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Journaliste immigrante

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Journaliste immigrante

Ecrit par: karine27 5/04, 16:29

Bonjour à tous,
A force de vous lire, et aussi après cinq mois et des poussières passés au Quebec (et à Quebec plus précisément) où j’ai profité autant que j’ai pu de la limite du visa touristique…décision prise de retour en France, repartir…et pour longtemps, ou du moins essayer.

Me voilà donc en pleine certification de documents, à chercher dans mes vieux cartons mes bulletins scolaires de lycée notamment, afin d’envoyer un dossier d’immigration complet la semaine prochaine je pense.

Je suis journaliste pigiste en France, un statut un peu particulier qui m’a notamment permis de m’évader au Quebec pendant ces cinq mois tout en poursuivant mon activité professionnelle de l’autre côté de l’Atlantique.

Je souhaite poursuivre cette activité au Quebec si ma demande est acceptée, et aussi évidemment élargir si possible mes compétences sur place.

Mes questions sont nombreuses…déjà, y aurait-il des journalistes parmi vous, et des pigistes ? Comment s’est déroulé votre demande d’immigration ? Avez-vous ou non rencontré des difficultés ? Comment fait-on pour montrer une attestation de travail quand on est pigiste et que les entreprises vous la refusent ? La preuve de la carte de presse suffit-elle à justifier son activité ? Et quid de la carte de presse au Quebec ?

Et pour tous les autres qui ne sont pas journalistes et qui pensent qu’ils n’ont peut-être rien à m’apporter…détrompez-vous Tous les conseils sont les bienvenus : quelle est la meilleure période pour trouver un appartement ? Les démarches sont elles aussi fastidieuses qu’en France (épais dossier avec triples garanties), comment est perçu l’expérience professionnelle acquise en France, et plus particulièrement dans le domaine de l’écriture ou de la rédaction si qqn travaille dans ces domaines ?

Merci à tous par avance de vos conseils

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Ecrit par: Allegro 5/04, 17:17

Bonsoir Karine27,
Je ne suis pas journaliste mais je m’intéresse au sujet. Voici donc ce que j’ai pu trouvé pour l’instant.
Contrairement à beaucoup de professions, le journalisme n’est pas réglementé par ordre professionnel au Québec.

Tu trouveras beaucoup plus d’infos:
sur la fédération professionnelle des journalistes du Québec
www.fpjq.org/

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Ecrit par: viviensuede 5/04, 19:18

Salut Karine,

Je suis journaliste dans la longue dernière ligne droite des démarches d’immigration (voir dans ma signature ci-dessous). J’avais lancé un appel du même genre que le tien il y a quelques mois sur le forum. Nous étions alors plusieurs journalistes sur le forum. Mais je n’arrive pas a retrouvé nos messages de l’époque. Bref, je vais tenter de répondre à tes interrogations sur notre profession au Québec et même au Canada.
Déjà sache que le centre des medias canadiens à l’heure actuelle semble être Toronto. Même pour les francophones, apparemment les compagnie canadiennes souhaitent regrouper leurs troupes multi langues en cette ville. Ca c’est le bla-bla. Dans la pratique, je suis allé tâter le terrain sur place et je n’ai pas eu l’impression qu’un francophone puisse trouver un job aisément à Toronto. De plus, j’ai été très déçu par la vétusté et pauvreté de cette mégalopole. Je me suis donc orienté ensuite naturellement vers le Québec et Montréal. C’est ici que les journalistes francophones ont les meilleures chances pour se lancer. Apres, il semblerait qu’il faille accepter de bouger sur tout le territoire. Exemple : accepter un an à Radio Canada en région (grand nord, les îles) pour mettre un pied dans la société. En la matière, sache, que le recrutement chez Radio Canada, se fait essentiellement sur concours et selon les périodes l’accent français peut être prisé ou à bannir. Ce concours en tous cas est là pour vérifier principalement tes connaissances sur le pays, son actu, sa culture, etc… Un ami français a réussi son entrée dans le groupe public mais après 4-5 ans de vie au Canada et avoir chopé l’accent Québécois.
Pour ce qui est des chances d’immigration : les journalistes semblent être une profession comme les autres. Je veux dire, qu’il ne semble pas que le Québec en ait particulièrement besoin, l’inverse non plus. Donc nous avons des chances normales de réussite de notre immigration. Tu devrais obtenir simplement ton Certificat de Sélection du Québec, car tu as le bon age, tu as été pigiste, c’est valorisant, car ils aiment les gens qui bougent et sont flexibles. Maintenant, es-tu bilingue ? C’est nécessaire pour exercer à Montréal. Par contre, en tant que pigiste : le plus dur est de contacter toutes les sociétés pour les lesquelles tu as bossé et qui ont oublié de te fournir les certificats de travail a chaque fin de contrat. C’est chiant, mais faisable. Dans mon cas, j’ai même pu obtenir un certificat de travail d’une Radio parisienne n’existant plus. Il a fallu retrouver mon dossier dans un carton au fin fond des archives de la société suivante. Saches que les entreprises françaises ne peuvent pas te refuser de fournir un certificat. C’est une obligation en fin de contrat. Même si tu as fait 150 piges, ils doivent te faire le document. J’ai obtenu ainsi sur la même page, un regroupement de l’ensemble de mes activités CDD à Radio France. Ca a du occuper un fonctionnaire pendant une heure, mais ils n’ont pas trop grogné finalement. J’ai préféré cette solution, à celle qui consiste à fournir tous mes bulletins de paies. Ceci est mal vu par la Délégation générale. Ils veulent des certificats de travail.
Quant à la carte de presse, je l’ai mise comme un diplôme dans mon dossier d’immigration. Elle n’est pas officiellement reconnue au Québec, mais ça fait joli à présenter lorsqu’on te demande de montrer tes diplômes. De plus, le bleu blanc rouge sur la carte, ça fait très officiel. Sur place, sache que la carte de presse n’existe pas, tout le monde peut exercer cette profession au nom de la liberté d’expression. Tu as néanmoins des associations qui regroupent les journalistes comme www.fpjq.org .
Voili-voila quelques infos, qui je l’espère, pourront t’aider dans ta démarche. Courage, c’est long, mais ça vaut le coup.

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Ecrit par: scanlolo 6/04, 03:05

Salut

Il y a vh.ds qui est un journaliste belge qui a immigré à Montréal, mais il n’est plus bien présent sur le forum. Demande son adresse à Laurence

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Ecrit par: karine27 6/04, 12:04

Merci à tous de vos réponses, je me sens déjà beaucoup moins seule face à mes questions et mes cartons poussiéreux dans lesquels je suis encore plongée pour le moment pour rechercher mes papiers

QUOTE
Dans mon cas, j’ai même pu obtenir un certificat de travail d’une Radio parisienne n’existant plus. Il a fallu retrouver mon dossier dans un carton au fin fond des archives de la société suivante. Saches que les entreprises françaises ne peuvent pas te refuser de fournir un certificat. C’est une obligation en fin de contrat. Même si tu as fait 150 piges, ils doivent te faire le document. J’ai obtenu ainsi sur la même page, un regroupement de l’ensemble de mes activités CDD à Radio France. Ca a du occuper un fonctionnaire pendant une heure, mais ils n’ont pas trop grogné finalement. J’ai préféré cette solution, à celle qui consiste à fournir tous mes bulletins de paies. Ceci est mal vu par la Délégation générale. Ils veulent des certificats de travail.

Concernant ma carte de presse – j’entre dans des considérations techniques, paragraphe destiné donc aux “journalisteux” pardon pour les autres – mon problème (ou plutôt mon “non-problème”) est que je n’ai pas encore été licenciée en tant que pigiste, donc je travaille pour différents organes de presse, qui me signent l’attestation de la Commission de la Carte de presse une fois par an…mais c’est tout.
Je ne possède donc pas de certificat de travail (puisque toujours en poste), quant à l’attestation, que je réclame alors que je suis donc toujours en poste, ils sont plus que frileux pour me la délivrer…
Même à Quebec, je compte bien continuer à travailler pour la France ( je suis journaliste en presse écrite) donc nulle question de démission ou de licenciement, pour le moment, ma seule preuve concrète de mon activité de journaliste professionnelle est ma carte de presse et mes fiches de paye…d’où ma première question, à savoir si, dans ce contexte la copie de la carte de presse est suffisante pour le CSQ ?

QUOTE
Maintenant, laisse-moi te relancer avec une question: quand tu parles du mondes de l’écriture et de la rédaction, est-ce que c’est parce que tu accepterais de travailler comme rédactrice, comme correctrice d’épreuves ou comme traductrice? Si oui, je peux t’aider, j’ai de très bons contacts dans ce milieu.

Oui tout à fait, je n’ai pas précisé qu’en plus d’être journaliste j’ai été auteur (dans le domaine des nouvelles-technologies), donc je suis ouverte à tout poste dans le domaine de la rédaction et de l’édition, et j’ai également fait des traductions informatiques anglais > français (j’ai aussi une licence d’anglais mais j’ai besoin de me “dérouiller” un peu). Enfin sans détailler mon CV, je suis un peu touche à tout et curieuse de nature, donc dès l’instant où ça reste dans le domaine de l’écriture et de l’édition, c’est susceptible de m’intéresser.

QUOTE
Pour ce qui est de trouver un appartement, le mieux est d’avoir quelqu’un sur place qui cherchera pour vous. D’ailleurs, Immigrer.com offre (je crois) un tel service. Il n’y a pas de “listes d’attente” au Québec, puisqu’il y a quand même un taux d’inoccupation autour de 1%… mais par contre le marché est très vif, parfois les appartements sont annoncés pendant moins de 2 jours.
Si vous n’avez pas d’enfants et d’animal domestique (surtout les chiens), c’est plus facile de trouver, aussi. Malheureusement, et malgré les lois qui l’interdisent, il y a de la discrimination contre les familles avec enfants, et du racisme contre les “gens de couleur”. C’est moche, mais soyez avertis, si le propriétaire affirme avoir loué miraculeusement son appartement au cours de la 1/2 heure précédente, il y a anguille sous roche.
Pour la recherche, si tu n’as pas des “pros” pour t’aider sur place, a ssure-toi d’avoir en main le “Guide pratique du locataire” de l’Office de la Protection du Consommateur du Québec. Tu y apprendras tes droits et tes recours, ainsi que les détails importants (comment préparer les références d’anciens propriétaires, comment fournir une preuve de salaire ou de revenu, etc.).

Non je n’ai pas d’animaux et pas d’enfants, donc en effet un 3 1/2 pourrait faire l’affaire dans un premier temps. A priori je privilégie plutôt la région de Quebec, surtout Quebec même d’ailleurs, plutôt que Montreal ou Toronto, que j’ai moins aimé j’avoue. J’adore le côté “gros village” de Quebec, et venant de Paris je ne suis pas pressée de retrouver tout de suite la grande ville avec tout ce que ça implique, sauf si bien sûr le travail l’impose…mais j’ai à priori cette chance si ma demande aboutit de continuer à percevoir des revenus en France, même installée à 6000 km de là, ce qui me laisse un champ d’action plus grand.

Une autre question concernant le logement. Je pensais également à la colocation. Je crois savoir que c’est assez développé au Quebec, qu’en pensez-vous ? Connaissez-vous des sites spécialisés ? Les prix sont-ils vraiment plus intéressants ? Si certains ont tenté l’expérience, qu’en avez-vous pensé ?

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Ecrit par: Zogu 6/04, 13:26

Salut encore!
Dans le monde de la traduction, il est possible de faire pas mal d’argent, mais évidemment c’est comme “freelance” (travailleur autonome) et donc tu n’as pas d’employeur, juste des clients.

Voici ce qu’il faut pour faire de la traduction technique au Canada:
– savoir traduire de l’anglais vers sa langue maternelle (le français)
– connaître un ou plusieurs domaines techniques (exemples: informatique, transports, pharmaceutique, électricité)
– s’abonner à Termium.com (base de donnée terminologique officielle trilingue du Canada)
– posséder un ou plusieurs logiciel(s) de traduction assistée (Otis, SDLX, Trados)
– savoir utiliser ce(s) logiciel(s)
– trouver des clients (c’est facile, tu vas sur un site d’échange comme Proz.com, ou tu envoies ton CV à des compagnies comme SDL)

Sache que tous ces points sont essentiels; on ne s’improvise pas traducteur (comme pour l’escalade, il faut de l’équipement!). Évidemment cela implique quelques investissements importants, mais un traducteur compétent récupère son argent très rapidement!

-Hugo

PS.1: Si tu fais plus de 40 000$ par année, il faut obtenir un numéro de TPS au fédéral.

PS.2: Ne jamais traduire vers l’anglais. Ce serait une gaffe. A moins d’être parfaitement bilingue, ce qui est vraiment très rare.

PS.3: Si tu ne connais aucun logiciel de traduction, ça ne vaut pas la peine. Quoique… il est toujours possible d’apprendre Trados avec une version démo.

PS.4: La tarification fonctionne généralement au mot. En général 10-20 cents par mot pour de la traduction, 3-8 cents par mot pour de la révision. Les répétitions de phrases (ou de segments) ne sont pas payées (c’est pour cela que les logiciels de traduction assistée sont essentiels).

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Ecrit par: viviensuede 6/04, 13:59

QUOTE
mon problème (ou plutôt mon “non-problème”) est que je n’ai pas encore été licenciée en tant que pigiste, donc je travaille pour différents organes de presse, qui me signent l’attestation de la Commission de la Carte de presse une fois par an…mais c’est tout.
Je ne possède donc pas de certificat de travail (puisque toujours en poste), quant à l’attestation, que je réclame alors que je suis donc toujours en poste, ils sont plus que frileux pour me la délivrer…
Même à Quebec, je compte bien continuer à travailler pour la France ( je suis journaliste en presse écrite) donc nulle question de démission ou de licenciement, pour le moment, ma seule preuve concrète de mon activité de journaliste professionnelle est ma carte de presse et mes fiches de paye…d’où ma première question, à savoir si, dans ce contexte la copie de la carte de presse est suffisante pour le CSQ ?

Pour la délégation générale du Québec : la seul photocopie de ta carte de presse ne suffira pas. Il te faudra un document récapitulatif de toutes tes piges. Légalement, ta/tes sociétés ne peuvent pas te le refuser, surtout si tu es encore en activité. Donc, même frileuses, elles doivent te faire un certificat de travail reprenant ta date de début de la collaboration et ta fonction sur un papier à entête mentionnant clairement la fonction du signataire. Une signature du DRH ou d’un administrateur suffit, pas besoin de la signature d’un rédac chef. Les documents doivent être des originaux. Au pire, tu peux fournir tes feuilles de paie mais c’est déconseillé, car mal vu. Ca pourrait révéler des rapports étranges, voir mauvais avec tes employeurs et tu seras interrogé à ce sujet lors de ton entretien de sélection.
Bon courage.

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