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J’ai testé l’école à la maison au Canada

On vient déjà de passer une nouvelle rentrée scolaire et pour nous c’est vraiment un grand moment.
L’année dernière notre enfant était scolarisé à la maison.
Nous avions déménagé dans une nouvelle ville (de la région de Saguenay à la ville de Québec). Alors que nous étions habitué à des rentrées en fête, avec chansons, spectacle de clowns et autres, là j’avoue avoir été un peu stressé par le monde, près de 800 élèves et surtout une part d’inconnue, puisqu’il n’y a pas eu de présentation du corps enseignant en raison d’un manque de place (une seconde école était alors en construction).

Pour mon fils la nouvelle école, les nouveaux amis, la nouvelle enseignante, et une maman enceinte à risque, cela faisait beaucoup de changements d’un coup.
Sa professeure semblait avoir du mal à le cerner et rencontrait des difficultés avec lui.
Au bout d’un mois, mon fils a commencé à faire des cauchemars, il criait en pleine nuit : « Mais je vous dis que j’ai raison ! » et quand peu de temps après j’ai reçu un appel de l’enseignante en question qui me dit : « votre fils est sensible ! Il n’arrête pas de pleurer » . Il semblerait après enquête que l’enseignante criait facilement sur les enfants et particulièrement sur le mien.

Pour faire court, dès le mois d’octobre nous avons envisagé de le retirer de l’école pour lui donner des cours à la maison, puisque je travaille à mon compte et qu’on voyait mon fils commençait à détester l’école (alors qu’il avait toujours aimé cela auparavant ).
Sauf que dans l’équation, j’étais enceinte et cela ne se passait pas comme prévu, j’ai dû être hospitalisé et j’ai accouché en avance d’un petit bébé. Il a fallu attendre l’arrivée de ma belle-mère pour enfin pouvoir retirer mon enfant de l’école en décembre.

Quand j’ai pris la décision de retirer mon enfant de l’école c’était dans le souhait de lui donner un enseignement de France en passant par le CNED afin de savoir s’il avait toujours le niveau. Ce que nous fîmes, mais la commission scolaire ne nous a pas facilité la tâche. Il est plus habituel au Québec que l’enfant soit scolariser à la maison dès les classes de prématernelles. Et pour réussir à obtenir l’accord de la commission scolaire c’est le parcours du combattant, sans cet accord pas de bulletin scolaire officiel du CNED, ni de prise en charge des cours à la maison (coût 1000 $). Mais bon dans notre cas nous avons tout de même reçu l’évaluation de l’année grâce au CNED.
Alors maintenant je me sens capable de vous donner mon avis sur la différence de formation entre un ce1 de France et une deuxième année du Québec, d’un point de vue tout à fait subjectif.

La formation française est bien plus accès sur la richesse de la langue française, le nombre de mots de vocabulaire appris est plus grand, les cours de grammaire sont légions et comme dirait mon amie enseignante française ( la grammaire c’est un éternel recommencement en France ). Les textes imposés sont plus longs, plus complexes, certains mots même pour un niveau ce1 m’ont paru inadapté . Et pourtant j’ai passé un bac littéraire, héhéhé.

En ce qui concerne les mathématiques, j’ai trouvé que le système canadien était bien plus simple à expliquer que le système français (pour rappel nous avons vu les soustractions posées les multiplication et les divisions ).

Pour les cours d’anglais, à votre avis France ou Canada ?…
Oui les cours d’anglais au Canada sont plus fun et c’est d’ailleurs plus dans la communication directe, de ce fait les élèves peuvent se lancer rapidement dans une conversation. Les cours d’anglais du CNED, sont tout de même bien faits, on écoute le texte, on le répète on l’enregistre puis le professeur nous fait une correction à l’oral.
En bref mon expérience avec le CNED a été tout à fait satisfaisante, si on enlève le fait que donner les cours à son propre enfant est difficile. Mon fils ne me considérant pas comme son enseignante mais bien comme sa mère, remettait en question, le fait même de travailler ses cours…

Le suivi du CNED est vraiment très confortable, pour chaque devoir rendu vous avez une correction écrite avec des points d’amélioration si besoin, des trucs pour rendre plus efficace les apprentissages etc.
Ce qui a manqué c’est la socialisation essentiellement, c’est pourquoi cette nouvelle rentrée a été une grande joie pour moi et pour mon fils.

N’hésitez pas si vous avez des questions, je me ferais un plaisir de vous répondre sur ma page https://www.facebook.com/unefrancaiseetsonbeachbody/

Ah, j’oubliais mon mari écrit un livre c’est un thriller ambiance bit-lit pour un concours si vous voulez l’encourager il suffit de vous connecter via votre facebook ( ou si vous n’avez pas de compte facebook de vous inscrire avec votre boîte mail ) et de mettre un cœur à la fin de chaque chapitre lu et deux partages. Il a déjà été repéré par la maison d’édition je vous mets le lien de l’article. http://www.fyctia.com/post/165

Aloane
Née en 1981 et originaire de Lorraine, cet infirmière française arrivée au Québec en 2012 dans la région de Saguenay, s'est réorientée quelques années après son installation. Avec son mari travailleur de l'industrie des jeux vidéo, la famille habite maintenant dans la région de Québec.
http://www.immigrer.com

Commentaires sur “J’ai testé l’école à la maison au Canada

  1. Je vois que mon message a été effacé. Pour l’école à la maison, j’ai plusieurs conseils :
    – Rejoignez le plus vite possible un groupe d’école à la maison si vous ne voulez pas rester isolé http://www.aqed.qc.ca/fr/
    Les groupes sont en général très dynamiques, surtout ces dernières années.
    – Un point à éclaircir avec la commission scolaire. Vous pouvez bien tomber ou mal. La Commission scolaire peut exiger d’évaluer vos enfants. Attention si vous suivez un autre programme.
    – Pour le CNED, les accords franco-québécois exigent l’autorisation de la CS pour scolariser vos enfants au CNED. Ca va encore dépendre des CS (dans les autres provinces, aucune autorisation n’est demandée pour faire le CNED, vous devez vous adresser directement au consulat/ambassade). Attention, chaque province a ses propres exigences pour l’école à la maison (la déclaration auprès du conseil scolaire, mais globalement, l’inscription au CNED n’aura aucun lien avec les exigences de déclaration de la province) sauf au Québec). Beaucoup de familles ne s’enregistrent pas et ça il faut le savoir.

    – Le Québec est la province la plus dure en la matière (enfin les autorités), l’Ontario la plus cool (aucune obligation de déclaration). La Nouvelle-Ecosse et d’autres provinces ont mis en place de nouvelles normes (se renseigner auprès d’HSLDA, association pancanadienne).
    – Les esprits s’ouvrent quant à l’école à la maison au Canada. Les musées, les salons du livre ou autres expositions, les articles locaux ou encore les clubs sportifs organisent de plus en plus d’activités pour ces groupes (je trouve que les activités se sont multipliées ces dernières années et que le public s’est diversifié).

    1. Merci Elodie, cette année mon fils est retourné à l’école, et heureusement il est avec une véritable perle, dévouée à son travail. Vous faites l’École à la maison depuis longtemps ?

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