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Le Québec, modèle pour la France

Le Québec, modèle pour la France

Ecrit par: laurence 18/03, 16:50

Bonjour,

Le journal français Le Figaro porte sa une cette semaine sur le modèle québécois de défense de la langue française.

Un extrait d’un article de Michel Dolbec, correspondant québécois à Paris :

QUOTE
Les médias parisiens se soucient peu en général du déclin du français. Le Figaro, journal conservateur défendant, comme on dit, une certaine idée de la France, est le seul à avoir enfourché ce cheval de bataille. Et jamais jusqu’ici, il ne l’avait fait de manière aussi démonstrative.
Profitant de l’ouverture du Salon du livre de Paris, Le Figaro, sur une douzaine de pages, évoque une «nouvelle trahison des clercs», dénonce une «jargonnante et infantile bourgeoisie bobo» qui «ne discute plus la prééminence» du modèle anglo-saxon et lance un mot d’ordre : «Levons l’étendard!».
Mais que faire? Pour le journal, la réponse se trouve au Québec. «Il n’y pas de plus ferme et plus efficace riposte que celle de nos cousins du Québec», peut-on lire en première page. «Les Français ne peuvent que s’inspirer du courage de leurs cousins de la Belle Province, écrit plus loin Charles Lambroschini. Ile francophone dans un océan anglophone, le Québec n’a-t-il pas réussi à sauver son identité ?»

Interviewé par Le Figaro, le réalisateur Denys Arcand, vanté pour sa «lucidité à toute épreuve», tempère un peu l’enthousiasme du quotidien.
Appelé à expliquer les secrets de «la vaillante résistance à l’anglais» des Québécois, Denys Arcand reconnaît «qu’on peut parler de modèle québécois en matière de la langue française». Mais il ne va pas jusqu’à dire que tout va pour le mieux, comme le suggère plus ou moins le journal.
«Au Québec, les emprunts à l’anglais sont plus pernicieux qu’en France, souligne-t-il. Ce n’est pas juste un mot qui en remplace un autre. C’est la syntaxe même de la phrase qui, souvent, s’en trouve modifiée».

source : www.cyberpresse.ca/arts/article/1,144,0,032004,616678.shtml

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Ecrit par: Petit-Prince 18/03, 17:11

Bien content de voir enfin une réaction ! On avait ridiculisé le projet Toubon en 1986 qui s’était beaucoup inspiré de la Loi 101… mais maintenant… maintenant que des publicités uniquement en anglais font leur apparition pour le public français, en France, qu’on fout ou qu’on invente des anglicismes pour n’importe quoi, je trouve ça dangereux.

“Connecting people” comme dit la pub Nokia en France… Rien en français… juste ça comme slogan ! Pouvez-vous bien me dire qu’est-ce que cela apporte de plus ? Même au Québec vous n’aurez pas ce genre de publicité alors que nous sommes dans un pays bilingue ! Un comble !

Ah … depuis qu’ils ont viré Franz-Olivier Gisbert, j’trouve que le Figaro s’est bien amélioré !

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Ecrit par: suomi 18/03, 17:29

c’est vrai qu’en France on a toujours besoind’anglicaniser notre langue!!!
eh ben pourquoi!!!

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Ecrit par: Boris 18/03, 17:30

Il est évident que les québécois dans leur globalité défendent plus la langue française que les français eux-mêmes.

Ici en Europe, nous sommes bien représentés du fait des 60 millions environs d’habitants en France. Tandis qu’en Amérique du nord, de mémoire, vous êtes 7 millions de francophones parmi presque 300 millions d’anglophones (chiffres à corriger si je me trompe). Donc évidement il y’a un risque important de voir l’usage du français laisser de la place à l’anglais dans la vie quotidienne plus important qu’en France.

D’autre part, il ne faut pas oublier que pour beaucoup de jeunes et moins jeunes français, les Etats-Unis représentent le rêve. A travers les séries américaines qui montrent une image biaisée de l’Amérique, beaucoup trouve la culture française et automatiquement le français comme “has been”. Mercatiquement parlant (marketing en anglais), l’usage de l’anglais donne un coté moderne et dans le vent à de nombreux produits. Cela est principalement du à la “culture” facile à consommer (essentiellement des séries et des films grands publics) fabriqué par les Etats-Unis.

Pour un québécois, les USA qui se trouvent à quelques kilomètres seulement, le mythe du rêve américain perd de son effet j’imagine…

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Ecrit par: lajam 18/03, 17:40

Personnellement, je prefere dire hot dog que chien chaud ou hamburger que hambourgeois. Je ne pense pas que le pb en France soit vraiment l’intrusion de la langue anglaise. Je n’ai pas l’impression que cela soit pire qu’avant. Le pb resulte dans la pauvrete du vocabulaire et des expressions. On n’utilise plus les mots a leur juste valeur. Je pense qu’il est la le veritable pb.

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Ecrit par: Petit-Prince 18/03, 17:57

Salut Lajam,
Toi qui semble être au Canada si j’en juge ton profil, t’en connais beaucoup des Québécois qui disent “chien chaud” ou même “hambourgeois” ? … En tout cas, personne parmi mon entourage (Québécois), n’a jamais employé ces termes… à moins pour plaisanter.

Défendre la langue française ne veut pas dire qu’il faille être con ou illogique. Moi-même je dis “hot-dog”, comme je suis d’accord pour que certains termes restent en anglais comme CD-Rom, par exemple, que les vieux croulants de l’Académie française avaient tenté de “francisé” en “Cédérom” ! … Là on sombre dans le ridicule !

Ainsi, des termes technologiques ou difficilement traduisibles sont plus facilement compréhensibles en anglais… Pour ma part, à partir du moment où il y a un mot simple qui existe en français pour traduire un mot anglais, il faut employer le terme français.

Exemple, comme cela a été dit plus haut, pourquoi dire “marketing” alors que le mot français “mercatique” existe depuis longtemps. Pourquoi la presse économiste française parle de “profit warning” (qu’ils ne sauront pas prononcer en plus !!!) alors que “alerte sur profit” est suffisamment simple et compréhensible. etc. Je pourrais en citer beaucoup comme ça !

Oui, il y a une partie d’effet de mode mais pas seulement… c’est une mode qui était déjà là dans les années 50. Tout l’intérêt des modes, c’est qu’elles sont éphémères… Là, il s’agit d’une influence plus durable.

Regardez au Québec, le fait de dire “fin de semaine”, “magasinage”, “courriel”, etc. n’a tué personne. Les Québécois les utilisent simplement, sans même y réfléchir… et à côté de ça, ils ont leurs anglicismes.

Mais entre anglicismes, et faire des publicités entières en anglais ou lire des articles économistes truffés d’anglicismes, il y a un monde !

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Ecrit par: Fabre-VOVINAM 18/03, 18:03

Il me semble que Boris a fait une assez bonne analyse… Je suis à Montréal depuis un mois à peine et je conviens que pour la population ‘jeune’

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