Marché de l’emploi: piston ou pas piston?

Salut les Amis,

Comment ça va ?

Je partage un petit constat et aussi quelques précisions à demander principalement à nos seniors et aux connaisseurs du marché de l’emploi canadien.

Le trouvez vous pas très opaque ? un petit peu mensonger ?

Je suis resté perplexe devant bien des situations, sinon comment expliquer les situations suivantes :

– J’ai un ami qui a postulé, et il a été interviewé a deux reprises, et tout semblait bien se dérouler pour lui et était très enthousiaste, on l’appelle après pour un interview physique dans deux jours et on lui donne les coordonnées…..La veille on l’appelle pour l’informer que le poste a été annulé car il va y avoir une nouvelle organisation…etc… mais ce que savais pas le recruteur est qu’une de nos connaissance travaille labas et qui lui a confirmé le mensonge !        

– Ça s’est passé pareil pour moi, on me fait un entretien téléphonique, on vous dis que votre profil est  »prophétique » et on vous contactera dans une semaine pour la suite, et après une bonne attente, vous demandez un feedback on vous dira que l’organisation a été changée et que le poste clôturé (Ok on comprend, on est dans un monde qui change…)mais je préfère une candidature non retenue qu’un mensonge, car par la suite j’ai pu obtenir des infos aussi que le poste a été bien comblé ..

Et aussi, il y’a une grande entreprises que je souhaiterai pas nommer, la plus influente d’ailleurs ici au NB qui poste des ouvertures tous les jours, mais qui ne répond jamais, ni par oui ni par non a des candidatures, je ne suis pas le seul, des amis avec des parcours qui  »match » parfaitement au poste, souhaiteraient obtenir même un refus…

Je ne connais pas encore beaucoup de choses sur comment ca se passe ici, je sais que les connaissances et recommandations pèsent beaucoup sur un profil, mais je doute fort que le processus de recrutement se passe sans distinction d’origine, d’âge, d’orientation …..etc comme on aime bien le vendre.

Récit de WLido dans le forum de discussion


Tu constates finalement ce que certains (moi y compris) ont mentionné à plusieurs reprises sur divers cas liés à ce sujets. Je pense que tant que tu n’y es pas confronté tu te mets des œillères. Mais oui, il y a de la discrimination au NB. La province n’est pas habituée à l’immigration (ca ne veut pas dire que c’est propre au NB, car tu lis les mêmes choses pour le QC, l’Ontario…) et oui c’est opaque. On parle de réseautage ici. Un beau mot qui signifie piston, rien de plus. Il y a des cas (Université par ex.) où les postes sont diffusés car obligatoire selon les syndicats. Mais le poste est prévu pour un candidat interne qui passera avant toi. Et si le copain l’a pas, on va dire que l’on repousse l’embauche… jusqu’à ce que le copain soit l’élu.

Pour parler de l’entreprise influente, de ce qui est de notoriété publique, c’est qu’ils regardent ton honnêteté via ton historique de crédit qui doit dépasser un an. Avant, hors poste vraiment en pénurie, oublie. Je pense que les grands centres ne sont pas comme ça (pas de temps pour ca), mais Moncton n’est pas un grand centre et le NB dans sa totalité non plus.

Regarde les cas des enseignants, les infirmières. Les compétences sont là, mais les freins sont très forts à tous les stades du recrutement. Si l’entreprise te veut, le manager décideur sera contre, si le district te veut, l’école sera contre (même certifiée), si l’hôpital te veut, le syndicat sera contre. L’évolution prendra des années, mais ce n’est malheureusement pas le cas à ce jour.

Réponse de PowerRanger dans le forum de discussion


bonjour,

L’organisation pour laquelle je travaille accompagne actuellement 2 entreprises familiales dont les sièges sociaux sont à Saint John. Ces employeurs sont les principaux employeurs de la province une fois le gouvernement enlevé :).

Globalement, l’une utilise des méthodes automatiques pour faire un premier tri dans les CV, éliminant parfois de bons profils faute de trouver les mot-clé recherchés. Ils le savent mais vu le nombre d’applicants, cela ne pose pas vraiment de problème. Certains profils sont repéchés car recommandés par quelqu’un.

L’autre, vous le croirez ou non, repose sur le tri manuel de 2 personnes. Donc autant dire que toute aide extérieur pour recommander un profil est prise au sérieux :). Globalement là aussi, lorsque le poste offre plus de XX milliers de dollars par an, ils ont au delà de 200 candidatures à chaque fois. Oui, leur politique interne est de ne pas faire de retour aux candidats non retenus, même après un entretien physique. Nous travaillons avec eux pour leur expliquer en quoi cela peut être dommageable pour la suite, mais la route est longue et les habitudes tenaces.

Finalement, oui nous le savons tous, le réseautage doit devenir un sport de haut niveau au quotidiensi l’on veut obtenir des postes dans ces entreprises.

Personnellement j’ai trouvé un poste sans piston notamment car je parle français, mais nous sommes tous conscients que ceci est un avantage à Saint John ou Fredericton mais pas à Moncton, Bathurst ou Edmundston.

Récit de Angeliqueetromain dans le forum de discussion


Pour ma part j’ai trouvé en 2 mois un poste en informatique en arrivant en 2017 et j’y suis toujours. Ce n’est pas exactement au niveau que j’avais à Paris mais c’est globalement correct. Dans ma boite, les nouveaux embauchés sont à plus de 50% immigrés, dans ce secteur il n’y a simplement pas assez (parfois pas du tout) de candidats locaux.

J’ai essayé de postuler à des postes à plus forte responsabilités dans des boites connues et je n’y suis pas parvenu pour le moment, pour divers raisons. Une fois, cels s’était très bien passé, mais on m’a dit qu’ils avaient fini par prendre un autre candidat qui avait déjà travaillé là par le passé donc il était immédiatement opérationnel. Je ne sais pas si c’était vrai, mais je constate que certains de mes collègues (issus également de l’immigration assez récente) ont bien été embauchés dans les mêmes boites.

Mon épouse a été aussi embauché en CDD au bout de 2 mois au Canada dans une de ces entreprises-les-plus-influentes, etc. L’atmosphère qu’elle y a trouvé était telle qu’elle n’a pas souhaité continuer après son CDD. Là aussi, elle n’était pas la seule immigrée à y travailler. Depuis, elle a trouvé du travail dans une autre entreprise neo-brunswickoise « pure souche », toujours sans piston.

Pour conclure: oui, avoir un « réseau » cela peut aider sans doute beaucoup. Il faut aussi conscient que le NB est une petite province, avec un nombre limité d’opportunités et donc il est possible de ne pas tomber sur une d’entre elles immédiatement, piston ou pas. Cela dépend aussi du domaine, il est toujours plus facile dans les domaines en demande, que ce soit par manque de compétences localement (IT,…) ou de volonté des locaux d’y travailler (centres d’appels, maisons de retraite, conditionnement du poisson/homard,…) que dans les domaines réglementés par exemple (santé, enseignement). Il y a aussi des domaines ou la règlementation ou parfois même la culture est très différente par rapport à l’Europe (RH, compta, droit, peut-être même la construction) qu’un nouvel arrivé aura du mal à s’y adapter rapidement et devra commencer en bas de l’échelle, quitte à évoluer rapidement. 

Réponse de abd2705_nb dans le forum de discussion

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Commentaires sur “Marché de l’emploi: piston ou pas piston?

  1. Moi personnellement avec ma petite et modeste expérience pour une tentative d’immigration à ce pays extraterrestre
    avec sa culture, lois et tradition !!, il est bon pour tout les misérables du monde qui vont accepter toutes les situations de travail en tout cas avec le tri sélectif à la limite de la discrimination selon leurs traditions et coutumes ces extraterrestres doivent respect l’humain en tant que tel mais c’est normal pour eux le réseautage proche du pistonnage. la discrimination par rapport à l’age c’est récurant chez ces extraterrestres alors!! c’ est illégale ailleurs,
    Je suis français, je travaille en France je possède des diplômes, une longue expérience j’ai 52 ans, toutes mes tentatives de candidature sans réponse (une trentaines) vers des emplois à mon niveau (ingénieur ou technicien) que j’ai envoyé sur les sites d’emploi au canada, j’ai même fais un entretien avec tout le dérangement causer pour rejoindre la journée Québec à Paris au mois de décembre, ils viennent faire leurs marché dans des pays où le chômage est accru et malgré ma qualification il me propose un camion pour faire des livraisons et réparation chez les clients et encore avec un salaire misérable.
    Donc arrêtez de glorifier cette immigration au canada il y a mieux ailleurs.

  2. Merci bcp, j’espère que vos conseils m’aideront à décrocher la bonne job.
    Vous avez raison de citer le mot « réseautage » que certains agences ou pôles d’emploi nous le schématise comme un « ICEBERG ». J’ai toujours appris que 20% seulement des emplois offerts sur le marche du travail sont visibles et pour les 80% restant, ‘ il faut être un bon plongeur pour à aller les pêcher au fond de l’océan.
    Étant moi même né optimiste, et avec l’aide d’un scaphandrier j’ai réussi enfin à travailler.

  3. Le réseautage n’est pas un piston «à la française» car la GRANDE différence est que lorsque le candidat ne correspond pas à ce qu’il a prétendu être au moment de l’embauche ou qu.il ne s’informe pas sur le mode de fonctionnement canadien en parallèle de son travail, il sera licencié sans prendre en compte la personne qui l’aura recommandé. Les mensonges ou malentendus existent dans tous les pays mais le pays offre beaucoup d’opportunités basées sur l’Humain quand on prépare correctement son immigration et qu’on est prêt à APPRENDRE SANS PRÉJUGÉS. Il faut persévérer, rencontrer les bonnes personnes au bon moment comme tout canadien a l’habitude de faire au cours de sa carrièr 🙂

    Laetitia Sellam – Consultante en communication et intégration – CANADA/FRANCE.

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