Ingénieur industriel : conseils

Ingénieur industriel

chanelle
16-09-2007 à 7:14
Bonjour,
je suis ici en Allemagne ingénieur industriel. Compte tenu que le domaine de la production industrielle est un domaine qui me passionne vraiment, je souhaiterais apres mon obtention du visa de RP exercer dans ce domaine. J´aimerai donc par conséquent savoir si parmi vous y´aurait quelqu´un qui est dans le domaine de la production industrielle afin de me faire part de ses expériences, conseils etc.
Merci d´avance!

mekke
16-09-2007 à 8:49
Salut Chanelle
Je suis comme vous ing. Industriel et je rêve dexercer sa a mon arrivée, mais selon mes informations et un ami qui déjà résidant RP et ing. Industriel aussi, pour avoir des chances dexercer dans ce domaine, il faut passer par les ordres des ing. Industriels donc il y a des études et des examens à faire pour que vous soyez admis et avoir un permis, si non tu peux exercer le niveau d’un technicien comme le cas de mon ami.
Bon courage

chanelle
16-09-2007 à 11:44
Merci pour ton intervention. Ca justement je le sais cette histoire d´ordre mais y´a bien la possibilité de bosser dans ce domaine sans ces ordres la non…Bref je voudrais bien avoir des expériences de personnes dans ce domaine sur le terrain ayant fait avec ou sans ces ordres.

kari
17-09-2007 à 5:24
Salut Chanelle,
tu peux consulter le site www.jobboom.com pour avoir une idee sur les offres, tu peux trouver des postes intitulés : superviseur de production, responsable developement..etc . Mais il faut s’inscrire pour pouvoir consulter les offres.
bon courage

isseo17
17-09-2007 à 19:53
Bonsoir,
On peut s’en sortir sans une reconnaissance de l’ordre. Mon diplôme n’a pas été reconnu ici pour le moment. Par contre j’ai commencé par un job de superviseur de production dans mon domaine professionnel qui est l’alimentaire. 1 an et demi plus tard grace au réseautage , j’ai trouvé un poste de Directeur de production qui s’est transformé rapidement en poste de Directeur d’Usine (domaine du textile) avec un salaire tout à fait correct.
Voila qui j’espère encouragera les personnes qui comme moi ont du mal à comprendre que l’on peut avoir en France un diplôme d’ingénieur, d’y exercer un poste de Direction, alors qu’arrivé ici les ordres ne nous reconnaissent pas.
Amicalement
Dom

chanelle
18-09-2007 à 6:23
Merci Dom d´avoir intervenu, ce que tu dis est rassurant.
Pour ton job de superviseur de production est ce ton expérience francaise a ete prise en compte?
As tu eu besoin avant de trouver ce job de bosser comme ouvrier en industrie (je sais pas si c est ce qu ils appellent journalier …) question de te faire ta premiere expérience Quebecoise?
Tu bosses dans quelle ville?
Merci infiniment pour tes réponses.
C.

lecamerdepopoli
18-09-2007 à 6:47
Hi chanelle
eh beh, tu gagneras mieux en commencant comme journalier ds une manufacture lié a ton cursus, tu sais un bon chef de production ou contremaitre, est avant tt un extra jourlalier, car tu auras a coordonner ces derniers, oublies un peu les mentalités europeennes, quant au titre d’ingenier, car en europe, qui dit ingenieur, se limite au cabinet d’etudes et projet, icite au quebec, l’ingenieur est plus present physiquement en usine qu’en bureau.
visite constamment ce site d »emploi quebec, pour avoir un apercu de ce que ct un journalier, aussi te faire une idée des salaires sur le marché quebecois de travail:
http://placement.emploiquebec.net/

Rares sont les annonces d’emploi ou l’employeur envisage directement un ingenieur, bref, fais valoir ta capacité en comment soit par journalier ou technicien,ensuite, suite au rendement, tu graviteras les echelons en un clein d’oeil, et ton salaire pourra tripler d’un coup, sutt qund l’employeur saura que t’es indispensable pour lui.
ds ts les cas iciite, en entreprise privée, il faut etre productif, pour aspirer a un poste strategique, aussi a un salaire aussi elevé.

isseo17
18-09-2007 à 8:13
Hello
Je prends le relais parce que Dom est au boulot.
Je suis obligée de le partager avec l’usine : c’est l’histoire de notre vie…
Alors réponse : son expérience l’a dabord desservie… avant de lui servir.

Les premiers mois, l’inquiétude gagnait parce qu’il était déclaré trop qualifié pour les postes  » sur le plancher » . Personne ne veut employer un gars qui a plus d’expérience ou de motivation que lui pour être simple ouvrier sur ligne. Personne non plus n’aime le risque de prendre un type qui a manager une usine de 200 personnes pour être superviseur d’une équipe de 10 ouvriers. C’est évident qu’au bout de quelque mois, voire semaines, il risque de prendre de l’influence sur les autres. Il risque aussi de s’ennuyer et de vouloir changer les choses, de mettre le bazard dans l’organisation de l’usine, ou bien de partir très rapidement et tout le recrutement est à refaire.
Le paradox, c’est que dans le même temps, cette expérience qui t’empêche d’être embauché à un poste en usine, n’est pas reconnue suffisante pour t’ouvrir les poste de direction : il te manque le vécu québécois et on ressent une certaine défiance vis à vis des méthodes de management  » à la française » ( vu comme plus aggressive et plus stressante, plus hierarchisée)

Puis, coup de chance : Dom tombe sur un directeur d’usine français , installé depuis 13 ans, qui a donc une idée précise de ce que vaut son expèrience, et lui ouvre les portes de l’entreprise. Superviseur d’équipe de jour, qui c’est vite transformé en superviseur d’équipe de nuit ( aïe !) Mais la sacro-sainte expèrience québécoise était là et est venue, à elle seule valoriser toute son expérience passé.

Et là, banco ! LE poste. Un patron archi confiant ( ayant débuté sa carrière en turquie, de famille d’origine anglaise…) , une entreprise familiale dynamique, une évolution en quelques semaines, un salaire en rapport et les mains libres pour enfin s’éclater dans son rôle de manager. C’est même un poste que l’on n’osait espèrer avant de nombreuses années de galères en France.

Voilà un résumé de notre parcours.

J’en tire deux conlusions qui ne peuvent être considérées valables que pour nous, mais que je vous livre quand même :
Il semble plus facile de valoriser son expèrience européenne auprès d’employeurs , eux aussi d’origine européenne ( ce fut le cas dans les deux cas) ou issu de l’immigrtion à plus ou moins long terme.
Le réseautage est extrêment important : c’est vraiment par un bon copain, par hasard recruteur, que le CV de Dom a été  » vendu » à son patron actuel. Ce qui n’a pas empêché que mon homme a dû batailler ferme dans les entretiens pour faire tomber les appréhensions vis à vis de son mode de management, et de sa nationalité. Il a même fallu qu’il convainque l’employeur que sa femme et ses enfants avaient vraiment le désir de rester au Québec….stabilitée future oblige.

Je rajouterais que, comme tout au long d’une immigration réussie, il faut pouvoir compter sur un bon coup de chance, au bon moment. Et même si on dit qu la chance sourie aux audacieux, c’est un élément dont il faut être conscient !
Dernière réponse, il travaille à Coaticook, près des lignes américaines. C’est en plus un coin de l’Estrie extraordinairement beau !
J’espère que Dom approuvera tout ce que j’ai écrit en son nom. En attendant, si tu as d’autre questions….
Marie-Laure

chanelle
18-09-2007 à 8:34
Merci infiniment marie-laure pour ton intervention de la part de Dom. Ton récit permet de mieux comprendre pas mal de choses. Mon diplome en génie industriel a été obtenu en Allemagne:
De part le parcours de Dom et le fait que vous y soyez depuis + 1 an que me conseilles tu de faire des ou avant mon arrivee au QC afin de postuler pour un job?
Quels autres sites a part jobboom et emploie-quebec (merci lecamerdepopoli) me conseilles tu?
Si bien sur t´as des conseils je suis prenante
NB: J´ai pas de probleme a bosser en tant que ouvriere si cest nécesseraire afin davoir cette fameuse expérience quebecoise.

isseo17
18-09-2007 à 20:11
Bonsoir,
Tout d’abord, je partage ce qu’a écrit MLaure.
Concernant les moyens pour trouver un emploi , je peux simplement te dire ma perception qui n’est pas forcément celle de tout le monde.
Il faut avant toute chose ,privilégier le réseautage: ceci permet de mieux connaitre le marché, de rencontrer quelqu’un qui connait quelqu’un, qui connait quelqu’un….. Je parle en connaissance de cause.

Au départ j’ai rencontré les gens des Centres Locaux de Développement (CLD). Le gros apport est l’obtention d’annuaire d’entreprises avec des coordonnées de personnes précises à contacter. Ensuite ,ils sont bien informés sur le marché d’emploi de leur bassin. Ceci m’a ainsi fait pointer du doigt qu’il n’y avait pas de réelle possibilité dans mon domaine d’activité sur Sherbrooke. C’est pourquoi je me suis installé sur Waterloo , en Estrie , mais beaucoup plus proche des bassins d’emploi.

Les gens du CLD m’ont aiguillé sur différents organismes. Il est plus facile de se présenter à eux quand on est recommandé et que l’on sait à qui s’adresser. A partir de là, j’ai commencé à rencontrer des entreprises.
Un des organismes (SERY sur Granby- intégration des immigrants en région de la Yamaska) avait un moteur de recherche performant grace auquel , j’ai été mis en contact avec l’agence de placement de Manpower. Finalement le contact y a été très bon. C’est eux qui m’ont mis en rapport avec mon premier employeur (Le Français).

A propos des agences de placement, il faut savoir que certaines entreprises (je le fais actuellement dans ma job) utilisent leur service pour du pré-recrutement. De plus elles sont très disponibles pour faire des CV à la carte: selon l’employeur , elles nous disent comment il faut présenter le CV , ce qu’il faut mettre en avant dans notre parcours,… ADECCO et MANPOWER sont très efficaces.

Les moteurs de recherche: celui qui ma semblé le plus performant est Workopolis , car il est plus ciblé « industriel ». Monster et jobboom ne m’ont rien apporté. Jamais de retour sur candidature, sur des dizaines de CV envoyés.

Je confirme qu’une expérience étrangère de management est plus facilement vendable auprès de Directions non « pures laines ». Ceci m’a été confirmé à maintes reprises, y compris par des recruteurs, dont je fait maintenant partie.
À noter que je pouvais être barré par mon niveau d’anglais ( correct, sans plus) dans les entreprises québécoises contactées, alors que j’ai été embauché, les deux fois, par des directions générales anglophones.
A ta disposition pour tout complément.
Amicalement
Dom

chanelle
19-09-2007 à 4:22
Merci beaucoup Dom de nous avoir fait part de ton expérience, je ne manquerai pas de te contacter pour tout complément! C.

chanelle
19-09-2007 à 6:33
Dis Dom avais tu eu besoin uen fois sur place au QC de faire une équivalence de ton diplome obtenu en france?

isseo17
19-09-2007 à 7:18
Je reprend le relais
L’équivalence de diplôme est indispensable (c’est elle qui apparaît sur les CV) et a été faite avant de partir.
Marie-Laure

chanelle
19-09-2007 à 7:34
Merci ML, si je comprends bien c´est possible que je fasse la demande a partir de l´allemagne.
Qui contacter?
Combien de temps a pris l´etude?
Et qu´en est il des frais?
D´apres ce que j´ai eu a lire sur le forum Diplome Ing.(industriel)= Bac. (industriel) au Canada?

isseo17
19-09-2007 à 19:54
Bonsoir,
Rectificatif pour obtention de l’équivalence de diplôme.
Je l’avais fait ici par l’intermédiaire de l’office d’immigration locale de Granby (le SERY). J’avais par contre du me déplacer pour aller le chercher.
Le mieux pour toi est de contacter ce type d’organisme. Ils pourront te donner tous les reinsignements utiles.
Il faut absolument le faire.
Bonsoir,
Dominique

Avatar
FAQ
La Foire aux Questions (FAQ) est la sélection des meilleurs messages du forum de discussion archivée selon une centaine de rubriques allant de l'ouverture de compte, aux différents métiers et au système de santé ou d'éducation. Merci de participer à la mémoire du forum et du site en recommandant des sujets!
http://www.immigrer.com/faq/

Laissez un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Haut