Vol en montgolfière: récit d'un plan limite galère. - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada
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Vol en montgolfière: récit d’un plan limite galère.

Vol en montgolfière: récit d’un plan limite galère

Vendredi 15h c’est l’heure d’aller chercher la voiture chez Discount (j’fais d’la pub parce qu’ils me plaisent bien et avec les tarifs Communauto c’est 100 $ de moins que chez Hertz pour le week-end!), charger mon p’tit sac et aller prendre Petit-Prince tout là-haut au bord nord de l’île. Donc, nous avons décidé de prendre la route 148 pour aller à Gatineau histoire de voir au moins une fois à quoi elle ressemble, car nous imaginons bien que nous allons rapidement comprendre pourquoi toute le monde prend l’autoroute.

Évidemment la nuit qui tombe de plus en plus tôt m’empêchera de découvrir les jolis p’tits villages (dont Montebello qui est très joli il parait). Il faudra donc bien que je la reprenne un jour cette route, mais de jour.

Les derniers 100 km sont pénibles dans la nuit et le brouillard sur une route que je ne connais pas avec mes yeux lentillés de myope aveuglés par les phares hyper diffus (cause brouillard) des autres automobilistes qu’on aurait dû prévenir pour qu’ils restent chez eux ce soir…

Mais bon, nous arrivons à Gatineau, genre banlieue nord-américaine normale avec des bars et des restos plats le long d’une grande avenue. Nous repérons facilement l’hôtel où nous sommes sensés dormir seulement quelques heures pour nous lever à 4 h 30 et nous embarquer dans l’envolée matinale des montgolfières du festival. Plus beau moment pour ça, il parait.
C’est évidemment là que ça se complique… ou plutôt non, ça se simplifie lamentablement… trop de vent ou pas assez, je ne sais même plus, bref : envolée du matin annulée. On « reschedule » pour 17 h 30.
Oui… et maintenant qu’est-ce qu’on fait ? Il est 6 h du mat.
Musées d’Ottawa ? P’tite visite en train jusqu’à Chelsea ? Oui mais si on reprend la voiture, on nous prévient qu’il n’y aura plus de place à notre retour, c’est samedi au Festival de Montgolfières de Gatineau!

Bon, déjà on va se promener le long de la rivière, ce sera toujours ça de pris, ce serait sympa un petit déjeuner tranquilles là à regarder la rivière se réveiller lentement… Bon, la rivière est là, c’est beau c’est calme… mais y’a rien d’ouvert pour manger.
Maintenant il est 7 h 30… et qu’est-ce qu’on fait maintenant… donc…
Il doit bien y avoir une navette qui relie le parc au reste du monde. Oui, effectivement mais qu’à partir de 14 h… Chouette!

Bon et bien, il nous reste nos pieds, puisqu’on n’a pas très envie d’essayer de trouver comment fonctionne le système de bus local. Après une marche pas extrêmement palpitante, nous arrivons au centre d’achat qui ouvre à peine. Au moins on va pouvoir manger, c’est toujours bien ça pour passer un peu de temps… ah et puis y’a une librairie, très très bien ça 😉 Et un assistant libraire qui est en doctorat en littérature québécoise! Juste ce qu’il me faut. J’achète un Jacques Poulin et un Félix Leclerc. Si j’ai un jour besoin de conseil en littérature québécoise, je sais désormais où aller!… euh… j’aurais dû lui demander son numéro de téléphone plutôt… y’a d’autres endroits du monde que je veux voir dans ma vie avant de revoir Gatineau… genre tout le reste du globe…

Restaurés et un peu défatigués, c’est le moment des décisions. Oui mais les décisions quand on s’est levé à 4 h 30 du matin, qu’il n’est toujours que 10 h 30 et qu’on a toujours une bonne partie de la journée à attendre, c’est pas aussi simple que ça en à l’air… Le p’tit train à vapeur jusqu’à Chelsea nous ferait rater l’envolée de l’après-midi, si elle a lieu (c’est qu’on devient aussi pessimiste dans les plans galère de ce genre…). Aller à Ottawa faire les musées? Bon, j’vois pas de mouvement d’enthousiasme spectaculaire.
Tant pis, on est naze. Normal, c’est la fin de semaine pour des gens qui travaillent. Décision prise: il fait beau, on retourne au parc où on bouquinera au soleil sur la pelouse en mangeant une Queue de Castor. Je me plonge donc dans « Les Grandes Marées ». C’est l’histoire d’un traducteur sur une île au milieu du Saint-Laurent. Tiens, un collègue!

Et puis, je m’assoupie.
Mais, n’est-il pas 13 h tout à coup !
On est en train de coup-de-soleiller grave. Évidemment, on n’a pas pensé à mettre de la crème solaire pour un vol en montgolfière initialement prévu à 6 h du mat…
On regarde les cerfs-volants. Et, ‘tention, le vent, du calme! C’est bien la première fois de ma vie que j’aimerais bien qu’il souffle moins ce vent. C’est juste qu’on l’aurait un peu mauvaise si l’envolée de l’après-midi était également annulée !
La scène pour le spectacle du soir est derrière nous. Daniel Bélanger répète.
Enfin, 15 h 30 puis 16 h. Puisqu’on est là à attendre autant être les premiers dans la file d’attente d’attribution des ballons.
Et puis finalement il est 17 h. Si si! Enfin! Ça s’annonce bien, pas trop de vent, mais un peu quand même. Tout comme il faut.

Après un superbe cafouillage organisationnel que j’aime qualifié de typiquement québécois (oops… ) tout le monde (peut-être) réussit à trouver son ballon sans avoir trop compris quel chiffre il fallait regarder pour savoir qu’on nous appelait.
À la grande déception de Petit-Prince, on se retrouve avec une équipe ontarienne parfaitement et uniquement anglophone. Mais tant pis, déjà les ballons dépliés au sol et attachés aux nacelles se gonflent, se gonflent, aidés par les poussées d’air chaud et les ventilateurs. Ça fait du bruit, y’a plus de 50 ballons ÉNORMES qui se gonflent autour de nous, c’est tout petit dans la nacelle. J’ai pas où mettre les pied, y’a une bâche pliée par terre et j’ai l’impression que l’engin à chaleur va me griller les cheveux, y’a cinq personnes agrippées à la nacelle de l’extérieure pour pas qu’on s’envole trop tôt et le ballon se dresse lentement, au milieu de tous les autres qui décollent les uns après les autres, tout près. C’est pas mal impressionnant cette agitation.
Ok, j’ai déjà fini ma première pellicule et on n’est même pas décollé!
Et enfin, le ballon est suffisamment droit au dessus de nous. Les autres lâchent la nacelle. (Ouais, quoi! sont collants à force eux! Jaloux!)

Et on décolle, tout doucement…. Euh, dites donc mes genoux, ça vous f’rai rien d’arrêter de vous entrechoquer bêtement ! Mes photos vont être flous ! Ça m’étonne, moi qui n’est pas une ombre de vertige (j’habite au 19ème, pas pour rien!), mais là, je sais pas trop pourquoi. Pourtant, ça bouge pas, c’est paisible, calme (sauf quand il remet un peu d’air chaud pour qu’on continue à monter, ou en tout cas à pas redescendre ce serait bien, y’a d’l’eau en dessous, là!) et Dieu qu’c’est beau! Les arbres, les rivières, le soleil qui va se coucher dans quelques heures et tous ces ballons partout de toues les couleurs à différentes hauteurs. On doit être à au moins 150 m du sol légalement, nous on est à 300 m (genre, t’as pas envie de sauter trop). C’est petit une nacelle, on est quatre là-dedans c’est difficile, euh non, c’est impossible de prendre des photos 360°, mais je ne m’avoue pas vaincue… Oops, de toute façon, je viens de finir ma 2nd pellicule.

C’est fou qu’est-ce qu’il y a comme arbres à Ottawa. C’est beau la terre quand on voit plus les homme qu’y’a d’sus. Mais déjà, le pilote prend une carte pour voir où il pourrait bien se poser et appeler l’équipe de poursuite qui doit nous ramener. Visiblement il n’arrive pas vraiment à se repérer et choisi un p’tit champ là en bas après l’hôpital (comme ça, au moins, si on tombe un peu trop abruptement…). On évite la cime des derniers arbres avant le champ et on se pose… en douceur. Même pas secoués, rien. C’est fou ça. Même pas eu peur !

Au bord du champs, y’a du monde, une famille qui suit notre équipe de montgolfiers tous les ans depuis 10 ans. Ils sont super sympas. On attend l’équipe de suiveurs, on prend le champagne, on discute un peu, le soleil se couche derrière les arbres et on prend la route du retour. Il est 20 h. On a choisi l’option de rester avec nos montgolfiers alors qu’ils doivent aller chercher du propane. Mauvaise idée, c’est super loin et ils connaissent pas bien Ottawa. Ils se perdent à moitié et moi je pense aux quelques 2 h 30 de route qu’il me reste à conduire pour retrouver mon lit à Montréal.

22 h, enfin de retour au Parc de la Baie que l’on connaît maintenant comme notre poche. Nous décidons de faire impasse sur le feu d’artifice qu’on nous dit très beau. Y’en aura d’autres et j’en ai vu deux fois par semaine de ma fenêtre tout l’été. Un bout de 148, mais pas trop longtemps, direction l’autoroute, car mes paupières, qui ont la méchante envie de se fermer sur mes yeux toujours lentillés et toujours de myope, m’empêche un peu de bien voir la route de temps en temps. Mais voyons les choses du bon côté : y’a pas de brouillard ce soir!!

Conclusion : c’est cher les vols en montgolfière. Ça vaudrait davantage le coup le matin, car les vols y sont, plus longs. Le soir ils sont obligés de se poser ½ h avant le couché du soleil. Bref, j’ai aimé, oui, mais la prochaine fois ce sera pas dans un festival et je choisirai un montgolfier super sympa pour découvrir une région plus longtemps.
Pour les photos se sera demain ou dans deux semaines…

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