L'immigration pourrait s'ouvrir aux personnes handicapées au Canada - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada

L’immigration pourrait s’ouvrir aux personnes handicapées au Canada

Chaque année, entre 900 et 1000 candidats à l’immigration au Canada sont rejetés pour des raisons de santé. Mais ceci pourrait changer avec l’ouverture du gouvernement canadien sur ces questions.

Actuellement, un candidat à l’immigration qui est susceptible d’engendrer des coûts trop élevés en soins de santé, ou en services sociaux, n’est pas admissible à immigrer au Canada.

Si un candidat à l’immigration est considéré par l’administration canadienne comme engendrant des coûts de santé dépassant le seuil retenu par rapport à la somme moyenne consacrée pour chaque Canadien, soit 33 275 $ par période de cinq ans ou 6655 $ par année, sa candidature est refusée. Ainsi si le gouvernement canadien estime que la condition d’une personne entraînera des frais supérieurs à ces montants, cette personne n’est pas admissible au pays.

C’est pour cette raison que depuis des années, les candidats à l’immigration passent la fameuse visite médicale au niveau fédéral lors des démarches d’immigration pour le Québec ou le Canada. Cette VM est en fait le test ultime pour savoir si le dossier de candidature peut passer au niveau des coûts hypothétiques par rapport à la santé, ceci afin de déterminer s’il représente ou non un « fardeau fiscal » pour toute la société canadienne.

Il faut bien comprendre que ce n’est pas que le requérant principale qui est passé au peine fin mais aussi son conjoint et ses enfants. Ainsi si des candidats à l’immigration déposent aujourd’hui un dossier, même la plupart des membres de la famille sont en bonne santé, si par exemple l’un des enfants du couple est atteint d’autisme, c’est toute la famille qui sera refusée au Canada.

Mais un Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration s’est penchée sur cette question au Canada et il a déterminé cette semaine que ces critères d’immigration ne sont pas en phase avec « les valeurs canadiennes ». Le comité recommande d’abroger cette clause.

Ce comité a recensé, entre 2013 et 2016, 3960 refus initiaux, mais ce nombre a été ramené à 1444 après réévaluation (parfois pour des motifs d’ordre humanitaire). De ce chiffre, il a eu 133 refus pour cause de VIH, 224 pour insuffisance rénale chronique, 163 pour déficience intellectuelle, 118 pour autisme et 124 pour des retards de développement. La famille Barlagne d’origine française dont le père avait le statut de travailleur temporaire au pays avait fait la manchette ces dernières années avec le cas de leur fille, atteinte de paralysie cérébrale, qui rendait ainsi toute la famille inadmissible à l’immigration au Canada. Finalement la famille Barlagne a été admise à l’immigration au Canada.

Le ministre canadien de l’immigration, Ahmed Hussen, pense que l’article de loi sur l’immigration au Canada est « désuet » et considère qu’il pourrait rehausser le seuil d’inadmissibilité de manière à ce qu’entre 80 % et 90 % des personnes aujourd’hui refusées soient désormais admissibles.

Pour l’instant, certaines provinces canadiennes comme la Saskatchewan s’oppose à ces changements. Selon les informations retenues par le journal Le Devoir, le gouvernement du Québec n’a pas encore dévoilé sa position sur cette délicate question.

Source: Le Devoir

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Laurence Nadeau
Originaire de Montréal, Laurence Nadeau, cofondatrice d'immigrer.com, conférencière et aussi auteure de plus d'une dizaine de guides publiés (et mises à jour) en France sur l'installation, le travail et l'immigration au Québec et au Canada aux Éditions L'Express (et L'Étudiant). Auteure de "S'installer et travailler au Québec" aux éditions L'Express.
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