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Étudiants Français au Québec: confirmation des hausses

Le gouvernement du Québec vient de confirmer la hausse des frais de scolarité pour les étudiants Français voulant étudier dans la Belle province.

Comment cette nouvelle vous affecte? Participez à notre sondage!

Nous avions déjà abordé à maintes reprises ce sujet lors des derniers mois et la nouvelle de ces derniers jours ne fait que confirmer les pourparlers déjà débutés depuis quelques temps. Cette entente France-Québec était en vigueur depuis la fin des années 70.

Malgré cette hausse qui triple les frais de scolarité dans les universités québécoises, les étudiants Français sont encore favorisés par rapport aux étudiants étrangers des autres pays qui doivent payer des frais encore plus exorbitants pour étudier au Canada, souvent autour de 12 000 $ CAN. Les étudiants Français paieront désormais comme les autres Canadiens, non résidents du Québec, c’est-à-dire environ 6650 $ CAN annuellement.

En ce moment les Étudiants Français représentent près de 40% des étudiants Étrangers au Québec.
Mais comme le Québec est une terre d’immigration active, est-ce que ces frais vont ralentir la venue des étudiants français représentant un groupe de potentiels immigrants naturel et fort intéressant?

Ces hausses seront effectives dès la rentrée de l’automne 2015 pour tous les étudiants Français nouvellement inscrits dans des universités québécoises.
Attention, les étudiants Français déjà inscrits dans un programme québécois ne seront pas touchés par ces augmentations et ceci jusqu’à l’obtention de leur diplôme. Aussi les étudiants de 2e et 3e cycles ne sont pas concernés par ces changements.

Si vous êtes un étudiant Français songeant venir au Québec, nous aimerions savoir si ces frais remettent en question votre projet de venir étudier au Québec? Répondez à notre sondage maison pour nous en faire part.

Laurence Nadeau
Originaire de Montréal, Laurence Nadeau, cofondatrice d'immigrer.com, conférencière et aussi auteure de plus d'une dizaine de guides publiés (et mises à jour) en France sur l'installation, le travail et l'immigration au Québec et au Canada aux Éditions L'Express (et L'Étudiant). Auteure de "S'installer et travailler au Québec" aux éditions L'Express.
https://www.immigrer.com

Commentaires sur “Étudiants Français au Québec: confirmation des hausses

  1. Comme savoir quelles sont les diplômes concernés ? c’est ceux de 1er cycle il me semble non ? Moi je compte partir à Québec à Ulaval pour faire une licence de physique avec une année préparatoire avant.

  2. Bonjour Bernelin,

    Je crois que le changement ne s’applique que pour les candidats qui ne sont pas encore inscrits dans un programme local. J’ai lu également qu’il y avait des spécificités en fonction du niveau de diplôme poursuivi. C’est certain que ce n’est pas une bonne nouvelle. Mais finalement quand on compare le coût des études ici et dans d’autres pays, la situation n’est pas si mauvaise, alors je ne sais pas si j’irai jusqu’à parler d’un cauchemar, mais je respecte votre perception. Simplement en France l’offre est très compétitive alors lorsqu’on compare les deux offres l’effet produit est fort. Il y a toujours des moyens de financer vos objectifs académiques, il faut y réfléchir aussi. Peut-être que si vous êtes convaincu que votre avenir est ici, alors quelque part, c’est le prix à payer. Et oui, trouver un job étudiant est assez simple, surtout dans la grande région de Montréal, en particulier si vous êtes bilingue. Cela rassurera les employeurs aussi une fois diplôme car vous aurez eu une première expérience de travail au Québec. Certaines organisations offrent également des stages. Ils peuvent être rémunérés ou non. La loi en vigueur ne dit rien à ce sujet. Cependant les grandes organisations ont conscience des enjeux et proposent souvent des stages rémunérés, en suivant finalement les prérogatives de l’OMT et les codes et bonnes pratiques afférent à la question du stage et de la juste reconnaissance du travail accompli. Bon courage dans vos démarches et surtout ne perdez pas espoir. Car, en attendant, même si les études sont plus chères que chez nous, l’économie et le marché de l’emploi se portent mieux qu’en France.

  3. Pour ma part quand j’ai vu ça, j’ai vraiment cru à un cauchemar !!! c’est tout simplement honteux de sortir cette modification maintenant, alors que nous sommes déjà inscrit et tout….. la moindre des choses aurait été de le faire vers novembre, avant qu’on paye presque 100$ pour chaque ouverture de dossier……. Pour ma part j’ai regardé, mes grandes vacances dureront 4mois, donc je suis en train de voir si en travaillant durant 4mois cela permettrait de combler le trou dans le budget que cela créera….. I pray for this

  4. Hello Tim, this is a really good point and I understand your frustration. Even if French is a key linguistic ability in Quebec, English is required too. I understand that quebecan universities basically need more money to support their mission. However, from where I sit I think it is not fair to ask only students to pay more. Maybe the big companies could also take a bigger part in financing the education of Canadian future workers. At the end of the day, the represent an important part of the talents that we need. And even if I understand that Canada is attractive thanks to low taxations on companies’ revenues I really think that we should think about another solutions and practices in terms of financing quebecan initiatives. Neither it is fair to tax employees’ revenues so much, when companies could contribute more. But this is another question.

    Marina, peut être pourriez vous penser à contracter un prêt poir vos études? Je crois qu’il existe aussi des bourses et d’autres types d’initiatives de financement mais je ne les connais pas bien personnellement. Beaucoup d’étudiants locaux le font déjà et j’ai dû le faire aussi, lorsque j’étais en France. Bon courage dans vos démarches et ne vous découragez pas: le Québec va vous faire grandir et vous rendre plus résiliente. Enfin il existe beaucoup de formationsoins chères voire gratuites. Les plate-formes de formation en ligne de Harvard ou ITunues University, par exemple, peuvent apporter des solutions à la question du coût de l’éducation.

  5. I do apologize for not writting my comment in French, although I am able to speak french fluently my written skills are not a pretty sight.

    I do understand how some french citizens might be frustated and disappointed with this new policy however I will give you the other side of the coin. Many canadian citizens whose dream was to study at McGill, maybe to live in Montreal had to pay out of the province fees (Around $6000 per term) while french citizens were paying as Quebecers and I would understand the argument of the language but what about the Acadiens, the french speaking students from Manitoba ot Ontario who wanted to study in Quebec.

    All this to say, it was very very frustating for non-quebecers canadians to see how French citizens over Canadian. So at the end of the day it was easier and more econmically viable for the governement to raise tuition for french citizens than to lower it for canadian students.

  6. C’est la pire des nouvelles qui pouvait tomber.
    Rêvant de vivre ici au Québec, je fais des études pour justement avoir ma résidence et souhaitant me réorienter j’ai commencé mon inscription pour l’uqam, qui a le programme que je tiens à suivre. Maintenant tout s’effondre et je pense que beaucoup d’autres seront dans ma situation!! Je suis dépourvue de solution et pleine de chagrin!!
    Ce n’est pas en faisant cela qu’ils faciliterons le parler “français”.
    Dîtes moi que c’est un cauchemar et que je vais me réveiller!!

  7. Je vois plusieurs risques pour le Québec qui tente, à côté de cette hausse des frais de scolarité, d’attirer dans le cadre de la nouvelle politique d’immigration, davantage de talents francophones afin de participer au rayonnement de la société québécoise, définie comme étant plurielle, inclusive, diverse et francophone. De plus, des accords de reconnaissance mutuelle existent et il y a un cadre général donné par l’Entente France-Québec: certains diplômes et certaines formations sont couvertes par l’accord ce qui veut dire que des équivalences de formation sont possibles. Alors je vois un risque de perdre des étudiants francais car les études en France -dans l’offre publique en tout cas- sont bien moins dispendieuses. Enfin il faut garder en tête que les 3 pays les plus compétitifs en termes d’enseignement supérieur dans le monde sont dans l’ordre: les USA, les UK et la France. Il va sans dire que la question de la compétitivité de l’offre publique de formation universitaire du Quebec est alors posée, dans un contexte nord américain et mondial où le Quebec est en compétition avec de gros joueurs. Reste la question de la proximité culturelle: je comprends que ce point est jugé peu important par le gouvernement au regard de cette hausse de frais de scolarite. Personnellement, je trouve ça dommage et surtout je suis convaincu que cette hausse prévue ne participera pas à atteindre les objectifs de la nouvelle politique d’immigration du Quebec.

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