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Un an déjà : petit bilan…

De Vh.ds

Un an déjà : petit bilan
Copie d’un message envoyé à mes amis et dont je veux faire profiter le monde ici
:
Comme vous vous en souvenez peut-être, cela fait ce jeudi un an que je suis arrivé à Montréal. L’occasion donc idéale pou dresser un petit bilan, dans des domaines plus ou moins sérieux (et par ordre alphabétique) :

Accent et vocabulaire : Bon, là je voulais vous faire un paragraphe incompréhensible mais j’ai passé cette nuit trois heures à écrire un texte avec la parlure d’icitte (voir la dernière review sur mon site de foot). Donc, je vais résumer en disant que je comprends presque tout le monde, sauf ceux qui ont l’équivalent québécois de l’accent des marolles. Et je n’ai pas été dans certaines régions où ils sont vraiment incompréhensibles. Il y a aussi encore des mots et expressions que je ne comprends pas. Mais ça m’arrive souvent de ne pas entendre l’accent et de me demander si c’est un québécois ou un européen.

Amitiés : Des vraies, il n’y en a pas encore. Ce qui est logique puisque généralement, elles mettent plusieurs mois à se construire et se développer avec quelqu’un qu’on voit tous les jours ou presque à l’école ou au travail. Mais s’il n’y a pas encore de gens à qui je confierais tous les détails de ma vie, il y a pas mal de monde avec qui je m’entends super bien et avec qui j’ai des contacts réguliers. Donc, tout va bien.

Belgique : Mis à part certaines personnes et des choses bien précises, elle ne me manque pas du tout. Malgré deux cultures très proches, les manières de vivre sont assez différentes et “l’aspect général” de la vie me convient beaucoup mieux ici. Et c’est très important. Cependant, grâce aux sites de lalibre et surtout dhnet (pour le sport) et de temps en temps à TV5, je reste quand même un peu informé de ce qu’il s’y passe.

Bière : Chère, très chère, trop chère (à peu près le double du prix de ce qu’elle coûte en Belgique). Une belle arnaque car aux USA, elle est à un prix très décent. Mais bon… heureusement, il y en a beaucoup de variétés et elles sont très bonnes.
Le “choc culturel” : pas tellement présent que ça, finalement, mais il faut dire que les deux cultures sont proches et que les Belges que nous sommes tous ou presque s’adaptent plus vite que certaines personnes venant de (beaucoup) plus au sud. Cependant, il y a des trucs avec lesquels j’ai dur, comme le fait de toujours s’y prendre des lustres à l’avance (je me suis une fois fait interviewer pour un article à paraître 5 mois plus tard !!!) Et aussi, j’ai une mentalité germanique et, si elle est fortement présente en Belgique, ici ce sont des latins et des anglo-saxons. Et je vois quand même souvent la différence. Autre chose bien chiante : ici le soleil se couche tôt, c’est pas possible ! Entre une demi-heure (l’hiver) et 1h30 (l’été) plus tôt qu’à Bruxelles. Ici, l’heure d’été est vraiment très utile !

Eté : Chaud, chaud, chaud ! Surtout le dernier là, on se serait cru en Arabie Saoudite. Et celui-ci est bien parti pour faire pareil. Evidemment, la météo nous promet souvent un rafraîchissement pour dans 3 ou 4 jours mais se trompe continuellement (ils se trompent pendant les 12 mois, rassurez-vous, ils sont nuls au possible).

Famille et autres personnes restées en Belgique : Ma mère et mon beau-père sont venues me voir en avril, et mon père en mai. J’ai encore eu l’une ou l’autre visite et chacune d’entre elles me fait grand plaisir. Je connaissais aussi d’ex-futurs immigrants sympas, ex parce que maintenant ils sont ici. Mais il y en a peu, ou plutôt juste assez car je ne suis pas ici pour passer ma vie avec des Belges que je connaissais à peine à Bruxelles. J’essaye de donner des nouvelles quand je peux et quand je trouve quelque chose à dire. La seule chose qui me fait vraiment chier est que l’une ou l’autre personne n’a pas le net ni de téléphone fixe et c’est dur de communiquer et de se donner des nouvelles (oui, je sais, on pourrait s’écrire mais bon… on le fait rarement).

Filles : Mon Dieu qu’elles sont jolies les Québécoises ! Ou plutôt, il y a beaucoup de jolies québécoises mais aussi… beaucoup de pas belles et moins de “moyennes” (excusez le vocabulaire, j’ai du mal à l’exprimer autrement). Il n’empêche, je suis toujours célibataire même si je ne suis quand même pas resté inactif durant l’année (faut pas exagérer quand même).

Foot : Bon, évidemment c’est bien moins bon qu’en Belgique (et c’est bien une des choses qui me manquent), que ce soit sur le terrain ou dans les gradins, mais il y a au moins quelque chose. Je suis l’équipe locale de près et m’occupe même du site des supporters. On a aussi fait quelques déplacements. Parfois, c’est vraiment surréaliste. Pour ceux qui veulent rire ou en savoir plus, allez sur http://www.impactsoccer.com et lisez mes reviews (surtout les deux dernières “Surprises à Rochester beach” et “Le défi”) qui sont très explicites.

Les gens en général : Souriants et sympathiques, à quelques exceptions près. Le monde n’est pas stressé ici. On vous accueille bien presque partout (mais les nuls compensent bien pour les autres). Evidemment, comme partout, il y a quelques gros cons et malheureusement j’en ai déjà rencontrés. Mais les gens sont généralement agréables et ouverts à ceux qu’ils ne connaissent pas.

Hiver : C’est froid (ô surprise, je suis sûr que vous n’auriez pas deviné) mais mon premier s’est très bien passé même si je l’ai trouvé un peu trop long (mais les Québécois aussi, et ils m’ont dit qu’à la fois aussi froid et aussi long, c’est très exceptionnel). Mais bon, je n’ai pas eu si froid que ça en étant dehors, sauf lors des 5 jours où il a fait -40. Le test maintenant sera lors du prochain hiver et de voir si quand il arrive je ne me dis pas : “Merde, pas déjà”.

Hockey : La religion québécoise, que j’ai suivie au début… Mais 82 matches de saison régulière (+ les playoffs, dites les séries ici), ça fait vraiment long. En plus, ils ont viré le coach que j’aimais beaucoup, alors j’ai arrêté de suivre et j’espérais que ça irait pas mieux avec le nouveau (ce qui est arrivé).

Manger : Si certaines choses me manquent, sont dures à trouver ou chères (le chocolat par exemple), je suis plutôt satisfait de ce côté-là. Il y a beaucoup de bonnes choses et je ne suis pas si dépaysé que ça (faut dire que je compare à des réactions de Français qui sont perdus sans leur pinard et leur camembert…) Côté boissons à bulles et autres jus, alors là, c’est la folie dans les choix (ça change de Sprite – Coca – Fanta).

Moral : Il y a, évidemment, des hauts et des bas. Cela varie en fonction de tous les autres évènements et les bas, quand on ne connaît encore personne vraiment bien, ce n’est pas facile. Heureusement, ils sont rares et je garde généralement le sourire.
Politique : Bon, comme je ne suis pas Canayen, j’ai pas le droit de voter mais j’observe quand même. C’est assez le bordel avec des partis différents pour les élections fédérales, provinciales et communales. Personne ne comprend rien et ça m’a l’air aussi corrompu qu’à Liège ! Il y a eu des élections provinciales cette année et le PQ (Parti Québécois, indépendantiste) s’est fait torcher (je sais, elle est facile) par les libéraux qui coupent tous les budgets. Le Québec ne sera donc pas indépendant au moins pour les 4 prochaines années.

Mon quartier / mes voisins : Très chouette quartier, très commerçant, me fait penser à la Place Madou et à la chaussée de Louvain, les Turcs en moins. C’est quand même très agréable d’avoir tout à portée de main et de ne pas s’en vouloir à mort d’avoir oublié le lait. Ma maison est, contrairement à beaucoup d’autres ici, très ancienne et bien isolée contre le bruit. Mais mes voisins sont plutôt calmes et sympas, notamment le couple qui vit à côté et avec qui je parle souvent.

Santé : Oui, c’est important quand même. Grande chance pour moi, je n’ai été malade que deux fois, et c’étaient de petites grippes (enfin, la première, mon nez était transformé en usine). Je n’ai donc pas encore eu à affronter le système de santé tant décrié. J’espère ne jamais avoir à le faire avant qu’il n’aille mieux.

Se déplacer : Ca a l’air con comme ça, mais une chose qui change énormément quand on part dans une nouvelle ville, c’est que les gens qu’on connaît n’habitent plus forcément dans le même quartier. Et c’est dur pour se faire un truc à l’improviste. En plus, Montréal c’est grand et du monde habite en banlieue. Et les transports en commun, ça pourrait être beaucoup mieux (vive la Stib). Et l’auto, euh, hormis le permis, rouler l’hiver et surtout pelleter 30cm de neige pendant 5 mois, non merci !

Travail : Dur, dur de trouver du boulot dans le journalisme ou un domaine connexe. Faut dire que c’est pas mal plus fermé et moins évlué qu’en Belgique où, je trouve, on reçoit sa chance plus facilement (même si à La Libre, ils semblent m’avoir totalement oublié). J’ai quand même travaillé plusieurs semaines à la Direction de la Santé Publique de Montréal mais une fois mon mandat – bien précis – terminé, ils n’ont plus eu besoin de moi. Heureusement, c’était bien payé et m’a donné une bonne bouffée d’air sur le plan financier. Et donc, je suis à nouveau à la recherche de quelque chose.

TV (et autre culture) : Comme la bière, beaucoup de choix (167 chaînes ! enfin, moi j’en ai pris 40 dans le tas), des bons programmes mais vraiment chère. Par contre, pour la tv ou tout ce qui est culturel, on a une grande chance c’est qu’on a droit à des trucs en Anglais, à ceux de France (mais pas les trucs franco-français) et à ce qui est “home made”. Car, hormis en TV, la culture belge francophone m’a toujours saoûlé. Ici, on a de la très bonne musique, de très bonnes séries québécoises et d’excellents films.

Vivre à Montréal : C’est vraiment très agréable mais il faut dire aussi que j’adore la grande ville et que je m’ennuierais éperduement à la campagne pour le moment (quand j’aurai fondé une famille et que je ne voudrai plus sortir de chez moi, on en reparlera, mais c’est pas demain la veille). Les endroits pour sortir sont très agréables, surtout quand on préfère les bars aux discothèques (qu’il y a aussi). Il y a beaucoup de choses à faire et à voir, notamment l’été, avec les festivals. Mais pour être honnête, question activités, Bruxelles n’est pas mal non plus. En revanche, pour des trucs bassement pratiques, il y a une nette différence. Tout n’est pas systématiquement fermé tôt (j’ai eu assez souvent de mal à trouver où bouffer en finissant le soir à La Libre) et les week-ends ne sont pas synonymes de ville déserte (on peut même faire son épicerie le dimanche soir à 21h00).

What ? : Ici, on est au Québec, pas au Canada. Sauf pour les évènements nationaux (genre organisation des Jeux Olympiques ou non-participation à la guerre d’Irak), on voit que ce sont vraiment deux pays différents. Comme la Belgique et la France, sauf qu’on parle pas la même langue. Et à part les vedettes internationales (Céline Dion, Shania Twain,…), les stars d’ici ne sont pas connues à Vancouver et inversément. Par contre, on apprend que certaines sont canadiennes (oui, je suis aussi assez ignorant dans ce domaine), comme Bryan Adams ou Jim Carrey. On ressent aussi fortement l’influence des idiots du sud (ça ne change pas de la Belgique ça) dans beaucoup de domaines. Enfin, si je me suis bien amélioré en anglais depuis mon arrivée, je ne suis pas encore assez bilingue.

Bilan global : Pour le moment, tout va bien et je ne regrette pas mon départ. En fait, il ne me manque que deux choses : une blonde et du travail. Et je suis sûr qu’avec ça, beaucoup d’autres vont encore s’améliorer.

Vh.ds

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