Partir avec ma famille : j'y vais mais j'ai peur ! - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada
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Partir avec ma famille : j’y vais mais j’ai peur !

Je me souviens encore du jour où j’ai décidé de m’expatrier en famille : “Quel beau projet, excitant, courageux… mais tellement stressant !”

 

À l’approche du grand départ, la pression se faisait de plus en plus oppressante et les questions s’enchaînaient dans ma tête : “Mes enfants vont-ils s’intégrer ?”, “Comment vont-ils vivre l’éloignement du reste de la famille”, “Que va-t-il se passer si notre vie ne nous plaît pas là-bas ?”. :o

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À juste titre selon moi, car il ne s’agissait pas d’une mince affaire (dans le style “À quoi inscrit-on Junior cette année : babyfoot ou cerf-volant ?”). Non, c’était du sérieux et cela impliquait que chacun des membres de la famille allait devoir (et surtout vouloir) s’adapter : nouvelle vie, nouveau pays, nouvelle culture, nouveaux amis et parfois nouvelle langue. Pour mener ce projet à bien et en faire une réussite, des discussions furent nécessaires bien sûr, ainsi qu’une bonne préparation administrative, matérielle et psychologique.

 

Bien sûr, certains rabats-joie n’ont pas manqué de juger cette décision d’inconsciente, égoïste, irréfléchie, et de me faire part de leur incompréhension. Régulièrement culpabilité et doutes vinrent ainsi freiner (et même gâcher) mon excitation, ma joie et mon impatience, durant les mois précédant le grand départ. Sans parler de quelques nuits blanches et de tablettes de chocolat englouties… ;)

 

Pourtant… c’est certainement l’une des meilleures décisions que mon conjoint et moi ayons prise de notre vie, autant pour nous que pour les enfants. Car une merveilleuse aventure nous attendait (ce qui ne l’empêcha pas d’être parsemée d’embûches).

 

Et si (comme je l’étais au début) vous êtes persuadés que s’expatrier en solo ou à deux est plus simple et plus pratique qu’avec ma tribu : vous vous trompez ! Hormis lors de la préparation : alors oui, en effet (moins de paperasse, pas de recherche d’école ou de garderie, vaccins, budget, etc), mais une fois sur place : que nenni !!!!

 

Voici selon moi 5 arguments de poids prouvant que partir vivre à l’étranger en famille présente de nombreux avantages. Partir vivre à l’étranger avec ma famille m’a notamment permis de :

 

1- RESSERRER LES LIENS FAMILIAUX

 

Face aux difficultés et à l’inconnu, l’humain a tendance à chercher refuge auprès de ses proches et ça tombe bien, on est de cette race ! Le dicton “L’union fait la force” s’est avéré particulièrement vrai durant notre expatriation : bravant les épreuves de la vie à l’étranger, les uns comme les autres avons fait preuve de plus de solidarité et de confiance entre nous que dans notre pays natal.

 

Rien de tel que l’expatriation pour souder une famille : on se fait plus de confidences, on partage plein de beaux moments rien qu’à nous, et on se forge des souvenirs en famille inoubliables.

 

2- S’INTÉGRER PLUS VITE ET PLUS FACILEMENT

 

Vive l’école ! Grâce à elle, nos chers bambins se sont rapidement fait de nouveaux amis et ont découvert avec joie que l’amitié dépassait les frontières. Mais bonne nouvelle, elle a également été profitable à nous, les parents. ;)

 

Personnellement, étant d’une nature plutôt timide, toujours à cours de sujets de conversation et peur d’ennuyer les autres avec des platitudes, l’école s’est avérée être en effet un magnifique vivier de connaissances et d’amis.

 

Les parents qui amenaient leurs enfants à cette école ayant plein de points communs avec nous (les enfants bien sûr, le quartier, les préoccupations et les activités extra-scolaires), l’approche s’est avérée plus facile, ainsi que les discussions, plus ou moins sérieuses selon les journées : devoirs, profs, poux, … :D

 

Et la cerise sur le sunday, comme ils disent au Québec : les entraînements et les matchs de nos progénitures ! Rien ne vaut d’attendre (désespérément) des heures sur un banc pour entamer une conversation avec un autre “commis d’office” : le temps passe plus vite, je vous le garantis ! ;)

 

3- APPRENDRE UNE LANGUE BIEN PLUS RAPIDEMENT*

 

Ayant choisi l’Espagne comme pays d’adoption pour notre petite famille et ayant fait Allemand (oui, je sais… en langue vivante 1, en plus ! Pour ma défense “Mutti” était prof d’allemand, alors j’ai pas eu le choix…) et Anglais à l’école, je redoutais l’apprentissage de cette nouvelle langue.

 

Et je ne m’étais pas préparée mentalement à me faire couper l’herbe sous le pied par mes enfants de 3 et 5 ans : la fréquentation de l’école locale et des petits voisins, sans oublier leur cerveau moins “ridé” et plus spongieux que le mien, ont eu raison de ma méthode Assimil. ;)

 

Oui, bon, voilà : mes enfants ont appris l’Espagnol ET le Valencien à une vitesse fulgurante, et moi, à une vitesse d’escargot (j’ai remis à plus tard l’apprentissage du valencien pour ma part !). ;)

 

Valorisant pour eux (“Je parle mieux que Maman”, “Papa, avec ton accent pourri, on comprend rien”, “Maman elle arrive pas à prononcer le double R”, “Papa, constipado, ça veut pas dire qu’on arrive pas à faire caca, ça veut dire enrhumé), challengeant et attendrissant pour moi : tout le monde y trouve son compte et j’ai appris l’espagnol bien plus rapidement que si je m’étais installée en Espagne sans enfants.

 

* Je suis arrivée au Canada avec mon conjoint en 2004, et nous y sommes restés durant 10 ans et où nous nous sommes même “reproduits” ;) . Puis nous avons décidé de nous lancer dans une nouvelle aventure : ma famille et moi sommes actuellement en Espagne.

 

4- POSITIVER

 

En m’expatriant, j’ai réalisé que contrairement aux idées reçues, la vie à l’étranger n’était pas toujours idyllique : elle est régulièrement ponctuée et ternie par des moments de doutes et/ou de blues.

 

Ayant testé l’expatriation également à deux (avant de nous “reproduire”), je vous confirme qu’avoir des enfants avec soi m’ont empêchée de me morfondre et à “pleurer sur mon sort”, même lorsque mon moral n’était pas au top. Car notre “devoir” de parent consiste à faire figure haute devant eux, adopter une “positive attitude” et passer outre notre propre mal du pays.

 

Face aux crises de mes enfants les premières semaines de notre arrivée (ils ne voulaient pas aller à l’école, car ils n’arrivaient pas à communiquer), leur papa et moi avons dû redoubler d’efforts et de patience pour les rassurer et leur prouver au quotidien le bien-fondé et les bienfaits de l’expatriation.

 

Pour cela, on s’attachait quotidiennement à insister sur les bons côtés de leur nouvelle vie, et à les féliciter et à les encourager pour leur rapidité et facilité d’adaptation.

Mine de rien, en agissant ainsi, je vous garantis que je n’ai jamais eu le temps de m’apitoyer sur mon sort. Et cela m’a d’autant plus fait apprécier les bons côtés de cette belle aventure familiale. :)

 

5- DÉCOUVRIR, DÉCOUVRIR, DÉCOUVRIR

 

Suite logique du point précédent, pour que nos enfants (et nous bien sûr) apprécient leur vie à l’étranger, on a fait en sorte (bon, surtout au début) de rendre extraordinaire chaque journée libre : en visitant un nouvel endroit, en participant à une activité locale, en assistant à une fête traditionnelle, en allant à la rencontre de gens du coin, etc.

 

Bref pas question de rester cloîtrés à la maison : même encore maintenant, on sort dès qu’on peut et on essaie de faire de chaque sortie une aventure… (alors que seule, je vous avoue que je cèderais régulièrement  à la tentation de rester à la maison, de passer des heures sur Internet ou devant la télé avec une belle boîte de Ferreros ou un paquet de chips… mais de passer à côté de beaucoup de choses ! ) ;)

 

En résumé, partir vivre à l’étranger avec ma tribu ne m’a pas épargnée de son lot de peurs, d’efforts et d’écueils, mais si je devais le refaire, je le referais : vivre cette belle aventure familiale en vaut la chandelle ! :)

 

Et 1 image valant 1000 mots :

 

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“Si vous voulez aller vite, allez-y seul. Si vous voulez aller loin, allez-y à plusieurs.”

Alors vous, votre expatriation en famille, vous l’avez vécu (ou vous l’imaginez) comment ? ;)

 

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Laurence Comet
Après avoir vécu 10 ans en Amérique du Nord et installée depuis en Espagne, je n’ai pu résister à l’envie de partager ma vie d’expatriée au quotidien, mes découvertes, mes coups de coeur et mes humeurs. Parallèlement, je mène une vie de famille (2 enfants nés au Québec et un mari musicien) et professionnelle: après avoir travaillé comme salariée durant 18 années dans des entreprises renommées, je suis devenue Community Manager (gestionnaire de communautés) à mon compte et Consultante en Média Sociaux, dans des domaines qui me passionnent: l’expatriation bien sûr, le voyage, les différences culturelles, et la gastronomie. À bientôt, bye bye, hasta luego, Laurence
http://www.immigrer.com
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