S’installer au Canada en français peut aussi passer par Terre-Neuve-et-Labrador, la Saskatchewan ou le Nord de l’Ontario. Ottawa soutient trois projets destinés à rapprocher les candidats francophones des employeurs et à renforcer les communautés francophones hors Québec.
Selon les informations rapportées par Francopresse, le gouvernement fédéral a annoncé, le 29 septembre à St. John’s, un investissement d’environ 1,2 million de dollars pour soutenir trois initiatives en immigration francophone.
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Ces projets s’inscrivent dans le Programme d’appui à l’immigration francophone, qui finance des organismes menant des activités de recrutement, de promotion et d’accompagnement. Leur objectif : répondre aux besoins de main-d’œuvre tout en aidant les communautés francophones en situation minoritaire à se développer.
Terre-Neuve-et-Labrador mise sur les services essentiels
À Terre-Neuve-et-Labrador, les efforts de recrutement viseront principalement les professionnels de la santé, de l’éducation et de la petite enfance. L’arrivée de personnel francophone et bilingue doit contribuer à élargir l’accès aux services dans les deux langues officielles.
D’après Francopresse, la province bénéficiera d’un soutien fédéral de 350 000 dollars et poursuivra ses démarches auprès de candidats en France, en Belgique, en Tunisie et au Maroc.
Une amélioration administrative est également prévue au Labrador : un nouveau point de collecte biométrique doit ouvrir en janvier 2027 à Happy Valley-Goose Bay. Il permettra aux personnes concernées de compléter cette étape de leur dossier sans devoir se rendre à St. John’s.
La Saskatchewan veut mieux relier les candidats aux employeurs
En Saskatchewan, le Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan prépare une initiative associant recrutement international et accompagnement professionnel.
Le projet prévoit une plateforme interactive pour rapprocher les besoins des entreprises des profils disponibles, ainsi que des missions de recrutement en personne et à distance. L’agriculture, la santé, les mines, l’énergie, les technologies et l’hôtellerie figurent parmi les secteurs ciblés.
L’accompagnement comprendra aussi un soutien pour la reconnaissance des diplômes et les certifications professionnelles, ainsi que des ateliers de transition culturelle.
Le Nord de l’Ontario cherche à se faire connaître
En Ontario, la stratégie « Osez le Nord » mise sur la promotion des possibilités d’emploi et d’établissement dans les communautés francophones du Nord.
Portée par le Réseau de soutien à l’immigration francophone du Nord de l’Ontario, par l’entremise du Carrefour francophone de Sudbury, cette campagne cherche à faire découvrir des destinations parfois moins présentes dans les projets des candidats à l’immigration.
Selon Francopresse, un financement de 909 000 dollars sur trois ans avait été annoncé en 2025 pour appuyer cette initiative.
Ce que ces projets peuvent apporter aux candidats
Pour les personnes qui envisagent une installation au Canada en français, ces initiatives pourraient faciliter les contacts avec les employeurs et rendre les possibilités régionales plus visibles.
Il faut toutefois distinguer ces projets de recrutement et d’accompagnement des voies permettant d’obtenir un statut d’immigration. L’annonce porte sur le financement d’initiatives locales; elle ne présente pas trois nouvelles catégories de résidence permanente.
La reconnaissance des compétences reste également un enjeu central. Recruter un professionnel formé à l’étranger doit s’accompagner de démarches lui permettant d’exercer son métier, particulièrement dans les professions réglementées.
Interrogée sur cette question, la ministre fédérale de l’Immigration, Lena Metledge Diab, a indiqué, selon Francopresse, que le gouvernement travaillait avec les provinces pour réduire les obstacles. Elle n’a toutefois pas précisé si les cibles fédérales d’immigration francophone seraient relevées dans le prochain plan des niveaux d’immigration.
Sources : Francopresse

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