À moins de deux semaines de la rentrée scolaire, le réseau québécois cherche encore plus de 3000 enseignants. Une pénurie persistante qui frappe particulièrement Montréal et qui inquiète les syndicats, alors que plusieurs classes pourraient commencer l’année sans professeur attitré.
À l’approche de la rentrée, 3132 postes d’enseignants sont toujours vacants dans les écoles du Québec, selon les plus récentes données du ministère de l’Éducation.
🎓 Recevez infos exclusives + accès aux webinaires Q&R
Abonnez-vous pour recevoir chaque semaine :
- Les dernières nouvelles sur l’immigration au Canada
- Des invitations à nos webinaires (questions/réponses en direct)
- Des outils pratiques pour réussir votre projet d’installation
À l’échelle provinciale, un peu plus de 96 % des postes ont été comblés, mais plusieurs milliers d’élèves risquent malgré tout d’amorcer l’année scolaire sans enseignant permanent devant leur classe.
La Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) refuse de voir cette situation devenir la nouvelle normalité.
« Ce n’est surtout pas normal », insiste son président, Richard Bergevin, qui juge la situation « très préoccupante ».
Une pénurie qui se répète année après année
L’an dernier, plus de 4000 enseignants manquaient encore à pareille date. La comparaison doit toutefois être faite avec prudence puisque le ministère a depuis modifié sa méthode de calcul et ajusté à la baisse le nombre total de postes considérés comme étant à pourvoir.
Le constat demeure néanmoins préoccupant : le Québec continue d’avoir de la difficulté à recruter et surtout à conserver suffisamment d’enseignants.
Selon Richard Bergevin, environ 1300 enseignants permanents auraient quitté leur poste au cours de la dernière année, un signe que le problème dépasse largement le recrutement de nouveaux diplômés.
Les syndicats réclament depuis plusieurs années des mesures permettant d’améliorer les conditions de travail et la rétention du personnel scolaire.
Des conséquences directes pour les élèves
Commencer une année scolaire sans enseignant attitré peut avoir des répercussions importantes, particulièrement lorsque des suppléants doivent se succéder dans une même classe.
Pour la FSE-CSQ, cette instabilité peut entraîner des retards dès les premières semaines de cours, qui deviennent ensuite difficiles à rattraper.
« Ça commence l’année un peu tout croche », résume Richard Bergevin.
Le syndicat craint notamment que le temps perdu en début d’année puisse éventuellement avoir un effet sur les apprentissages et la réussite scolaire.
Montréal particulièrement touchée
La situation est encore plus difficile dans certaines régions, notamment à Montréal, Laval et en Abitibi-Témiscamingue.
Dans la métropole, 788 postes d’enseignants sont toujours à pourvoir.
Au Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM), environ 7 % des postes d’enseignants demeurent vacants à quelques jours de la rentrée.
Pour la présidente de l’Alliance des professeurs de Montréal, Catherine Beauvais-St-Pierre, cette situation illustre les difficultés persistantes du réseau montréalais à attirer et à retenir son personnel.
Elle estime que les parents ne peuvent toujours pas avoir la garantie que leur enfant sera accompagné toute l’année par un enseignant pleinement qualifié.
Plus de 8000 enseignants non légalement qualifiés l’an dernier
La pénurie pousse également les centres de services scolaires à faire appel à un nombre croissant de personnes ne possédant pas toutes les qualifications normalement requises pour enseigner.
Il est encore trop tôt pour connaître leur nombre pour la nouvelle année scolaire.
Lors de la dernière année, toutefois, plus de 8000 enseignants présents dans les écoles québécoises ne détenaient pas d’autorisation légale d’enseigner.
Ces personnes peuvent notamment être des étudiants en enseignement, des détenteurs de diplômes dans d’autres domaines ou encore des travailleurs en voie d’obtenir leur qualification.
Un important besoin de main-d’œuvre
La pénurie d’enseignants s’inscrit dans un problème plus large de recrutement dans le réseau de l’éducation québécois.
Pour les nouveaux arrivants et les personnes formées à l’étranger, les besoins importants du réseau peuvent représenter des possibilités d’emploi, mais l’accès à la profession enseignante réglementée au Québec nécessite généralement une reconnaissance de la formation et l’obtention d’une autorisation d’enseigner.
Avec encore plus de 3000 postes vacants à quelques jours de la rentrée, la pression demeure donc forte sur les écoles, alors que les directions tentent de compléter leurs équipes avant l’arrivée des élèves.
Source : Journal de Montréal

Bonjour, je travaille dans le domaine de l’éducation en tant administratif. Y’a t’il des postes à pourvoir ?
A Shawinigan, j ai mes petites filles, 12ans et demi en novembre 13 ans et une autre petite fille qui a 14ans .Les parents ont reçus la mauvaise surprise de payer 1600dollars pour eux pour pour les cours.C est honteux on fait venir des émigrants mais pourquoi ? En faire des illettrés
Comment immigrer au Canada. Je suis enseignant des TIC, Ingénieur Technicien en Informatique spécialisé en Ingénierie de formation et pédagogie