11 raisons pour lesquelles je perds mon temps au Québec depuis 22 mois

Nous voici en famille, au Québec, depuis bientôt 22 mois, à présent. J’avais posté un petit bilan sur le forum, à l’occasion de nos 14 mois de présence où je pesais les + et les – de notre expérience d’immigration. Je dois avouer qu’à présent, les choses ont évolué et la balance penche plus nettement vers les aspects négatifs.
La cause de cette perte d’équilibre ? Je trouve, à la longue, la vie québécoise « lourde » à gérer pour une maman de 4 enfants, qui travaille. Bien sûr, je compare avec ma vie « française » d’avant (oh, je sais, c’est pas bien, il est conseillé, pour maintenir sa santé mentale, de devenir amnésique dès le passage de la douane). Pourtant je ne peux pas cacher la conclusion de mon introspection : ma vie de mère de famille était logistiquement plus facile en France (et pas qu’un peu) !

J’avais pourtant déjà ( !) tous mes enfants (ils sont nés en France) et une charge de travail aussi importante. Je précise qu’avant notre expatriation, nous n’étions pas aidés, non plus, par la famille française, ni par les amis, pour des raisons d’éloignement. Ainsi le décalage que je ressens en termes de charge logistique familiale ne peut pas s’expliquer par l’absence de proches, d’autant que les enfants grandissant : je devrais au contraire me sentir allégée de certaines contraintes (comme les couches par exemple, qui ne sont plus qu’un mauvais souvenir depuis quelques mois…).
J’ai donc essayé de comprendre pourquoi mon temps était phagocyté à l’excès au Québec (je n’ai pas pu poser mes fesses pour lire un bouquin depuis que j’ai posé le pied ici). Mes journées (hors temps de travail) sont souvent finalement gaspillées en tâches/obligations diverses et variés qui n’existent pas en France. J’ai donc voulu faire la liste des nouvelles obligations auxquelles je dois faire face depuis que je vis au Québec et je me suis rendu compte que la liste était longue, longue …

1-    Au Québec, je perds mon temps à préparer 4 boîtes à lunch, 5 soirs par semaine, pour mes enfants

Oui, certaines écoles proposent des « snacks » (pizzas ou hot-dogs, parfois frites) ou des services externes dits « traiteurs » (pardon, mais après avoir tenté de commander plusieurs plats du menu, le verdict a toujours été « cher » pour ma part, et « dégueulasse » pour la part des enfants). Je n’ai donc pas trouvé de cantines ou de « self », dignes de ce nom dans les établissements scolaires québécois, avec choix de menus variés cuisinés (entrée, plat, dessert), d’où la nécessité de préparer toutes les veilles d’école des boîtes à lunch pour mes chères têtes blondes (une boîte à préparer, ça va, mais 20 par semaine, j’avoue que cela me pèse sacrément).

2-    Au Québec, je perds mon temps à habiller mes enfants comme des oignons

Et oui, les matins où la température est indécente, j’avoue que la routine de l’habillage des enfants me donne des vertiges. Vérifier les mitaines, les cache-nez, les bonnets, les affaires de dessous et celles de dessus (Quoi tu as encore perdu un de tes gants?), leur faire lever les bras au-dessus de leur tête pour vérifier qu’ils peuvent encore bouger (Oui, c’est bon…) et les regarder partir avec leur démarche de cosmonaute (LOL) me semblent être supportables sur la durée que pour les personnes nées ici, habituées depuis la naissance à tant de contrariétés vestimentaires.
En complément de cela, la garderie me demande, à chaque changement de température, de modifier le trousseau de ma fille (En Septembre : pantalon de pluie, coupe-vent, gants imperméables, bottes de pluie, bonnet, écharpe, cache-cou. Dès Novembre : pantalon de neige, manteau de ski, moufles, bonnet taillé pour les températures québécoises, cache-cou. Début Avril : Veste et sur-pantalon doublé de polaire et toujours avoir un bonnet à portée de main. En Juillet : crème solaire, maillot, serviette de bain, casquettes, mais encore le pantalon et bottes de pluie dans le sac au cas où.) ! Bref, vous l’avez compris : la logistique vestimentaire est compliquée au Québec et est particulièrement chronophage pour toute mère de famille soucieuse du confort de ses enfants.

3-    Au Québec, je perds mon temps à cuisiner, TOUT ce qui est « cuisinable », à cultiver TOUT ce qui est « cultivable »

On a beau dire ce que l’on veut (Je sais JEAN TALON c’est EXTRAORDINAIRE, le plus grand marché à l’européenne en Amérique du Nord, mais 1. C’est pas à côté de chez moi 2. Comparé à beaucoup de marchés de grandes villes françaises, pardon, mais… il n’y a rien de spectaculaire !!), l’offre alimentaire reste réduite au Québec (et même, si elle progresse d’année en année). La qualité, en plus d’être rare, y est très chère.
Ainsi, les produits qui me facilitaient la vie en France et que je trouvais à deux rues de chez moi (les surgelés Picard, les pâtes brisées ou feuilletées roulées toutes prêtes, les galettes de sarrasin ou de froment prêtes à cuire, le pain Bio sous vide à cuire au four, les desserts lactés déclinés sous toutes leurs formes dans les supermarchés français, les épices et mélanges d’herbes congelées, etc…) et bien, je les concocte à présent moi-même. De mon avis, les légumes que l’on trouve ici dans les supermarchés n’ont pas vraiment de goût (aspect plastique, luisants, mais gorgés de flotte, les tomates sont des catastrophes). De plus, leur prix a augmenté de 13% sur un an (oui 13% entre 2015 et 2016) !! Alors, au bout d’une année de présence ici, j’ai décidé de cultiver un minuscule potager, mais la météo réduit les possibilités. Je me suis aussi rapprochée de quelques producteurs/fermes pas trop éloigné(e)s pour me faire livrer des paniers de légumes mais cela reste saisonnier, seulement 5/6 mois de l’année (pas de livraison bien entendu en hiver). Enfin, vu le prix québécois des volailles et des œufs, j’en suis à me demander si je ne vais pas prochainement acheter des poules et aménager un poulailler (chauffé ??)…Et j’avoue qu’en raison de l’assommoir fiscal que constitue la Société des Alcools du Québec, même un alambic pour produire notre gnôle locale nous semble à présent une bonne idée, après avoir payé de la piquette achetée à la SAQ à des tarifs dignes d’un champagne millésimé en France!!
Donc, si on continue dans la lancée, dans 10 ans, mon mari, mes enfants et moi-même seront plus proches des « survivalistes » qui se nourrissent en totale autarcie, que des simples consommateurs européens que nous étions avant d’immigrer (vous savez, les français chanceux, qui passent, en un clic, leurs courses au supermarché, de produits variés, goûteux et compétitifs en prix ?). Bref, que de temps passé/perdu/gaspillé à se procurer des produits alimentaires de qualité ! D’autant qu’au Québec, il n’existe pas de « Drives » qui permettent de récupérer dans l’heure, dans un supermarché, une commande de courses complètes passée sur internet. Il faut se déplacer physiquement à l’ancienne, ramener ses bouteilles consignées, comme dans les années 60 en France. Tout cela me prend du temps, grignote mes loisirs.

4-    Au Québec, je perds mon temps à « magasiner » pour essayer de ne pas me faire entuber constamment

De plus, toute personne soucieuse de son budget doit absolument éplucher les circulaires pour tenter de préserver son budget. L’expérience m’a prouvé, en effet, que les marges des magasins québécois sur les produits de consommation sont vraiment maximales. Le consommateur raque plus qu’il ne le ferait si la concurrence entre enseignes était réelle. Car, au fil des jours qui passent, je reste convaincu que le marché canadien n’est pas si libéral et qu’il est difficilement pénétrable pour de nouveaux acteurs. Le gâteau est partagé entre grosses entreprises historiques (les distributeurs alimentaires, les banques…) qui s’entendent pour conserver leurs marges. Le marché européen est en réalité bien plus concurrentiel, ce qui implique des prix plus compétitifs pour les consommateurs. Les marges des entreprises européennes y sont d’ailleurs souvent trop faibles (problème de rentabilité et de pérennité) car les frontières entre pays européens sont ouvertes (et le lobbying moins efficace). De plus, l’inflation en France est quasi-nulle.
Donc, au Québec, on peut s’acheter un fer à repasser 59 dollars et le trouver le lendemain affiché à 39 dollars dans le même magasin (car proposé à ce prix réduit pour deux jours seulement dans la circulaire). Ces promotions sauvages me font douter constamment de la pertinence de mes achats. J’hésite donc à acheter au prix normal, ne sachant pas si le lendemain le prix ne sera pas baissé de 40% pour les chanceux qui auront eu la magnifique idée d’attendre 24h. De la même manière, j’ai déjà acheté une crème solaire 9 dollars, alors que son prix courant était 19 dollars, ce qui m’a donné le sentiment de surpayer le produit toutes les fois suivantes où je l’ai acheté. La conséquence de ces « ventes flash » est que le client doit se rendre chez Métro pour se procurer des bleuets en promo, chez IGA s’il veut acheter des torchons soldés, chez Walmart pour débourser 3 dollars de moins sur son shampooing habituel. Dans ces moments intenses de magasinage, je regrette donc les prix serrés d’un Leclerc (qui tente systématiquement d’afficher moins cher et qui offre en ligne un site permettant de comparer le prix des produits) et les périodes fixes de soldes légales en France au cours desquelles il est possible d’acheter à prix « aubaines » deux fois par an. On peut ainsi prévoir de planifier des achats importants au cours de ces soldes et ne pas passer sa vie à attendre une ristourne éventuelle en consultant les circulaires avec frénésie (ce qui constitue une énorme perte de temps et d’énergie).

5-    Au Québec, Je perds mon temps (et mon essence) à aller chercher mon courrier

La distribution de courrier à domicile a disparu partiellement dans certaines zones géographiques : les boîtes aux lettres sont regroupées dans un centre « communautaire » où il faut se déplacer pour récupérer son courrier (pratique lorsqu’on a une entorse ou simplement la grippe !). Je ne sais pas comment on fait lorsqu’on est vieux et fatigué, quand on n’a pas le permis de conduire, peut-être peut-on demander dérogation pour être livré…. Je vous laisse imaginer le déplacement que cela engendre quand il fait nuit, qu’il fait -15°, que la journée de travail est finie mais qu’il faut encore faire un détour pour aller chercher son courrier. Une fois, ça va, mais plusieurs fois par semaine, cela use à la longue…Du moins, moi, cela me court sur le haricot.

6-    Au Québec, je perds mon temps à faire 4 déclarations fiscales pour mon foyer

En France, je rédigeais une seule déclaration d’impôts pour mon foyer (M. ET Mme). Au Québec, il faut en faire quatre fois plus (2 pour Mme (provincial et fédéral), 2 pour M. (Provincial et Fédéral)). Pour m’aider dans cette tâche, je peux recourir soit à un expert-comptable (bonjour la douloureuse, autour de 280 dollars de l’heure), soit à HR Block (cher pour la qualité médiocre du service), soit acheter un logiciel spécial Impôts. A-t-on déjà vu cette nécessité en France (où pourtant il est communément admis que les impôts y sont déjà compliqués) ? Jamais autour de moi, en France, aucun amis ou membre de ma famille a mandaté un comptable ou acheté un logiciel pour faire sa déclaration d’impôts. Pourquoi ? Parce que malgré la mauvaise presse faite autour des impôts français, ils restent 10 fois plus simples à déclarer que les impôts québécois et canadiens. De plus, rien n’est fait pour aider le pauvre contribuable québécois : pas de possibilité de rencontrer physiquement un agent des impôts au niveau fédéral (les bureaux ne reçoivent plus la clientèle). Pire, suite à des coupes budgétaires, les contribuables canadiens rencontrent des difficultés extrêmes pour parvenir à joindre l’agence du revenu du Canada par téléphone : Bref, il faut au minimum un logiciel informatique ou mieux, une maîtrise en fiscalité pour comprendre les formulaires québécois (et leurs innombrables annexes), le tout couplé à de pénibles heures de réflexion pour parvenir à pondre, enfin, une déclaration provinciale, puis québécoise. Franchement, n’a-t-on pas mieux à faire dans sa vie que passer 3 jours complets par an, embrumé dans les exigences fiscales de notre pays d’accueil ?

7-    Au Québec, je perds mon temps à trouver un médecin pour ma famille et je perds mon temps à attendre dans son cabinet

Et oui, en France, mon médecin de famille passait, la journée même de mon appel, visiter à domicile mon petit troisième lorsque ce dernier avait trop de température. Si le toubib était en vacances ou trop occupé, je pouvais toujours joindre SOS MEDECINS (concept totalement « extra-terrestre » au Québec où on s’estime chanceux si on obtient un rendez-vous dans les 2 semaines (quand on arrive enfin à voir le médecin, l’enfant est guéri, les miracles de la nature sont intervenus). Au Québec, j’ai attendu plusieurs mois avant de trouver un médecin de famille et j’attends parfois 2 à 3 semaines pour que ce dernier daigne recevoir en consultation un de mes enfants. Pendant ce temps, je me débrouille, le soigne en auto-médicamentation à mes frais exclusifs bien sûr. Parfois la maman de famille nombreuse que je représente ressent une grande lassitude quand la problématique santé est multipliée par le nombre d’enfants à soigner (je ne parle même pas des bobos des adultes, on ne s’écoute pas (finies les visites de prévention), on espère simplement que le corps ne nous fera pas un coup de grisou…).

8-    Au Québec, je perds mon temps à entretenir ma voiture (je vois plus mon garagiste que mon toubib)

Je crois que je n’ai jamais autant vu le garagiste que depuis que nous vivons au Québec. J’ai presque l’impression qu’il fait partie de la famille. Car, tous les 2/3 mois (j’ai vérifié et j’ai repris mes factures depuis notre arrivée ici) , je lui  rends une visite (fort coûteuse au demeurant) : deux fois par an, il faut changer les pneus (hop chez le garagiste), après évidement il y a les révisions (je ne sais pas pourquoi les constructeurs les prévoient si rapprochées en Amérique-du-Nord, euh, si, peut-être, vous avez dit Business ??), et aussi le traitement antirouille, rendu obligatoire pour protéger la voiture, en raison du sel déversé pour déneiger les routes. J’ai également connu deux pannes en 18 mois, liées au mauvais état des routes québécoises. Car, au Québec, le système de freins et vos amortisseurs morflent pas mal…Et je peux vous affirmer que j’ai mieux à faire de ma vie que d’aller chez le garagiste !

9-    Au Québec, je perds du temps à me conformer aux règles et règlements parfois ubuesques mais que tout le monde fait appliquer à la lettre (même quand c’est con)

A notre arrivée, l’école primaire publique de mon fils a exigé pour son inscription de Septembre un justificatif de domicile sous forme de factures (C’est le règlement, que voulez-vous). J’ai expliqué que nous avons loué à partir de Septembre et que par conséquent, je ne disposais pas encore de facture énergie ou téléphone. J’ai donc proposé de produire une copie du bail (Refusé, car « non-sécuritaire » ???), une attestation sur l’honneur (Refusé, car … ce n’est pas un truc pratiqué ici), une attestation d’assurance (Refusé, ce document n’est pas dans la liste des docs acceptés). A la question : « mais comment faire ? », mon interlocutrice m’a répondu « Appelez Hydro Québec pour obtenir une facture rapide et revenez me voir ». Hydro Québec a bien voulu délivrer une attestation d’ouverture de compte à l’adresse concernée, mais m’a expliqué n’envoyer de factures qu’après un mois de consommation (Octobre, donc, si vous suivez bien). Je propose donc à la dame de la scolarité une attestation d’ouverture de compte Hydro Québec. De nouveau, refusée. Me voici alors face à un dilemme : dois-je faire perdre un mois de scolarité à mon fils pour cause de non-production d’une facture d’électricité que je ne détiens pas encore ou continuer à chercher une solution? J’ai finalement souscrit un abonnement supplémentaire de téléphone mobile qui a accepté de m’adresser une facture sur le champ (abonnement payable en avance) et ai pu inscrire mon fils. Bref, j’ai failli désespérer et ai consacré une énergie folle à cette simple inscription administrative.
En France, j’aurai réussi à trouver un arrangement plus rapide avec mon interlocuteur. Celui-ci aurait accepté une attestation d’assurance pour permettre à mon fils de faire sa rentrée et en Octobre, aurait attendu bien sagement la « Vraie » facture pour valider la domiciliation.
Dans le même ordre d’idée, je crois avoir déjà raconté, à notre arrivée, comment CostCo avait au départ refusé que nous devenions membres car les seules pièces d’identité avec photo en notre possession était un passeport français et un permis de conduire français (nous n’avions pas encore reçu le permis de conduire québécois ni la carte soleil). A la tête de la gentille employée CostCo qui nous a demandé « mais pourquoi il a cette drôle de couleur, votre passeport ? », nous avons compris que cela allait être compliqué. Nous étions déjà lassés à l’idée de devoir parlementer.
Pour comparaison, je garde en souvenir ce cas récent, mais à l’issue opposée, d’une voiture neuve achetée dans une des plus grosses concessions automobiles de France (pas un boui-boui, donc). Le règlement était clair : Paiement par virement ou chèque de banque, et affiché sur la porte d’entrée. Or, pour des raisons de timing (il fallait que nous repartions le jour-même avec la voiture), pas de possibilité d’attendre la réception des fonds (SEPA 24 à 48h) ou de retirer un chèque de banque. Notre demande a bien posé problème, mais finalement, après discussions et appel à la hiérarchie, nous avons obtenu une dérogation, avons payé avec un chèque classique et sommes repartis avec la voiture le jour-même. La concession française a pris un risque certain (c’était une grosse somme en plus) mais a préféré tenter la chance et ne pas perdre un client.
Je ne pense pas que ce genre d’arrangement aurait été possible au Québec, car, ici, on ne rigole pas avec le risque (combien de fois entends-je : « Ce n’est pas sécuritaire » ?), on ne rigole pas avec l’argent, ni avec les moyens de paiement. J’ai plusieurs fois éprouvé l’expérience de vouloir acheter un produit au Québec, mais de ne pas disposer du BON moyen de paiement. Par exemple, ne pas avoir ma carte de débit sur moi et vouloir payer chez Dollarama, vouloir prendre un  funiculaire mais ne pas avoir de liquide, voir sa carte de crédit Mastercard refusée car le magasin n’accepte que les Visa, ne pas pouvoir obtenir de remboursement sur une carte de crédit car il ne s’agissait pas de la carte qui avait payé le produit au moment de l’achat initial, etc…
Le paiement mensuel (et manuel, même si cela se fait en ligne) de sa carte de crédit, avant échéance du relevé, constitue aussi pour moi une drôle d’obligation chronophage et complètement anachronique, qui mériterait d’être abolie (nous sommes au 21ème siècle quand même) pour faire gagner du temps au consommateur. Pourquoi ne pas envisager un prélèvement automatique directement du compte chèque vers la carte de crédit du montant du relevé (si jamais la somme est disponible bien sûr et que le client y a consenti) ? Mais je crains que pour de sombres raisons mercantiles (si on automatise, les oublis de paiement de la carte de crédit seront moins nombreux et donc les sommes facturées à titre d’intérêts seront moins juteuses), les banques n’y ont pas intérêt. Elles préfèrent que le client utilise son temps précieux pour effectuer (ou oublier) son paiement mensuel.
Bref, je regrette ces contrariétés au quotidien, concernant le système bancaire, les moyens de paiement, et l’application aveugle des règlements, qui, à mon avis, occupent inutilement le temps disponible.

10-    Au Québec, on perd aussi du temps de vie à déneiger/ramasser les feuilles qui tombent en masse/tondre

Je ne pense pas que je doive développer cette partie. Tout le monde, à la lecture du titre, s’imagine aisément que le déneigement ne constitue pas l’activité la plus intellectuellement stimulante du monde. Dans le même ordre d’idée, nous avons été impressionnés par la quantité de feuilles imputrescibles que nous avons dû ramasser à l’automne (je n’ai pas compté les sacs, mon dos s’en souvient encore), mais également par la vitesse de pousse du gazon en été (je comprends mieux la réussite des entreprises de déneigement et de tonte !). Tout cela contribue à grignoter un peu plus mon temps libre.

11-    Au Québec, on travaille plus et on oublie les 35h/semaine et les 5 semaines de congés payés

Et oui, j’ai aussi perdu en temps de disponible pour ma famille depuis que je suis là. Je travaille 40 heures par semaine (je perds donc 5 heures hebdomadairement et 2 semaines de congés payés à l’année. Mon mari, qui ne pouvaient pas appliquer les 35 heures en France, du fait de ses responsabilités, travaille autant au Québec, mais a perdu 4 semaines de congés payés (il bénéficiait de 6 semaines en France). Mais dans ces conditions, comment trouver le temps d’aller chez le garagiste ?

Je propose donc de conclure sur les mots suivants :

Cet article m’a pris du temps à sa rédaction (j’aurais pu faire d’autres choses passionnantes comme étudier en profondeur les nombreuses circulaires promotionnelles qui ornent ma table de cuisine ou faire le point sur mes multiples cartes de crédit Visa/Mastercad/débit). J’espère donc que cela ne sera pas en vain et que ce petit texte fera réfléchir certaines familles qui s’interrogent avant de sauter le pas vers l’immigration.

En résumé :

Le Québec, super sympa pour des jeunes-qui-n-en-veulent, accros à la junk-food, qui habitent en appart, qui prennent le métro et qui n’ont pas d’enfant à nourrir-sainement-habiller-chaudement ! Pour les familles nombreuses, soucieuses d’une qualité de vie, de loisirs et de temps libre non-passé à diverses obligations logistiques chronophages, vous l’avez compris, je suis plus dubitative.

D’après le texte original de Rourouille

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  • Pour la banque il suffit de demander au chef d’agence, il lie les compte visa et courant et c’est fait automatiquement comme en France. Par ailleurs je comprends tout ce que vous dites, mais 1) vous etiez libre de vous renseigner avant, et 2 si vous voulez vivre comme en France, eh bien il faut y retourner. La vie au Canada est differente, avec du positif et du negatif mais c’est evidemment different de la France et ca le sera toujours si vous quittez la France. Pour ma part je suis a Vancouver, est habite en France, Belgique et suis ne en Afrique ou je suis reste jusqu’a 18 ans. Je suis arrive ici comme vous avec 4 enfants, et ma foi on y est heureux.

  • J adore! Bien sur l article ne parle que des différences négatives. Mais il ne faut pas sous estimer l’ impact de ces changements. A tout ceux qui disent qu il faudrait forcément être dans le positif, je dit non. La réalité c est que l adaptation au Canada pour beaucoup d Européens n’est pas simple. Cela fonctionne pour certains. Pour beaucoup on a le sentiment de faire beaucoup de compromis. Après la question de rester ou non est personnelle. Pour nous, depuis que nous avons des enfants, il y a de plus en plus de doutes. Comme cette maman, les valeurs et priorités sociales sont très différentes. Le Québec ou le Canada offre beaucoup mais comme tout expatrié, on se pose la question si ce que le pays offre nous rend réellement heureux!

  • ceci est-il un site de québec-bashing? Pour ma part 20 ans que je vis ici à Québec et je mange très sain j’ai poursuivi des études passionnantes en doctorat en sciences de l’environnement. Et les gens sont agréables et faciles d’accès ..pas un frustré qui vous lance sa frustration à votre face à la première occasion.. J’ai quitté l’oppressante bureaucratie française où les règles de société sont plus souples et plus équitables et enfin plus libres.. Votre devise franc-maçonne de liberté égalité foutaise n’est que du vent et pour cause la liberté et l’égalité sont incompatibles ..Alors chers amis français adorateur du bourreau Robespierre le Lénine français avant l’heure remettez vous en cause ou restez chez vous sans blâmer le reste du monde.. Et surtout le Québec qui vous tend les bras ..Sachez être reconnaissant….

    • Non ce n’est pas du Québec bashing.
      Elle ne fait qu’exprimer son point de vue.
      Indiquer qu’on a du mal à vivre quelque part ou indiquer les problèmes qu’on a au quotidien, ce n’est pas être ingrat

  • Bonjour ,
    Merci de m’avoir fait rire ! Je vois que ceci date de 2017 ! Et bien j’espère que vous êtes retourner en France ! Je suis québécoise j’habite la France en frontière avec la suisse ! Je comprends très bien ce que vous vivez car moi je vis dans votre pays ou tout les jours j’ai juste envie de foutre le camps de se pays bordélique …. HA!!! Après avoir vécu en Suisse pendant 11je peux dire que ça me manque presque .. la France c’est le chien qui court après sa queue.. moi qui croyait que ma fille mangeait comme un dieu à Lécole primaire en plus bio je me suis dit et bien enfin elle va bien manger ! Et bien non … c’était tellement pas mangeable que j’ai demander un billet au pédiatre lui cédant à croire qu’elle a des allergies à l’école donc je vais lui faire son lunch car bouffe pitoyable .. et l’inscription à l’école je vais même pas raconter mon calvaire de bureaucratie de merde de la France … un gros bordel d’ailleurs je me demande si ils arrivent même à se comprendre ! Et en plus moi qui doit faire une demande de permis d’établissement qui a prise une année complète et je vous dit pas toute la paperasse …. et aussi louer en France toute les agences vous encule avec leur frais … et un peu racisme .. et j’en passe …ouvrir un compte de banque en France c’est la catastrophe.. on vous demande vos impôts .. enfin encore la paperasse a plus finir … non mais en suisse on vous demande rien un emploi et c’est bon ! Et puis ici les services médicaux sont nul … en plus de la mutuelle que tu dois prendre en France qui coûte 8 % .. au final en suisse c’était pas si cher pour une famille ! J’aime ce pays pour voyager mais à part cela non je vois pas ma vie ici ! Mais je vous comprends! Immigrer c’est pas pour tout le monde …

    • En effet, on a tendance à prendre pour acquis tous les points positifs, et ensuite on ne voit que les points négatifs. Mais c’est comme ça qu’on peut progresser. Il ne faut pas être timide sur les horreurs canadiennes ou québécoises ni sur les horreurs françaises. Ayant vécu en France pendant plus de 30 ans (né en France, à Paris), j’ai déménagé pour Vancouver. Et c’est assez clair que ce n’est ni tout mieux ni tout plus mauvais. Il faut apprendre à profiter de ce qui est bien, de ce qui est mieux. Et essayer tant qu’on le puisse, d’améliorer ce qui n’est pas bon. La France, c’est clairement parmi les pires pour tout ce qui est démarches administratives. C’est drôle parce que les Canadiens qui n’ont jamais connu la France ont du mal à imaginer que ça puisse être pire qu’au Canada. Et pourtant, la France, c’est bien mille fois pire. Toutefois, discutez avec un italien qui s’est installé en France, et il vous dira qu’en Italie, c’est bien pire qu’en France…

  • Ca commence bien et on peut comprendre les points négatifs mais plus l’article avance plus on est dans du chouinage de franchouillard de base.
    La neige est trop froide, les feuilles tombent, les spéciaux sont injustes… Je suis ici depuis 8 ans et oui c’est un pays différent un climat different, un système différent. Ce n’est pas pour tout le monde mais beaucoup sont capables de tirer le positif de la différence! Je ne suis pas accroc a la Junk food, non cela m’a rapproché de la terre et de la nature, les changements de saisons me permette d’apprécier la nature, ramasser les feuilles ca vide la tête et on prends du temps pour observer ce qui nous entoure, déneiger? C’est physique et ca t’entretiens!

    Bref, s’ouvrir l’esprit et s’adapter est une caractéristique que tout le monde n’a pas, jusque-là c’est ok, mais le reconnaitre et ne pas stigmatiser comme tu le fais dans ta conclusion aurait été habile.

    Pour être juste si tu donnais les points qui t’on fais quitté la France? Insécurité, ambiance toxique, béton partout que sais-je… Oui il y’a plus d’accés aux services c’est une évidence dans un pays de 60millions d’hab… Pas besoin d’un roman en 11 points pour l’expliquer.

    Bon retour en France 🙂

    • peut-être un dordognot pourrait te réchauffer lors des grandes froidures à côté d’un bon foyer, maintenant les onze points je les aient dans le c.., comment faire comprendre à une femme qui depuis 8 ans se resume à une déception.

  • Pour votre information il est tout à fait possible de créer un paiement mensuel automatique lié au compte bancaire 😉 Et pour les mitaines des petits, le truc c’est de coudre un long fil qui relie les deux mitaines. Comme ça, même quand les enfants enlèvent leurs manteaux, leurs mitaines restent dedans. Pu de mitaine orpheline !

    • dans mon français mediéval une mitaine ressemblerait à de vieux habits, ou une infortune passagère, mais où est le truc? tell me more, si tu as besoin d’aide,

  • Septembre 2000, je quitte ma Bretagne pour m’installer au Québec. Contrairement à la France, les employeurs québécois ont jugé mes capacités et non mon cv sans expérience. De suite, j’ai trouvé un travail et au fil de mes 20 années, j’ai pu progresser dans l’échelle salariale et travailler pour de très grosses compagnies internationales. 37,5 h de travail la semaine, je ne me plains pas, je suis contente de travailler. Je me suis faite aux hivers froids, un bon manteau et de bonnes bottes font l’affaire 😊. À Montréal, il y a des activités à faire l’année longue, donc on n’a à se plaindre! Côté nourriture, en 20 ans ça s’est beaucoup amélioré et les produits français, on en trouve de plus en plus. Bref, j’ai passé 20 ans à Montréal et je ne m’en plains pas. Il y a du bon et du moins bon. Mais en France, ce n’est pas mieux. Je viens de rentrer en France et on me dit que mes 20 ans d’expérience professionnelle ne valent rien. Franchement, ça donne envie de retourner au Québec. Après tout, je suis aussi Canadienne. Qui sait, un jour je retournais m’installer au Québec 😊

    • Je suis bien d’accord ! Je suis québécoise et j’habite en France et j’arrive pas à trouver un Travail car j’ai pas le fameux diplôme pour ci pour ça et c’est très frustrant aucune possibilité de progresser ! J’aime beaucoup l’Europe pour les vacances mais je trouve niveau travail très frustrant !

  • Je tiens à remercier sincèrement le prophète Munak d’avoir sauvé mon mariage du divorce et d’avoir ramené mon mari à nouveau. mon mari, qui me quittait depuis plus de cinq mois maintenant pendant le covin19 pour rester avec sa maîtresse, est revenu avec l’aide du prophète munak. quand je l’ai contacté via son e-mail [[email protected] com ]

  • Je tiens à remercier sincèrement le prophète Munak d’avoir sauvé mon mariage du divorce et d’avoir ramené mon mari à nouveau. mon mari, qui me quittait depuis plus de cinq mois maintenant pendant le covin19 pour rester avec sa maîtresse, est revenu avec l’aide du prophète munak. quand je l’ai contacté via son e-mail [[email protected] com]

  • Je tiens à remercier sincèrement le prophète Munak d’avoir sauvé mon mariage du divorce et d’avoir ramené mon mari à nouveau. mon mari, qui me quittait depuis plus de cinq mois maintenant pendant le covin19 pour rester avec sa maîtresse, est revenu avec l’aide du prophète munak. quand je l’ai contacté via son e-mail [[email protected] com] pour trouver une solution sur la façon de récupérer mon mari. il a fait un sort d’amour pour les retrouvailles pour moi et m’a dit de me détendre en seulement 5 jours.Mon mari est rentré à la maison.J’étais juste surpris de voir comment cela fonctionnait aujourd’hui, nous vivons en paix.

  • ([email protected] com) qu’il a fait un travail parfait en jetant un sort sur mon mari qui a fait lui de revenir à la maison pour me demander pardon. Je n’arrêterai pas de publier son nom sur le net à cause du bon travail qu’il fait. Je laisserai tomber son contact pour l’utilité de ceux qui ont besoin de son aide. Vous pouvez le contacter dès aujourd’hui et résoudre votre problème.

    • Wow… Son message date de 2017, je pense??? Ce qui m’enrage, c’est d’entendre des mères chiâler à propos de la base de ce qui à trait à prendre soin des enfants. Elle en a 4 !! Difficile en soi, j’en conviens. De grâce… Ben oui, L’hiver !!! Ben oui, des lunchs!!! Ben oui, L’école et tout le tralala !!!! Vous faites des enfants, vous déménagez, vous faites des choix. Assumez!!! Faites disparaître les ressources comme dans les temps de covid et vous y êtes. Alors voilà! Il n’y a que vous pour assumer vos enfants, soit cuisiner, participer à son éducation, économiser, veiller à son bien être. Et oui, il fait froid au Québec ! N’aviez vous pas fait une recherche avant de déménager? Oui, il faut économiser. Choisir une nounou pour habiller ses enfants ou pas? Beau dilemme.

  • Toutes les personnes qui critiquent la dame. Je vous trouve bien hypocrites!!!!!
    Car, je l entends souvent parmi les familles françaises, belges, magheb, europe et autres.
    J ai des collègues qui me disent : »le quebec vend bien leur pays ».
    Toutes les mères se plaignent des boîtes à lunch même les mères québécoises ( ecole, camp de jour).
    On s appelle entre maman pour chialer.
    J ai des amis en régions qui se plaignent du mode de vie montréalais ( grande désillusion)
    Toutes les familles se plaignent du froid en hiver puis du chaud en été ( on est comme ça les humains).
    Et dans beaucoup de blog sur le canada, vous trouverez au moins 2 récits identiques.
    Combien de canadiens se plaignent du mode de vie à la française? ( c est normal)
    Et pour finir, comme tout immigrant, la dame passe par une phase. On y passe tous quand un immigré qque part.
    Cela s appelle le CHOC CULTUREL.

  • Bonjour a tous ayant bougé un peu partout avec 2 enfants il n existe pas de pays parfait. Il est normal et saint mais surtout humain de ne jamais oublier ses racines. Oui en France Nous avons lutter pour nos droits et oui pour le Québec beaucoup de québécois estimeraient que ses droits acquis en France seraient normales au Québec. Oui la nature est grande et belle au quebec oui les gens sont gentils on y vit bien mais je suis repartie pourtant alors que c était mon rêve. Au jour d hui je vis encore dans un autre pays une autre langue d autre doléances c est normal. Mon expérience au Québec a été génial avec des choses pourtant qui ne me correspondaient pas forcément toutvle temps mais cette expérience de 3 ans à enrichie toute la famille. Je suis repartie sans regret mais avec beaucoup de souvenirs et d ami quebecois. Super experience meme si notre choix c est porté ailleurs. Le quebe restera dans nos coeurs au même titre que tous nos voyages et arrets ailleurs

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