Je n’ai jamais été aussi dépressif depuis un an au Québec - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada
Vous êtes ici
Accueil > Bilans > Je n’ai jamais été aussi dépressif depuis un an au Québec

Je n’ai jamais été aussi dépressif depuis un an au Québec

Voila mon retour d’expérience après un an au Québec sur Montréal. Il est plutôt négatif et pour être honnête je n’ai jamais été aussi dépressif.

Pourtant j’ai vécu des situations pas très drôles dans certains pays avec beaucoup de corruption comme le fait que tu puisses finir en prison grâce aux faux signalements de personne qui ne t’aime pas car tu es blanc (car la loi est faite pour la population locale…). Je suis venu en mars 2017 après que je fus débauché par grande entreprise française de jeux vidéos (j’ai fait du forcing pour utiliser mon PVT plutôt que d’être sur un visa de travail lié, je préfère avoir un sentiment de liberté). Je travaillais auparavant sur Paris dans un tout autre domaine mais j’ai déjà travaillé dans plusieurs pays qui n’avaient rien à voir avec la France.

Personnalité: je suis quelqu’un de très direct qui vit davantage pour travailler que l’inverse, par conséquent si mon travail ne me plaît pas, je démissionne. Je sais que tout le monde n’est pas d’accord avec ce principe (et les points de vue se valent), je pars du principe que lorsque tu passes minimum 8 heures par jour au travail, c’est pour t’émanciper un minimum et je sais que ce n’est pas le cas de beaucoup de monde, car beaucoup de jobs sont ingrats et beaucoup de gens font dans l’alimentaire (traduction: bosser juste pour (sur)vivre et oui la société est mal faite, etc.). Je travaille dans l’informatique et même si je ne suis pas un génie c’est un domaine qui m’a toujours passionné et qui me pousse à me maintenir à jour régulièrement.

J’ai bossé dur durant mes études et dans mes différents emplois respectifs pour augmenter mes chances d’avoir un job qui me plaît, même si tout n’était pas parfait, ça a plutôt joué en ma faveur durant mes 6 premières années d’expérience. C’était supportable jusqu’à que j’arrive sur Montréal.

Disclaimer: ce que je décris ce n’est que mon expérience, et je me demande si d’autres y font écho, j’ai très certainement eu de la chance auparavant pour avoir été choqué par certaines choses (même si dans les pays ou j’ai bossé avant, certains n’avaient pas de salaire minimum…).

Je m’excuse d’avance si je parais arrogant ou peu respectueux de la culture locale. J’exprime juste ce que je ressens après un an de vécu, ça ne veut pas dire que je généralise tout ce que je dis, c’est juste ce que j’ai vécu et mon impression.

Les avantages

  • Je me sens en sécurité à Montréal (contrairement à Paris et les sauvages la nuit tombée).
  • Personne te fait ch**r dans la rue ou les transports en commun.
  • Il est assez facile de trouver un appartement et c’est relativement bon marché.
  • Tu ne payes pas l’eau, dans mon cas je ne paye ni l’eau ni le chauffage ni électricité et je suis à 20 min du centre-ville de Montréal.
  • Il y a moins cet aspect de t’inciter / forcer à venir à une soirée au travail.
  • Le préavis pour partir n’est souvent que de 2 semaines donc tu ne dois pas patienter 3 mois lorsque tu en as marre.

 

Les inconvénients (fort probable que je n’ai pas eu de chance au niveau de mes emplois ici)

  • Le politiquement correct.
  • La nourriture est pas souvent très fraîche, j’ai eu pas mal de fois envie de vomir juste en cuisinant des légumes ou des fruits de chez provigo, metro, etc…
    et c’est systématique pour la viande bœuf  en sandwich (je pense que je dois avoir une allergie).
  • Manque de formalisme dans les contrats, tu signes en tant que pigiste pour 6 mois quelque part, ton contrat est renouvelé tu n’as aucune preuve écrite…. Souvent aucune note sur comment tu peux résilier le contrat de ton côté, par contre toutes les façons dont la partie cliente peut te jeter sont très clairement explicitées (j’ai vu des contrats bien rédigés et des très mauvais mais je n’ai pas vu de limite basse).
  • Manque de banques en ligne potables, les autres ont des frais débilitants.
  • Tout le monde le sait déjà: abonnements téléphoniques et internet hors de prix ou il faut négocier en mode marchand de tapis pour avoir mieux… (pourquoi ne pas tout mettre au clair par écrit sur ce qui est possible, va savoir…)
  • Le chitchatting hypocrite de la personne qui te connaît pas et qui s’en fout de toi mais qui te demande quand même à chaque si tu vas bien lorsque je paye mes courses…: je ne sais jamais si je dois répondre ou non, ni même quoi répondre. J’ai l’impression que si je réponds je suis hypocrite car je ne veux pas le faire. Si je ne le fais pas je vais paraître rude (ça me le fait encore après un an, toujours ce même struggle). Mon ressenti il vaut mieux faire du bruit et paraître plutôt qu’il y ait ce silence qui tue. En réunion j’ai eu ça aussi: une salle est réservée pendant deux heures, en 30 minutes j’ai fini… et bah on m’a forcé à rester pendant 1h30 de plus pour se regarder dans le blanc des yeux… à pseudo tenter de trouver quelque chose à se dire…).
  • Les transports en commun, la RATP n’est pas si mal, surtout en hiver… attendre des bus “en transit” qui passent devant toi par -30 ce n’est pas le “fun”.
  • Les salaires sont assez bas, cela se ressent particulièrement car il y a très peu d’avantages (peu de congés payes [souvent pas de congés maladie], mauvaises assurances, retraite “décente” que via les REER / RRSP (tes savings en fait avec de la detax) souvent pas de remboursement du titre de transport, pas de tickets resto / panier repas. Je perds souvent au change même si les appartements sont moins chers.
  • Le WFH (work from home) me semble pas être du tout efficace, je considère souvent que mes collègues sont off lorsqu’ils travaillent de chez eux… disponibilité de 2 heures environ sur une journée de 8.
  • Le système de santé fait peur, médecins pas souvent compétents (peut-être pas eu de chance) qui vont faire une recherche Google pour savoir ce que tu as, avec un choix limité pour aller voir ailleurs.
  • Les assurances santé et les plafonds de la province, oui même si ton assurance rembourse bien, le gouvernement ne veut pas que ton assurance paye tout le reste chez le dentiste (ça ne me concernait pas directement j’étais en PVT donc l’assurance…osef mais j’ai eu des mauvais échos sur le système de sante en général, ne parlons pas des urgences).
  • Les comparaisons systématiques avec les US pour se sentir mieux: “Ils n’ont même pas de healthcare en mode single-payer la-bas !”, “Au moins on n’a pas de problèmes de violence avec les armes ici”, “On est pro lgbt” (super BS), “On accueille tout le monde”. C’est un ennemi facile par contre se regarder soi-même semble être plus compliqué et critiquer son gouvernement même de façon légère sans mal vu par contre pour les US pas de problèmes… Pourtant tout semble être bien américanisé ici.
  • Sentiment d’hypocrisie sur la langue française et le rapport avec les autres provinces anglophones. Il faut défendre la langue mais on se fiche de comment on l’écrit (même au regard de la norme de l’office local). Je m’en fiche un peu de l’écrit mais le double discours me dérange.
  • Recruteurs dans le domaine bancaire qui ne connaissent pas super bien la loi: demande d’enquête de crédit pour une embauche sans fournir d’explications sur le besoin de mener cette enquête (c’est la loi de renseignement au passage…).
  • Chialage en permanence dans le dos des gens. Au travail je n’ai jamais vu des personnes passer autant de temps à se plaindre… Lorsqu’ils sont managers c’est encore pire j’ai vu des personnes bosser 5 heures par jour et chialer minimum 3 heures… faites les maths.
  • Les gens qui disent de la merde dans le dos des autres (genre 1 mètre de distance) quand la personne se retourne ils font style qu’ils ne se passaient rien. J’ai vu ce pattern très très très souvent sur moi comme sur les autres… et sans aucune gène. Non ce n’est pas de la paranoïa (j’expliquerai un peu plus bas comment j’ai pu m’en apercevoir).
  • Faux esprit d’équipe, peu d’entraide, on ne prend pas souvent sur soi pour aider les autres. J’ai aidé dans les équipes dans lesquelles je suis venu et les mercis ont été peu fréquents. L’aide apportée est souvent appropriée par la personne sans aucun signe de reconnaissance (j’ai beaucoup de mal avec ça…) chacun pour soi dans une équipe…
  • Pas beaucoup d’esprit d’initiative, le travail pour améliorer les choses est mal vu: il ne faut pas faire d’heures supplémentaires pour améliorer les choses “ouin c’est pas bien”. Je trouve souvent que la qualité du code est souvent pas terrible, c’est souvent peu cohérent. C’est important de partir vers 4 heures / 5 heures.
  • C’est mal vu de dire directement quand quelque chose ne va pas (ne jamais “brusquer”) même poliment ou de poser une question (“tu n’es pas autonome”, tout le monde ne peut pas deviner pourquoi quelque chose a été faite de X manière pour déterminer son impact…). Première fois dans ma carrière que l’on dit par derrière que de laisser des commentaires sur le CVS est mal… tout le monde prend tout personnellement.
  • Beaucoup de mise en avant même pour des choses qui ne le méritent pas (ajouter un opérateur “+” ou un “switch case” qui auraient peu de valeur de business). Le travail de fond est peu reconnu même lorsque tout le monde l’utilise après coup. Il faut s’auto promouvoir et le mieux s’auto promouvoir sur des petits détails. Imaginer un boulanger qui fait du pain et qui se la raconterait chaque matin pour dire “Yeah j’ai mis de la farine les mecs !!! Oh les mecs ouvrir le paquet de farine c’était pas easy! Rock n roll!”
  • Quand tu demandes si tout va bien et qu’il y a des choses que tu pourrais améliorer et que l’on te dit “oui” avec un sourire hypocrite. Alors tu redemandes car les gens ne sont pas très discrets dans les espaces de travail ouvert et que tu les entends bitcher sur tout le monde “non non on est content de ton travail”. J’en suis arrivé au point d’enregistrer illégalement mes supérieurs de nos jours (on trouvé du sacré matériel sur Amazon… stylo enregistreur, clé usb enregistreuse, fausse clé de voiture, etc.) et non je n’étais pas parano… Par contre ce genre de mensonge me fait pleurer littéralement. Ne me demander pas pourquoi j’ai beaucoup de mal avec l’hypocrisie, même après que je sois parti ça me fait toujours de la peine au cœur. J’ai toujours eu de la chance de bosser dans des endroits ou les gens se disaient directement les choses en face que ça plaise ou non. Mais ici non… je me suis même posé pas mal de questions, pourquoi ils font comme ça ? Est-ce qu’ils souffrent d’insécurité ? Est-ce qu’ils ont peur que les gens le prennent trop personnellement ? “Bah mon neveu” oui car souvent le bitchage est presque systématiquement sur ta personne et pas sur ton travail…. (j’ai eu le droit à ma façon de me comporter trop direct, mon accent de français, que j’étais trop anxieux et sérieux (what?!), que je ne devrais pas aider les autres (chacun son business) etc).

 

Après un an ici, j’ai pris 40kg (stress-eating), j’ai eu des pensées suicidaires, la solitude ne me gêne pas plus que ça mais l’hypocrisie me rend dingue ici.

Dans la dernière entreprise dans laquelle je travaillais, les gens me disaient en off que je devrais m’en foutre que l’on nous bitche (moi et les autres) par derrière… personnellement je ne peux pas. Je sais que ça arrive de partout mais de ce que j’ai vécu pour l’instant c’était systématique et de mauvaise foi.

Évidemment on ne peut pas forcer les gens à penser comme nous, il faut être flexible mais comment être flexible sur les valeurs qui nous définissent ?

Je pense reprendre un dernier emploi de 6 mois et retourner en France. Je n’avais pas d’attentes particulières par rapport au Canada, je me disais que le fait d’avoir déjà vécu dans des pays avec une corruption grimpante ou avec peu de droits sociaux feraient que je sois ouvert et que l’expérience serait d’autant plus facile mais j’ai toujours eu des environnements de travail qui étaient décents dans lesquels les gens travaillaient dur. L’initiative était récompensée et les gens étaient directs même si ça pouvait être blessant. Ici j’ai vu de l’office politics, des comportements dignes de stéréotypes de fonctionnaires mais en plus “américain”.

J’espère juste que je n’ai pas eu de chance.

De Meziant-Ex-Nihilo

Pour participer à cette discussion

Vos recherches:

  • retour au pays familiale
Message du jour
Les messages du jour sont les meilleurs messages du forum concernant les bilans et témoignages d'immigrants, nouveaux travailleurs et étudiants publiés récemment sur le forum de discussion de la communauté d'immigrer.com.
https://www.immigrer.com/categorie/message-du-jour/

Commentaires sur “Je n’ai jamais été aussi dépressif depuis un an au Québec

  1. 10 au Québec et aucunes de tes remarques ne m’étonnent….Le bitching ….le sport National….parfois c’est de la pure méchanceté …Pendant la pause café j écoutais mes collègues parler des autres !!!! Au début je ne comprenais pas pourquoi un tel acharnement, pourquoi autant de méchanceté et puis j’ai vite compris que tout le monde y passait ….y compris moi la petite immigrante.
    J’ai entendu une personne en dénigrer une autre et même pas 10 minutes plus tard elle la prenait dans ses bras et lui disait qu’elle l’aimait!!!!! Le CHOC ….
    La solution :éviter ces personnes ….s’entourer de personnes positives et sincères…et heureusement qu’il y en a!
    S’en faire des amis restent difficile…..souvent le décalage de mentalité fait que vous ne trouverez pas votre place ….En tout cas c’est mon cas et celui de beaucoup d’autres immigrants …
    La chance qu’on a ici: la présence d’immigrants de différentes cultures et avec eux l’approche est plus simple.
    Le manque de reconnaissance : on le vit aussi mais bon !!!
    Moi je me dis que je fais très bien mon travail, ca fait 6 ans que je suis dans la même entreprise et je m’y plait ….
    Mes droits en tant qu’employé sont plus protégés ici , contrairement à la France ou j’ai galérée à ce niveau.
    Bref, dans toute immigration il y a du négatif MAIS il faut juste apprendre à voir le verre à moitié plein …plutôt qu’à moitié vide…

    1. Oui j’avais remarqué cette tendance de bitcher et de faire des hugs en l’espace de 5 minutes sur une même personne.

      Personnellement que cela reflète une culture ou la considération que A a sur B, pour moi cela ne me convient pas et je trouve cela hypocrite (car c’est la définition d’hypocrite c’est de faire des choses ou dire des choses inverses de ce que l’on pense réellement, donc cela revient aux mensonges et pour moi je trouve cela malsain).

      Si on pense que les apparences sont plus importantes que l’honnêteté, pourquoi pas, mais cela n’est pas pour moi.

      Dans beaucoup de cas les immigrants viennent au Québec ou au Canada pour avoir une meilleure vie.

      Ce n’est pas mon cas, même financièrement.
      Je repars en France pour quelques années et je compte repartir vivre en Asie par la suite.

  2. Tu m’as l’air assez franc dans tes analyses, sûrement quelqu’un de franc dans la vie, et je comprends pourquoi tu as eu de la difficulté au Québec. Cela fait 12 ans que je suis ici et j’ai fini par être politiquement correct, parce que les gens se fichent de ton point de vue surtout si tu es un étranger. Le plus dur ce sont les trois premières années selon moi. Après, on apprend à se fondre dans le paysage et à ne voir que certains avantages quand il le faut… et oublier les désavantages quand il le faut aussi.

    1. La franchise est une qualité (ou parfois un défaut) que l’on me prête souvent.

      Je comprends ton témoignage, il fait écho de ce que me disait une autre personne: qu’au début c’est normal de penser comme moi et que si cela persistait apres quelques années c’est que c’est problématique (traduction: “casse-toi du Canada”).

      Dans mon cas, la franchise est une qualité essentielle, déjà que dans une société ou il n’y a pas forcément le jeu des apparences l’hypocrisie me gène mais quand c’est rendu au niveau culturel, ici cela me frustre, je vais donc partir 🙂

      On ne blâme pas les québécois qui n’aiment pas vivre en France, on ne va pas me blâmer pour ne pas aimer vivre au Québec, donc je prends une décision en conséquence.

  3. Ah Montréal ! Pour rien au monde je n’irai Habiter ou travailler la! Nous sommes en région et franchement c’est tout le contraire ici ! Pour le bitching je dirai que c’est mondial, j’ai travaillé dans plusieurs pays et je l’ai rencontré partout! Mais je le vis moins depuis que je suis arrivée ici… j’ai la chance d’avoir intégré une entreprise où les initiatives sont encouragées, régulièrement on me remercie pour mon travail, managers inclus… donc quitte Montréal et tu verras ça sera tellement mieux !!

    1. C’est ça! j’ai dit la même chose plus bas dans mon commentaire, sortir de Montréal, ça sera beaucoup mieux. Mais les gens ont peur d’aller en région

    2. j’ai aussi entendue dire d’après plusieurs gens que le mieux serait de ne pas habiter a Montréal. Comme j’attend encore mon visa de résident permanent, est ce que vous pouvez m’aider un peu sur la région d’installation et la quelle est la mieux adéquate pour une vie de famille? Merci

  4. Dans Chaque pays il y a des avantages et des inconvénients,même si tes points positifs et négatifs ont quand même du sens.Maintenant il faut le dire,le canada est pas mal surcôté et sur vendu,telle une carte postale ou une vitrine impeccable,notamment par les agents de l’immigration qui en font la promotion en europe en faisant miroiter des emplois dans leurs spécialités,facilité d’immigration pour avoir les papiers etc etc Et quand ce beau monde débarquent ils s’apperçoivent que tout est a refaire,niveau études pour retravailler dans leur domaines,et que c’est tout sauf facile pour avoir la rp ou même permis de séjour,les exemples de français ou même d’autres nationalités sous la menace d’expulsion ne manquent pas.

    1. Je suis assez d’accord même si je ne me sens pas trop concerné par :
      – la recherche d’un job (IT + déjà de l’expérience)
      – le diplôme (car IT et j’ai aussi un diplôme d’ingé qui sert pour rien, même en France, donc osef)
      – le salaire (car IT)
      – le visa / pr
      Par contre oui il y a de la propagande autour, j’avais lu pas mal d’avis négatifs avant de venir mais c’est avec l’expérience que l’on se rend compte de ce qui a pu être dit.

    2. Bonjour, pourquoi dite-vous que c’est compliqué d’obtenir le RP ? d’après les français qui l’ont obtenue c’est pas si dur …. peut-être qu’au Québec c’est le cas et ça ne m’étonnerai pas, car c’est bourré de français, et une sorte de racisme ne cesse d’évoluer. Mais ailleurs comme en Colombie Britannique par exemple, où les français sont plus rares, c’est beaucoup plus facile.

  5. Au sujet de l’hypocrisie dans le monde du travail, je te rejoins complètement. On dit souvent que c’est plus cool qu’en France. Mais c’est vrai qu’en France j’ai connu ça aussi. Alors je te dirais que ce n’est pas seulement au Québec, en France aussi on peut rencontrer ça. Mais ici au Québec, c’est fait avec le sourire, contrairement en France. Au Québec, j’ai vécu un licenciement un vendredi à 16h30 (pourquoi ils ont attendu que je termine ma semaine et ma journée, franchement ?) tout en sourire et en bonne humeur, sans qu’on ai rien à me reprocher… Juste des décisions comme ça… Bien sûr rien à redire à ça… Et ça faisait quatre ans qu’o ne m’avait fait aucun reproche sur mon travail…
    Dans mon nouvel emploi les interminables réunions entre directions sont légions et je ne suis jamais au courant de rien. Tout le monde est super gentil. Je me dis qu’un jour je me ferais virer du jour au lendemain sans jamais avoir rien vu venir car il ne laisse rien filtrer. Je n’ai jamais penser comme toi à enregistrer illégalement. Je trouve ça super dangereux ! Si jamais ils s’en aperçoivent, t’es fichu !

    1. C’est illégal dans une certaine mesure en fait la loi “l’autorise” vu qu’ils disaient des choses assez limites (et absolument pas sur mon travail mais sur moi et l’équipe… il y a même eu des commentaires sur l’accent de l’indienne qui est assez prononce donc du coup j’ai eu le droit au cliche du québecois raciste, pour ça que je me dis que j’ai pas trop eu de chance). ça aurait pu passer… (oui l’idée de contacter un avocat dans le coin m’a même traversé l’esprit).

      C’est vraiment dégueulasse pour toi, je peux comprendre que l’on puisse virer des gens, même rapidement, mais avec un minimum d’information… (problème de financement, de compétences, etc.) je veux dire dans ce cas on ne clairement fait pas mieux que la personne que l’on vire…

      Oui pour les réunions je n’ai pas trop compris le concept… surtout les réunions “Regardons nous bien dans le blanc des yeux les amis !”.

      Pour le tout sourire c’est vraiment… “boring”, ça commence un peu par me lasser car j’y vois un peu plus clair désormais lorsque c’est sincère ou pas.

      Mais bon les règles du langage (même si la langue est proche) ne sont pas les mêmes ici.

      Je pense que c’est un peu le trick la mentalité diffère pas mal du français en Europe (que ce soit Belgique, France ou Suisse). On se dit que la langue véhicule une certain façon de voir les choses mais en fait pas vraiment…

      Anyway je ne vais pas rester ici sur le long terme, plus qu’une demi-année de souffrance 🙂

  6. Excellents commentaires, mais très sympatoches probablement car ça ne fais pas longtemps que tu es là.!!

    Effectivement tout ce que tu ressens est bien vrai mais imagine après 22 ans ici, ou tu ne peux plus repartir à cause des enfants, ton envie de te suicider chaque heure est encore plus importante. Et la dépression est à son apogée
    .
    On pourra en parler pendant des heures, tu es jeune vite quitte le Québec avant de tout perdre ta santé, ton argent et ta dignité. Vite fui avant qu’il ne soit trop tard !!!!

    1. C’est si horrible que ça le Québec ? Je compte partir vivre soit du côté d’Ottawa en Ontario, soit du côté de Vancouver en BC, les comportement et les mentalités sonr les mêmes partout dans le pays où juste la province de Québec ??????

      1. Salut.

        Non c’est pas aussi horrible que ça.

        La plupart du temps on laisse des commentaires quand on n’est pas content de quelque chose, rarement quand on aime quelque chose.

        Je dirais que l’expérience varie en fonction de sa propre personnalité, de ses attentes et de notre motivation à nous adapter. Si on compare avec ce que l’on avait en France, on sera surement frustré mais si on part sur une feuille blanche, il y a de bonnes chances de vivre une belle expérience et d’apprécier ce beau coin de pays. Il faut avoir une grande ouverture d’esprit, prendre son temps (concept très important dans le cas d’une immigration) et apprécier les petites avancées.

        Si on fuit un probleme personnel, il y a de bonnes chances de vivre les mêmes problématiques ailleurs.

        Il y a tellement de ressources pour nous aider à nous approprier ce beau pays. Une très bonne préparation t’évitera des frustrations et des regrets.

        Beaucoup de gens n’aime pas Ottawa mais je la trouve sympathique comme ville. Je ne connais pas Vancouver.

        J’espère que tu trouveras le bonheur en venant vivre au Canada.

        Bonne continuation

        1. Salut, merci pour cet avis très détaillé, je pense que je vais arrêter de regarder les critiques sur internet car comme tu dis, les gens mettent que les expérience négatives …

    2. Je dois devenir parano, mais ça sonne comme étant un sarcasme.

      Dans toute expatriation, la famille est pas quelque chose de facile =/

      Pas encore d’enfant, et on ne pense pas en avoir (on s’en sent bien incapable et il faut de bonnes conditions).

  7. Le phénomène des français qui s’entassent à Montréal et qui ont eu une mauvaise expérience. Montréal n’est pas la meilleure ville au Québec pour y vivre. Sortez de Montréal, votre expérience sera vraiment meilleure.

    1. C’est un peu tard pour nous, on a décidé du plan, retour en France en fin d’année début d’année prochaine 🙂

  8. Je crois que ça dépend dans quel coin on est. Dans ma compagnie, ils n’ont pas la même pensée et toutes les idées sont les bienvenues pour améliorer le quotidien de tout le monde. S’il faut dire que c’est la m..de et bien on va le dire. Justement on cherche en informatique et c’est dans la ville de Québec. Bien sûr, ça prend un peu d’adaptation mais si tu changes de coin, il est possible que tu t’y sentes mieux 😉

  9. Je n’ai pas bien compris si tu étais employé ou pigiste ? Parce que selon le cas, il faut comparer (avec la France) le même statut (pigiste = indépendant). Et là, il y a un certain nombre de points négatifs qui disparaissent…

  10. Je pense effectivement que tu n’as pas eu beaucoup de chance. Bon nombre d’anecdotes que tu évoques pourraient se rencontrer dans bon nombre de pays, notamment la France. Pour quelqu’un qui a vécu (?) dans d’autres pays, je suis perplexe devant les capacités d’adaptation. Et tes interrogations vont loin. Des incompétents, il y a en partout. Des médecins qui cherchent sur le net aussi (en France et dans tous les pays développés, malgré les études poussées). La culture québécoise est un mélange de vieille Europe et d’Amérique du Nord, il y a de quoi être perturbé si on ne s’y prépare pas un minimum. Je pense que tu devrais soigner ton état dépressif et reconsidérer le problème…

    1. Je me suis déjà adapté dans des situations et des pays beaucoup plus dépaysants et souvent assez trash…

      Je pense que mes attentes pour le Canada étaient un peu au “top” par rapport à ces autres pays… et je ne sais pas peut-être la nourriture à force de manger du sucre dans des doses pas très saines…

      T’inquiète pas je vais partir et tout le monde sera content (on pourra tous dire collectivement “bon débarras” je dis ça sans sarcasme: ça fera un chialeur de moins (en fait 2) et moi / nous on sera/i content).

  11. Hypocrisie, c’est aussi ce que nous dit une connaissance, immigrée depuis 10ans à montréal … “on t’adore” puis dans le dos, c’est critique et compagnie. Ca l’a aussi plus marquée qu’en France, après elle s’y plait tout de même

  12. cela fait 46 ans que je suis ici, et c’est merveilleux, mais,il faut s’adapter ou s’éclipser, ce n’est pas pour les enfants gâtés a Papa, ou Maman, je ne retournerai jamais dans ce pays , qui m’a vu naître.
    .

    1. “ce n’est pas pour les enfants gâtés a Papa, ou Maman” cool tu ne parles donc pas de moi :p
      (Famille divorcée, mère qui a eu que des jobs de merde, les restos du c** pendant une petite partie de mon enfance, mais t’inquiète avec le temps ça s’est arrangé un peu).

      Par contre je me plains quand même (mais je sais que c’est mal ici) 🙂

      Après je pense que l’on devrait tous habiter dans le désert en Afrique et tous prétendre que l’on est des warriors en disant “yep nous on est pas des lopettes, alors chiale pas fiston”.

      “cela fait 46 ans que je suis ici, et c’est merveilleux, mais,il faut s’adapter ou s’éclipser,”
      Tant mieux si tu t’y plais plus ici que en France, il y a plein de gens comme toi (dont des potes qui sont ici et qui avec le recul fit plus cet environnement et c’est cool pour eux) et plein de gens comme moi (qui repartent car on ne s’y plaît pas) et au fond on est quand même tous uniques.

      Anyway pour moi, ce sera la réponse B: s’éclipser 🙂

  13. Je suis désolée pour votre expérience. Oui le Québec est moi d’être un paradis…je crois même c’est la pire Provence au Canada….ils ont leur propre logique et c’est pas facile de s’intégrer…et oui l’insécurité c’est le mot.

  14. Malheureusement je te comprends, surtout pour l’état d’esprit et les choses que tu racontes sur le savoir-être en entreprise!!! Ce n’est pas juste un ressenti qui t’est propre et j’ai pu l’entendre de certains immigrants venant des 4 coins du monde. Tout ce que je peux dire, ou ce que moi je fais, c’est que je vis avec l’espoir que pas tout le monde, pas toutes les entreprises sont pareils. Je cherche toujours…

    1. Le bitching est un sport national au Québec! On ne s’y habitue pas vraiment, mais il est important de rester fidèle à ses valeurs et à soi-même et donc de ne pas verser dans le bitching en retour. C’est faire preuve d’une force de caratère. À la longue, ils finissent par se lasser de te voir rester imperturbable.

      1. En fait cela me dérangerait pas si les gens faisaient cela dans une salle, le problème c’est d’entendre quelqu’un le dire dans les 5-10 m autour de toi.

    2. Oui fort heureusement toutes les boites ne sont pas pareils, il y a un facteur chance non négligeable d’où la nécessité de réseauter pour diminuer le facteur de hasard.

Les commentaires sont fermés.

Haut

Bienvenue au Canada