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Enfant dysphasique et immigration

De syrine

Il y a quelque temps j’avais posé la question de l’immigration d’un couple d amis avec un enfant autiste plusieurs membres du forum ont eu l amabilité de me répondre que ce n était pas possible entre temps ils ont découvert que l enfant ne souffrait pas d’autisme mais de Dysphasie qui veut dire un retard sévère de la parole. L’enfant est suivi par un orthophoniste et fait des progrès. Ce couple a peur de déposer une demande pour le CSQ et que l étape VM soit éliminatoire. Qu est ce que vous en pensez ? et merci pour votre patience.

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De syrine

Merci cher friendyyy mais c’est de dysphasie qu’il s’agit et non d’autisme c est une trés longue histoire le petit a eu un choc et les symptômes de sa vraie maladie se confondait avec l’autisme en tout cas c est ce que j ai cru comprendre mais ce lien est intéressant aussi..

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De Hani_Jo

Je ne sais pas si cela peut jouer dans l’émission du CSQ, mais je sais qu’ici l’enfant va malheureusement tomber sur la liste d’attente et je vous invite à emporter avec vous tous les exercices que l’ortho pourra vous donner, afin que l’enfant ne prenne pas trop de retard en attendant les soins…

Bonne chance

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De JayJay

Les listes d’attente concernent le public. Dans le privé, elles sont un peu moins longues (3-8 mois), mais chères : entre 70 et 100 $ la séance d’une heure.
Si l’enfant est scolarisé, normalement les commissions scolaires sont dans l’obligation d’offrir ces services, mais dans la pratique ça ne marche pas toujours bien.

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De syrine

Bonjour,

pour le csq je ne crois pas que ça constitue un problème mais plutôt lors de la VM puisque le médecin va leur poser la question des antécédents medicaux.Je vous remercie beaucoup.

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De kremmig

Je ne sais pas si cela posera un problème lors de la visite médicale mais compte tenu du système médical ici (liste d’attente sans fin même dans le privé) et de la gravité du trouble (dysphasie) personnellement je ne recommande pas d’immigrer ici ou tout au moins que lorsque cet enfant n’aura plus ce problème (si c’est possible, je ne suis pas orthophoniste).

Si l’enfant est bien pris en soin dans son ays d’origine (je ne sais pas ou vivent tes amis), pas la peine de compliquer les affaires en venant ici. Immigrer est déjà un “challenge”, alors en plus si il faut courir pour avoir des soins…

J’ai un enfant de 19 mois et il est clair que si mon fils souffre d’un trouble du langage, je ferai route retour vers la France. Plus le traitement est fait de manière précoce et suivi régulièrement, plus l’enfant aura des chances de ne pas avoir de séquelle. Je ne resterait pas les bras croisés en liste d’attente même dans le privé (plusieurs mois) car les conséquences sont trop graves.

Les enfants avant toute autre chose !

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De scrogn

Nous avons un enfant de 6 ans et demi souffrant d’une dysphasie. Et JAMAIS nous ne reviendrons en France pour l’y faire rééduquer. Le petit père a été diagnostiqué audimuet alors qu’il étais âgé de 3 ans et quelques mois. À l’époque, nous habitions en Gironde. Une des spécialiste de cet handicap est à Toulouse. Or, malgré de solides pistons (mon père est un de ses bons chums), le délai d’attente excédait 6 mois. Fait que…

Nous nous sommes donc retournés vers notre région. Au bout de 4 mois, nous avons eu un rendez-vous durant lequel on nous a asséné :

– que c’était de notre faute puisque notre Crapulet avait un prénom rare. Ben vi, à 3 ans, on connaît par coeur les statistiques sur les prénoms. C’est beau la psychanalyse,

– qu’il fallait le mettre en hôpital de jour avec des déficients mentaux. Nous nous demandons encore comment il aurait pu progresser. Un grand mystère,

– devant notre refus de cette solution, on nous a menacés de saisir les services sociaux en nous affirmant que les parents n’avaient pas leur mot à dire et n’avaient leur place dans le processus rééducatif de leur propre enfant. Un pur bonheur,

– que nous étions criminels de vouloir tenir tête à l’administration frââânçaise (dans ce qu’elle a de pire) parce que nous avions dû retirer notre fils après l’avoir récupéré de nombreuses fois à sa sortie de petite maternelle, couvert de bleus, traces de coups, écorchures, lèvres éclatées, etc…Cette pauvre conne de directrice d’école (en accord avec l’Académie) trouvait normale que des gamins de 3 ans passent à tabac un camarade plus faible (forcément, il ne pouvait pas cafter). “C’est la socialisation”, qu’elle disait. Guinness m’a malheureusement empêchée de “socialiser” sa face… Mon grand regret,

– que le fiston n’apprendrait jamais rien grâce à ses parents. Il sait lire depuis l’âge de 5 ans et 10 jours. Merci l’administration, l’éducation nationale, les services de pédo-psychiatrie de l’hôpital ? NON ! Ce fut malgré eux. Merci plutôt à sa môman, son pôpa et son grand-pôpa (qui avait appelé en renfort ses chums et co-membres de l’Ordre des Psychologue du Québec et leurs techniques). Notre belle victoire.

Alors, oui : Les enfants avant toute autre chose !

Pour ce qui est du CSQ, je ne pourrai malheureusement pas aider tes amis, Syrine : notre Crapulet avait la nationalité canadienne par moi… Une chose est sûre, c’est que notre fils ne s’est jamais autant épanoui que depuis qu’il est chez moi, dans mon pays et dans une école tout ce qui a de plus standard !

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De kremmig

Que vous ayez réussi ce tour de force, un grand bravo ! Je ne dis pas que la France est LE pays ou tout est parfait en médecine et autres. Ce que je constate c’est que au Québec tout est bien allé aussi parce que vous aviez du piston. Tant mieux, peu importe les moyens, votre fils va mieux c’est le principal. Mais il ne faut pas se leurrer, sans cette aide “son grand-pôpa (qui avait appelé en renfort ses chums et co-membres de l’Ordre des Psychologue du Québec” vous n’en seriez pas là.

Que vous, parents ayez fait un travail gigantesque, c’est un fait certain, mais l’accés au soin ici n’a eu lieu que parce que vous aviez des “connections” dans le milieu au Québec, il ne faut pas non plus imaginer votre cas comme une généralité !

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De scrogn

J’ai du mal m’exprimer.

Nous avons eu besoins des pistons que lorsque nous nagions dans le marasme français, puisque nous trouvions aucune aide sensée et que les délais étaient hallucinants. En GAULE, je le répète. De plus, l’aide en question des amis de mon père se fit par courriels, pas par des séances. Et pour finir, le grand-pôpa habite en Alsace. De la Gironde, ça fait un bout’. Tous les exercices, c’est moi qui les ai inventés, modifiés, adaptés, faits faire, évalués. J’ai eu les grandes lignes, des conseils, les adresses de forums et surtout, le principal : la confiance.

Depuis que nous sommes ici, nous n’avons JAMAIS utilisé les “connections”, nous n’avons pas eu d’accès privilégié aux soins. Nous sommes des patients comme tout le monde. Ça veut que nous sommes patients et que nous devons être… patients…

Si tu relis ce que j’ai écrit, tu verras que notre fils va dans une école normale. Où est le piston ? C’est la politique d’ici : les enfants handicapés sont intégrés le plus souvent possible et dans la mesure du possible au système classique.

Donc, ici, notre cas est d’une banalité affligeante…

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De syrine

Merci Kremming et Scrogn de m avoir accordé autant de temps. Mes amis habite au Maroc il n ont aucune chance que leur enfant soit pris en charge par l état. Il suit des séance a environ 20 dollars la séance. Imaginez qu il a fallu du temps a l orthophoniste pour se decider de ne plus montrer au petit des photos de voitures parce que ça le déconcentrait complètement et que la séance s arrêtait automatiquement même si elle n était qu au debut.

J ai été trés touché par ton combat Scrogn, tu me fais penser aux femmes d ici qui n ont pas les moyens et qui combattent la maladie et la chance avec intelligence et grandeur .J en connais plusieurs et je me sens désarmée devant leur désarroi . J ai un respect immense pour ces mamans combattantes .Je crois que c est le plus noble des combats je souhaite à ton cher enfant tout le bonheur et la réussite que vous méritez.

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De JayJay

Oui je connais!
L’an passé, mon fils était en maternelle, et sa maîtresse m’a fait part de ses craintes : dyspraxie orale. Il a un léger retard de langage, au niveau de la fluidité (par contre aucun problème au niveau du vocabulaire, de la grammaire, de la compréhension – c’est même plutôt le contraire). Comme il a un accent “pointu” comme on dit ici, et qu’à l’époque il avait une mémoire phénoménale pour retenir des trucs abstraits (planètes, leur position; drapeaux, pays, continents…) une ergo (au téléphone) m’a parlé du syndrome d’Asperger également (qui est une forme d’autisme). Bref, la joie. Cependant, lors de la description de la maîtresse, il s’agissait vraiment plus de dyspraxie. Il avait des problèmes d’autonomie fonctionnelle, selon elle. Il ne comprenait pas les consignes données au groupe, il avait l’air perdu, ne savait pas lacer ses lacets (très important au Québec de savoir lacer ses lacets avant l’entrée en maternelle, même si on porte des chaussures à velcro!!!). Il n’est pas très habile avec les ciseaux (ma faute, le surprotégeant et surprotégeant son petit frère, les ciseaux n’étaient pas trop permis…). Il ne colorie pas très bien (il dépasse beaucoup) (surprise, cette année, il s’est révélé l’un des meilleurs en calligraphie alors cherchez l’erreur…). Il aime beaucoup la gym, mais il n’est pas très bon au ballon, et ne sait pas encore faire de vélo seul. Il ne monte pas encore les escaliers comme ils le font à cet âge, un pied après l’autre (il commence à le faire). Il met un temps fou à s’habiller, mais ça, je suis persuadée qu’il s’agit de mauvaise volonté, pas d’une incapacité à proprement dit. Et il a tenu son crayon bien qu’à 4 ans bien avancés. Le seul truc positif qu’il avait, c’était sa passion et son talent pour les casse-tête, ce qui ne cadrait pas trop avec le diagnostic de dyspraxie. Enfin bref. J’ai lu à ce sujet, et je l’ai fait tester en neuropsy, ce qui nous a permis d’infirmer le “diagnostic”.

Mais parmi ces longs mois de craintes, un site québécois m’a bien aidée :
http://www.aqeta.qc.ca/francais/document/dyspraxi.htm
Je te conseille de le lire attentivement, il a été rédigé notamment par un expert (neuropsy de l’Université de Montréal) sur la question, Dave Ellemberg. Vraiment, lis le, c’est très utile et ça présente une vue plus optimiste, avec plusieurs pistes pour aider ton enfant à développer le côté moteur. Mon fils garde une faiblesse à cet égard (sans avoir le trouble en soi), mais je te dirais que la natation a été fantastique pour qu’il développe son estime de soi et une plus grande motricité. Et dans sa classe, il est loin d’être le seul dans ce cas…

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De isseo17

Hello

Mon fils, Alexis , 15 ans est diagnostiqué dispraxique depuis ses 11 ans ( tardivement donc)

Je peux t’en parler si tu as besoin de renseignements.

Le site dispraxie.com est utile.

Il y a aussi une association à Sherbrooke, menée par un des pédo-psy de Ste Justine, à l’origine du dépistage de cet handicap dit ” invisible”

Tu peux aussi te procurer son livre : “Mon cerveau ne m’écoute pas ” de Sylvie Lebreton et France Léger éd CHU Ste Justine.

Alexis qui est très “typé” dyspraxique, y est vraiment décrit à 100 %. Peut-être y retrouveras-tu ton fils ? Les explications sont claires et aidantes, surtout pour les enseignants que ton enfant va rencontrer.

Je reste à ta disposition

Amicalement

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