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À Montréal, le coût de la vie est parmi les plus faibles en Occident

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Ecrit par: Laurent 3-11 à 14:53

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La Presse Affaires, dimanche 30 octobre 2005

Le dossier de la semaine

Vivre AILLEURS: une FACTURE salée

Grammond, Stéphanie

À Montréal, le coût de la vie est parmi les plus faibles en Occident. Pourtant, la sécurité et la qualité de vie y sont très élevés, selon des études comparatives de Mercer. En allant travailler dans une autre ville, on augmente presque à coup sûr ses dépenses.

Prenons l’immobilier, qui est le poste de dépenses le plus important d’une famille. À Montréal, un bungalow se vend 202 000 $, selon une étude de Royal LePage. Dans les Maritimes, les prix sont moins élevés pour une résidence comparable (Halifax: 162 667 $) de même qu’à Edmonton (190 5591 $) et à Winnipeg (184 214 $).

Mais dans les autres grandes villes canadiennes, il faut mettre le gros prix: 246 778 $ à Calgary, 272 381 $ à Ottawa, 359 211 $ à Toronto et 481 667 $ à Vancouver.

” Le marché immobilier à Toronto est complètement différent “, constate Marc Pinsonneault, qui vit à Toronto depuis 12 ans.

” Des gens qui vivaient à Québec dans une belle maison de 250 000 $ avec un terrain et une piscine creusée vont payer plus d’un million de dollars à Toronto pour une maison équivalente dans un quartier résidentiel reconnu “, dit-il.

Et ce n’est rien: les villes étrangères sont bien plus chères. La location d’un logement de luxe de deux chambres coûte 5380 $ à Tokyo, 4500 $ à New York, 3840 $ à Londres, 2950 $ à Paris, 2100 $ à Rome…

Si la valeur de la propriété est plus élevée, les frais afférents seront en conséquence: plus de taxes, plus d’assurances (surtout si on se trouve dans une zone sujette aux ouragans ou aux tremblements de terre), etc.

Le prix de l’école fait aussi une énorme différence. ” À Toronto, il y a des écoles francophones publiques et des services, dans le quartier North York “, souligne M. Pinsonneault. Mais c’est loin d’être le cas partout.

” Les enfants ne peuvent pas nécessairement s’intégrer au système public, surtout s’ils ne parlent pas la langue “, dit Mme Vincke. Pour les inscrire dans un lycée français, il peut en coûter 5000 à 20 000 $ par année, selon le pays. Même si les enfants parlent la langue du pays, on ne peut pas toujours les envoyer à l’école publique. ” À Washington, les écoles publiques sont trop violentes “, note Mme Bernard.

Les frais de garde pour les enfants d’âge préscolaire sont aussi nettement plus élevés ailleurs. ” Une garderie peut facilement coûter 75 $ par jour en Australie “, précise Mme Vincke.

Le prix du transport n’est pas non plus le même à l’étranger. En Europe, l’essence et le stationnement sont plus chers.

Il faut aussi prévoir le prix des voyages pour revenir visiter sa famille et ses amis dans sa ville natale. Billets d’avions pour toute la famille, chambre d’hôtel, restaurants, etc.

Moins d’impôts, moins de services

Par contre, les taxes et les impôts seront souvent moindres. Au Québec, un particulier qui gagne un salaire de 50 000 $ par année, paie 13 416 $ d’impôt, soit 26,8 % de son salaire. En Ontario, le même particulier paie 10 672 $ d’impôt, soit 21,3 % de son salaire. Le contribuable ontarien a donc 2741 $ de plus dans son portefeuille.

Pour un salarié qui gagne 100 000 $, l’écart est de 5229 $. Le Québécois paie 35 230 $ d’impôt, versus 30 001 $ pour l’Ontarien.

Et aux États-Unis? Un célibataire qui gagne 100 000 $ paie seulement 22 506 $ d’impôt. Il a donc 12 724 $ de plus dans ses poches. Mais attention! L’étendue des services publics est en conséquence. Il faut être bien conscient des coûts de l’assurance maladie, entre autres.

” Les programmes d’assurances des employeurs américains ne couvrent pas tout de A à Z, dit Mme Bernard. Il y a beaucoup d’ex

clusions et c’est généralement ce qui coûte le plus cher. ” Ne croyez pas que vous pouvez rentrer au Canada pour vous faire soigner gratuitement: il y a un délai de 90 jours.

Qui m’aime me suive!

Déménager pour le travail, c’est aussi déménager sa famille. ” Il y a trente ans, les conjoints suivaient. Maintenant, ce n’est pas acquis “, constate Gilles Couturier, des Conseillers financiers T.E.

Si le conjoint ne peut pas travailler à l’étranger, les revenus de la famille sont automatiquement coupés en deux. Rares sont les entreprises qui compensent pour la perte de salaire du conjoint.

Si les deux conjoints gagnent chacun 100 000 $, il y a peu de chance que le déménagement soit payant. Par contre, si le conjoint gagne 30 000 $, il y a fort à parier que les primes d’éloignement compenseront pour la perte de son revenu.

Bonne chance au conjoint qui veut trouver du boulot dans le pays d’accueil! Obtenir un permis de travail n’est pas aisé. Dans bien des pays, il faut postuler sur un poste jugé stratégique pour obtenir un permis de travail, explique Barbara Vincke. ” Si le conjoint est professeur ou secrétaire, il n’aura pas de permis “, dit-elle.

Tous ceux dont la profession est encadrée par un ordre doivent se méfier, affirme de Suzanne Bernard, spécialiste en relocalisation chez Bombardier. Son conjoint, d’origine française, avait déjà deux ans d’expérience comme pharmacien quand il a fait le saut au Québec. L’Ordre des pharmaciens lui avait dit qu’il devrait retourner faire des cours à l’université (trois ans). Mais il ne savait pas que le programme était très contingenté, même pour un pharmacien étranger déjà diplômé!

L’adaptation de la famille

Les familles reconstituées posent un défi particulier. ” Les enfants doivent décider s’ils vont vivre à l’étranger ou s’ils restent au pays. Les entreprises ont des politiques de plus en plus flexibles: offrir plus de vacances, des voyages pour les enfants “, précise Mme Vincke.

Il est crucial que la famille s’adapte à son nouveau milieu. Et les employeurs en sont très conscients, car il s’agit du plus important facteur d’échec lors d’une relocalisation, ajoute Mme Vincke.

Autant l’expérience peut être enrichissante (la famille découvre une culture différente, rencontre des nouveaux amis, les enfants apprennent la langue…) autant l’adaptation peut être un choc. Dans les grandes villes, il faut s’habituer au manque d’espace et à la pollution. Dans des localités reculées, où l’entreprise est le principal employeur, il faut apprendre à vivre au sein d’une petite communauté.

Souvent, l’employé muté est surchargé. Le nouveau travail lui amène un fardeau professionnel supplémentaire… et plus d’heures de travail. La famille se retrouve dans un nouveau milieu, sans réseau d’aide. Il faut trouver des écoles pour les enfants, un médecin, des sports, des activités, des amis…

En fait, une relocalisation figure parmi les événements les plus stressant dans une vie… derrière le décès d’un proche et un divorce, selon un sondage mené par les services de relocalisation Royal LePage.

Les femmes subissent généralement plus de stress que les hommes, apprend-on aussi. Le stress ressort sous forme d’irritabilité, d’anxiété, d’insomnie, de maux de tête ou d’un manque d’appétit.

Déménager: 30 000 $ à 55 000 $

Déménager une famille est très onéreux. Il faut compter 15 000 à 25 000 $ pour un déménagement outremer, et facilement 10 000 à 15 000 $ pour un déménagement ailleurs au Canada, affirme Barbara Vincke, directrice des opérations chez Primacy Relocation Canada.

La vente de la maison et le rachat d’une autre résidence peuvent entraîner une facture de 20 000 $ à 30 000 $, selon la valeur de la résidence. Les frais de courtage de l’agent immobilier oscillent de 5 à 7 % de la valeur de la maison. Il faut aussi prévoir les frais du notaire, du bris de l’hypothèque et les coûts de débranchement et de branchement pour tous les services: téléphone, électricité, câble, chauffage, etc.

Réaménager entraîne une série de dépenses. Les rideaux ne vous plaisent pas? La couleur des murs non plus? Il faut acheter des nouveaux électroménagers? Difficile d’évaluer ces coûts, mais sachez qu’une grande entreprise peut verser une somme forfaitaire équivalente à un mois de salaire brut, jusqu’à concurrence de 7500 $.

Heureusement, avec l’explosion du marché immobilier ces dernières années, pas de risque que le prix de votre maison se soit dépréciée. Autrement, il faudrait aussi considérer l’ampleur de la perte en capital.

Plutôt que de rembourser ses dépenses, certaines entreprises qui envoient des employés à l’étranger pour quelques années, les encouragent plutôt à conserver leur maison. Elles leurs offrent les services de gestion immobilière qui se chargera de louer la résidence et de percevoir le loyer. L’employeur paiera les dépenses de la maison (hypothèque, chauffage, etc.) pendant trois mois, en attendant qu’elle se loue.

” Si l’employeur ne défraie pas tous les frais de déménagement, on peut les déduire de ses impôts “, précise Gilles Couturier, des Conseillers financiers T.E. Toutefois les dépenses d’aménagement de la nouvelle maison ne sont pas reconnues par Revenu Canada.

Vous voulez vivre à Toronto? Préparez-vous à payer le gros prix lors de l’achat de votre nouvelle maison. QUOTE

source : www.cyberpresse.ca

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