, les salaires ne sont pas mirobolants.

En revanche, je suis certain que le système de santé en France est nettement plus fonctionnel qu’ici.  Ici, il est quasiment impossible de trouver un médecin de libre quand on a une pharyngite, une douleur, une infection bénine mais qui nécessite des traitements. Il y a quelques cliniques médicales, mais il faut arrivé 2 ou 3 heures avant l’ouverture si on veut avoir une chance de voir le médecin, car le nombre de patients vu par jour est limité.

Résultat, tout le monde se ramasse dans les urgences des hôpitaux, ouvertes 24/7, même quand ce ne sont pas des urgences véritables.

C’est donc des 12-15h d’attente quand ce n’est pas urgent.

Je n’ai aucune idée des prix des loyers en France (je sais qu’il y a une disparité entre les régions, et les villes d’une même région) (je me rappelle juste qu’il fallait déposer une caution de 1 à 3 mois lors de la signature d’un bail). Ai-je assez d’argent pour me payer toutes ces “charges” avant même de m’être retrouvé un travail et d’avoir touché ma première paie ?

Est-ce que je vais vivre ce “choc” du retour ? Vais-je supporter d’entendre les Français tout critiquer alors que je trouve maintenant que les Québécois sont trop mous et ne se mobilisent pas assez ?

Vais-je supporter d’avoir à être confronté à nouveau à l’administration publique française (Non monsieur, je ne peux pas procéder à l’étude de votre dossier car vous avez oublié le formulaire W5-87 et il manque l’annexe 6 dans le paragraphe 2 du formulaire T68) ?

Est-ce que je vais supporter de savoir qu’un français sur 3 vote FN ?

Est-ce que je vais supporter de “soutenir” l’économie française sous un président néo-libéral ?

Du côté personnel, quand je fais le bilan, même si j’ai pu vivre mon homosexualité de façon nettement plus ouverte que dans ma famille, je n’ai pas réussi à m’épanouir de ce côté-là non plus. Comme je n’ai pas eu beaucoup de vécu en France il m’est difficile de faire une comparaison avec le Québec, mais disons que je trouve qu’ici, ça ressemble pas mal à la mentalité nord-américaine, à savoir du consommer/jeter.

Si je trace le bilan de mes 25 ans au Québec, je dirais que j’ai vraiment tout fait pour m’intégrer, mais que j’ai ressenti rarement un retour positif. Je n’accuse personne, je constate. J’ai probablement une grosse part dans cet état de fait.

J’ai profité de la nature (qui devrait me manquer), mais les paysages français me manquent aussi. Les Alpes, les volcans d’Auvergne, la Bretagne, la Cote d’Azur, les Pyrénées…..

Vais-je être capable de transformer mon expérience québécoise en avantages concurrentiels auprès d’employeurs français, même à 51 ans, ou est-ce qu’ils vont me voir comme un pré-retraité ?

Je ne suis pas attaché au matériel, donc de ce côté-là, je vais me délester probablement de tous mes biens acquis ici (par chance, je n’ai jamais acheter une maison) et je vais repartir à neuf avec encore moins, une fois arrivé en France. Je me rends compte que j’ai accumulé bien du stock inutile. Ce sera l’occasion de mettre en pratique physique ce “lâcher-prise” que je dois faire mentalement.

J’ai bien lu vos témoignages sur vos retours plus ou moins réussis en France.

Ceux pour qui cela a réussi, quels conseils me donneriez-vous ?

Ceux pour qui cela a été difficile, quels écueils sont à éviter à tout prix ?

Je sais bien que le vécu de chacun est différent, mais je lis des histoires de gens qui se sont installés au Québec et qui ont vécu des difficultés et je m’y reconnais souvent.

Et je suis tout aussi convaincu que les Québécois qui vivent en France ne doivent pas la trouver drôle tous les jours non plus.

On a une éducation, une culture, et il faut être très très souple mentalement pour arriver à s’intégrer de façon harmonieuse dans une nouvelle société.

 

Désolé pour le probablement trop long témoignage.

Récit de YanMtl2018 dans Retourner en France après 25 ans au Québec dans le forum 

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Commentaires sur “Retourner en France après 25 ans à Montréal ?

    1. Les Québécois de votre âge(moi) on a envie de vivre ailleurs a cause des mêmes raisons. Moi je suis présentement au Brésil et l’année prochaine je vais vivre au sud de la France. Si ça me plait pas j’irai au Portugal. Tu n’auras pas de problème car tu n’es pas matérialiste, alors t’inquiète pas ça va aller !!! Et c’est beau l’Europe ;).

  1. Si tu parles anglais, as-tu envisagé d’autres provinces ? J’ai vécu un an dans les Kootenays, BC (région de Nelson). Coût de la vie raisonnable, environnement sain et magnifique, de l’emploi si on est flexible (il y a une association de francophones sympa qui peut te guider). Très libéral et d’ailleurs présence depuis longtemps d’une communauté gay très épanouie. A ta place j’y ferais un tour. Il y a un aéroport à Castlegar.

  2. Mon dieu c’est un super témoignage. Je vis une période difficile présentement car j’ai plein d’obstacles dans ma recherche d’emploi à Québec à cause de ma petite expérience et du permis jeunes professionnels (permis compliqué quand la plupart des employeurs ne veulent pas faire la procédure même si je correspond très bien au poste). Ca joue sur mon anxiété qui me gâche la vie. Mais mon histoire à côté de la votre n’est pas si grave finalement. Mon parcours est similaire au votre, je ne suis plus l’actualité française, je suis partie parce que ma famille ne me soutient pas dans mes projets… Mais je pense qu’à un moment donné je reviendrai en France, dans un futur lointain, peut-être à la retraite. Si la France ne vous tente pas pour votre retour, la Suisse pourrait être une bonne solution. Faites des recherches sur le marché du travail suisse, il me semble que c’est plus souple là bas avec un meilleur marché du travail et même au niveau des citoyens.
    Sinon, avez-vous essayé d’autres villes au Québec?

  3. Cher YanMtl,

    Ton témoignage est touchant de vérité, de sincérité et d’humilité.
    Je pense, en effet, qu’un retour en France serait très difficile à ton âge, sauf si tu as des contacts dans ton domaine. J’ai deux amis de respectivement 52 et 54 ans qui viennent de se faire engager grâce au “marché caché” et à leurs contacts.
    Je suis Belge, ayant émigré il y a 15 ans et de retour en Belgique, et je peux te dire que ce fut un soulagement pour moi de retrouver le système de sécurité sociale qui est absolument excellent ici. Les services sont très bons, et le remboursement mutuelle aussi. Je fus également ravie de retrouver des produits alimentaires de grande qualité, ainsi que les paysages variés de notre coin d’Europe. La France, à une heure de chez moi, est vraiment un pays magnifique. On y trouve des connards, comme partout, mais aussi des gens adorables. A nous de nous constituer notre “tribu”, notre refuge affectif, c’est une des clés de l’épanouissement, à mon sens …

    A toi de voir quelles sont tes priorités pour ta seconde partie de vie …

    Ceci dit, à te lire, je me dis que le QC n’est peut-être pas la province qu’il te faut. Peut-être une autre province canadienne? C’est ce que j’ai fait, car je me suis vite rendue compte que le Québec n’était pas pour moi. Je suis donc partie en Nouvelle-Ecosse, avant de rentrer … Vois quelle sont tes options. On peut poursuivre la discussion si tu le souhaites.

    Bien à toi,
    Véro

  4. Ne regardez pas la France, comme le Québec comme un tout uniforme. Le sobriquet qui colle à la peau de Macron 1er est le président des métropoles mondialisées Paris en tête. La situation économique y est nettement meilleure, idem à Bordeaux, Nantes. En revanche, si vous êtes originaire des trous perdus de la France hexagonale la crise est encore là (l’Aisne, le nord pas de Calais). Bref les coins qui n’intéressent pas car ils ne sont pas connectés au reste de la planète (New York, Shanghai etc…). Ce phénomène vous l’avez au Québec dans une moindre mesure et bien sûr chez le voisin du sud qui a élu Donald. Le centre des USA, cela ne fait rêver, rien de commun avec les métropoles mondialisées que sont LA, Miami et NYC.

    Au Québec, j’ai adoré le grand nord, mais je n’y vivrais pas. Je suis quelqu’un des grandes villes comme Montréal, Toronto. Ottawa ou Laval c’est la province.

    C’est normal, mais vous tournerez difficilement la page sur 30 ans en France et 25 au Québec.
    Nous nous savons que la retraite ce ne sera pas au Canada mais dans les terres françaises des Caraîbes.

  5. Salut, triste pour toi que tu ne te sens pas bien au Québec mais retour en France pas bon non plus mais pourquoi ne pas tenter un autre pays en effet ! En suisse il recherche dés infirmiers, j’espère que tu trouveras ta place et que tu pourras être épanoui! Nous avons quitté la France il y a 2 ans et no regrets!!! À Quebec city nous sommes très heureux! Bonne route

  6. Il est difficile de vivre ailleurs que “chez soi”. On peut idéaliser ce changement souhaité quand on émigre mais la réalité n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Dans toutes les sociétés, tous les pays il y a des irritants. Je pense que si en plus on est “étranger”, ces irritants nous agacent davantage. Vivre au Canada est un cadeau de la vie… Vivre en France aussi, j’imagine. Réfléchir sur ses attentes propres avant de décider de partir ou de rester, Il n’y a pas de réponse parfaite à votre question. Avez-vous vraiment le goût de rester?
    Vous ne parlez pas de votre vie affective… raison de votre départ de France. Est-ce encore la raison du départ, la raison de quitter le Québec?
    Bonne chance!

  7. Je ne peux que vous souhaiter bon courage si vous décidez de donner à la France une nouvelle chance, je crois (peut-être à tort) que les choses ont changées au point où vous n’aller pas vous en remettre : la libéralisation économique est finalement arrivée et la mode est aux coups de hache dans tout ce qui peut être de socialo-communiste qui faisait la différence, mais sans les mises à niveau des salaires qui devraient suivre, à moins d’être un haut-gradé ou un élu.

    La France ne se remet pas de 20+ années de retard sur le reste de l’Occident, ça marche encore à peu près correctement pour ceux qui ont des années de service protégées par une convention, mais les nouveaux morflent grave en se voyant filés une version allégée du pactole quand ils arrivent à gagner un CDI.

    Je n’ai pas de conseil à vous donner, mais je crois que le retour pourrait être très dur pour vous.

  8. Témoignage touchant…….d’ailleurs je réponds……..ce que je fais plutôt rarement….faute d’inspiration.
    Ton retour en france doit être motivé à travers un projet. donc : pas de retour sans projet. Revenir pour fuir une situation est stérile en matière de résultat à escompter. On ne se transporte que soit même……En 25 ans tu t’es constitué une valeur-ajouté sur le marché du travail québécois qui constitue de vrai atouts. Tu es mobile, donc prospecte ailleurs dans le pays et je suis persuadé qu’une mise en action de ta part engendrera nécessairement une solution. En conclusion, concentre toi sur l’action et le résultat viendra.

  9. bravo yanMti j’ai apprécié votre commentaire je lis bien la difficulté pour trouver un emploi pour ma part je vais intégrer le quebec pour rester proche de mon fils qui y va pour étudier je vois ce qui m’attend i( je satre à la réunion au bout de 7ans je suis agée de 62ans et je sature aussi du travail où je suis au placard ss activité depuis 31/2ans ) je ne sais comment je vais vivre cet immigration ce que je sais c’est que je veux vivre le temps présent je ne pense pas y rester 25ans comme vous. ce que je peux dire sur la suisse c’est qu’ils sont très exsigents aussi et que lorsque nous sommes frontaliers là, la vie est meilleure j’ai connue des personnes qui traverser tous les jours pour y travailler.
    apprécié ceux la vie vous donne et comme il a été écrit en commentaire faites ce que votre coeur vous dit nous ne vivons qu’une fois!

  10. Je pense que tu devrais tout simplement passer tes vacances en france, et tu te rendras vite compte. Je vais etre honnete, je pense que tu aurais plus interet a changer de ville, genre Toronto ou Vancouver, ou un autre pays, mais la France ce qui t en manque c est une carte postale en fait qui n existe juste pas, la mentalité et le tempérament des gens ici en comparaison de 25 ans en amerique du nord, ça va vite te rendre dingue, les 10% qui t exasperent a Montréal, seront 90% ici. Tu as besoin de changer et c est important que tu le fasses car c est un besoin reel profond, regarder en arriere vers la France est naturel mais c est une erreur (classique= tu connais). Ta destination t es encore inconnue, mais tu dois la trouver. Ecris une nouvelle page dans un lieu nouveau! Bonne évolution ! 😉

  11. Vous avez écrit un témoignage qui reflète exactement la sociètè québécoise, avec ses avantages et ses gros inconvénients. Pourquoi n’essayez-vous pas d’exercer votre profession dans une ville ailleurs que Montréal? La pénurie de personnel hospitalier est criant partout, et je pense que vous auriez plus d’opportunités dans un autre coin du Québec, en plus de pouvoir économiser (Montréal est plus cher que Sherbrooke, par exemple).

    Je ne pense pas que retourner en France vous sera favorable. La situation économique, le climat social et la politique actuelle ne favorisent en rien un retour d’une personne d’un certain âge en recherche de travail!! Ici vous avez peut-être quand même des amis, alors qu’en France, vous devrez tout reconstruire.

    Je vous souhaite bonne chance dans vos reflexions, mais pensez-y bien, les paysages ici sont aussi magnifiques, et vous bénéficiez d’une certaine sécurité physique, ce qui n’est malheureusement plus le cas en Europe!!

    1. Le reflet de la société québécoise: elle offre des avantages et de “gros” inconvénients… Pourtant restez!! Voilà le commentaire de Nicole!!! J’aurais aimé qu’elle nous résume les quelques avantages et surtout les gros inconvénients!!
      Le “mal de vivre” nous suit partout où qu’on aille… oserai-je dire. Colorer négativement les lieux qu’on habite n’aide en rien!
      On dirait que ce blogue est un “défouloir” de Français mésadaptés!

  12. Quel témoignage intéressant et complet ! Merci !
    Pour notre part, cela fait 1 an que nous sommes sur place et l’intégration est difficile sur certains points, oui.
    Il est vrai que la situation française ne fait pas envie. Je ne sais pas si à votre place j’y retournerai, mais je comprends tellement ce besoin ! Quid d’explorer un autre pays, quelque part dans le monde ?
    bonne chance en tout cas, n’hésitez pas à mettre votre article à jour si vous le pouvez dans 1 an, 2 ans, 5 ans, pour nous raconter ce que vous aurez fait !
    Et bonne chance, sincèrement !

  13. Ouf j’ai lu votre longue complainte.
    1.Vous n’avez pas frapper aux bonnes portes, c’est aux bureaux d’immigration Canada qu’il faut demander de l’aide , jamais au grand jamais à des particuliers, qui abusent de la méconnaissance des immigrés.
    2. Pour tout le monde les vacances sont de 2 semaines lors des premières années.
    3. Vivre son homosexualité au Québec est facile. Le peuple Québécois est très ouvert d’esprit et ne discrimine aucunement les homosexuels ou transgenre ect…
    4. À sa face même de vos troubles d’intégrations dans différents domaines..patron pas gentil, milieu toxique etc.. semble que vous ayez des troubles d’adaptations.
    Vous vous déchargez de vos responsabilités en mettant toute la responsabilité sur le Québec.. Le Québec il y a d’autres villes que Montréal.. voyons donc.. Pas d’intégration en France ni au Québec .. le dénominateur commun c’est vous monsieur.. Gardez os récrinrécrimin et vos déplacements racistes sur les Québécois. Vos plaintes “coup de gueule” sont une honte..prenez vos responsabilités..et arrêtez de pleurer sur votre ” pauvre petit moi”.

    J’ai réussi à m’intégrer facilement ainsi que nombres de mes “amis”..

  14. A ma connaissance l’age de retraite au Québec est de 65 ans. Cela vous laisse 15 ans d’épanouissement professionnel. Ce n’est pas rien si vous faite une planification de votre carrière jusqu’à l’année 2033. Bon courage.

  15. Si tu veux étudier la possibilité de rentrer en France, 1. Inscrits toi sur Pole Emploi, sur le site de l’APEC, leurs sites et les services proposés sont bien meilleurs qu’avant. Après il y a un peu de délais et faut être présent aux convocations (fini les formulaires a la con – tout se fait en ligne). 2. Fait des salons, des moocs, va sur youtube informe toi, instruit toi. 3. travail ton réseau, il y a LinkedIn mais aussi l’application Shapr qui permet de rencontrer des personnes avec qui on a des affinité.. tu as aussi meetup qui permet de rencontrer des gens autour de passions et ou curiosité commune 4. Oubli le FN. Intéresses toi à France Insoumise, l’UPR, Bernard Friot, Etienne Chouard, Idriss Aberkan, et tire la ficelle.

  16. Réfléchit à monter ton propre truc (ici ou la-bas d’ailleurs), pensent a ou tu veux être dans 15 a 20 ans. Sous le soleil de Provence ou les forets pittoresques et les lacs? Peut-être a la campagne sur une petite ferme? Pouvoir vivre de la terre au sein d’une communauté sympathique ? Note : même si les charges sont lourde, il existe le statut de micro entrepreneur ou l’état ne te prend que environ 20 % (contre 40+ en moyenne), dans la limite de 76K EUR (+/-), et il y a de + en + de dispositif en Fr pour créer son entreprise. Intéresses toi au secteur de l’ESS. 6. Reste en forme en pratiquant du sport. Rencontre des gens. 7. Lit : The Celestine Prophecy de James Redfield… 8. Suits ton cœur et fonce vers ces coïncidences qui te permettrons de t’épanouir.

  17. Témoignage très touchant. AnneBu a déjà dit ce qui probablement pourrait vous attendre en France et il y a une part de vérité dans cela. Néanmoins, pesez le pour et le contre et choisissez ce que votre cœur vous dit. Je suis convaincu qu’à 51 ans , on a encore de l’avenir et de l’énergie pour faire plein de choses. Bon courage et je vous souhaite le meilleur que ça soit en France ou au Canada.

  18. Je trouve ton témoignage très touchant et il me fait bcp réfléchir. Pour autant, à moins d’avoir un projet concret à ton retour en France, cela me semble très difficile. Tu vas retomber dans les mêmes travers qu’à ton arrivée au Québec. Tess diplômes québécois ne seront pas reconnus ou peu, tu n’as pas d’expérience française….. En plus maintenant tu as 50 ans et trouver un emploi en France après 50ans…. Ça me semble très compliqué. Tu peux aussi envisager de t’installer à ton compte, mais les charges sont bcp plus élevées qu’au Québec. Le niveau de vie est assez élevé en France et les loyers très chers en ville…. 😢. Bin courage dans tes réflexions.

    1. @ AnneBu,
      En effet, tous les points que tu soulèves, je les ai déjà mis dans la balance de ma réflexion. J’ai beau savoir qu’il y a pénurie d’infirmiers, un peu partout dans le monde, la société française ne me fera pas de cadeaux. Je n’oublie pas non plus ce qui m’avait fait quitter la France il y a 25 ans. Les choses semblent s’être empirées en France depuis mon départ et le choc “culturel” pourrait m’être “fatal” 🙂
      La solution la moins pénible serait probablement de changer de province Canadienne, les pratiques infirmières étant quasiment identique. Il y a des communautés francophones un peu partout au Canada, ça m’éviterait aussi de me replonger dans des cours d’anglais plus intensifs.

      @lagloire
      Merci, oui mon âge ne me pose pas de problème à proprement parlé, mais je sais que parfois les recruteurs, en France pourraient être réticents à embaucher une personne “étrangère, vieille” même s’il y a pénurie.
      Je suis encore en réflexion, je pèse le pour et le contre d’un retour en Europe (peut-être la Suisse à défaut de la France, ou peut-être la Belgique, qui sait ?)

      Merci pour le soutien, c’est apprécié

      1. Bonjour Yan,
        Je pense qu’effectivement ANNE Bru a bien analysé la situation en France, le FN n’a jamais été aussi haut et la société s’est durcie du fait d’une pénurie de travail.
        Si tu reviens en France, tu auras le droit de toucher le RSA qui te permettra d’avoir les transports gratuits, la santé gratuite, des aides pour le téléphone et autres. Si tu dis que tu reviens de l’étranger, tu devrais être moins jugé. Le RSA est une aide ponctuelle destinée à t’aider à rebondir, donc pas d’états d’âme. Tu as 50 ans et c’est vrai que cela risque d’être difficile.
        Tu peux essayer le système de woofing. J’habite dans le sud-ouest et il y en a à seulement une heure de Toulouse. Tu seras hébergé et avec le RSA, tu pourras te rendre aux entretiens. Tu pourras aussi contacter les maisons de santé et les maisons de retraite, certaines sont en milieu semi-rural. Je pense qu’il doit y avoir des besoins et le coût de la vie est moindre. Tu devrais même pouvoir trouver une chambre chez l’habitant tout en bénéficiant d’aides, le temps de retrouver un emploi.
        Bonne chance et bon courage si tu décides de revenir.
        Isabelle

      2. Evite la Belgique, j’en viens, j’ai aussi vécu de nombreuses années en France et je suis depuis 9 ans au Québec. Crois-moi, la Belgique est pire que la France dans la plupart des domaines, et en plus, le climat belge est très déprimant, tu ne supporterais probablement pas ! Pourquoi pas essayer, comme tu le dis, d’autres provinces Canadiennes ?

      3. Bonjour Yan,

        Je suis française, résidant en France.
        J’ai lu ton témoignage, étant donné que je suis abonné à immigrer.com.
        Je peux te faire part de mon opinion, et, t’illustrer un constat. En effet, les loyers sont élevés en région parisienne, à Paris même, ils sont inabordables. Pour pallier à cette situation, les gens se logent en banlieue proche.La location d’un appartement requière des conditions, digne de l’achat d’un appartement ou d’une maison: CDI, garant, 3 bulletins de salaire, 3 fois le montant du salaire…ce qui nous faire remarquer une augmentation de la pauvreté et de la précarité.

        Par ailleurs, il existe quelques solutions, dont s’éloigner pour acheter une maison (moins chère)…sache que cette situation est spécifique à la région parisienne. Les autres villes françaises ne demandent pas tant d’exigences. Après, pour ma part, je pense que ton parcours professionnel peut être valorisé ou reconnu ( je parle de ton expérience internationale), et, tu pourras certainement trouver un poste après quelques…mais je ne te cache pas le monde du travail et la multiplication des CDD ( précarité du travail) peut s’avérer complexe.

        Concernant l’homosexualité et le climat actuel, il me semble moins qu’il y a vingt ans.

        Quoi qu’il en soit, prends ta décision en ton âme et conscience, surtout avec le cœur!

        Cordialement,
        Anna

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