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Mise en garde aux futures infirmières

Mise en garde aux futures infirmières

Ecrit par: laura 30-10 à 22:16

Hallo !

J’aurais aimé faire apparaitre un message dans les sujets generaux,pour mettre en garde les futures infirmieres recrutees la semaine prochaine à Paris, par les quebequois, lors du salon infirmier,afin qu’elles connaissent les conditions reelles de rémunération : ce n’est pas un message très folichon, mais je crois que cela pourrait être peut-être utile !

En tant que diplomées francaises, belges ou suisses,elles seront obligées de faire un premier stage de 40 jours …travaillés…,donc environ deux mois 1/2, durant lequel elles ne toucheront comme salaire net mensuel que 1600 dollards CAD, sachant que le prix des loyers a Montreal est aussi élevé qu’en France; il faut aussi savoir que les congés maladie ne sont indemnisés qu’à partir de 5 jours, et que des pénalités de 180 dollars par jours non travaillés peuvent être retirés du salaire. Les contrats signés à Paris n’accordent pas de vacances avant une année,(celles-ci étant d’ailleurs simplement indemnisées dans les contrats d’un an).

Et puis aussi vaut-il mieux que vous sachiez que vous ne serez pas considérées comme infirmières à part entière, même en ayant de l’experience, avant d’avoir passé le diplôme québéquois (ca signifie l’obligation de faire verifier par exemple la préparation de chaque seringue d’héparine, où de simple insuline systématiquement, par une autre infirmiere !), et puis, dernière petite chose… que les règles d’hygiéne sont assez catastrophiques, par comparaison avec celles appliquées en Europe, que la notion de propreté ne désigne pas toujours la même chose que ce que l’on connaissait déjà !
Mais,si malgré tout cela, vous êtes toujours tentées de partir, nous avons quand même toutes eues des expériences un peu différentes ici. Voilà, j’espère ne pas avoir été trop longue !

NB:un petit détail: il est facile de trouver des bails mensuels,où trimestriels:cela évite d’être bloquées par des bails à l’année,que l’on ne peut pas casser, si vous n’êtiez pas sûres de rester !

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Ecrit par: tedbeam 1-11 à 19:13

Laura,

Ce genre de critique facile m’insupporte au plus haut point. Je sens que ton expérience ne correspond pas a tes attentes. Il ne fallait pas venir icitte. Je suis sûr que tu es de celle qui critique l’accent québécois ou le fait que tu n’aies pas les memes responsabilités que dans ton pays d’origine. Pense qu’il existe des médecins qui ne sont pas reconnus a leur juste valeur. Tu as cette chance certaine que l’ordre qui te régit ait besoin de tes compétences. Tu crois retrouver ton niveau sociale en deux semaines ou quoi ??
Sache que tu dois profiter de cette occasion de travail pour en apprendre sur toi et ton métier et cesser de te lamenter sur telle ou telle chose négative.
Connais-tu ce proverbe : quand je me regarde je me désole. Quand je me compare, je me console. Ce proverbe ne tient pas lorsque tu envisages de t’intégrer.

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Ecrit par: phil64qc 1-11 à 20:36

Salut,

Tedbeam: juste pour ton info, c’est le Qc qui se déplace à Paris pour recruter des infirmiers(es). Dans ce cas ci, tu es en droit de demander un minimum de choses pour avoir un semblant de vie par rapport à la France.
Et c’est vrai que tout n’est pas dit lors du recrutement, arrivés icitte, pas mal d’infirmier(es) découvrent un autre monde et ont des problèmes pour être reconnus par OIQ.
Ma blonde travaille à la régie de la santé, en compta (entre autre, elle paie les frais des gens recrutés) et beaucoup de monde sur place est conscient du problème bien réel dont parle Laura.
C’est important que les gens pouvant être tentés par l’aventure sachent dans quoi ils s’embarquent!!!
Si elle avait chialé en étant résidente permanente, tu aurais pu avoir raison mais ce n’est pas le cas

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Ecrit par: Lisou 1-11 à 20:45

Et comme ça avait été dit dans un autre post, les infirmières font partie d’un métier en demande au Québec (comme partout d’ailleurs..) mais cette profession est régi par un ordre, donc pas le choix de passer par toutes les étapes imposées icitte.

Il faut ronger un peu son frein en se disant qu’une fois les équivalences passées, les conditions salariales et de travail n’en seront que meilleures..

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Ecrit par: tedbeam 1-11 à 21:41

Les responsables RH et les représentants du gouvernement présentent un systeme de santé lors de ce forum qui est ce qu’il est sans ternir la réalité mais peut-être en l’auréolant un petit peu.

En aucun cas, ils ne mettent le couteau sous la gorge a personne et ne forcent a mon sens aussi personne a quitter la France pour venir travailler icitte. Ces personnes font le choix de partir pour découvrir un milieu social moins étatisé. Ils viennent vivre une aventure tout en ayant l’assurance eux d’arriver avec un job. Pas l’angoisse de savoir ce que demain sera pour eux. Bénis soient-ils et soient-elles.

Il n’est pas vrai de dire comme elle le fait que les conditions d’hygiene sont mauvaises même si je trouve c’est vrai scandaleux de voir des infirmiéres porter leur tenue hors de l’hôpital transportant et ramenant ainsi bon nombre de bactéries.

Avant que de mettre en avant ces problemes qui existent je suppose, que Laura essaie de comprendre ou commence et ou finit sa responsabilité d’infirmiere et elle pourra ensuite commencer a présenter icitte des critiques constructives.

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Ecrit par: Boudebouchon 1-11 à 22:29

Bonjour !

Je sais bien que la profession de sage-femme et celle d’infirmière n’ont rien à voir mais j’aimerais bien mettre mon grain de sel tout de même !

Tu parles beaucoup dans ton message du salaire, des vacances, bref de tout l’aspect pratique et tu as raison d’en parler. Mais moi, j’aimerais bien t’entendre parler de l’ambiance de travail : à part le fait que tu n’avais pas le droit aux mêmes actes qu’une infirmière française, comment étaient les relations avec tes collègues ? Et surtout avec les patients ? As-tu trouvé une différence de comportement entre le Québec et la France ?

Par ailleurs, quel était le rythme de ton travail ? Est-ce que tu avais le temps de t’asseoir 5 minutes pour souffler de temps en temps ou n’avais tu même pas le temps d’aller aux toilettes tellement il y avait de boulot ….! (c’est du vécu en garde de 12H ….. ma pauvre vessie et pas qu’une fois )? Et surtout, avais-tu le temps de faire autre chose que des actes techniques purs comme prendre le temps de parler aux gens pour les rassurer ? Car j’estime que cela fait aussi parti de nos métiers et personnellement, quand je prenais le temps de le faire, je n’arrivais jamais à finir mon travail en temps et en heure …. eh oui ! je faisais des heures sup non rémunérées à chaque garde pour avoir eu l’impression à la fin de ma journée de ne pas avoir été un simple robot distributeur de médicaments …. je dois être un peu bête mais je ne pouvais pas m’en empêché ! Juste pour info, je travaillais en région parisienne et je ne sais pas comment ça se passe en province.

Bref, ce que je voulais savoir, c’est ce que tu as pensé de ton expérience sur le plan humain ?

Merci à l’avance pour tes réponses. Si il y a d’autres personnes sur le forum qui travaillent à l’hôpital, je serais très heureuse d’avoir leur avis aussi ! Merci.

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Ecrit par: Tigerskin 2-11 à 7:44

QUOTE: Ce genre de critique facile m’insupporte au plus haut point.

C’est exactement ce que j’ai envie de te dire tedbeam…

Je trouve le message de Laura utile et je l’en remercie
Il y a évidemment des points négatifs comme dans toute chose et ce n’est pas “chialer” que de les signaler à ceux qui vont tenter à leur tour l’expérience. C’est ainsi en toute connaissance qu’ils pourront se préparer à leur immigration et la réussir…

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Ecrit par: tedbeam 2-11 à 9:40

Bonjour,
Je signe et resigne mais ce courriel est un tissu d’inepsies en toute genre

QUOTE(laura @ 30-10 à 21:16)
faire un premier stage de 40 jours …travaillés…,donc

FAUX : l’ordre n’impose qu’un stage de 20 jours. Ce qui permet aux infirmieres europeenes de connaitre le systeme hospitalier quebecois. Avez-vous dejà trouvé en europe un stage professionnalisant rémunéré au salaire d’une professionnelle en tenant compte de l’ancienneté ? Je ne crois pas…

QUOTE(laura @ 30-10 à 21:16)
sachant que le prix des loyers a Montreal est aussi élevé qu’en France;

FAUX : a moins de vivre en pleine campagne dans une vieille mansarde, cela est une fausse idée.

QUOTE(laura @ 30-10 à 21:16)
Les contrats signés à Paris n’accordent pas de vacances avant une année,(celles-ci étant d’ailleurs simplement indemnisées dans les contrats d’un an

FAUX : les vacances sont données de memoire a partir du 1er Mai et seront ensuite pris au pro-rata des jours travaillés. Il existe toujours la possibilité de prendre des jours sans solde, chose impensable en Europe !!!!

En conclusion, le monde merveilleux d’Alice n’existe pas. Chaque choix professionnel entraine des inconvenients mais aussi des avantages qu’il faudrait reussir a apprécier pleinement pour profiter de ton experience quebecoise.

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Ecrit par: laura 2-11 à 11:20

Sophie,je vais essayer de te répondre juste sur ce que nous vivons : le rythme de travail est ici quand même très différent de celui de la région parisienne; je m’excuse,je ne connais pas bien ton travail,mais j’imagine ce que sont tes conditions: je travaillais aussi en région parisienne,avec 12 à 20 patients,de journée,alors qu’ici ,par exemple, une infirmière de chirurgie où médecine n’a que 4 à 6 patients à charge, et une heure de pose,pour le repas,dans notre hopital (mais je ne connais pas les conditions d’obstétrique) .

La répartition du travail est aussi différente,parce qu’ici, ce ne sont pas elles qui font les bilans sanguins du matin,ni les aérosols,ni les Ecg,ni les gaz du sang- les antibiotiques arrivent tous préparés de la pharmacie,et c’est la pharmacie qui prépare et livre les médicaments pour la journée. Ce n’est pas non plus à nous de gérer les rendez-vous,ni les demandes de prescription…,mais à une infirmière-assistante,qui fait l’interface avec les médecins… (Dans la théorie,ce serait donc vraiment idyllique,mais, il y a plus d’inertie(dans la prise en charge),en raison du nombre d’intervenants, et il ya aussi une énorme part de bureaucratie liée à leur peur des procès,qui oblige à écrire des quantités…astronomiques de transmissions, destinées aux archives) ; je n’ai donc jamais eu autant de temps pour discuter avec les patients,ce qui est vraiment un point positif; le point négatif,n’est pour moi, pas vraiment l’absence de moyens matériels (à laquelle je m’étais bien préparée avant d’arriver ici),mais le manque d’hygiéne,qui je pense , doit venir aussi d’un manque de formation.

Je n’aime pas du tout faire la donneuse de leçon,et d’ailleurs dans les services, on s’abstient de faire tout commentaire de ce type, pour ne pas déstabiliser nos collègues, mais il y a quand même des choses difficiles à accepter,dont les ressources humaines n’ont pas nécessairement conscience,Tedbeam,et c’est pourquoi ce n’est pas toujours possible d’avoir le coeur à l’ouvrage .

Parce qu’il faut accepter qu’il n’y ai aucun produit décontaminant pour les vaccutainers,qui ne sont pas à usage unique, réutilisés pour tous les patients même si ceux-ci avaient des hépatites B,C,Vih…,où que les préposés doivent aller chercher au font d’un sac de jute des instruments tranchants souillés, parfois pris à pleines mains (et même à mains nues),avant de les envoyer en stérile… où que les redons,dans un service d’ortho-neurochir, soient ouverts toutes les 8heures pour quantification,(en étant renversés dans le bocal à urine ,commun aux deux patients d’ailleurs,et quantifiés avec une seringue qui, souillée,est ensuite stockée sur le couvercle de la chasse d’eau des toilettes, pour servir aux équipes suivantes !),…- Enfin,beaucoup de petites choses,me direz-vous,mais cela ne coûterait quasiment rien économiquement de prendre quelques mesures ( j’ai juste une suggestion : le lavage des mains !, en voie de disparition, dans certains endroits!),qui éviteraient aux patients de se retrouver avec des prothèses infectées, à l’hopital de débourser les sommes des antibiotiques,aux malades de commander un nouveau genou …etc….et je vais arrêter là de raconter ma vie . Alors, bien sur,on est reconnaissant aux Ressources Humaines de nous avoir accueillis ici ,le rythme de travail y est quand même beaucoup plus agréable mais cela implique de fermer l’oeil sur des choses qui sont éthiquement difficiles à accepter. (par exemple, que les matelas anti-escarres ne soient pas accessibles aux patients hémiplégiques où tétraplégiques,qu’ils soient en fin de vie où non, etc…).

Bon,allez, promis, j’ arrête de faire ma Cosette,je vous laisse à des sujets plus interessants ! Mais c’était une réponse du berger à la bergère,(enfin l’inverse!)

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Ecrit par: tedbeam 2-11 à 13:23

Laura, Merci pour ces impressions.

Le probleme de la formation est au coeur de ces dysfonctionnement a mon sens mais je pense que tu dois pouvoir faire partager avec tes collegues en accord avec ton infirmiere chef les habitudes sanitaires apprises en Europe. Montreal se fera pas en trente ans. Bon courage a toi. Tu fais un metier extraordinaire…

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Ecrit par: Boudebouchon 3-11 à 22:16

Merci Laura pour toutes ces précisions !!

Effectivement, il y a quelques problèmes mais je dois avouer que j’ai déjà vu ce genre de problèmes d’hygiène en France … (en obstétrique ou autre services où j’ai fait des stages ou suivi des patientes)! Je passerai les détails mais ça existe : je crois que ça dépend beaucoup de l’hôpital ou de la clinique, des orientations du service ainsi que des efforts du personnel lui même. Peut-être que c’est pire là où tu es, je ne peux pas savoir mais je ne crois pas qu’on puisse dire qu’au niveau hygiène, c’est parfait en France, non ? D’ailleurs, ça serait bien d’avoir des chiffres pour comparer le taux d’infections nausocomiales dans les deux pays. Quelqu’un aurait ça ?

Sinon, je trouve ça quand même super ces conditions de travail et surtout de pouvoir parler avec les patients comme ça. Je crois qu’on peut dire qu’il y a des difficultés dans les 2 systèmes de santé (québecois et français) mais que ce ne sont pas les mêmes, non ?

Finalement, que cherchais-tu en venant au Québec ? Est-ce que tu es quand même contente de faire cette expérience ou trouves-tu ça vraiment si difficile ?

Sinon, je ne sais pas si c’est la même chose pour les infirmières, mais pour les sages-femmes qui ont besoin de faire un petit stock d’économies (effectivement SoniaUSA les salaires sont pas folichons), la Suisse nous propose de venir travailler chez eux quelques mois. Là aussi, j’ai déjà entendu quelques points négatifs mais pas les mêmes. Mais apparemment, niveau hygiène, c’est nickel. Je pense que chacun vit les choses différemment et que ça dépend beaucoup de ce que tu étais venu chercher au départ ! Ce qui est sûr, c’est que ça fait du bien au porte-monnaie

En tout cas, bon courage et merci pour ton témoignage !
Sophie.

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