Bilan après deux ans à Drummondville - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada

Bilan après deux ans à Drummondville

Fallback Image

De Christinaroux

Je n’ai pas beaucoup fréquenté ce site depuis mon arrivée au Québec en mai 2012, alors que depuis la France, j’y allais quasiment quotidiennement. Mais voilà, il faut se faire sa propre expérience et essayer d’oublier tout ce qu’on a pû entendre de vrai, de faux, d’exagéré et de caricatural sur le Québec pour pouvoir enfin se faire SON opinion.

Aujourd’hui, c’est mon tour de vous donner ma vision des choses et peut-être quelques conseils (sans prétention aucune) sur la vie au Québec.

Nous sommes arrivés en mai 2002 à Drummondville (parfaitement centré à mi-chemin entre Québec et Montréal), avec 7 valises et notre fille de 2 ans. Nous avions la chance d’être hébergés chez des amis pour les premières semaines, donc aucun problème d’hébergement pour nous. Mais l’atterrissage est quand même épuisant (surtout s’il faut attendre 2h30 à l’immigration parce que les douaniers vous ont oublié et sont allé « luncher »).

Je vais essayer de la faire courte, on a trouvé un logement très rapidement, contrairement à tout ce qu’on avait pu lire avant, aucun besoin de supplier ou de soudoyer le propriétaire du 4 1/2 que nous avons loué 560$ par mois pendant un an, on a signé le bail en 5 min (montre en main). Nous avons simplement dû attendre 3 semaines, le temps d’acheter des meubles et tout ce qui ne rentrait plus dans les valises. Oui, il faut avoir des économies, car ça part très très vite.

Nous avons trouvé très rapidement une garderie en milieu familial pour notre fille (25$ par jour mais avec le remboursement anticipé du gouvernement, ne revient qu’à 7$ par jour) Ensuite, nous sommes allés au centre local emploi afin de …..trouver un emploi. Nous avons été inscrits à un groupe de recherche d’emploi et j’ai trouvé un travail dans une clinique en trois semaines comme adjointe administrative à 15$ de l’heure pour 35h semaine, donc vraiment honorable pour un premier job. (En France mon bac+5 en droit ne m’avait pas permis de trouver un emploi à temps complet dans mon domaine d’études et mon trop haut niveau d’études m’empêchait de prétendre à des emplois de secrétaire ou d’assistante juridique). Mon conjoint à lui aussi trouvé rapidement un emploi dans sa passion, l’informatique, malgré l’absence de diplôme relié à l’emploi, mais avec un CV bien fourni et beaucoup d’expériences, dans l’immobilier, les télécommunications et la gestion. Il a pû être engagé en travailleur autonome comme technicien informatique. En France, l’absence de diplôme était un frein à la reconversion, pas ici.

Au Québec, ce qui compte, ce sont les compétences, les expériences et la personnalité. Il faut d’ailleurs refaire son c.v. en arrivant afin de  les valoriser. 

Quand j’ai décidé de retourner à mon domaine d’études j’ai déposé trois c.v chez des notaires et j’ai décroché 2 entrevues (En France, pour une quarantaine c.v, chez des notaires, huissiers et avocats, j’avais décroché 0 entrevue). J’ai été engagée quelques semaines plus tard comme secrétaire/technicienne juridique dans un bureau de notaires employant 15 personnes.

Entre-temps nous avons acheté une maison de 120 m2 avec 3000m2 de terrain pour 100 000 dollars. Pour ce faire, nous avions contacté une agence Multi-prêts quelques mois après notre arrivée et le courtier (qui n’est rémunéré que par la banque une fois le prêt accepté) nous a donné de très bon conseils pour nous créer une bonne côte de crédit. Un an après notre arrivée, nous étions propriétaires (rêve devenu inaccessible dans le sud de la France).

Il n’est pas difficile de se faire des amis comme j’ai pû le lire. Les québécois aiment les français et sont très accueillants et avenants avec nous. Je dirais que le plus drôle c’est quand on vous dit « hey, vous avez un accent! ». Et oui, ici, c’est le français qui a un accent. Après deux ans, il m’arrive encore de ne pas comprendre ce qu’on me dit car les expressions et les tournures de phrases sont différentes. Parfois les anglicismes sont aussi incompréhensibles. car les québecois en utilisent aussi beaucoup, ce ne sont simplement pas les mêmes que nous (ex : top-shape (en forme), cruiser, (flirter), hot (sexy), checker (vérifier), joke (blague), sans parler des anyway, whatever, that’s it et autre bullshitt. Autre exemple, être chaude, signifie avoir trop bu, ou être bonne, signifie vraiment être bonne (ne vous sentez pas insultée si on vous le dit). Parfois, on rit de ne pas se comprendre….parfois on s’en agace, mais on finit toujours par y arriver.

Le plus déstabilisant au Québec, c’est à quel point tout va plus vite, louer un appartement, acheter une maison ou commencer un nouvel emploi. Oubliez les baux d’habitation de 14 pages et les contrats de travail à rallonge. La parole vaut parfois plus que l’écrit et la confiance est toujours de rigueur.

Ce que j’aime ici avant tout ici c’est la décontraction et la tolérance. Habillez-vous et coiffez-vous comme vous l’entendez, tatouez-vous si vous le voulez, on ne vous jugera pas en fonction de votre style. Il y a bien-sûr des limites à ne pas franchir, mais vous pouvez être vous-même sans sentir les regards sur vous. Les gens ont l’air heureux dans cette société définitivement optimiste. Pas tous les jours bien sûr, pas tout le temps, mais le sourire des gens que l’on croise, le fait d’être abordé dans la rue de façon simple et décontractée, ça met de bonne humeur.

Par contre, en tant que français qui a plutôt l’habitude de dire ce qu’il pense, de râler quand quelque chose ne lui convient pas, et de débattre dès que l’occasion se présente, il faut savoir mettre de l’eau dans son vin (qui plus est très cher!). Les québécois ne polémiquent pas pour un oui ou pour un non, le mot d’ordre est consensus et le politiquement correct leur leitmotiv. Mais ce n’est pas une mauvaise ou une bonne chose, c’est juste un mode de vie différent et il faut savoir s’adapter.

Inutile de passer son temps à comparer son pays d’origine et son pays d’adoption, (même si on ne peut pas s’en empêcher) car il y a du bon et du mauvais partout et que même si l’herbe paraît plus ou moins verte, elle est peut-être  plus ou moins haute et coûte plus ou moins cher.

Pour conclure, je dirais juste que si parfois la France me manque, si parfois j’en ai marre d’être l’immigrante qui a un accent, je n’ai absolument aucun regrets et je souhaite à tous ceux qui en rêvent comme j’ai pû le rêver, de rejoindre ce beau pays et de se faire son expérience, bonne ou mauvaise, car l’important c’est d’oser vivre ses rêves…

———

De angela57

Je n’ai pas beaucoup fréquenté ce site depuis mon arrivée au Québec en mai 2012, alors que depuis la France, j’y allais quasiment quotidiennement. Mais voilà, il faut se faire sa propre expérience et essayer d’oublier tout ce qu’on a pû entendre de vrai, de faux, d’exagéré et de caricatural sur le Québec pour pouvoir enfin se faire SON opinion.

Aujourd’hui, c’est mon tour de vous donner ma vision des choses et peut-être quelques conseils (sans prétention aucune) sur la vie au Québec.

Nous sommes arrivés en mai 2002 à Drummondville (parfaitement centré à mi-chemin entre Québec et Montréal), avec 7 valises et notre fille de 2 ans. Nous avions la chance d’être hébergés chez des amis pour les premières semaines, donc aucun problème d’hébergement pour nous. Mais l’atterrissage est quand même épuisant (surtout s’il faut attendre 2h30 à l’immigration parce que les douaniers vous ont oublié et sont allé « luncher »).

Je vais essayer de la faire courte, on a trouvé un logement très rapidement, contrairement à tout ce qu’on avait pu lire avant, aucun besoin de supplier ou de soudoyer le propriétaire du 4 1/2 que nous avons loué 560$ par mois pendant un an, on a signé le bail en 5 min (montre en main). Nous avons simplement dû attendre 3 semaines, le temps d’acheter des meubles et tout ce qui ne rentrait plus dans les valises. Oui, il faut avoir des économies, car ça part très très vite.

Nous avons trouvé très rapidement une garderie en milieu familial pour notre fille (25$ par jour mais avec le remboursement anticipé du gouvernement, ne revient qu’à 7$ par jour) Ensuite, nous sommes allés au centre local emploi afin de …..trouver un emploi. Nous avons été inscrits à un groupe de recherche d’emploi et j’ai trouvé un travail dans une clinique en trois semaines comme adjointe administrative à 15$ de l’heure pour 35h semaine, donc vraiment honorable pour un premier job. (En France mon bac+5 en droit ne m’avait pas permis de trouver un emploi à temps complet dans mon domaine d’études et mon trop haut niveau d’études m’empêchait de prétendre à des emplois de secrétaire ou d’assistante juridique). Mon conjoint à lui aussi trouvé rapidement un emploi dans sa passion, l’informatique, malgré l’absence de diplôme relié à l’emploi, mais avec un CV bien fourni et beaucoup d’expériences, dans l’immobilier, les télécommunications et la gestion. Il a pû être engagé en travailleur autonome comme technicien informatique. En France, l’absence de diplôme était un frein à la reconversion, pas ici.

Au Québec, ce qui compte, ce sont les compétences, les expériences et la personnalité. Il faut d’ailleurs refaire son c.v. en arrivant afin de  les valoriser. 

Quand j’ai décidé de retourner à mon domaine d’études j’ai déposé trois c.v chez des notaires et j’ai décroché 2 entrevues (En France, pour une quarantaine c.v, chez des notaires, huissiers et avocats, j’avais décroché 0 entrevue). J’ai été engagée quelques semaines plus tard comme secrétaire/technicienne juridique dans un bureau de notaires employant 15 personnes.

Entre-temps nous avons acheté une maison de 120 m2 avec 3000m2 de terrain pour 100 000 dollars. Pour ce faire, nous avions contacté une agence Multi-prêts quelques mois après notre arrivée et le courtier (qui n’est rémunéré que par la banque une fois le prêt accepté) nous a donné de très bon conseils pour nous créer une bonne côte de crédit. Un an après notre arrivée, nous étions propriétaires (rêve devenu inaccessible dans le sud de la France).

Il n’est pas difficile de se faire des amis comme j’ai pû le lire. Les québécois aiment les français et sont très accueillants et avenants avec nous. Je dirais que le plus drôle c’est quand on vous dit « hey, vous avez un accent! ». Et oui, ici, c’est le français qui a un accent. Après deux ans, il m’arrive encore de ne pas comprendre ce qu’on me dit car les expressions et les tournures de phrases sont différentes. Parfois les anglicismes sont aussi incompréhensibles. car les québecois en utilisent aussi beaucoup, ce ne sont simplement pas les mêmes que nous (ex : top-shape (en forme), cruiser, (flirter), hot (sexy), checker (vérifier), joke (blague), sans parler des anyway, whatever, that’s it et autre bullshitt. Autre exemple, être chaude, signifie avoir trop bu, ou être bonne, signifie vraiment être bonne (ne vous sentez pas insultée si on vous le dit). Parfois, on rit de ne pas se comprendre….parfois on s’en agace, mais on finit toujours par y arriver.

Le plus déstabilisant au Québec, c’est à quel point tout va plus vite, louer un appartement, acheter une maison ou commencer un nouvel emploi. Oubliez les baux d’habitation de 14 pages et les contrats de travail à rallonge. La parole vaut parfois plus que l’écrit et la confiance est toujours de rigueur.

Ce que j’aime ici avant tout ici c’est la décontraction et la tolérance. Habillez-vous et coiffez-vous comme vous l’entendez, tatouez-vous si vous le voulez, on ne vous jugera pas en fonction de votre style. Il y a bien-sûr des limites à ne pas franchir, mais vous pouvez être vous-même sans sentir les regards sur vous. Les gens ont l’air heureux dans cette société définitivement optimiste. Pas tous les jours bien sûr, pas tout le temps, mais le sourire des gens que l’on croise, le fait d’être abordé dans la rue de façon simple et décontractée, ça met de bonne humeur.

Par contre, en tant que français qui a plutôt l’habitude de dire ce qu’il pense, de râler quand quelque chose ne lui convient pas, et de débattre dès que l’occasion se présente, il faut savoir mettre de l’eau dans son vin (qui plus est très cher!). Les québécois ne polémiquent pas pour un oui ou pour un non, le mot d’ordre est consensus et le politiquement correct leur leitmotiv. Mais ce n’est pas une mauvaise ou une bonne chose, c’est juste un mode de vie différent et il faut savoir s’adapter.

Inutile de passer son temps à comparer son pays d’origine et son pays d’adoption, (même si on ne peut pas s’en empêcher) car il y a du bon et du mauvais partout et que même si l’herbe paraît plus ou moins verte, elle est peut-être  plus ou moins haute et coûte plus ou moins cher.

Pour conclure, je dirais juste que si parfois la France me manque, si parfois j’en ai marre d’être l’immigrante qui a un accent, je n’ai absolument aucun regrets et je souhaite à tous ceux qui en rêvent comme j’ai pû le rêver, de rejoindre ce beau pays et de se faire son expérience, bonne ou mauvaise, car l’important c’est d’oser vivre ses rêves…

J’aime beaucoup ton récit.

Il fleure bon la sincérité.

Merci pour ton témoignage et bonne continuation.

🙂

———

De Geo17

Super sympa, rien de vraiment négatif comme retour ?

———

De Cherrybee

 

Pour conclure, je dirais juste que si parfois la France me manque, si parfois j’en ai marre d’être l’immigrante qui a un accent, je n’ai absolument aucun regrets et je souhaite à tous ceux qui en rêvent comme j’ai pû le rêver, de rejoindre ce beau pays et de se faire son expérience, bonne ou mauvaise, car l’important c’est d’oser vivre ses rêves…

 

Félicitations! C’est allé vite pour vous!

Pour l’accent, ça se remarque un peu plus parce que vous êtes « en région ». Mais ça passera comme le reste 🙂

 

Profitez bien de votre nouveau pays et soyez heureux!

———

De Automne

beau récit :thumbsup:

———

De Nanine

Super récit! Merci!

———

De romain et celine

Salut ! Merci pour ton message, ça fait du bien de lire ton expérience en moment de doute.
Bonne continuation !
C.

———

De adrien71

Super récit! ca motive !! continuez comme ca 🙂

———

De lordrod

Effectivement ce récit est des plus encourageant, sincère et apporte de l’eau au moulin de ceux qui, comme nous, souhaitent sauter le pas vers « une autre vie ».

 

Cependant, à la lecture concomitante de ce récit et de celui de Vercors sur le vrai visage du Québec,  je m’intérroge (en toute sincérité) sur les facteurs qui font que telle aventure (car à mon sens il s’agit, malgré toute la préparation que l’on puisse avoir, d’une aventure) réussisse et pas telle autre.

cela provient-il de la préparation des protagoniste, de leurs champs d’activité professionnelle, de leurs ressources financières, de la « gnaque », du fait de partir seul ou en famille, du lieu d’installation,…. ou simplement de la chance ?

 

J’interroge sur ce sujet car comme beaucoup d’autres personnes, je souhaite comprendre et préparer au mieux Mon « aventure ».

 

En tout cas, merci pour ce récit et bravo, car vous semblez être pleinement heureux de votre situation.

———

De Christinaroux

En effet, tous ces critères entrent en compte. Personnellement, je pense que beaucoup font l’erreur de s’installer à Montréal (80% des français), en s’installant dans une ville plus petite et plus dynamique, les chances sont bien meilleures de trouver un emploi (Drummondville, Sherbrooke, Victoriaville et Trois-Rivières sont des bonnes options), en plus les habitants ne sont pas écœurés de la population immigrante. C’est certain qu’il faut une bonne préparation, histoire de connaître les démarches à entreprendre une fois sur place. Idéalement, je pense qu’il faut être venu au Québec, au moins une fois pour s’essayer à immigrer, ce n’est pas une petite France au nord des USA. Les mœurs sont très différentes et les mentalités aussi. Ensuite, il ne faut pas arriver en français prétentieux qui veut absolument le même emploi et le même salaire qu’en France, et c’est sûr que, tout comme en France, certaines branches sont bouchées, d’autres sont en pénurie de main-d’oeuvre. J’imagine aussi que de partir en couple est plus facile que seul, mais tout dépend des gens.

En comptabilité, je pense pas que tu auras de soucis, c’est assez recherché et en droit, tu peux passer des équivalences.

 

Merci à toi!

———

De mial79

Merci pour ce récit et si tu trouves autres choses à nous raconter sur le quotidien, le système de santé ou autres, pas de problèmes. Je pense qu’on est tous preneurs d’informations vécues.

 

Merci encore

———

De CorkMontreal

Je n’ai pas beaucoup fréquenté ce site depuis mon arrivée au Québec en mai 2012, alors que depuis la France, j’y allais quasiment quotidiennement. Mais voilà, il faut se faire sa propre expérience et essayer d’oublier tout ce qu’on a pû entendre de vrai, de faux, d’exagéré et de caricatural sur le Québec pour pouvoir enfin se faire SON opinion.

Aujourd’hui, c’est mon tour de vous donner ma vision des choses et peut-être quelques conseils (sans prétention aucune) sur la vie au Québec.

Nous sommes arrivés en mai 2002 à Drummondville (parfaitement centré à mi-chemin entre Québec et Montréal), avec 7 valises et notre fille de 2 ans. Nous avions la chance d’être hébergés chez des amis pour les premières semaines, donc aucun problème d’hébergement pour nous. Mais l’atterrissage est quand même épuisant (surtout s’il faut attendre 2h30 à l’immigration parce que les douaniers vous ont oublié et sont allé « luncher »).

Je vais essayer de la faire courte, on a trouvé un logement très rapidement, contrairement à tout ce qu’on avait pu lire avant, aucun besoin de supplier ou de soudoyer le propriétaire du 4 1/2 que nous avons loué 560$ par mois pendant un an, on a signé le bail en 5 min (montre en main). Nous avons simplement dû attendre 3 semaines, le temps d’acheter des meubles et tout ce qui ne rentrait plus dans les valises. Oui, il faut avoir des économies, car ça part très très vite.

Nous avons trouvé très rapidement une garderie en milieu familial pour notre fille (25$ par jour mais avec le remboursement anticipé du gouvernement, ne revient qu’à 7$ par jour) Ensuite, nous sommes allés au centre local emploi afin de …..trouver un emploi. Nous avons été inscrits à un groupe de recherche d’emploi et j’ai trouvé un travail dans une clinique en trois semaines comme adjointe administrative à 15$ de l’heure pour 35h semaine, donc vraiment honorable pour un premier job. (En France mon bac+5 en droit ne m’avait pas permis de trouver un emploi à temps complet dans mon domaine d’études et mon trop haut niveau d’études m’empêchait de prétendre à des emplois de secrétaire ou d’assistante juridique). Mon conjoint à lui aussi trouvé rapidement un emploi dans sa passion, l’informatique, malgré l’absence de diplôme relié à l’emploi, mais avec un CV bien fourni et beaucoup d’expériences, dans l’immobilier, les télécommunications et la gestion. Il a pû être engagé en travailleur autonome comme technicien informatique. En France, l’absence de diplôme était un frein à la reconversion, pas ici.

Au Québec, ce qui compte, ce sont les compétences, les expériences et la personnalité. Il faut d’ailleurs refaire son c.v. en arrivant afin de  les valoriser. 

Quand j’ai décidé de retourner à mon domaine d’études j’ai déposé trois c.v chez des notaires et j’ai décroché 2 entrevues (En France, pour une quarantaine c.v, chez des notaires, huissiers et avocats, j’avais décroché 0 entrevue). J’ai été engagée quelques semaines plus tard comme secrétaire/technicienne juridique dans un bureau de notaires employant 15 personnes.

Entre-temps nous avons acheté une maison de 120 m2 avec 3000m2 de terrain pour 100 000 dollars. Pour ce faire, nous avions contacté une agence Multi-prêts quelques mois après notre arrivée et le courtier (qui n’est rémunéré que par la banque une fois le prêt accepté) nous a donné de très bon conseils pour nous créer une bonne côte de crédit. Un an après notre arrivée, nous étions propriétaires (rêve devenu inaccessible dans le sud de la France).

Il n’est pas difficile de se faire des amis comme j’ai pû le lire. Les québécois aiment les français et sont très accueillants et avenants avec nous. Je dirais que le plus drôle c’est quand on vous dit « hey, vous avez un accent! ». Et oui, ici, c’est le français qui a un accent. Après deux ans, il m’arrive encore de ne pas comprendre ce qu’on me dit car les expressions et les tournures de phrases sont différentes. Parfois les anglicismes sont aussi incompréhensibles. car les québecois en utilisent aussi beaucoup, ce ne sont simplement pas les mêmes que nous (ex : top-shape (en forme), cruiser, (flirter), hot (sexy), checker (vérifier), joke (blague), sans parler des anyway, whatever, that’s it et autre bullshitt. Autre exemple, être chaude, signifie avoir trop bu, ou être bonne, signifie vraiment être bonne (ne vous sentez pas insultée si on vous le dit). Parfois, on rit de ne pas se comprendre….parfois on s’en agace, mais on finit toujours par y arriver.

Le plus déstabilisant au Québec, c’est à quel point tout va plus vite, louer un appartement, acheter une maison ou commencer un nouvel emploi. Oubliez les baux d’habitation de 14 pages et les contrats de travail à rallonge. La parole vaut parfois plus que l’écrit et la confiance est toujours de rigueur.

Ce que j’aime ici avant tout ici c’est la décontraction et la tolérance. Habillez-vous et coiffez-vous comme vous l’entendez, tatouez-vous si vous le voulez, on ne vous jugera pas en fonction de votre style. Il y a bien-sûr des limites à ne pas franchir, mais vous pouvez être vous-même sans sentir les regards sur vous. Les gens ont l’air heureux dans cette société définitivement optimiste. Pas tous les jours bien sûr, pas tout le temps, mais le sourire des gens que l’on croise, le fait d’être abordé dans la rue de façon simple et décontractée, ça met de bonne humeur.

Par contre, en tant que français qui a plutôt l’habitude de dire ce qu’il pense, de râler quand quelque chose ne lui convient pas, et de débattre dès que l’occasion se présente, il faut savoir mettre de l’eau dans son vin (qui plus est très cher!). Les québécois ne polémiquent pas pour un oui ou pour un non, le mot d’ordre est consensus et le politiquement correct leur leitmotiv. Mais ce n’est pas une mauvaise ou une bonne chose, c’est juste un mode de vie différent et il faut savoir s’adapter.

Inutile de passer son temps à comparer son pays d’origine et son pays d’adoption, (même si on ne peut pas s’en empêcher) car il y a du bon et du mauvais partout et que même si l’herbe paraît plus ou moins verte, elle est peut-être  plus ou moins haute et coûte plus ou moins cher.

Pour conclure, je dirais juste que si parfois la France me manque, si parfois j’en ai marre d’être l’immigrante qui a un accent, je n’ai absolument aucun regrets et je souhaite à tous ceux qui en rêvent comme j’ai pû le rêver, de rejoindre ce beau pays et de se faire son expérience, bonne ou mauvaise, car l’important c’est d’oser vivre ses rêves…

 

 

Merci pour ce beau témoignage optimiste ! Ça fait du bien.

———

De Cherrybee

 

Cependant, à la lecture concomitante de ce récit et de celui de Vercors sur le vrai visage du Québec,  je m’intérroge (en toute sincérité) sur les facteurs qui font que telle aventure (car à mon sens il s’agit, malgré toute la préparation que l’on puisse avoir, d’une aventure) réussisse et pas telle autre.

cela provient-il de la préparation des protagoniste, de leurs champs d’activité professionnelle, de leurs ressources financières, de la « gnaque », du fait de partir seul ou en famille, du lieu d’installation,…. ou simplement de la chance ?

 

J’interroge sur ce sujet car comme beaucoup d’autres personnes, je souhaite comprendre et préparer au mieux Mon « aventure ».

 

En tout cas, merci pour ce récit et bravo, car vous semblez être pleinement heureux de votre situation.

 

Vous avez bien mis le doigt là où ça fait mal. Pour les immigrants, ça peut être chacun de ces points cités. Je remarque que le point de vue des Québécois « de souche » est influencé exactement de la même façon. 

Des milliers d’immigrants, des milliers d’expériences différentes. Le tout étant de mettre en place les mécanismes qui réduiront la casse au maximum, si casse il doit y avoir. 

———

De Christinaroux

Super sympa, rien de vraiment négatif comme retour ?

non, rien de vraiment négatif, mais cette année l’hiver ne finit plus, on a encore eus -25 cette semaine, on a hâte de mettre le manteau au placard, mais c’est pas pour tout de suite…..Je conseille donc aux frileux et aux amoureux du short et du maillot de bien réfléchir… mais l’avantage c’est qu’on peut skier et faire du skiddo plusieurs mois.

———

De Christinaroux

Merci pour ce récit et si tu trouves autres choses à nous raconter sur le quotidien, le système de santé ou autres, pas de problèmes. Je pense qu’on est tous preneurs d’informations vécues.

 

Merci encore

ok, je ne manquerais pas d’en parler dans un prochain post, j’ai récemment testé les urgences d’un hôpital et j’ai vu différents des médecins pour des soucis de santé, donc je vous reviens vite!

———

De chachawa

Merci pour ce témoignage. Il est plein de fraîcheur, de douceur et de sourire… et ça fait un bien fou. Bonne continuation !

———

De lesuisse

Je n’ai pas beaucoup fréquenté ce site depuis mon arrivée au Québec en mai 2012, alors que depuis la France, j’y allais quasiment quotidiennement. Mais voilà, il faut se faire sa propre expérience et essayer d’oublier tout ce qu’on a pû entendre de vrai, de faux, d’exagéré et de caricatural sur le Québec pour pouvoir enfin se faire SON opinion.

Aujourd’hui, c’est mon tour de vous donner ma vision des choses et peut-être quelques conseils (sans prétention aucune) sur la vie au Québec.

Nous sommes arrivés en mai 2002 à Drummondville (parfaitement centré à mi-chemin entre Québec et Montréal), avec 7 valises et notre fille de 2 ans. Nous avions la chance d’être hébergés chez des amis pour les premières semaines, donc aucun problème d’hébergement pour nous. Mais l’atterrissage est quand même épuisant (surtout s’il faut attendre 2h30 à l’immigration parce que les douaniers vous ont oublié et sont allé « luncher »).

Je vais essayer de la faire courte, on a trouvé un logement très rapidement, contrairement à tout ce qu’on avait pu lire avant, aucun besoin de supplier ou de soudoyer le propriétaire du 4 1/2 que nous avons loué 560$ par mois pendant un an, on a signé le bail en 5 min (montre en main). Nous avons simplement dû attendre 3 semaines, le temps d’acheter des meubles et tout ce qui ne rentrait plus dans les valises. Oui, il faut avoir des économies, car ça part très très vite.

Nous avons trouvé très rapidement une garderie en milieu familial pour notre fille (25$ par jour mais avec le remboursement anticipé du gouvernement, ne revient qu’à 7$ par jour) Ensuite, nous sommes allés au centre local emploi afin de …..trouver un emploi. Nous avons été inscrits à un groupe de recherche d’emploi et j’ai trouvé un travail dans une clinique en trois semaines comme adjointe administrative à 15$ de l’heure pour 35h semaine, donc vraiment honorable pour un premier job. (En France mon bac+5 en droit ne m’avait pas permis de trouver un emploi à temps complet dans mon domaine d’études et mon trop haut niveau d’études m’empêchait de prétendre à des emplois de secrétaire ou d’assistante juridique). Mon conjoint à lui aussi trouvé rapidement un emploi dans sa passion, l’informatique, malgré l’absence de diplôme relié à l’emploi, mais avec un CV bien fourni et beaucoup d’expériences, dans l’immobilier, les télécommunications et la gestion. Il a pû être engagé en travailleur autonome comme technicien informatique. En France, l’absence de diplôme était un frein à la reconversion, pas ici.

Au Québec, ce qui compte, ce sont les compétences, les expériences et la personnalité. Il faut d’ailleurs refaire son c.v. en arrivant afin de  les valoriser. 

Quand j’ai décidé de retourner à mon domaine d’études j’ai déposé trois c.v chez des notaires et j’ai décroché 2 entrevues (En France, pour une quarantaine c.v, chez des notaires, huissiers et avocats, j’avais décroché 0 entrevue). J’ai été engagée quelques semaines plus tard comme secrétaire/technicienne juridique dans un bureau de notaires employant 15 personnes.

Entre-temps nous avons acheté une maison de 120 m2 avec 3000m2 de terrain pour 100 000 dollars. Pour ce faire, nous avions contacté une agence Multi-prêts quelques mois après notre arrivée et le courtier (qui n’est rémunéré que par la banque une fois le prêt accepté) nous a donné de très bon conseils pour nous créer une bonne côte de crédit. Un an après notre arrivée, nous étions propriétaires (rêve devenu inaccessible dans le sud de la France).

Il n’est pas difficile de se faire des amis comme j’ai pû le lire. Les québécois aiment les français et sont très accueillants et avenants avec nous. Je dirais que le plus drôle c’est quand on vous dit « hey, vous avez un accent! ». Et oui, ici, c’est le français qui a un accent. Après deux ans, il m’arrive encore de ne pas comprendre ce qu’on me dit car les expressions et les tournures de phrases sont différentes. Parfois les anglicismes sont aussi incompréhensibles. car les québecois en utilisent aussi beaucoup, ce ne sont simplement pas les mêmes que nous (ex : top-shape (en forme), cruiser, (flirter), hot (sexy), checker (vérifier), joke (blague), sans parler des anyway, whatever, that’s it et autre bullshitt. Autre exemple, être chaude, signifie avoir trop bu, ou être bonne, signifie vraiment être bonne (ne vous sentez pas insultée si on vous le dit). Parfois, on rit de ne pas se comprendre….parfois on s’en agace, mais on finit toujours par y arriver.

Le plus déstabilisant au Québec, c’est à quel point tout va plus vite, louer un appartement, acheter une maison ou commencer un nouvel emploi. Oubliez les baux d’habitation de 14 pages et les contrats de travail à rallonge. La parole vaut parfois plus que l’écrit et la confiance est toujours de rigueur.

Ce que j’aime ici avant tout ici c’est la décontraction et la tolérance. Habillez-vous et coiffez-vous comme vous l’entendez, tatouez-vous si vous le voulez, on ne vous jugera pas en fonction de votre style. Il y a bien-sûr des limites à ne pas franchir, mais vous pouvez être vous-même sans sentir les regards sur vous. Les gens ont l’air heureux dans cette société définitivement optimiste. Pas tous les jours bien sûr, pas tout le temps, mais le sourire des gens que l’on croise, le fait d’être abordé dans la rue de façon simple et décontractée, ça met de bonne humeur.

Par contre, en tant que français qui a plutôt l’habitude de dire ce qu’il pense, de râler quand quelque chose ne lui convient pas, et de débattre dès que l’occasion se présente, il faut savoir mettre de l’eau dans son vin (qui plus est très cher!). Les québécois ne polémiquent pas pour un oui ou pour un non, le mot d’ordre est consensus et le politiquement correct leur leitmotiv. Mais ce n’est pas une mauvaise ou une bonne chose, c’est juste un mode de vie différent et il faut savoir s’adapter.

Inutile de passer son temps à comparer son pays d’origine et son pays d’adoption, (même si on ne peut pas s’en empêcher) car il y a du bon et du mauvais partout et que même si l’herbe paraît plus ou moins verte, elle est peut-être  plus ou moins haute et coûte plus ou moins cher.

Pour conclure, je dirais juste que si parfois la France me manque, si parfois j’en ai marre d’être l’immigrante qui a un accent, je n’ai absolument aucun regrets et je souhaite à tous ceux qui en rêvent comme j’ai pû le rêver, de rejoindre ce beau pays et de se faire son expérience, bonne ou mauvaise, car l’important c’est d’oser vivre ses rêves…

 

Très bon témoignage. Je te souhaite bonne chance pour la suite.

———

De jaune_21

Cela fait du bien de lire ton récit. Ce n’est pas le paradis, ni l’enfer non plus. Quelque soit le choix qu’on fait dans la vie, il sera toujours accompagné de ses avantages et de ses inconvénients. Et on t’attend pour le reste.

———

De amy311

Très bon témoignage. .cela m’encourage encore plus. .ns allons bientôt aller valider ma rp..bonne continuation et a bientôt

Envoyé par l’application mobile Forum IC

———

De Kris1213

Merci Christina , j’adore ton récit !

———

De Aurélien Riou

J’ai pris du plaisir a lire ton message 🙂
et j’espère pouvoir avoir le meme plaisir quand je vais venir dans qqes semaines 🙂

———

De Ricco

Très sympa, merci de nous avoir fait partager ton aventure…

———

De snow white

merci pour ce message.

———

De immigrer.com

Merci pour le bilan, il est en page d’accueil.

 

Bonne suite!

———

De celine13116

en tant qu’adjointe juridique tatouée (trop parait-il), j’ai encore plus hâte de recevoir notre CSQ en lisant ton récit 😉

merci !!!

———

De baboune

tes bon message qui nous donne confiance, merci

———

De baboune

Je n’ai pas beaucoup fréquenté ce site depuis mon arrivée au Québec en mai 2012, alors que depuis la France, j’y allais quasiment quotidiennement. Mais voilà, il faut se faire sa propre expérience et essayer d’oublier tout ce qu’on a pû entendre de vrai, de faux, d’exagéré et de caricatural sur le Québec pour pouvoir enfin se faire SON opinion.

Aujourd’hui, c’est mon tour de vous donner ma vision des choses et peut-être quelques conseils (sans prétention aucune) sur la vie au Québec.

parfait

———

De Brinks

Merci pour ce récit qui est bien écrit et qui donne ta vision des choses… Cela me plais!!!

———

De flo06600

Super, quelle humilité tu as!! J’ai trouvé ton bilan très intéressant et nous aussi nous sommes du sud de la France, c’est pour ça que quand tu parles d’une maison de 120m2 à 100 000 dollars….. Ça fait rêver…..évidemment entre autres.
Tu ne parles par contre pas trop de Drummondville. Comment est la ville? C’est une ville qui au demeurant serait susceptible de nous intéresser.

Cordialement

Audrey et flo

———

De Phtiba

120m2 à 100,000$, je demande à voir en effet.

———

De Senga

Merci de nous faire partager ton expérience et perso ça me conforte dans notre choix de partir même si chacun vit sa propre expérience.
Bonne continuation!!

Envoyé par l’application mobile Forum IC

———

De Christinaroux

120m2 à 100,000$, je demande à voir en effet.

c’est à 15 min de Drummondville donc moins cher, et il y avait quelques travaux de rafraîchissement, en ville tu rajoutes 60 000$ et tu n’as pas de terrain..c’est un choix.. on a fait celui du calme et des grands espaces, au plaisir!

———

De Christinaroux

Super, quelle humilité tu as!! J’ai trouvé ton bilan très intéressant et nous aussi nous sommes du sud de la France, c’est pour ça que quand tu parles d’une maison de 120m2 à 100 000 dollars….. Ça fait rêver…..évidemment entre autres.
Tu ne parles par contre pas trop de Drummondville. Comment est la ville? C’est une ville qui au demeurant serait susceptible de nous intéresser.

Cordialement

Audrey et flo

c’est une ville propre, dynamique, ni trop grande ni trop petite, beaucoup d’espaces verts et d’évènements, beaucoup d’entreprise installées car entre Québec et Montréal, mais nous avons acheté à 15 min de Drummond. sinon, il faut compter plus cher pour une maison, n’hésite pas à aller consulter duproprio ou remax, ça te donnera une bonne idée.

———

De Gerald Vinet

Salut Christinaroux,

 

Sympa ton témoignage. Nous sommes en plein CSQ, le dossier devrait partir vers juillet cette année, pour un départ 2015 ou 2016, avec femme et enfants. Ma femme est juriste en France et moi informaticien. on espère trouver du travail et pourquoi pas vers drummondville.

Si c’est possible, je souhaiterai avec ton point de vue sur Drummondville, le quotidien, est-ce une ville agréable ? comment sont les écoles ? Ton ami est informaticien aussi. As t-il trouvé du travail facilement ? et au niveau salaire est-il satisfait ?

Désolé de toutes ces questions, mais plus ça avance et plus on sent pose.

 

Merci d’avance.

———

De leila60

Je n’ai pas beaucoup fréquenté ce site depuis mon arrivée au Québec en mai 2012, alors que depuis la France, j’y allais quasiment quotidiennement. Mais voilà, il faut se faire sa propre expérience et essayer d’oublier tout ce qu’on a pû entendre de vrai, de faux, d’exagéré et de caricatural sur le Québec pour pouvoir enfin se faire SON opinion.

très beau récit, récit qui m’a d’autant plus interpellé car pour nous c’est le grand départ le 22 avril et pour…. Drummondville !!!! 

merci beaucoup pour cette expérience, même si chacun se fait la sienne 😉 c’est cool !!!!

———

De forwardguidance

Drummondville a des avantages et des désavantages.

 

C’est une petite ville donc le coût de l’immobilier est moins cher qu’à Montréal par exemple, par contre c’est une ville qui contient  beaucoup de petites entreprises avec de petits salaires, alors c’est un facteur à considérer avant de s’y établir…

———

De verozen

Bilan très agréable à lire,

Je suis également à 20min de Drummondville…!

 

heureuse pour vous que tout se passe bien et vite!

———

De Gerald Vinet

Salut,

 

Est-ce une ville familiale ?

 

Merci pour votre retour

———

De verozen

qu’entends-tu par ville familiale?

:blush2:

———

De Gerald Vinet

il y a t-il des quartiers résidentiels ? des écoles à proximité ? des commerces ?

 

On parle de sherbrooke justement comme étant une ville moyenne, je m’informe sur Drummondville.

———

De verozen

Oui, il y a de jolis quartiers résidentiels, très calmes et certains sont très récents avec de jeunes famille, idéal pour vos enfants! (d’ailleurs les enfants se font très vite des amis!).

Des écoles, il y en a aussi beaucoup, primaire secondaire et CEGEP (lycée). Pas d’université à Drummond alors qu’il y en a une à Sherbrooke.

Il y a un petit centre commercial où l’on peut trouver de tout, mais j’avoue que Sherbrooke était mieux loti en terme de centre commercial avec son Carrefour de l’Estrie :2 x plus gros.

 

Pour ma part, il me semble qu’il fait bon vivre dans les 2 villes ayant vécu dans les 2. Il reste que se sont de petites villes, rien à voir avec les villes françaises.

 

Voilà, j’espère que cela satisfera ton questionnement. 

———

De Minnie40

Bonjour,

J’ai lu avec attention votre parcours, j’ai moi aussi le désire de partir au Quebec, ayant mon cousin a Grand Mère (en MAURICIE) cependant je suis un peu perdue concernant le déroulement des démarches, j’ai été sur plusieurs sites du Quebec. Cependant je ne sais pas si il est préférable de faire une demande de résident permanent ou résident temporaire, je suis célibataire et j’ai 43 ans et j’habite actuellement en France (Landes). Pouvez-vous me dire qu’elles sont les démarches que vous avez fait et peut-être me conseiller. Je travail actuellement pour un promoteur immobilier.

Merci à vous par avance.

———

De dentan

Salut, premièrement pour la province de Québec, tu devrais faire le test d’évaluation du MIDI (anciennement MICC). Google : test évaluation MICC

———

De kuroczyd

Il n existe pas en tant que tel de visa de ‘résident temporaire’. On parle plutôt de travailleur temporaire (qui de fait est un résident temporaire)… Soit tu te qualifies comme résident permanent, tu déposes les dossiers en conséquence et avec de la chance au bout de 2 ans tu peux venir au Québec ou de deux, tu as un métier dans un domaine en demande, tu trouves un employeur qui est prêt à faire un AMT / CAQ pour toi et tu as en 3 mois un permis de travail temporaire …

———

De Christinaroux

Bonjour,

J’ai lu avec attention votre parcours, j’ai moi aussi le désire de partir au Quebec, ayant mon cousin a Grand Mère (en MAURICIE) cependant je suis un peu perdue concernant le déroulement des démarches, j’ai été sur plusieurs sites du Quebec. Cependant je ne sais pas si il est préférable de faire une demande de résident permanent ou résident temporaire, je suis célibataire et j’ai 43 ans et j’habite actuellement en France (Landes). Pouvez-vous me dire qu’elles sont les démarches que vous avez fait et peut-être me conseiller. Je travail actuellement pour un promoteur immobilier.

Merci à vous par avance.

Bonjour Minnie,

 

Je te conseille vivement d’obtenir un certificat de résidence permanente, c’est plus long mais ensuite tu es considérée comme une québecoise..(mis à part le droit de vote), je connais une femme qui a passé un diplôme de massothérapeute (coût de 12 000$), et elle ne trouve pas d’emploi car dans cette branche il faut être inscrit à un ordre et pour être inscrit à un ordre, il te faut la résidence permanente, de plus c’est beaucoup plus long à obtenir une fois sur place et cela demande beaucoup de paperasse administrative et pour te parler de mon expérience les employeurs qui m’ont reçue en entrevue (soit 4) m’ont tous demandé si j’avais la résidence permanente.Donc, fais ta demande de certificat de sélection du Québec, et quand tu l’auras obtenue, tu feras la demande de résidence permanente au fédéral. C’est plus long mais ce temps est nécessaire pour bien préparer ton immigration. Ce n’est que mon opinion. Bonne continuation dans tes démarches.

———

De syl300680

Je n’ai pas beaucoup fréquenté ce site depuis mon arrivée au Québec en mai 2012, alors que depuis la France, j’y allais quasiment quotidiennement. Mais voilà, il faut se faire sa propre expérience et essayer d’oublier tout ce qu’on a pû entendre de vrai, de faux, d’exagéré et de caricatural sur le Québec pour pouvoir enfin se faire SON opinion.
Aujourd’hui, c’est mon tour de vous donner ma vision des choses et peut-être quelques conseils (sans prétention aucune) sur la vie au Québec.
Nous sommes arrivés en mai 2002 à Drummondville (parfaitement centré à mi-chemin entre Québec et Montréal), avec 7 valises et notre fille de 2 ans. Nous avions la chance d’être hébergés chez des amis pour les premières semaines, donc aucun problème d’hébergement pour nous. Mais l’atterrissage est quand même épuisant (surtout s’il faut attendre 2h30 à l’immigration parce que les douaniers vous ont oublié et sont allé « luncher »).
Je vais essayer de la faire courte, on a trouvé un logement très rapidement, contrairement à tout ce qu’on avait pu lire avant, aucun besoin de supplier ou de soudoyer le propriétaire du 4 1/2 que nous avons loué 560$ par mois pendant un an, on a signé le bail en 5 min (montre en main). Nous avons simplement dû attendre 3 semaines, le temps d’acheter des meubles et tout ce qui ne rentrait plus dans les valises. Oui, il faut avoir des économies, car ça part très très vite.
Nous avons trouvé très rapidement une garderie en milieu familial pour notre fille (25$ par jour mais avec le remboursement anticipé du gouvernement, ne revient qu’à 7$ par jour) Ensuite, nous sommes allés au centre local emploi afin de …..trouver un emploi. Nous avons été inscrits à un groupe de recherche d’emploi et j’ai trouvé un travail dans une clinique en trois semaines comme adjointe administrative à 15$ de l’heure pour 35h semaine, donc vraiment honorable pour un premier job. (En France mon bac+5 en droit ne m’avait pas permis de trouver un emploi à temps complet dans mon domaine d’études et mon trop haut niveau d’études m’empêchait de prétendre à des emplois de secrétaire ou d’assistante juridique). Mon conjoint à lui aussi trouvé rapidement un emploi dans sa passion, l’informatique, malgré l’absence de diplôme relié à l’emploi, mais avec un CV bien fourni et beaucoup d’expériences, dans l’immobilier, les télécommunications et la gestion. Il a pû être engagé en travailleur autonome comme technicien informatique. En France, l’absence de diplôme était un frein à la reconversion, pas ici.
Au Québec, ce qui compte, ce sont les compétences, les expériences et la personnalité. Il faut d’ailleurs refaire son c.v. en arrivant afin de  les valoriser. 
Quand j’ai décidé de retourner à mon domaine d’études j’ai déposé trois c.v chez des notaires et j’ai décroché 2 entrevues (En France, pour une quarantaine c.v, chez des notaires, huissiers et avocats, j’avais décroché 0 entrevue). J’ai été engagée quelques semaines plus tard comme secrétaire/technicienne juridique dans un bureau de notaires employant 15 personnes.
Entre-temps nous avons acheté une maison de 120 m2 avec 3000m2 de terrain pour 100 000 dollars. Pour ce faire, nous avions contacté une agence Multi-prêts quelques mois après notre arrivée et le courtier (qui n’est rémunéré que par la banque une fois le prêt accepté) nous a donné de très bon conseils pour nous créer une bonne côte de crédit. Un an après notre arrivée, nous étions propriétaires (rêve devenu inaccessible dans le sud de la France).
Il n’est pas difficile de se faire des amis comme j’ai pû le lire. Les québécois aiment les français et sont très accueillants et avenants avec nous. Je dirais que le plus drôle c’est quand on vous dit « hey, vous avez un accent! ». Et oui, ici, c’est le français qui a un accent. Après deux ans, il m’arrive encore de ne pas comprendre ce qu’on me dit car les expressions et les tournures de phrases sont différentes. Parfois les anglicismes sont aussi incompréhensibles. car les québecois en utilisent aussi beaucoup, ce ne sont simplement pas les mêmes que nous (ex : top-shape (en forme), cruiser, (flirter), hot (sexy), checker (vérifier), joke (blague), sans parler des anyway, whatever, that’s it et autre bullshitt. Autre exemple, être chaude, signifie avoir trop bu, ou être bonne, signifie vraiment être bonne (ne vous sentez pas insultée si on vous le dit). Parfois, on rit de ne pas se comprendre….parfois on s’en agace, mais on finit toujours par y arriver.
Le plus déstabilisant au Québec, c’est à quel point tout va plus vite, louer un appartement, acheter une maison ou commencer un nouvel emploi. Oubliez les baux d’habitation de 14 pages et les contrats de travail à rallonge. La parole vaut parfois plus que l’écrit et la confiance est toujours de rigueur.
Ce que j’aime ici avant tout ici c’est la décontraction et la tolérance. Habillez-vous et coiffez-vous comme vous l’entendez, tatouez-vous si vous le voulez, on ne vous jugera pas en fonction de votre style. Il y a bien-sûr des limites à ne pas franchir, mais vous pouvez être vous-même sans sentir les regards sur vous. Les gens ont l’air heureux dans cette société définitivement optimiste. Pas tous les jours bien sûr, pas tout le temps, mais le sourire des gens que l’on croise, le fait d’être abordé dans la rue de façon simple et décontractée, ça met de bonne humeur.
Par contre, en tant que français qui a plutôt l’habitude de dire ce qu’il pense, de râler quand quelque chose ne lui convient pas, et de débattre dès que l’occasion se présente, il faut savoir mettre de l’eau dans son vin (qui plus est très cher!). Les québécois ne polémiquent pas pour un oui ou pour un non, le mot d’ordre est consensus et le politiquement correct leur leitmotiv. Mais ce n’est pas une mauvaise ou une bonne chose, c’est juste un mode de vie différent et il faut savoir s’adapter.
Inutile de passer son temps à comparer son pays d’origine et son pays d’adoption, (même si on ne peut pas s’en empêcher) car il y a du bon et du mauvais partout et que même si l’herbe paraît plus ou moins verte, elle est peut-être  plus ou moins haute et coûte plus ou moins cher.
Pour conclure, je dirais juste que si parfois la France me manque, si parfois j’en ai marre d’être l’immigrante qui a un accent, je n’ai absolument aucun regrets et je souhaite à tous ceux qui en rêvent comme j’ai pû le rêver, de rejoindre ce beau pays et de se faire son expérience, bonne ou mauvaise, car l’important c’est d’oser vivre ses rêves…

®quebec de coeur®

Good.
Vivement notre tour..

———

De kouncouma

merci syl pour ta franchise car nous en avions grand besoin

———

De Rudy et Marielle

A l’aube de partir en famille avec nos 2 filles de 3 ans et 5 ans sur Terrebonne, votre récit est encouragant. Je partage complètement tes idées selon les critères multiples l’intégration ne se fera pas de la même manière. en tout cas j’espère le vivre comme toi!

 

Nous passons la visite médicale mercredi prochain et espérons partir cet automne.

J’ai des questions d’ordre matériel, tu parles de 7 valises j’ai encore du mal à me faire à cette idée! pour les jouets des enfants on m’a conseillé de les faire envoyer par la poste progressivement mais quoi qu’il arrive il faut vider les placards!! j’sais pas par quoi commencer! bien que je sois concaincu du bienfait d’occulter l’aspect matériel…

Ensuite l’attente de 3 semaines pour acheter les meubles, c’est la carte de crédit que vous attendiez? dans quelle banque êtes vous et en êtes vous satisfait?

La dernière de mes grandes interrogations ce sont les demandes d’admissions pour garderie et école. Il nous faut connaitre notre quartier pour pouvoir faire une demande d’admission, et peut onl faire depuis la France.

On aimerais bien une bonne garderie pour notre fille de 3 ans qui attend avec impatience « l’école ». et vu que la rentrée sera faite (si on obtient notre CRP à temps) on ne veut pas être mis sur liste d’attente.

merci par avance pour tous vos conseils!

———

De sandy81

Oui, il y a de jolis quartiers résidentiels, très calmes et certains sont très récents avec de jeunes famille, idéal pour vos enfants! (d’ailleurs les enfants se font très vite des amis!).

Des écoles, il y en a aussi beaucoup, primaire secondaire et CEGEP (lycée). Pas d’université à Drummond alors qu’il y en a une à Sherbrooke.

Il y a un petit centre commercial où l’on peut trouver de tout, mais j’avoue que Sherbrooke était mieux loti en terme de centre commercial avec son Carrefour de l’Estrie :2 x plus gros.

 

Pour ma part, il me semble qu’il fait bon vivre dans les 2 villes ayant vécu dans les 2. Il reste que se sont de petites villes, rien à voir avec les villes françaises.

 

Voilà, j’espère que cela satisfera ton questionnement. 

Une université va voir le jour à Drummond d’ici quelque année, le projet est en cours !

———

De Didier 88

Bonjour Christinaroux beau témoignage que du bonheur pour les lecteur en passent de faire le saut, est possible de te joindre en MP merci.

———

De Phtiba

A l’aube de partir en famille avec nos 2 filles de 3 ans et 5 ans sur Terrebonne, votre récit est encouragant. Je partage complètement tes idées selon les critères multiples l’intégration ne se fera pas de la même manière. en tout cas j’espère le vivre comme toi!

 

Nous passons la visite médicale mercredi prochain et espérons partir cet automne.

J’ai des questions d’ordre matériel, tu parles de 7 valises j’ai encore du mal à me faire à cette idée! pour les jouets des enfants on m’a conseillé de les faire envoyer par la poste progressivement mais quoi qu’il arrive il faut vider les placards!! j’sais pas par quoi commencer! bien que je sois concaincu du bienfait d’occulter l’aspect matériel…

Ensuite l’attente de 3 semaines pour acheter les meubles, c’est la carte de crédit que vous attendiez? dans quelle banque êtes vous et en êtes vous satisfait?

La dernière de mes grandes interrogations ce sont les demandes d’admissions pour garderie et école. Il nous faut connaitre notre quartier pour pouvoir faire une demande d’admission, et peut onl faire depuis la France.

On aimerais bien une bonne garderie pour notre fille de 3 ans qui attend avec impatience « l’école ». et vu que la rentrée sera faite (si on obtient notre CRP à temps) on ne veut pas être mis sur liste d’attente.

merci par avance pour tous vos conseils!

 

Je ne sais pas pour Terrbonne mais j’ai inscrit ma fille sur la liste d’attente des CPE en Juillet 2011 et elle y est toujours 😛

———

De Mark-Beaubien

Je n’ai pas beaucoup fréquenté ce site depuis mon arrivée au Québec en mai 2012, alors que depuis la France, j’y allais quasiment quotidiennement. Mais voilà, il faut se faire sa propre expérience et essayer d’oublier tout ce qu’on a pû entendre de vrai, de faux, d’exagéré et de caricatural sur le Québec pour pouvoir enfin se faire SON opinion.

Aujourd’hui, c’est mon tour de vous donner ma vision des choses et peut-être quelques conseils (sans prétention aucune) sur la vie au Québec.

Nous sommes arrivés en mai 2002 à Drummondville (parfaitement centré à mi-chemin entre Québec et Montréal), avec 7 valises et notre fille de 2 ans. Nous avions la chance d’être hébergés chez des amis pour les premières semaines, donc aucun problème d’hébergement pour nous. Mais l’atterrissage est quand même épuisant (surtout s’il faut attendre 2h30 à l’immigration parce que les douaniers vous ont oublié et sont allé « luncher »).

Je vais essayer de la faire courte, on a trouvé un logement très rapidem

Vos recherches:

  • certificat dhébergement ville drummondville
  • vivre à drummondville immigrer com
FAQ
La Foire aux Questions (FAQ) est la sélection des meilleurs messages du forum de discussion archivée selon une centaine de rubriques allant de l'ouverture de compte, aux différents métiers et au système de santé ou d'éducation. Merci de participer à la mémoire du forum et du site en recommandant des sujets!
http://www.immigrer.com/faq/
Haut

Bienvenue au Canada