Québec facilitera l'intégration des médecins étrangers - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada

Québec facilitera l’intégration des médecins étrangers

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De tarbais
Québec facilitera l’intégration des médecins étrangers

Québec fait quelques pas de plus pour faciliter l’intégration des médecins diplômés à l’étranger.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, a en effet annoncé vendredi une série de mesures qui seront progressivement implantées et qui permettront de faciliter le parcours de ces candidats à la pratique de la médecine au Québec.

Entre autres mesures, 65 places seront réservées en résidence, en médecine de famille et dans les spécialités de base, pour ces diplômés de l’extérieur du Canada, des États-Unis et de la France.

La France fait maintenant partie des exceptions car le Québec a signé l’an dernier une entente particulière de reconnaissance des compétences avec ce pays.

Les candidats qui ne parviendront pas à décrocher un poste de résidence passeront alors par un système d’évaluation qui permettra différents cheminements, selon les lacunes observées. C’est un organisme indépendant qui sera chargé d’administrer le futur mécanisme d’évaluation des compétences.

Par exemple, un stage de mise à niveau d’une durée de six mois sera offert aux candidats qui auront obtenu une recommandation en ce sens, après évaluation de leur dossier.

Un autre stage d’acclimatation sera aussi offert à ceux qui sont admis en résidence mais qui ont tout simplement besoin de mieux connaître leur milieu de pratique.

Ceux qui ne pourront suivre ces mesures d’adaptation ou d’appoint se verront conseiller une réorientation de carrière.

«L’objectif politique est très clair: tout citoyen québécois qui a un diplôme de médecine, on veut lui offrir l’opportunité de pratiquer au Québec, parce qu’on est en pénurie de main-d’oeuvre, ça c’est très clair, a dit le ministre Bolduc. Tout citoyen québécois qui a un diplôme de médecine, qui a les acquis et que l’évaluation révèle qu’ils sont capables, on veut les avoir le plus rapidement possible sur le marché du travail. Ceux qui ont des déficiences, on veut les aider à les corriger rapidement et les amener sur le marché du travail. Les autres, on veut leur permettre d’être des citoyens actifs et d’avoir un travail rémunérateur au Québec et de participer à la société québécoise. Pour ça, on va leur offrir un programme de formation connexe dans d’autres types de profession.»

Le ministre Bolduc adopte ainsi l’ensemble des recommandations du groupe de travail qu’il avait constitué pour le conseiller en la matière.

Il s’engage ainsi à ce que personne ne soit laissé pour compte et que l’évaluation de chaque candidat soit faite «rapidement». Il rappelle que c’était là l’un des principaux reproches formulés à l’endroit du processus de reconnaissance des médecins diplômés à l’étranger: sa lenteur.

Le ministre de la Santé prévoit que les premières évaluations des candidats pourront commencer ce printemps et les premiers stages cet automne.

Réactions

Le président-directeur général du Collège des médecins, le docteur Yves Lamontagne, aime bien le nouveau système. «C’est vraiment un plus, le stade d’acclimatation et l’autre stage qui vient après, de mise à jour», a-t-il commenté, en entrevue après la conférence du ministre. «C’est comme donner une seconde chance.»

«C’est un pas dans la bonne direction; c’est la politique des petites mesures», s’est d’abord réjoui le docteur Comlan Amouzou, porte-parole de la coalition des médecins diplômés à l’étranger. «Les médecins vont être mieux encadrés; ça c’est certain, mais il faut pouvoir arriver à l’examen de résidence.»

Il souligne en effet que ces mesures s’adressent aux candidats qui ont déjà passé les examens du Collège des médecins du Québec. «Ce rapport ne s’attaque pas au (problèmes des) médecins qui arrivent ou qui vont arriver demain et qui vont traîner ici deux ans parce qu’ils n’ont pas d’appui pour pouvoir arriver à l’examen. Et c’est dans ce lot qu’on a le plus de goulot d’étranglement», souligne-t-il.

Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

source : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/281253/des-mesures-pour-integrer-les-medecins-diplomes-a-l-etranger
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De avanti

Savez-vous s’il y a une limite de candidats qui peuvent passer l’examen?

Et quel sont les frais?

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De Equinox

Nous avons un réel besoin de médecins et surtout de médecins motivés par la vie au Québec.

J’ai traité de nombreuse demande de parrainage, des français, des Algériens, des Tunisiens, des Africains…et je me retrouve dans 80 % avec des médecins qui croient que tout leur est dus, qu’ils seront accueillis comme des rois, des messies….
Bon sang, le Québec manquent de médecins mais ils n’attend pas après vous…

Alors, soyez motivés, investissez un peu de votre argent pour déménager, oubliez le votre ancienne vie et venez vous installé en toute confiance ici, MAIS en suivant les conseils du RSQ et du CMQ. Vous n’aurez pas de mauvaise surprise !!!

Si des médecins, sont interessés par des renseignements, je les invite à faire un tour sur le site de l’AQMPR, et ici, je pourrai répondre à leurs questions

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De Lilideslacs

Voila … ça c’est des conseils éclairés de quelqu’un qui a du vécu.

Bravo !

Pour ma part, je vois, dans la démarche annoncée par le gouvernement, une réelle volonté d’améliorer les choses.

Est-ce que tout changera en un jour … bien sur que non … il faut du temps mais lorsque la volonté est là … et que des mesures concrètes … même si certains les considèrent encore trop modestes … sont mises de l’avant … c’est positif non ?

Mais bien sur quand c’est positif ça ne fait pas l’affaire de tout le monde … particulièrement des as de l’intox … :angry:

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De Ensaimada

C’est bien beau une volonté, tout le monde est bien d’accord; cependant, il faudrait bien que cela se concrétise. S’il y a trop de barrières, si c’est trop compliqué ça va rebuter les médecins plus qu’autre chose. Ils vont venir ici … et partir s’installer en Ontario s’ils parlent anglais !

Merci Sarbacan pour cet article (je l’avais lu aujourd’hui d’ailleurs). Alors ça commence à être un peu le fouillis là-dedans !

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De Equinox

Pour l’article, rien de bien palpitant, l’office des professions doit approuver la loi avant qu’elle soit exécutée, si c’est plus lent au Québec qu’en Ontario, ce n’est pas à cause du CMQ…mais plus à des fonctionnaires pointilleux.

D’autre part, les raisons de la non immigration de l’ontario vers le Québec, sont claires : rémunération, conditions de travail, langue.
Alors je suis désolé, ceci n’est pas un scoop !

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De Equinox

Lorsque je suis parti de france, le seul successeur que j’ai trouvé, était Espagnol…Effectivement, comme il venait de l’union Européenne, le conseil lui a demandé 2 choses : son diplome de médecin et parler français .
Seulement voilà, il avait appris le français en lisant Astérix….il s’est installé tout de même, et maintenant il rame, aucun soutien du conseil de l’ordre, aucun aide particulière…

Si, un Ontarien veut s’installer ici, on lui demande des choses identiques, et il s’installera sans problème, il sera soutenu par le CMQ et les agence de santé…pour la langue, il aura le programme Québécois de remise à niveau.

Je te répète, il n’y a pas de protectionnisme inter-provincial, mais le Canada est une fédération, ainsi il faut harmoniser certaine loi, pour permettre une installation correcte, sans mauvaise surprise.

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De Guinness

Il me semblait bien aussi avoir vu un nombre incalculable de reportage concernant la difficulté des médecins etrangers à s’installer en France :innocent:

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De jugmez

voir aussi http://www.newswire.ca/en/releases/archive/December2009/09/c9497.html
Grave mésentente France-Québec sur la reconnaissance des diplômes: Vive indignation de médecins français voulant travailler au Québec, alors que l’installation de leurs collègues québécois devient très facile en France/

Renseignements: François Lubrina, (514) 232-2234; Dr Anne-Marie Jouan, cardiologue, (514) 466-1143; Dr Daniel Jagodzinski, dermatologue, (514) 509-1189; Source: ASSEMBLÉE DES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER

:whistlingb:

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De Equinox

En pratique, qu’est-ce que cela a changé? Malheureusement, pratiquement rien. En effet, depuis la signature de l’ARM, les médecins québécois ayant un permis d’exercice québécois en règle – c’est-à-dire tous – peuvent directement aller exercer en France sans aucune contrainte, si ce n’est quelques démarches administratives simples (s’inscrire à l’Ordre français, ne pas avoir de casier judiciaire). Ils arrivent, posent leur valise, font deux jours de démarches et peuvent pratiquer en ville ou à l’hôpital, où et comme ils le veulent. Ce qui est loin d’être le cas des médecins français désireux de s’installer au Québec.

2 jours de formalités administratives : si ce monsieur a quitté la France, il ne doit pas être au courant de la lenteur française…c’est délirant d’être aussi partial. Mon successeur en 2004, Espagnol de nationalité, à mis 1 mois, et parce que je connaissais bien le secrétaire du conseil qui a fait passé son dossier sur le dessus de la pile, à la DDASS, à la préfecture, à la mairie et au conseil de l’ordre. De plus, un québécois qui va arriver en France sera parachuté en pleine campagne avec un sonore « Débrouillez vous ». Je ne vous raconte pas la déconvenue, lorsqu’il va devoir travailler 80 heures par semaine, faire du « léchage de bottes à la clientèle et de la surenchère aux examens pour garder cette clientèle…..je ne vous donne pas de détail sur toutes les formalité bureaucratique de la vie française.

En effet, il ressort des exigences actuelles du Collège des médecins québécois que le médecin français qui veut exercer au Québec doit se soumettre à une semaine d’observation (300$) préalable à un stage d’évaluation de trois mois (12 000$). Si le stage obtient sa validation, le médecin doit exercer pendant un an dans un cadre universitaire ou réglementé avec un permis restrictif, avant de subir un examen de fin d’études. Cet examen est en fait l’examen de fin d’études de la spécialité (c’est-à-dire celui que doivent passer les étudiants québécois au bout de cinq années d’études en spécialité). Autant dire que le diplôme français ne vaut rien au Québec. Vous avez dit «réciprocité»?
Ceux qui échouent à cet examen ou ne s’y soumettent pas doivent pratiquer 4 ans supplémentaires de «service médical» dans les conditions du permis restrictif. Bien sûr, le terme de «permis restrictif» n’est jamais utilisé par le Collège des médecins québécois, qui le remplace par celui de «permis 35» (permis d’exercer la médecine dans un établissement au sens de la Loi sur les services de santés et les services sociaux en vertu de l’article 35 de la Loi médicale), alors qu’il constitue dans les faits une pièce centrale du dispositif discriminatoire.

Ceci est archi faux !!! Ce monsieur n’y connait strictement rien et fait un joyeux mélange entre le permis restrictif et les évaluations en vu d’obtenir un permis régulier du Québec.
Actuellement le parrainage est assorti d’une convention financière, qui permet au candidat de ne rien payer moyennant un contrat de 4 ans avec l’établissement parraineur dans le cadre du permis restrictif. Au bout de 5 ans ce permis restrictif est converti en régulier du Québec moyennant 250 $ !!!
Bien entendu, le médecin étranger qui désire avoir de suite un permis régulier, est soumis à une évaluation par un maitre de stage, dans une faculté de médecine et ensuite autorisé à s’inscrire en Résidence pour suivre le cursus habituel des étudiants québécois !

Je vous renvoie encore une fois sur le site du CMQ, rubrique médecins à diplômes hors Canada et États-Unis

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De sarbacan

Oui mais grosso modo mème si l’ordre des médecins français est tres lent , ça va mettre 1ans grand max , alors que de l’autre coté , tu auras quand 5 ans pendant lesquels le médecin ne sera pas libre d’exercer totalement son métier sans compter les frais …

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De Equinox
NON ! encore une fois c’est faux ce que tu dis. J’ai absolument les mêmes privilèges et conditions d’exercice, ainsi que le même salaire que mes collègues Québécois ! Revises tes renseignements, avant de dire ça !!!!

La restriction n’existe que sur la géographie, tu exerces dans le même établissement pendant 5 ans !

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De sarbacan

Si un établissement hospitalier trouve un interet à te parrainer et donc à te subventionner de 15000¨$ , ça veut dire qu il n a pas trouvé de médecins québecois et donc soit les conditions salariales ne sont pas terribles , soit la région où se trouve cet établissement n’est pas tres attirante !

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De Equinox

AHAHAHAHHAHAHAAH ! mais tu vis où ! Sarbacan….tu es parti avec la fléchette, vraiment c’est la meilleure de la soirée !!!!!

Pour te ramener sur terre :
– As tu jamais entendu parlé de PÉ-NU-RIE : Une pénurie désigne une situation où une collectivité manque d’un ou de plusieurs produits ou services. il peut y avoir pénurie de médecins

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De jugmez

Je vois que le Collège des médecins québécois a des avocats sur ce forum.

En tout les cas, je ne veux pas entrer dans une polémique stérile, mais j’ai juste à dire que les grands perdants de ce protectionnisme forcené et hypocrite de ce collège sont les patients québécois. Rassurez moi, c’est pas la médecine française qui est si médiocre, sinon elle aurait pas eu 11 prix Nobel <_< !!!!

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De Equinox

Mais, je ne suis pas marié avec le CMQ. J’essaie simplement de remettre les choses a leur place…Parfois vous aimez tellement la théorie du complot, ou peut-être du chaos…que vous répandez des idées fausses.
Ceci dit, je trouve qu’effectivement cette discussion sur le Vrai-Faux, est stérile. Les accords France-Québec sont là :
http://www.cmq.org/obtenirpermis/profil/commun/Nouvelles/2009/2009-12-09/communique.aspx

Lis bien….

Ceci dit je comprend que ceci ne concerne que les médecins français, et donc je comprend que ça doit créer des jalousies parmi les autres médecins, et c’est compréhensible. (complot ??? icone)

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De Docteurzic

Je suis médecin français prêt à migrer avec famille et tout et tout, mais j’avoue que les démarches et les « preuves » à fournir pour exercer rebutent un peu. Perso, j’ai fait 12 ans d’études et j’ai un peu de mal à l’idée de repartir pour quelques mois de stage d’observation (peu importe commment on l’appelle). En plus débourser 15000 $ à la période la plus difficile d’une expatriation càd affectif, financière (coût d’un déménagement, d’une réinstallation, etc); ne pas avoir de rentrée de salaire pdt 3 mois, c’est pas très stratégique pour attirer du monde qui comme moi, qui pèse les pour et les contre de partir ou pas. je suis peut être pas assez motivé pour le Québec sinon… D’ailleurs j’ajouterai une curiosité des démarches que je suis en train de réaliser (cas particulier car je me renseigne pour partir dans le cadre d’un fellowship): parmi la multitude de paperasse à remplir (là-dessus pas de différence avec la France ;) ), on me demande de signer un engagement de retour dans mon pays à l’issue de la période québecoise : pas très engageant !!! Je n’ai en tout cas pas l’impression que les démarches soient aussi dures ou restrictives pour bosser en France, maintenant, je ne connais pas de québecois expatriés en France. Parole de français.

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De Equinox

Le stage d’observation de 3 mois, qui te sera payé un fois que tu auras ton contrat de parainnage, consiste à évaluer tes connaissance et ton sens clinique, mais surtout, à te familiariser avec toutes les formalités administratives, les demandes d’examens et le mode de fonctionnement de l’établissement. C’est très necessaire crois moi ! effectivement tu ne sera pas payé pendant 3 mois, et tu devras vivre sur tes réserves…mais Avoues que c’est un petit investissement !
Actuellement, les médecins qui font le pas, ne déboursent pratiquement rien pour les formalités administratives.

D’autre part, la motivation reste le moteur, si tu n’es pas prêt a faire le pas, tu trouveras toujours une bonne ou mauvaise raison pour rester en france…c’est un chemin normal lorsqu’on se trouve en situation de choix.

Il y aura très peu de Québécois (exeptés ceux qui trouvent un chum ou une blonde française) qui viendront en france, nous sommes bien trop choyés ici et nous préférons rester ici !!!

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De aymars

Je sais pas si vous êtes vraiment choyé au Quebec, mais en France on est de plus en plus stigmatisé. Tout cela pour que l’État fasse des économies de bout de chandelles . C’est vrai que si on part cela demande engagement et préparation. Pour moi qui a surtout envie de voir d’autre horizons moins funeste , cela me va . Surtout par rapport à ce qui faisait et se fait encore pour les médecins étrangers non français avant ce changement . Ce qui m’embêterai , c’est de devoir obligatoirement repartir après mon engagement si je désire rester au Quebec . Je préfère garder mon libre choix .Ce que je pense avoir lu ??

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De Equinox

Le cas de Fellow est différent, c’est un statut d’étudiant, et vous devez effectivement rentré au bercail. Pour ce qui est des permis restrictifs, pas de retour sauf si vous faites une faute professionnelle grave, dans ce cas vous vous retrouverez au chomage et pas le choix de rentrer.

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De aymars

Bah alors c’est tout bon . Franchement partir cela décoiffe les repères !! Alors je suis bien content d’avoir un stage qui me permettra un accompagnement et une sécurité par la compréhension du système . De plus cela permet de commencer à décoder la vie sociale québécoise.
Alors qu’en France c’est « démerde » toi .La médecine libéral française , seule moyen de la pratique de médecin de famille , c’est de plus en plus les contraintes sans les avantages du libérale . Sache Equinox qu’avec la nouvelle loi Bachelot , les généralistes devrons indiquer 2 mois avant à l’Ordre leurs congé s’il n’ont pas de remplaçant pour que la préfecture via les futures ARS puissent réagir. S’il réagisse comme l’Etat l’a fait pour l’affaire des vaccins H1N1 , cela ne va pas être triste !

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De Equinox

Mouais, je suis bien content de vivre et d’exercer ici, pour la fin de ma carrière. Je n’ai jamais aimé les contraintes et celle là m’aurait fait bouillir.

J’ai un ami, médecin de campagne, que je vois sur Skype régulièrement, il doit rester en france pour sa famille, mais il est en train de se décomposer…
Sincèrement, je vous plaint, et je me félicite, d’avoir traverser l’Atlantique, il y a maintenant 5 ans…

Ce qui me rendait tr`s coléreux en france à l’époque c’était l’arrivée de l’URSAFF et des cotisations retraite….

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De aymars

Et comment se passe vos cotisations et droit à la retraite chez vous ?

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De Bmacg & PDNY

ouaouh! J’avoue que j’hallucine un peu, enfin un médecin français qui a l’air un peu au courant et qui ne vit pas dans le merveilleux monde des Bisounours.

Tous les deux remplaçants et jeunes thésés, nous avons fait nos thèses respectives sur la place du remplaçant en médecine générale (et donc la non-installation des jeunes) et les conséquences du numerus clausus.
Dans nos travaux de recherche nous sommes tombés sur des trucs (genre rapports d’experts, projets de loi, discussion de loi HPST à l’Assemblée Nationale) qui ont achevé de nous déprimer et de nous dégoûter de la médecine libérale en France.

Mais autour de nous, les médecins, aussi bien jeunes remplaçants que jeunes installés ou installés un peu moins jeunes… tombent des nues et nous prennent pour des sombres pessimistes.
Nous on a plutôt l’impression qu’ils ont tellement le nez dans la choucroute qu’ils ne voient pas plus loin que leur déclaration 2035 ou leurs soirées avec les délégués médicaux de la sécu.

Et on ne parle même pas de la population générale, bien représentée par les députés des petits villages ( pourtant j’adore les petits villages) qui nous prend pour des parasites égoïstes : du genre « mais vraiment, je ne comprend pas pourquoi un jeune médecin ne vient pas s’installer dans ma commune de 318 habitants sans école ni bureau des PTT ni emploi pour son conjoint, pour soigner un bassin de population de trois hameaux à tout casser, alors que même dans la grande banlieue, Seine Saint Denis et Val d’Oise près de 7 médecins retraités sur 8 ne trouvent pas de successeur, non vraiment je ne comprend pas. Tout ça c’est sûrement parce qu’il y a TROP de médecins, ces sales nantis! »

Bref, incompris, stigmatisés et j’en passe.
Et oui, en France les gens aiment bien leur médecin (surtout s’il se crève à la tâche) mais n’aiment pas les médecins en général. Et la mère Bachelote ( pharmacienne, mpf!) n’arrange pas le ressenti des choses.

La blonde.

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De Equinox

Tu fais ta retraite toi même, tu places ton argent dans des Régimes Enregistrés d’Épargne Retraite, c’Est ton argent, tu le places, il fructifie et lorsque tu prend ta retraite tu profites de cet argent, en plus de la régie des rentes du Québec pour laquelle tu cotises, un petit pourcentage, sur tes payes.

Tu comprends, la différence avec la france, c’est que si j’avais pu placer ainsi l’argent que j’ai donné à l’état je serai à la retraite à Bora-Bora !!!

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De aymars

C’est vrai, j’ai été 9 ans remplaçant par choix en campagne. Les aspects contraignants pour nous de la loi Bachelot ont peut être bien été voté , leurs applications restent à voir. Concrètement le coup d’informer pour à terme demander son départ en congé me semble peu applicable. Je vois mal l’ordre arriver à gérer cela. Beaucoup comme moi n’en feront rien.
Tout cela ira au détriment du medecin de campagne parti qui se fera « taper sur les doigts » si un patient s’en plaint car il ne trouve pas d’autre confrère.Charges toujours en augmentation et je ne parle pas de la carmf que je n’arrive plus à payer dans les délais et le C = cs inapplicable malgré sa légalité. L’ Etat et la Secu nous escroquent en gagnant du temps. Ou est la democratie et le droit ?
Mais à nous de montrer notre force en augmentant de nous meme notre acte. Seulement on manque souvent de volonté par crainte de la clientèle !
Tout va ou devrait se jouer dans les semaines à venir.

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De Docteurzic

Dans le cas du Fellow, je ne trouve pas vraiment très juste de devoir OBLIGATOIREMENT rentré au bercail après le stage !
On peut très bien s’intégrer dans l’équipe d’accueil, se plaire au Québec et vouloir rester exercer son métier, non ?
et puis je trouve cela un bon moyen pour faire connaissance avec l’activité professionnelle dans le pays sans passer un point de non-retour.

En tout cas, moi je voyais ce fellow, comme l’opportunité de découvrir l’exercice de la médecine spécialisé au Québec avec l’option d’y rester si cela me plaît Signer un engagement de retour dans son pays, ça me choque un peu et ça ne rentre pas vraiment dans une politique de facilitation de l’intégration des médecins étrangers; surtout quand on a une démographie médicale déficitaire, l’administration devrait tout faire pour laisser des options pour rester.

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De Docteurzic

D’accord avec toi, le stage c’est un peu obligatoire et très informatif avant d’exercer dans un pays dont on ne connaît pas les habitudes, la réglementation, bref le système de santé….
Ce qui me fait un peu hérisser les cheveux sur la tête c’est de débourser 15000 $ pour 12 semaines de stage !!!! surtout quand on débarque dans un nouveau pays (+/- avec sa famille) et que c’est un peu chaud niveau finances !
Peut être que cela fait partie du processus de sélection ???

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De aymars

Il me semble que le montant de ce stage est pris en charge en echange d’un permis restrictif d’une durée de 4 ou 5 ans.

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De Equinox

Ben oui, vous avez raison, c’est une politique pour découvrir l’exercice de la médecine au Québec, et je connais beaucoup de spécialiste qui ont procédé ainsi….Fellow, puis permis restrictif….et je peux vous dire qu’un fellow pèse lourd dans le CV pour exercer sa spécialité dans une ville universitaire et donner des cours….
Ne pensez pas toujours au court terme…

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De Equinox

Docteurzic, va falloir que vous vous décidiez à lire un peu moins en diagonale, le stage est payé mais pas rénuméré….pour la Nième fois !!!!

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De Docteurzic

Je ne comprends pas trop ta remarque…. le stage n’est pas payé; il est payant ! (ni rémunéré ou rémunérant d’ailleurs ;) )

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De Equinox

Je vais essayer d’être clair : avant les accords de parrainage entre RSQ et les parraineurs la somme a déboursé se décomposait ainsi :

1000 $ : pour avoir le droit de passer l’ALDO québec : examen de législation médicale
1600 $ : pour le droit d’inscription à L’examen d’évaluation du collège médical du canada
et le stage, l’organisation du stage et le maitre de stage sont payants : soit une somme de 7000 $. Cette somme tu la versais en 2 fois, au milieu du stage et en fin de stage.

Je ne met pas les frais en sus : voyage à Paris pour passer les examens, et logement + bouffe pendant 3 mois sur ton lieu de stage

Depuis les accords : plus rien de tout celà n’est payant.
Bien entendu tu n’es pas payé pour le travail que tu fais pendant le stage.

Alors pardonnes moi, si je pète les plombs quand j’entend des chialages de même. J’ai l’impression que vous voulez le beurre, l’argent du beurre et le crémier de Bencoudonc !!!

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De aymars

J’avais bien compris. Un stage reviens a peu prés à 3 mois de vacances .Ce stage a lieu ou ? université ? Grand hopital ? là ou on exercera ? A votre avis faut un budget de combien pour vivre normalement sans excès, vol exclu , pour 3 mois ?

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De Equinox

Le stage a lieu en périphérie directe d’un centre universitaire, et dans un établissement qui correspond à votre lieu d’exercice futur.
Si vous êtes destiné à travailler en CLSC, vous le ferai dans un établissement similaire, supervisé par des moniteurs. Il peut y avoir un passage en service de soins palliatif et en maison de retraite, toujours en fonction de votre destination de travail.

Pour le tarif, pas simple, j’avais opté pour un B&B, parce que c’était la saison morte, et j’ai eu un tarif mensuel pour seulement la chambre.
Mettons que vous pouvez compter sur un 50 $ par jour en voyant large. Ceci dit, un conseil, il vaut mieux avoir déménagé au Québec…je sais que ce n’est pas simple et que c’est une prise de risque, mais le stage n’est pas du tout difficile.

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De Docteurzic

J’ai l’impression que vous voulez le beurre, l’argent du beurre et le crémier de Bencoudonc !!!
Non, j’ai juste l’impression que l’on ne s’est pas bien compris au départ. C’est maintenant plus clair pour moi. Décision dans 1 semaine, en attendant, je prospecte les pour et les contre d’immigrer ou pas. Cela ne me paraît pas délirant, non? Merci. PS: Equinox, je vais recharger ma boîte de Kleenex ;)

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De Equinox

En fait, pour faciliter votre adaptation : Chialer en québécois, veut dire Raler en français ! icone

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De Docteurzic

arf , merci Equinox, grâce à toi je vais commencer à enrichir mon dico franco-québecois ! ;)

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De Equinox

En fait dans les Accords France-Québec, il y a des choses qui semblent s’améliorer, ce qui explique le retard de l’agrément auprès de l’office des professions. Ainsi mes petites oreilles, m’ont rapporté que :

– les médecins français ne seront plus contraints géographiquement par un parrainage, ni un permis restrictif
– ils auront l’équivalence du diplôme québécois d’entrée de jeu
– ils payeront toujours leurs frais lors du stage, et le RSQ payera toujours le stage

Ceci, n’est pas coulé dans le béton, et fait l’objet de négociation avec le CMQ. Cependant j’ajoute un bémol, je ne pense pas que le gouvernement paie 15 000 $ par candidat sans qu’il y ait un retour de la part du médecin immigrant (sous forme d’un contrat engageant à rester au Québec pendant 4 ou 5ans…) Alors laissons venir les choses…

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De Docteurzic

Que des bonnes nouvelles pour les médecins français désireux de s’expatrier ! Qelles sont tes petites oreilles Equinox? des chances que je sois du lot des premiers immmigrants sous cette loi. Je vous tiendrai au courant. Y a-t-il des médecins spécialistes sur le forum (en particulier anesthésiste-réanimateur) notamment si les conditions sont un peu différentes que pour les généralistes?

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De Equinox

Mes petites oreilles sont très mignonnes…. icone
Ceci dit, pour les anesthésistes, tu peux demander des renseignement au Dr Jean-Luc Montfrais, lui même Anesthésiste, et président de l’ AQMPR .

http://www.aqmpr.ca/index.htm

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De la cage aux sports

bon et bien me revoilà de retour en france ……….. c’est d’une tristesse !!!!!!
et je dois présenter mes plus plates excuses à equinox de ne pas t’avoir téléphoné , mais dans la précipitation du départ (j’ai travaillé jusqu’à minuit la veille) j’ ai oublié mon agenda et mon tel en france où ton num de tel était noté ! (acte manqué ?)

En tout cas , ce fut une révélation et immigrer au Québec une évidence . Bien qu’on le savait déjà un peu avant le départ , tout ce voyage n’était qu’une confirmation pour moi , ET pour ma femme .

J’ai donc dès hier téléphoné au CMQ pour me faire parvenir le dossier pour l’ARM ( j’avais tel depuis québec mais le vendredi après midi , et c’est fermé à partir de12h qu’on se le dise pour les autres candidats )
Et je commence tout pour venir exercer au Québec .

A ce titre , en rapport aux 12000 dollars pour le stage ( qui est simplement logique pour s’adapter à une nouvelle pratique , n’en déplaise à quelques tristes sires de ce forum , et que je serai heureux de faire car je ne connait pas les « paperasseries » québecoises ( ex : un arrêt de travail , comment remplir une fse etc …. etc … ) , ni ses particularités) , il peut être pris en charge par le RSQ si on signe un contrat de 4 ou 5 ans , mais non pris en charge si on refuse ce contrat pour s’installer ailleurs que dans les régions définies , c’est ça?

Enfin, de toutes façons , ça y est , vous pouvez changer mon profil, nous sautons le pas, on deviens » en cours de processus »

L’hiver canadien nous plait tellement que vous n’imaginez pas notre déception en descendant de l’avion avec 8° ( si si ! 8° Celsius ! ) et PLUIE ! Mais bon , après nous avons eu droit à un – 20°C , sans compter le vent , au début du carnaval de Québec . Et puis Cora et ses petits dej !

J’ai envie de raconter encore plus de choses, mais bon, ma prose s’éloigne du sujet .

Bref , Equinox tu fais mon maître de stage ? Non je rigole . (enfin si c’est possible c’est ok pour moi ). Mais y a-t-il une place dans ton CLSC pour faire ce stage ? Est ce que ton CLSC fait partie des cliniques agréées par le CMQ ? Au cas où .

Et petite question : une fois le stage effectué , est-on obligé de rester à l’endroit où on a effectué ce stage , ou est-ce le RSQ qui nous désigne une place , ou avons nous un choix dans les places désignées par RSQ ?

J’aurai d’autres questions bien sûr !

et puis encore milles excuses équinox pour ce faux pas !

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Commentaires sur “Québec facilitera l’intégration des médecins étrangers

  1. Bonjour,

    Je suis médecin spécialiste en chirurgie générale avec une sur spécialité Cœlioscopie, 15 ans d’expérience CHU en Algérie. Je suis prête pour l’immigration au CANADA en famille, je veut savoir quelle est la démarche et la procédure à suivre.

  2. Bonjour, je suis médecin généraliste de la Tunisie, je suis très intéressé par la spécialité au Canada et prête pour l’immigration en famille, quels sont les procédures à suivre? Merci

  3. bonjour
    j aimerai vous demander de bien vouloir me renseigner sur les horizons dans le secteur de radiodiagnostic et imagerie médicale au canada,étant titulaire d un diplôme d’études spécialisées en imagerie médicale (DES) au Sénégal et titulaire d’un diplôme de médecine générale en Tunisie MD
    merci

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