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Un Belge témoignage de son installation à Moncton

Bonjour,

Nous avons acheté tout de suite une maison. Nous étions dans une conjoncture très favorable, et après calculs, on a pris le risque, quitte à revendre à perte.

Les raisons qui ont guidé ce choix:

1. Nous sommes une famille nombreuse, donc les locations dans notre cas (chauffé et éclairé) grimpaient à 1700 $/ mois. Soit plus de 20.000 dollars/an. On s’est donc dit que si on acceptait le principe des fonds perdus sur une location, on pouvait l’accepter sur une vente à perte le cas échéant.

2. Lors de nos VE, nous avons ratissé les quartiers, et passé des heures à observer les grandes et petites choses des différents secteurs en se demandant si ça nous ferait plaisir de faire partie du décor.

3. Nous souhaitions une école en particulier, cela a guidé notre choix de secteur.

4. J’avais le temps d’étudier la question en profondeur (et grâce au système MLS, avec l’aide d’un agent local indépendant) grâce à un congé de maternité précédant notre départ. Nous savions pertinemment que le marché est “plat” et qu’à moins de vendre à perte, on ne vent pas vite.

5. Nous avions ouvert un compte et envoyé des fonds (nous avons vendu notre maison), cela a facilité l’achat.

6. Nous avons décidé de faire un dernier voyage explo à 2 (vol cheap et logement en motel une étoile), avant validation des CRP, pour acheter voiture et maison, et ainsi épargner les premiers frais d’installation. Nous avons été aidés par notre agent. Nous avions une short list de 6 maisons. Et si ça ne se faisait pas, tant pis.

7. La maison que nous préférions à travers internet ne nous a pas déçus. Les vendeurs étaient motivés et pressés. Nous avons fait des offres et obtenu le prix souhaité. En 5 jours, c’était bouclé, le notaire s’est débrouillé sans nous pour la finalisation.La taxe foncière (à considérer impérativement lors de l’achat !!!!) était acceptable pour le quartier.Nous avions même emporté avec nous du matériel de “camping” pour pouvoir attendre notre container. Des compatriotes expatriés ont gentiment gardé nos affaires en attendant qu’on arrive.

8. Le taux de change était très bon (1 € pour 1.5 $)

9. Un peu plus arbitraire: nous avons déménagé tous nos enfants, et c’était pour un un sacré choc à absorber. Pour l’avoir vécu auparavant, nous ne souhaitions pas enchaîner les déménagements, les changements d’école qui vont avec ici, et les impressions en demi-teinte de n’être là que temporairement, qui plus est dans un logement pas forcément adapté aux besoins d’une grosse famille (budget oblige). On a ainsi pu arriver, sous un magnifique soleil, directement “chez nous”. Je me souviens avec émotion de ce moment d’émerveillement pour nos petits. Merci à nos amis qui avaient préparé la maison pour nous.

Cela fait bientôt 9 mois qu’on est là, et on adore l’endroit ou on vit, qui est mieux que là où nous vivions en Europe.

Avec moins d’enfants, et sans avoir vendu notre maison, nous aurions probablement loué, car, on ne le répète pas assez, ici on gagne sa vie en dollars! Et quand on observe les premiers salaires typiques des nouveaux arrivants, au début, on n’est pas riche.

En résumé, si vous avez des fonds et que vos étoiles s’alignent bien, pourquoi pas? Sinon, je rejoins les avis des autres: prudence.

Chaque situation est différente et il faut avoir l’occasion de bien étudier le terrain. Un VRAI, BON  agent peut faire toute la différence.

Voilà !

Calibelge

 


Allo,

Ça fait longtemps que je n’ai pas posté sur le forum, l’installation, ça occupe…

Mais j’ai quelques minutes et des quelques réponses inspirées de notre expérience locale. (installés en Juin 2016 dans le grand Moncton)

Travail : dépend de votre capacité à travailler dans les deux langues. C’est possible en français, c’est (beaucoup) plus facile avec les deux langues. C’est mon 3ème job, j’ai chaque fois quitté le job précédent en bons termes, et pour un meilleur job chaque fois.  Mon conjoint, pareil. Au final, nous sommes financièrement plus ou moins stabilisés, même si ça a pris quelques mois. On a commencé à travailler en Août, après avoir profité du bel été qu’on a eu. On a commencé avec des emplois modestes, mais qui nous ont appris beaucoup sur la façon de faire et d’être locales.

Logement: nous avons acheté (faut pas mettre trop de sous tout de même: la revente n’est pas simple du tout), mais la plupart de nos connaissances louent des maisons semi-détachées récentes ou flambant neuves, dans de très beaux quartiers, chauffés et éclairés avec 3 chambres dans une fourchette de prix allant de 1100 à 1400 dollars. Le choix du quartier implique l’obligation de fréquenter l’école de la zone attribuée, sauf si vous conduisez et recherchez vous même vos enfants (horaires:  environ 8 – 13.40 ou 8- 13.45 ).

Garderies : Les enfants de moins de 12 ans ne peuvent rester seuls à la maison. Si un parent ne les garde pas, il faut les mettre en garderie. Contrairement à ce que j’avais lu, il y a de la place.  Prix pratiqués dans la nôtre et similaires à tous les autres sauf celles de luxe (nous avons 3 enfants):  enfant de 2 ans – âge scolaire : 160 dollars/semaine, repas et couches non inclus. Enfant après classe : 80 -85 dollars/semaine selon l’âge. On paye toute l’année, vacances comprises et jours de fermeture comprises.

Heureusement dans votre cas, un de vos enfants a presque 12 ans: il peut se garder tout seul, et moyennant une petite formation officielle de baby-sitting, il peut garder l’autre (à vérifier toutefois). Il ne resterait qu’à financer le plus jeune. De plus, la nouvelle “allocation canadienne pour enfant” aide pas mal les familles.

On travaille dur, les salaires ne sont pas mirobolants pour commencer (et même pour continuer, j’espère qu’après autant de pages de forum, ce n’est plus un secret pour personne), mais même si nous avons commencé très bas, on grimpe, on grimpe.

La nourriture est assez chère, mais quant on connaît un peu les trucs et ficelles, on s’en tire avec le même budget qu’avant.

Nous avons renoué avec la vie sociale, nous apprécions le confort d’un milieu sécuritaire, nous râlons sur des trucs (on est quand même Européens, on ne se refait pas…), mais au final… on n’a surtout pas envie de faire machine arrière.

En deux mots, nous avons échangé une carrière contre une appréciable qualité de vie. L’emploi peut être un défi, mais s’asseoir sur l’herbe au milieu de la foule chaleureuse un soir de feu d’artifice, parler à ses voisins, renouer avec la chaleur humaine, ça ne peut pas être chiffré.

Bonne continuation !

Calibelge

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Commentaires sur “Un Belge témoignage de son installation à Moncton

  1. BONJOUR
    J AIMERAI FRANCHEMENT FRANCHIR LE PAS MAIS J AI FRANCHEMENT PEUR POUR MES ENFANTS ET MON MARI ILS SONT TRES ATTACHE A LEURS RACINES CE QUI N EST PAS MON CAS…
    PEUR QUE LE CHANGEMENT LES RENDENT TRISTES ET QUE JE SOIS LA SEULE A APPRECIER CE CHANGEMENT RADICAL QUI M ATTIRE TANT…

    1. Bonjour
      Vous avez raison. il ne faut pas rendre votre famille malheureuse. Je l’ai fait il y a six ans et je le regrette. Nous etions si bien chez nous!

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