Voici les principales régions du Québec qui sont en pénurie de main-d’œuvre
mardi , 21 mai 2024
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Voici les principales régions du Québec qui sont en pénurie de main-d’œuvre

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Et non ce n’est pas à Montréal même où l’on manque le plus de travailleurs. La pénurie frappe un peu partout au Québec, souvent près des grands centres. Mais d’une façon générale, les régions du Canada sont confrontées à un déficit d’immigration et à une pénurie de main-d’œuvre, accentuant ainsi les problèmes liés à l’emploi.

Le déficit d’immigration, un problème croissant

Les données récentes montrent que le Canada connaît un déficit d’immigration, en particulier dans les régions. En effet, sur un grand nombre d’immigrants accueillis récemment, seulement une faible proportion se sont installés dans des régions autres que les principales métropoles. Cette situation est problématique, car de nombreuses régions sont touchées par une pénurie de main-d’œuvre et ont besoin d’immigrants pour soutenir leur économie.

La pénurie de main-d’œuvre dans les régions

Le taux de chômage dans les régions canadiennes est en baisse. Cependant, cette baisse du chômage s’accompagne d’une augmentation du nombre de postes vacants. En effet, un nombre important de postes vacants a été enregistré récemment, dont une grande partie se trouvent dans les régions.

Cette situation entraîne des difficultés pour les employeurs, qui peinent à pourvoir ces postes vacants. De plus, la pénurie de main-d’œuvre a des répercussions sur l’économie des régions, car les entreprises locales ne peuvent pas se développer faute de travailleurs.

Dans le cas particulier du Québec, les principales régions qui sont en déficit de travailleurs sont la Montérégie avec une pénurie de 4845 travailleurs (au sud de Montréal), les Laurentides avec un manque de 2840 travailleurs (au nord de Montréal et de Laval) et la région de la Lanaudière qui manque 2186 employés (au nord-est de Laval). La région de Chaudière-Appalaches, au sud de la région de la capitale Québec, a aussi un besoin criant de personnel comme le démontre le graphique suivant.

Les efforts pour attirer les immigrants dans les régions

Face à cette situation, les régions canadiennes mettent en place des initiatives pour attirer les immigrants. Par exemple, un programme pilote d’immigration a été lancé pour encourager les immigrants à s’installer dans certaines provinces. Depuis sa création, ce programme a permis l’accueil de plusieurs milliers d’immigrants dans ces provinces.

François Vincent, vice-président Québec pour la FCEI (Fédération Canadienne de l’Entreprise Indépendante), affirme que les chiffres de l’étude montrent clairement la nécessité de trouver des stratégies pour augmenter l’immigration régionale. Il souligne que les régions ont un besoin d’augmenter l’immigration de 18 000 travailleurs immigrants par an. La régionalisation de l’immigration est devenue une priorité auprès des dirigeants d’entreprise, avec 80 % d’entre eux qui en font une priorité. Pour répondre aux besoins de main-d’œuvre des PME, il recommande que le gouvernement du Québec agisse en augmentant les seuils d’immigration, en diminuant les barrières qui nuisent à l’établissement des immigrants en région et en s’assurant que ces derniers répondent aux besoins des entreprises. Il évoque notamment les difficultés liées à la paperasse, aux délais et à la disponibilité des logements, qui peuvent rendre l’établissement des immigrants en région compliqué et long.

Mohamed Soulami, directeur général d’Actions interculturelles, croit que les besoins de travailleurs immigrants sont plus élevés que ceux avancés par l’étude de la FCEI. Il estime que les employeurs de tous les domaines ont besoin de travailleurs immigrants, et que c’est devenu vital pour eux. Il recommande que le gouvernement du Québec mette davantage d’efforts sur l’immigration permanente pour assurer une stabilité, sans toutefois mettre de côté les programmes d’immigration temporaire. Il ajoute que l’orientation actuelle du gouvernement, qui encourage davantage l’immigration temporaire avant l’immigration permanente, est intéressante pour permettre à certains travailleurs de venir plus rapidement, mais cela met également une tâche plus importante sur les employeurs, qui couvrent les frais.

D’autres initiatives, telles que des programmes de candidats des provinces et des programmes pilotes d’immigration pour les communautés rurales et du Nord, ont également été mis en place pour inciter les immigrants à choisir des régions moins peuplées du Canada.

Cependant, malgré ces efforts, les régions peinent encore à attirer suffisamment d’immigrants pour répondre à leurs besoins en main-d’œuvre. Il est donc crucial de continuer à mettre en œuvre des stratégies efficaces pour faciliter l’intégration des immigrants dans les régions canadiennes et soutenir le développement économique de ces dernières.

François Vincent et Mohamed Soulami se rejoignent sur le fait que les besoins en travailleurs immigrants sont vitaux pour plusieurs employeurs de tous les domaines, et que la pénurie de main-d’œuvre en région risque de s’aggraver si rien n’est fait pour augmenter l’immigration régionale. Ils recommandent également tous deux que le gouvernement du Québec agisse pour augmenter les seuils d’immigration, diminuer les barrières qui nuisent à l’établissement des immigrants en région et s’assurer que ces derniers répondent aux besoins des entreprises. Ils soulignent également les difficultés liées à la paperasse, aux délais et à la disponibilité des logements pour les immigrants qui souhaitent s’établir en région.

Source : Radio-Canada

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Écrit par
Laurent Gigon

Cofondateur du site Immigrer.com

3 commentaires

  • Ben nous, on a pas voulu de nous. On devait pas être assez bien pour vous.
    Après nous avoir fait attendre 1 an et payer, on nous a dit non, a moi, mon mari et nos 3 enfants. Donc vos problèmes d’immigration vous le chercher un peu.

  • Centre Éducatif

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