Témoignage retour en France après 12 ans au Québec
lundi , 24 juin 2024
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Témoignage retour en France après 12 ans au Québec

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Je suis arrivée au Canada en juillet 2011, pleins d’idées et de motivations pour profiter au maximum de mon expérience PVT, en pensant rester quelques années uniquement. Au départ, mon projet était de m’installer en Colombie Britannique, mais au vu des prix très élevés, j’ai atterri tout d’abord à Montréal, pensant trouver un emploi rapidement et ensuite pouvoir continuer mes projets vers l’ouest.

En 2023, j’arrive a 12 ans d’expatriation, avec, dans quelques mois, un retour en France prévu. On a tous en nous, expatriés, la nostalgie du pays. On passe par des hauts et des bas constamment : la famille qui nous manque, les amis, la culture, les codes sociaux et juste parfois la facilité de ne pas devoir tout analyser sous un  angle ‘’ajustée’’ car nous vivons dans une société à l’ opposé de nos habitudes.

Je tiens à souligner que mon témoignage est personnel, ce n’est pas la réalité vécue par tout le monde. Vous en ferez ce que bon vous semble. Nous n’arrivons pas toujours dans les mêmes conditions, ni avec le même bagage carrière et études et n’avons pas le même parcours sur place non plus. J’entends et je vois passer des témoignages pleins de positifs, mais que je trouve peu réalistes pour ma part. (Est-ce la volonté de censure et de promotion de l’expérience Québécoise qui explique le manque de nuances dans les récits d’expérience?). C’est pourquoi, même si tout semble rose pour certains, j’aimerais vous partager aussi ma réalité, que vivent aussi beaucoup de français je le sais.

Pourquoi le départ? En France, sortie des études en 2007, j’avais déjà 4 ans d’expériences cumulées dans mon domaine. Je n’y arrivais tout simplement pas. Même après avoir fait 4 ans d’Université, 4 ans de travail, mon salaire me permettait seulement de survivre et non pas d’avoir des projets concrets pour l’avenir. Fin 2010, ma compagnie fusionne avec une autre, des postes sont coupés et je me suis donc portée volontaire pour partir avec une prime de rupture. Un tremplin vers un nouveau projet : le Canada. J’obtiens donc mon PVT en 2011 et pars quelques mois plus tard. Motivée par les informations de l’époque prônant la liberté, la facilité de trouver un emploi, les prix qui sont bien moins chers et les témoignages tellement positifs, ma décision était prise.

Les belles choses du Québec : Je vais parler uniquement du Québec, car au final, j’y suis restée 12 ans.

La mobilité et la flexibilité du marché du travail m’ont de suite vraiment plu : si tu n’aimes pas ton travail ou ton entreprise, tu changes en 2 semaines pour autre chose, c’est facile. L’ambiance de travail est beaucoup plus relax et beaucoup moins hiérarchisée aussi. Je me souviens encore du blocage que j’avais dans ma tête à tutoyer mon boss et de le savoir accessible s’il y avait quoi que ce soit. Il y a aussi en général des possibilités d’évolution rapides. Le marché est dirigé par les employés et non les employeurs donc l’entreprise veut te garder et a beaucoup de programmes pour faire en sorte que tu avances. Les discussions salaires et épanouissement sont très ouvertes aussi, il y a moins de tabous ou de procédures à suivre.

Le revers de la médaille : il faut savoir que ton expérience passée en France compte pour zéro au Québec. Tout emploi te demande des références locales dans 99% des cas de toute façon. On parle de l’expérience québécoise. Les emplois publiés sont pour la plupart du temps « fictifs » et déjà pourvus à cause de l’obligation de publication pour des entreprises après une certaine taille. D’autres sont aussi juste pour remplir des bases de données des agences de recrutement.  Le réseau est l’endroit où tu vas trouver un travail ici. L’accès a beaucoup d’emplois est aussi barré par le fait que, si tu n’as pas une évaluation de diplômes du Québec (encore un 250$ il me semble), tu ne seras pas considéré pour postuler. On peut penser que l’équivalence existe. Ce n’est pas le cas forcément. 4 ans d’universités pour moi étaient apparemment équivalent à un DEC professionnel (car j’avais opté pour l’alternance emploi-études pour payer mes études mais ceci n’est pas reconnu ici). J’ai finalement repris une certification à HEC pour contourner ce problème et avoir un diplôme d’ici et me permettre d’être enfin payée au prix du marché.

Les logements sont très accessibles aussi. Il n’y a pas de cautions ou de frais à payer normalement. Pour le même prix qu’en France, on a  souvent le double de la superficie. Un bail de un an est souvent exigé et il y a uniquement certaines conditions qui te permettent d’y mettre fin. Ceci dit, tu peux trouver quelqu’un qui prend le relai et c’est réglé. Tout le monde en général a un bail qui finit au 1er juillet. Une aberration pour avoir des prix fous au niveau des capacités et frais de déménagement.

Au Québec, l’eau ne se paie pas, c’est une ressource nationale qui n’est pas facturée. L’électricité coute aussi 2-3 fois moins cher qu’en France donc même en hiver avec le chauffage, cela reste tout à fait raisonnable, considérant que la température en moyenne est de -20C sur quelques mois quand même. Par contre, les logements en général sont de bien moins bonne qualité pour l’isolation. Quand il fait froid l’hiver, il fait vraiment chaud l’été. Tout le monde est à la climatisation. Les volets sont aussi inexistants. Donc il faut investir dans des bons rideaux anti lumières si tu veux dormir.

Le salaire offert, même pour des petits jobs, te permet en général de couvrir tes dépenses de base et de vivre décemment. Même avec un job avec un salaire bas, je n’ai jamais du compter mon argent en fin de mois et faire des choix sur ce que je mange, ce qui n’était pas le cas en France.

Par contre, Les formalités pour les visas, cela fut vraiment un long chemin d’embuches. Je suis passée de PVT à Jeunes pro, fait ma résidence permanente via le PEQ mais ça a pris plus de 3 ans et donc entre temps, j’ai du faire deux visas fermés avec l’entreprise de l’époque. A chaque fois c’est déboursé entre 200-800$. Je n’ai pas calculé en détail mais en tout il me semble que cela avoisinait les 5000$ de processus. Et je ne parle même pas du fameux test de français ou tu paies dans les 300$ pour prouver que tu parles ta langue maternelle officiellement. 80% de francophones de toute façon, c’est un business pour faire rentrer de l’argent tout simplement. Je suis devenue citoyenne en 2019. Au final, on sent que la course et le stress finit en bout de ligne, c’est un soulagement. Dans ce parcours, la période la plus dure était de devoir subir une entreprise à cause de mon visa fermé, dont le travail 6 mois de l’année avoisinait les 60h par semaine. Cela a duré 3 ans à ce rythme, ou tu n’as juste que le temps d’être dans les transports (1.45h par jour de transport = j’ai du investir dans une voiture au final) et de rentrer le soir chez toi et d’aller dormir. Le weekend est finalement juste pour récupérer et faire les corvées usuelles que de profiter de la vie. Le salaire était convenable mais au prix d’une qualité de vie pitoyable. Les entreprises paient en général toutes les heures supplémentaires (du moment où c’est accordé quelles sont nécessaires). La loi du travail donne le droit aussi à ton employeur de t’en imposer, jusqu’à un certaine limite légale. Sous la table, la limite n’est pas forcement là.

La santé, la santé, la santé…que dire? Le système est équivalent à celui d’un pays du tiers monde. J’exagère peut-être, mais pas vraiment. Ce n’est pas une chose à laquelle je pensais quand je suis venue car je suis toujours en bonne santé, je n’ai jamais vraiment besoin de consulter. J’ai eu ma première expérience du système en allant à l’hôpital avec un ami après une chute de vélo. Il s’était ouvert le crane et se vidait littéralement de son sang. On en voyait l’os. On nous a fait attendre déjà 45min avant de nous enregistrer au départ, puis après 1h pour avoir ce qu’ils appellent le triage. Pendant ce temps, rien n’est donné pour retenir le sang. Jai du aller acheter des compresses a la pharmacie pour ça. La chute aurait pu mener à un traumatisme crânien ou autre mais il n’y a eu aucune vérification à ce niveau. Nous avons attendu 18h au total, mon ami ayant juste eu une consultation basique avec un médecin, ils lui ont fait 6 points et l’ont renvoyé à la maison. De mon côté, je n’ai vu aucun médecin de 2011 à 2017. Avoir un médecin de famille prend 5 ans en moyenne ici, beaucoup de Québécois n’en ont même pas. Donc la majorité sont réduits à aller aux cliniques sans rdv (ou il faut se batailler pour avoir une place) ou à l’hôpital pour tout et n’importe quoi. En 2017, j’ai eu un problème de santé qui m’a fait rester au lit pendant presque trois mois. J’ai fait 4 cliniques différentes pour être finalement diagnostiquer correctement et enfin me remettre sur pied avec le bon traitement. Ma condition nécessitait un suivi donc j’ai eu la chance que le dernier médecin m’a proposé de devenir mon médecin de famille. Oui, j’utilise le mot ‘’chance’’. J’ai attendu 4 mois pour avoir une consultation en ORL qui était pourtant urgente. J’ai demandé aussi une consultation en gynécologie pour un suivi en 2020. En mai 2023, j’ai reçu un texto pour savoir si j’ai encore besoin de cette consultation, 3 ans après. (J’en rie jaune). Certaines femmes n’arrivent même pas à être suivies pour leur vérification de premier trimestre ici quand elles sont enceintes. Pour être traité, tu te retrouves a devoir aller dans une autre province pour un accès rapide, je trouve cela limite (oui, ça met arriver de me faire conduire à Ottawa pour pouvoir avoir un RDV médical urgent, suite au conseil d’une collègue québécoise). Au final, j’étais rendue à retourner en France pour avoir accès à des suivis en tout genre.

Le réseau transport à Montréal est assez développé sur l’ile. Le métro emmène rapidement d’un point à l’autre. Au-delà de la région de Montréal, les transports sont très inadéquats, même entre rive nord et rive sud vers Montréal. Je prends en exemple le travail que j’avais ou en transport j’avais 50 min en général et en voiture 10min. De ce fait, la plupart des gens sont donc dépendants de leur voiture. Plus la ville a grossi en 10 ans, plus il y a eu de circulation, parfois pour un trajet qui prenait 15min devient un parcours du combattant de 1h. La métropole ne s’est pas développée au niveau des transports en commun au même rythme que son expansion. Des investissements sont faits et cela va dans le bon sens avec le développement du REM qui se met en place. Du fait que la majorité des gens ont une voiture, les routes sont complètement défoncées la plupart du temps. Le nid de poule est en fait une réalité de tous les jours, parfois de la taille d’une piscine pour enfant et le véhicule souffre énormément. Les municipalités sont toujours dans l’optique de payer le moins cher possible et ne voit pas la vision et l’investissement long terme (ce qui est en général la mentalité en Amérique du nord). Les transports en commun sont presque inexistants pour sortir visiter le Quebec. On se sent vite otage de la ville.

J’ai repris des études ici à Montréal pour obtenir une certification dans mon domaine. Je me disais que ce serait un bon investissement de refaire une mise à niveau vu que cela faisait déjà 10 ans que j’avais quitté l’Université et que dans mon travail, les pratiques et façon de faire changent constamment. J’ai trouvé les enseignements très pratiques et terre à terre. Les professeurs étaient en grande majorité des gens dans le vif du sujet, ayant un travail à temps plein et partageant leurs connaissances avec les futurs de la relève. Ils étaient approchables aussi dans la discussion et l’échange d’idées. Néanmoins, le niveau était tellement bas (que j’estime peut être seconde ou terminal en France) que je me suis posée la question si investir vraiment 6000$ en valait la peine, à part pour acheter l’étampe québécoise sur mon CVqui semblait indispensable pour accéder à des postes normaux (et non dans les entreprises ou les québécois ne veulent pas travailler). Ceci n’était vraiment pas le niveau universitaire auquel je m’attendais. J’ai eu ma certification en 2019. Ce fut réellement un boost pour trouver un emploi et c’est la que je me suis rendue compte vraiment que avoir un papier d’ici faisait toute la différence (aussi une forme déguisée de discrimination?). En attirant l’immigration au Québec, ce que l’on ne nous dit pas forcement est qu’il faudra réinvestir du temps et de l’argent pour tout recommencer. Quand je vois le nombre de chauffeurs Uber qui étaient dans leurs pays professeurs universitaires, doctorants, médecins et ici se trouvent finalement bloqués à des jobs alimentaires, ça fait peur. Ce que je conseillerais à chacun est de bien se renseigner sur les équivalences dans leurs domaines avant de venir. Mais l’origine de ton diplôme va compter, je ne le cacherai pas (même avec équivalence) et influencera ton salaire d’environ 30% dans mon cas.

Un sujet duquel j’ai du mal à parler encore à ce jour est le racisme déguisé ou flagrant que j’ai pu noter, à mon encontre ou celles de mes amis aussi. On parle de faire l’apogée de la langue française mais si tu ne parles pas impeccablement le français (ET sans accent), on te regardera bête et on te répondra « sèchement » en anglais plutôt. Et je passe sur l’histoire de ma 2eme entreprise ici, ou ma collègue québécoise au téléphone en face de moi parle avec son amie et dit «  si la française elle n’est pas contente, elle a qu’à rentrer chez elle ». Ou bien du recruteur qui présente mon cv et me répond finalement : « tu devrais enlever ton expérience en France, ça passerait mieux » pour se faire dire au final que, sur le marché, on « n’aime pas trop les français » et que nous sommes les derniers sur la pyramide de la désirabilité des employeurs. Je me dis au final, c’est la non acceptation de la diversité, et non juste une histoire de la protection de la langue française qui fait mal au Québec. Je n’en dirai pasplus car le racisme existe partout. Et les pires histoires ne sont pas les miennes et ce n’est pas ma place de les partager ici aujourd’hui.

Je travaille dans un domaine qui est en pénurie de main d’œuvre. J’ai eu la chance de ne jamais vraiment être au chômage depuis mon arrivée. La face cachée de l’histoire? C’est trois dernières années ont été les pires que j’ai vécu : pression des entreprises à rendre les objectifs, avec des équipes à moitié de ce qui devrait être, dans une situation des plus dramatiques avec des demandes toujours plus grandissantes. Entre harcèlement pour la performance et tout simplement la pression constante et abominable de certains gestionnaires, je retombe dans un rythme auquel je me suis promis de ne jamais retourner quelques années auparavant: le 50-65h par semaine. Je commence à rêver de la job la nuit, me lever, mettre des notes sur Keep pour des choses que j’ai oublié et qui me poursuivent dans mon sommeil.  Je me vois retourner à faire un 7h – 19h tous les jours, souvent pas le temps de manger, du harcèlement constant de messages sur Teams d’une multitude de personnes de toute part, du harcèlement entre deux portes en allant au bureau, la pause craquage de nerfs dans les toilettes pour se cacher (ou pleurer et lâcher les nerfs) ou tout simplement pour pouvoir souffler 5 minutes. Je suis lessivée, je ne sors plus, je n’en ai plus la force, je ne vois plus vraiment les amis non plus.

Je ne parle pas ici d’une situation isolée mais d’une culture générale d’entreprise (une des entreprises les plus renommées dans son domaine). J’ai dû me battre pour avoir 6 jours de congés après 9 mois à l’emploi. Je retourne en France, j’ai passé une semaine à dormir littéralement, j’ai à peine parlé à ma famille. Je reviens, j’essaie de parler aux RH et les portes me sont fermées au nez. J’ai eu par contre la chance dans cette épreuve de connaitre des collègues formidables avec lesquels on a pu s’épauler et survivre. Un mois après mon retour, je décide que, bien que le nom soit fantastique sur le CV, je ne continuerai pas dans cette situation. Je démissionne, peu importe le coût et si je perds mon bonus ou autre. Je dois reprendre le contrôle. De ma démission, trois autres suivront en l’espace d’un mois. (Nous étions 5 dans l’équipe).

Je retrouve un emploi par la suite, je prends trois semaines de pause avant de commencer (Qui n’ont finalement pas suffit à éliminer un burnout sous-jacent). Encore un beau nom reconnu sur le CV, ça commence bien, l’équipe est totalement différente en attitude et culture. Au bout de deux mois, l’histoire se répète de nouveau comme si la malchance me poursuit : les départs ne sont pas remplacés, on est de nouveau en mode survie, à moitié des effectifs qu’on devrait. En parallèle, je prends l’initiative de consulter mon réseau, nous sommes tous dans la même situation. J’aurai persévérée et y suis restée 1 an et demi, moi qui restais dans les emplois 4-5 ans auparavant.

La conclusion de cette histoire est que, un marché en pénurie est une bonne chose, mais le revers de la médaille, c’est que tu seras toujours un pompier à éteindre des feux quand on te donnera trois jobs à faire pour le prix d’une, tu n’auras aucune place pour avancer et t’épanouir ou simplement prendre le temps de discuter avec tes collègues autour d’un café. Cette situation est l’une des principales qui expliquera mon retour en France. J’aime mon métier mais je ne veux pas arriver au point de non-retour.

Comme marqué précédemment, j’ai du me battre pour pouvoir prendre mes congés dument gagnés (et ce, dans la plupart des jobs que j’ai eu ici a Montréal), et je ne parle pas de sans solde mais bien des deux-trois petites semaines qu’on te donne en Amérique du nord (le basique du basique). La culture ici est le travail et toujours le travail. Les gens se définissent par ce qu’ils font dans la viele statut social en première ligne (grosse voiture, grosse maison, vivre à crédit mais l’image de réussite est plus importante, quitte à s’endetter). Énormément de gens, à ma grande surprise, ne veulent même pas prendre leurs congés. « Ils ne savent pas quoi en faire ».  Si tu prends des congés, c’est une préparation comme si tu partais au front. On est aussi étonnée que tu ne sois pas joignable pendant cette période et on te le demande de façon intense aussi… Tu ne déconnectes jamais au final.

Je vois tous les jours des annonces Linkedin de recruteurs entre 2 continents essayant d’attirer les talents de l’autre côté de l’atlantique pour des professions très ciblées comme la mienne. Et souvent j’ai juste envie de sonner l’alerte du bon sens : ne te fais pas avoir, l’herbe n’est aucunement plus verte ici, tu ne sais pas pourquoi tu vas vraiment signer car on te montre juste un coté de la médaille. Et la vérité est que, l’argent ne fait pas tout, surtout quand tu n’as aucun moment pour le dépenser ou en profiter.

Étant immigrante, ma plus grande frustration est de toujours devoir choisir entre aller voir la famille ou voyager pour mes envies personnelles. On fait souvent le choix de la famille, au détriment de suivre ses envies de dépaysement. Tu veux aussi partir faire un weekend à New York, les prix pour te rendre sont juste insensés. Ce n’est clairement pas l’Europe avec un vol Easyjet à 60 euros aller-retour. Un aller-retour a NY va te couter un 300$ min. en bus 150$ et en train env. 200$ il me semble. Tu es finalement bloquée car rien n’est accessible sans avoir du temps devant toi, sans avoir une voiture à disposition. Les distances sont longues et il te faudra bien 3h minimum de route pour voir des choses qui en vaillent la peine. Tu te sens vite emprisonnée dans la ville. Si tu sors et fais 3h de route, le paysage est toujours le même, sur des routes bétonnées qui ressemblent a un gruyère tellement c’est magané.

Je me souviens au départ : me retrouver dans les rues de Montréal me donnait cette sensation de grand et majestueux, les grands buildings partout qui te font sentir un peu l’état d’âme nord-américain propagandé par tous les films et séries américaines depuis notre enfance à la télé. Puis au final ce sentiment se déprécie car tu vois la laideur des bâtiments très rapidement. Tout se ressemble, tout est gris, tout manque d’histoire et de vécu. Tu cherches tant soit peu la sensation au Vieux Port ou le plaisir d’aller à Québec. Tu cherches un semblant de réalité qui t’est familière. Et puis tu retournes en France et d’un seul coup, tu te rends compte d’une chose : l’appréciation que tu peux avoir des choses qui te semblaient invisibles auparavant, le caractère et le charmes des belles villes.

Je me souviens encore la première fois ou je suis partie faire mon épicerie et la désorientation que j’ai vécu, ne savant plus comment et quoi manger au final. Les aliments transformés à bas prix contre les aliments de premières nécessités à des prix affolants. J’hallucinais juste de voir un litre de lait à 2$, plus cher qu’un paquet de chips. Mais c’est surtout le manque de choix et de ne pas trouver au départ les endroits où je trouvais de la nourriture qui était normale pour moi. Cela m’a pris plusieurs années avant de trouver mes marques. Moi qui mangeais souvent à l’extérieur, sandwich sur le pouce ou restaurant entre amis, ici j’ai finalement appris à cuisiner pour pouvoir manger normalement. Néanmoins, les aliments ne goutent toujours rien, même fades en prenant du biologique. Au final, tu peux bien manger mais tu as tout le temps faim. Et on se le dira, c’est LE point qui dérange car on a toujours connu mieux au final. La différence est encore plus flagrante. Tu t’en rends compte quand tu retournes au pays aussi. Les dernières années sont devenus un parcours du combattant pour pouvoir avoir des prix raisonnables suite à l’inflation (ou à l’entente sur les prix des grandes épiceries? A vous de choisir)…

Puis vient le temps de parler de l’immobilier. Tu as un salaire moyen, ton loyer augmente drastiquement depuis 2019, le prix de l’immobilier aussi flambe. Tu te retrouves bloquée avec un loyer bien au-delà de ce que ça devrait couter, qui ne te permet pas d’économiser vraiment si tu veux changer ta situation. Au final, on n’a pas tous un 100k$ pour un apport achat en 2023. Les projets s’arrêtent au final.

Quand on arrive, on a tous en tête de s’adapter, de s’intégrer. Le nombre de fois que j’ai refusé de me joindre à des groupes de français car j’avais peur de tomber dans le piège de rester dans le confort du pays au détriment de mon adaptation au Québec. Puis les jours passent avec des tentatives amicales au travail de faire des liens, puis les semaines, puis les mois et finalement tu te sens bien seule et la, tu déchantes. Malgré tes efforts, aucune invitation ne vient vraiment pour aller prendre un verre à la sortie du travail, pas d’invitation de BBQ ou autre. Tu invites et les gens te répondent qu’ils viendront pour faire bonne figure, et finalement ne se pointeront jamais, et ceci sans prévenir. Comme on dit ici, c’est bien plat.  Ton cercle s’avère se constituer finalement que d’immigrants dans la même situation, à la recherche de points de repères et de relations humaines. J’avais vécu dans le passé dans d’autres pays avant de venir et n’avait jamais fait face à des problèmes pour faire des liens avec les autres. Ici, c’est l’incompréhension. Et puis l’explication se dessine au fur et à mesure. Les gens ne sont pas curieux, se contentent de ce qu’ils connaissent depuis toujours, leur cercle d’amis depuis le secondaire est suffisant.

Malgré tout, j’ai rencontré des gens formidables sur mon chemin et j’en suis reconnaissante. Mais Les relations sociales resteront ma plus grande déception en ces 12 ans de vie à Montréal. Et avec le temps, on se rend compte que les gens viennent et s’en vont comme un moulin, on doit refaire son cercle d’amis au 3-4 ans, étant finalement la prochaine sur cette liste à partir.

Témoignage de Ajer123 posté sur le forum de discussions.

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Crédit photo : Immigrer.com, Montréal, Plateau Mont-Royal, rue Berri

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127 commentaires

  • Triste de lire ce témoignage , t as tenu 12 ans tout de même, je pense que chaque expérience est différente et oui y’a un gros changement culturel, je pense aussi que tu n’as vraiment pas eu de chance côté job, bien triste pour toi, je te souhaite un bon retour en France et surtout de la sérénité, je te conseille aussi de préparer ton impatriation j’y suis passé aussi et vécu 2 ans à Montréal on repars cet été !

  • Le problème, c est que tu n as pas vécu au Québec mais à Montréal, c est comme si je pars vivre en France et que je reste à Paris, ma famille et moi nous sommes installés en mauricie, mes collègues sont devenus des amis, je n ai que des québécois dans mon entourage, et ma qualité de vie est nettement mieux ici qu en Europe.

  • Bonjour,

    Je n’ai pas la même expérience. Les urgences sont saturés ça c’est vrai mais si tu as vraiment un problème qu’ils estiment urgent alors là, la rapidité de la prise en charge est incroyable.
    Oui, le niveau universitaire esr incroyablement bas mais il en est de même en France. Parole de prof.
    Il ne faut pas oublier que quand on se compare à la France, on compare à la France de notre époque.
    Enfin, je ne me suis jamais sentie mal accueillie par mes collègues. Au contraire, j’ai eu même des invitations pour visiter des régions desquelles ils sont issus.
    C’est sûr que je croise souvent des francais qui ne s’adaptent pas. Ils aimeraient que les codes sociaux soient les mêmes qu’en France et déchantent vite. Pour l’amitié, c’est normal qu’ils gardent leurs amis du secondaire. En France c’est pareil. Un cercle d’amis c’est précieux. Je suis honorée d’avoir des amis québécois et je les admire pour leur ouverture et accueil car ce n’est pas tout le monde qui va s’intéresser à la nouvelle arrivante.à 35 ans…
    C’est sûr aussi que l’inflation touche tous les pays. Les prix explosent. Oui, la nourriture est chère mais il ne faut pas oublier que les agriculteurs sont bien payés.

  • C’est intéressant de lire tous vos commentaires. Je suis un Québécois expatrié en Chine mais je suis quand-même revenu vivre à Montréal pendant la pandémie. Même difficulté que vous, j’ai une licence en Histoire de l’Université de Montréal 2008-13, un diplôme en mandarin, mais que voulez-vous que j’en fasse sur le marché du travail montréalais…

    Eh bien, j’étais revenu au début de la pandémie à Montréal en 2020 avec 10 000$ en banque ramenés de l’étranger. Il y a 4 ans. J’ai trouvé le moyen de faire du tutorat en français et en anglais en télétravail tout en vivant en colocation à Deux-Montagnes, une banlieue située à l’ouest de Montréal qui est en attente du fameux REM, donc qu’on a équipée d’une navette plutôt pratique express-centre-ville de Montréal 45 minutes.

    Deux-Montagnes et Saint-Eustache ont un certain cachet, pas de niveau européen, certes… mais le Vieux-Saint-Eustache a été le site d’une bataille perdue des Patriotes québécois face aux Britanniques en 1838 qui nous rend certes très farouches et nationalistes, surtout lorsqu’on voit les traces des boulets de canon britanniques dans les murs de notre église, slash cathédrale eustachoise, en passant devant à pied tous les jours!

    Deux-Montagnes, de son côté, est un ancien site de villégiature des Montréalais des années 1920 qui sortaient de l’île de Montréal pour aller se baigner au chalet, profiter de la fraîcheur de la nature sur le Lac-des-Deux-Montagnes en été.

    Il en résulte une banlieue d’une grande paix, où d’anciens chalets en apparence tous différents les uns des autres (Dieu merci pas comme certaines banlieues où toutes les maisons sont identiques!) se trouvent en pleine nature, entourés d’arbres, de pelouse. Zéro criminalité. Zéro perturbation de la ville. Idéal pour la vie de famille, où j’ai d’ailleurs grandi.

    Je me suis baigné dans le Lac tous les étés (fin juin à fin septembre) depuis 2020 sur la minuscule plage publique du Parc Gault-Gillepsie, seul mini-vestige public de ce qui était autrefois une énorme plage publique sans fin occupant l’entièreté du rivage du Lac, accueillant les vacanciers montréalais mais qui a été privatisée depuis pour y construire de grosses villas privées. Tout de même, le Lac-des-Deux-Montagnes, lui, est énorme, éloignez-vous à la nage de la plage décevante mais publique, admirez les villas… le lac n’est pas décevant du tout, il est à l’échelle de la nature québécoise. On dit qu’il a un certain niveau de pollution… mais je suis encore vivant après toutes ces baignades! On s’y baigne plus à Oka sans problème qu’à Deux-Montagnes, mais nos ancêtres le faisaient.

    Sachant que j’étais toujours à seulement 45 minutes d’express direction centre-ville de Montréal au besoin, je dis bien au besoin en tant que télétravailleur… c’était bien pratique pour les démarches, la paperasse. Il ne manquait rien pour la survie dans cette banlieue, épicerie, parc, pharmacie, dentiste, guichets automatiques. Peu de restaurants mais bon.

    J’ai fait le choix d’abandonner la voiture et oui, ma mobilité aussi à un certain niveau, mais j’ai survécu.

    Bref.

    Le prix du coût de la vie à Deux-Montagnes et Saint-Eustache était 2 fois moins cher que sur l’Ile de Montréal.
    J’étais en colocation, en télétravail, pas de voiture en plus.

    J’ai réussi à mettre un 10 000$ additionnel de côté, total 20 000$.

    À l’été 2020, j’ai mis le 20 000$ (21 900$) en mise de fonds de 10% sur l’achat d’un duplex (219 000$) assez âgé de 1949. Je me doutais bien que confinement, pandémie, télétravail… l’achat d’immobilier allait devenir populaire.

    Je me suis installé au premier étage et j’ai pris un colocataire dans ma 2e chambre au premier étage encore une fois, en plus de mes locataires au 2e étage et de mon télétravail de simple tutorat. Au moins, je pouvais être présent 7 jours sur 7 sur les lieux de mon investissement.

    Mes revenus, avec quelques emprunts supplémentaires, m’ont permis de justesse de faire des réparations urgentes d’environ 50 000$ sur le duplex, plomberie, fondation, drain français…

    Bref. 2021, il valait 350 000$ au lieu du 219 000$ initial. Coup de pouce de la pandémie/confinement…

    Mon hypothèque n’avait pas bougé alors vous vous doutez bien que j’avais gagné en valeur de 130 000$ moins mes dépenses de 50 000$, plus mon salaire de télétravailleur…

    J’ai redirigé mes gains sur le vieux duplex 1951 d’en face. Je l’ai acheté 300 000$ avec une mise de fonds de 60 000$. Tout en continuant de télétravailler en tutorat sans voiture.

    2022, j’avais “4 portes”, 4 loyers entrants, mes duplex valaient 350 000$ et 410 000$. Je pensais que la pandémie achevait et que les gens sortiraient de leur confinement massivement, donc immobilier moins populaire, donc prix des immeubles à la baisse éventuellement, je les ai vendus les deux. Bon choix, mauvais choix? Seul l’avenir nous le dira!

    Je dois vous avouer que si gérer de l’immobilier, des rénovations, traiter des locataires avec dignité n’est pas pour vous… j’en suis désolé, mon expérience n’est peut-être pas pertinente.

    J’ai réussi à en tirer 179 000$ de profits que j’ai mis en mise de fonds sur un condo 2012 que je ne trouvais pas cher du tout, 279 000$, 1100p2, 3 chambres, plus moderne que mes duplex cette cette fois-ci, carrément au pied de la future gare du REM Grand-Moulin à Deux-Montagnes. Je n’ai donc une hypothèque que de 100 000$ dessus, paiements de 460$/mois, je suis chanceux, taux d’intérêt 2021 de 2,4% qui seront encore en vigueur jusqu’en 2026.

    2023 j’étais perdu mentalement… mes emplois de tutorat en télétravail se sont avérés fragiles, je les ai perdus… je m’étais pris des colocataires dans les 2 chambres qui suffisaient à payer toutes mes factures avec leurs loyers, j’étais sans emploi… je ne savais pas trop ce que je voulais faire de ma vie. Mes réserves $ se sont écoulées.

    J’ai essayé de faire de la suppléance dans les écoles primaires et secondaires de la région… renvoyé après 6 mois.

    Finalement j’ai décidé de repartir travailler en Chine en septembre 2023, septembre dernier. Je vous écris présentement de Nanjing! J’ai des locataires dans mon condo à Deux-Montagnes qui me payent 1400$/m en mon absence et j’essaie de me débrouiller ici… avec plus ou moins de succès! En fait… peu de succès. En fait, les choses sont difficiles pour moi ici présentement. Professeur d’anglais. Je cherche même de l’emploi un peu partout au Québec ces temps-ci…

    Mais, ce qui joue encore une fois en ma faveur, c’est l’ouverture de la gare de REM en face de mon condo moderne à Deux-Montagnes dans 9 mois! Quelle sera la valeur ajustée de mon condo de 279 000$ quand le REM me connectera enfin aux 4 lignes du métro de Montréal en moins de 30 minutes et aux 3 branches du REM en 15 minutes et qui me redonneront une superbe mobilité sans voiture à Montréal? Valeur de 400 000$? 500 000$? Mon hypothèque aura baissé à 98 000$ entre-temps grâce à mes locataires… je grapillerai les renminbi que je pourrai en Chine et je les ramènerai à Montréal…

    Calcul vite fait, j’aurai une “valeur nette” de 300 000 à 400 000$ fin 2024, protégée soit par des loyers de locataires, ou de colocataires au besoin. Je “valais 10 000$ net” il y a 4 ans. De 10 000$ à disons 350 000$ en 4 ans de surplus. Pas de revenus. De surplus.

    Un mode de vie qui me plaît avec un grand condo, seulement 98 000$ d’hypothèque, la plage sur le Lac-des-Deux-Montagnes, une banlieue familiale très verte, un grand parc, la grande mobilité du REM sur toute la métropole, zéro voiture…

    Le Québec peut vous offrir cela. Je l’ai fait sans jamais faire de salaire de plus de 40 000$. En 4 ans.

    Mais je ne vous conseille pas Deux-Montagnes/Saint-Eustache, il est trop tard, les prix de l’immobilier auront déjà fini d’y croître dans 9 mois, peut-être un peu plus, donc ça ne vous donne pas beaucoup de temps. Je vous conseille de surveiller le prochain grand projet de transport en commun qui n’a pas encore été déterminé à ce jour.

    Est-ce qu’ils feront un REM de l’Est, un REM du Nord, un projet de Tramway à la Ville de Québec? Avec la population qui augmente, ils n’auront pas le choix!

    Surveillez nos belles banlieues d’anciennes destinations de vacanciers urbains, pas nos banlieues de maison identiques déprimantes!

    Je vous en donne quelques unes : Repentigny, Blainville, Rosemère, Boisbriand, Charlemagne, Lachenaie, Varennes, Vaudreuil, Oka, Ste-Marthe-sur-le-Lac, Pointe-Calumet, Lévis, Beauport.

    Ce sont toutes des banlieues 2 fois moins chères que Montréal.

    Celle qui recevra officiellement une station dans un grand projet de transport en commun, ça sera la bonne pour vous, orchestrez votre projet autour de sa future gare!

    Bonne chance!

  • Cette analyse de votre vécu est redondante parmi notre entourage ici. Notre ressenti est en de nombreux points similaire. Il n’y a pas de jugement, cela fait partie des réalités de l’expatriation, ce qui est déroutant est vraiment l’écart entre le discours du pays pour attirer de nouveaux expatriés et la réalité sur place (et encore, vous ne parlez pas des démarches liées aux documents d’immigrations (renouvellement de permis de travail, tour de poteaux, résidence permanente et parfois les statuts implicites qui vous bloquent dans le pays!)… tout en étant bien consciente que les démarches d’immigration vers la France ne doivent pas être simples non plus…
    Bon retour à vous

  • Je suis triste de lire votre expérience, j’ai neuf la chance de vivre tout autre chose. Je suis arrivée au Québec depuis la France en 2007 en PVT aussi avec un gros sac et peu d’éconimie et j’ai vécu une toute autre expérience : mon expérience a été reconnue et j’ai trouvé plusieurs opportunités au bout d’á peine 3 semaines, dans reconnaissances de diplôme, mes collègues ont été adorables et m’ont integrés facilement, certains m’ont même présentés leurs familles. Certains sont restées mes amis et d’autres non. On ne se côtoie plu mais comme partout.
    J’ai tellement apprécié avoir une vie après le travail, alors qu’en France je faisais des heures de dingue pour aucune compensation. C’était même plutôt mal vu de rester après 17h ici. Le rythme doit dépendre du domaine mais j’ai travaillé dans 3 domaines différents en 17 ans et ça a toujours été le respect des heures. Pour ma part je n’ai pas eu de mal á négocier des congés.
    En revanche, je ne suis pas fan du système de santé et parfois l’architecture et les montagnes me manquent mais le quotidien est tellement plus simple ici.
    Dans mon entourage, il y a aussi moins d’arrogance et plus d’humilité au boulot comme en privé.
    J’aime cependant retourner dans des petits coins de terroir en France et en Europe pour profiter des spécialités locales.
    Je suis donc très heureuse de ma terre d’accueil et dès que possible, j’essaie de redonner ce que j’ai reçu aux immigrants qui peuvent avoir le mal du pays. J’ai maintenant une famille et nous avons un cercle d’amis de toutes origines, québécois, latinos, européens et asiatiques.
    Nous avons pensez bouger á l’ouest en CB pour la proximité des montagnes mais la vie est trop chère et la culture nous rejoint moins et j’adore la diversité culturelle et culinaire.

  • La seule vraie raison derrière le manque d’emplois qualifiés et/ou bien rémunérés est le fait que le Canada (ainsi que l’Australie et la Nouvelle-Zélande) n’a pas ces emplois. La discrimination et le racisme, cachés ou non, sont plus ou moins présents dans tous les pays, et le Canada est par comparaison un pays tolérant.

    Lorsque 10 personnes à qualifications égales postulent à un seul emploi disponible, le recruteur va bien sûr se comporter comme une bitch en bikini. Je connais des Roumains (informatique, ou aéronautique) qui ont été embauchés après leur première candidature au Québec sans qu’on leur demande une expérience canadienne. Mais ils auraient trouvé un emploi n’importe où dans le monde.

    Lisez l’histoire d’affaires à succès d’une famille roumaine (père et fille) au Québec, c’était un enfer jusqu’à ce qu’ils y parviennent. Le chiffre d’affaires se situe aujourd’hui autour de 3 à 500 millions CAD.

    https://www.andytransport.com/fr-nouvelles/histoire-andy#:~:text=L'entreprise%20a%20%C3%A9t%C3%A9%20fond%C3%A9e,la%20fondation%20d ‘Andy%20Transport.

    https://www.lapresse.ca/affaires/2019-11-19/partir-de-rien-pour-aboutir-sur-la-route-du-succes

    • Etrange ce discours: tu passes du coq à l’âne avec les Roumains et avec the land down under.

      En ce qui concerne l’Australie et la Nouvelle Zélande, encore une fois: incomparable. Je sais par expérience et connaissance que la Nouvelle Zélande est en grande demande de postes hyper qualifiés. De plus, elle recherche des capitaux. Les retraités qui souhaiteraient aller vivre en Nouvelle Zélande, par exemple, et qui ont donc dépassé l’âge de travailler doivent pouvoir ramener plus de 500 000 dollars au pays. Et oui, triste réalité. Réservé donc aux très riches.

      En ce qui concerne les Roumains, comment faire une généralité d’un fait sans doute isolé. Je ressens ton propre jugement opiniâtre sans grande envergure. Encore des préjugés.

      Va faire un petit tour à Toronto ou dans toute autre métropole anglo-canadienne pour te rafraîchir la mentalité, et laisse tomber tes préjugés sur les Roumains ou autres.

  • Bonjour,
    Je suis québécoise, ayant vécu comme expat en Belgique et au Congo, lorsque j’étais plus jeune. Vous semblez amère de votre expérience au Québec et c’est dommage. Cependant, il y a tellement de généralisations dans votre texte… les québécois pourraient faire le même exercice de leur rencontres avec les expats français. Mais bon, je dirais plutôt qu’il faudrait plus de nuances, et reconnaître que certains québécois sont agréables et sympatiques, d’autres moins. Même chose pour les français. Et c’est surtout ce facteur qui facilite ou pose obstacle à se faire de nouveaux amis.

    Je me demande aussi si dans toutes ces années vous avez pris la peine de vous intéresser au star système québécois, de parler à des locaux de leur relation avec Passe-Partout et de regarder (ou lire) Les filles de Caleb, pour avoir une bien meilleure idée de notre passé, de notre culture.

    PS. Les locaux se rendent généralement à NYC en voiture (en louer une, s’il le faut), puis on réserve un stationnement là-bas. La route est agréable et c’est beaucoup plus simple qu’en avion.

    PPS. C’est absolument vrai que l’architecture est bien plus admirable en France qu’ici. Ici, c’est complètement anarchique, en ville, surtout.

  • Moi j’ai fait l’inverse, partie en France…accueil zéro, opportunités zéro, juste une envie….
    Zéro reconnaissance ! J’ai dû tout refaire !
    Beaucoup d’expériences similaire….c’est partir et s’adapter…toujours des décalages culturels qui résistent aux difficultés normale de la vie.
    Le Québec est riche pour les opportunités et l’ouverture des gens, la France, pour sa richesse et son envergure et l’un et l’autre, lorsqu’il est votre pays natal est irremplaçable.

    .

  • Merci pour ce témoignage honnête et qui vient du cœur. Ça fait du bien. Effectivement on est tous différents mais beaucoup de points sont vrai pour la majorité d’entre nous. Et c’est même pire pour des immigrés venant d’autre pays que la France. Avec l’inflation à qualité de vie s’est dégradée . C’est triste mais c’est la réalité.

  • Merci pour ce témoignage. La déception fut juste énorme me concernant pour les mêmes points abordés. Cette propagande autour de l’immigration canadienne doit cesser. J ‘ai rencontré des personnes qui ont vendu leur maison, quitter leur emploi en France pour occuper des jobs précaires au Québec avec un coût de la vie extrême! La désillusion… Bonne continuation à toi et encore merci je ne suis pas folle!

    • Assez d’accord avec ce que tu dis. Je suis au Québec depuis 10 ans et suis déchirée entre les 2 continents. Ma famille veut rester ici (mes 2 filles après une université ici veulent faire leur vie ici et mon mari se plaît bien également) mais moi je trouve le temps long et me sens plus en mode survie qu’autre chose. J’attends la retraite pour pouvoir faire 6 mois en France 6 mois ici 😏… c un peu triste tout ça.

  • Est-ce que je regrette d’avoir déménagé au Canada?

    Certainement. Tout d’abord, un peu d’histoire sur moi :

    Je suis un informaticien qui travaille actuellement sur son doctorat dans un excellent domaine informatique. J’ai travaillé dans différentes entreprises. Je suis au Canada depuis 12 ans, mais je ne resterai pas du tout ici une fois mon doctorat terminé. La seule raison pour laquelle je devrai peut-être rester un peu plus longtemps après mon doctorat peut être celle de mon partenaire actuel (je l’aime donc rester un peu plus au Canada pour elle n’est pas grave, car vous pouvez toujours changer de pays mais vous ne pouvez pas toujours trouver l’amour de votre vie) statut d’immigration. Revenons maintenant aux raisons pour lesquelles je regrette d’avoir déménagé ici.

    Lorsque vous déménagez pour la première fois dans un nouveau pays, tout semble parfait et vous avez l’impression d’avoir pris la meilleure décision, mais la réalité frappe fort après quelques années. Je suis d’accord avec la plupart des raisons pour lesquelles les gens regrettent d’avoir déménagé ici et voici mes raisons :

    Les impôts sont élevés et les salaires sont bas, donc même si vous avez un bon salaire, vous pouvez à peine y arriver. Le système social ici est vraiment nul, donc vous n’obtenez pas ce pour quoi vous payez en payant des impôts.
    Les soins de santé sont plus que mauvais. J’ai entendu tellement d’histoires d’horreur, comme des gens qui attendent 12 heures aux urgences, des gens renvoyés chez eux même lorsqu’ils sont dans un état critique, des gens qui ont reçu un rendez-vous après plusieurs mois pour une intervention chirurgicale. Pour ma part, je ne me suis pas trop occupé des soins de santé puisque je suis jeune et en bonne santé (Dieu merci). Tous les hôpitaux sont publics, vous n’avez donc pas le choix d’aller dans un hôpital privé si vous voulez juste payer mais que vous ne voulez pas attendre.
    La plupart des gens ici sont faux. Il est difficile de trouver de bons amis qui soient amis avec vous en raison de qui vous êtes et non en raison de votre statut. Vous rencontrez tellement de charlatans qui veulent juste profiter de votre argent comme un vampire. La priorité des gens ici, c’est l’argent et ils ne se soucient pas de l’éthique. C’est en partie parce qu’il est très difficile de gagner sa vie ici.
    Trouver un emploi moyen n’est pas si difficile (trouver un bon emploi reste très difficile à moins d’avoir des contacts solides) mais vous pouvez perdre votre emploi à tout moment sans aucune raison. Ici, sur les lieux de travail, les gens ne sont pas authentiques, ils jouent à des jeux dans votre dos et votre manager ne vous dit jamais directement s’il y a un problème. Vos contacts sont plus importants que vos compétences. Si vous perdez votre emploi, le gouvernement vous donne de l’assurance-emploi, mais c’est trop bas. Étant donné qu’il est difficile d’économiser de l’argent et que vous pouvez perdre votre emploi à tout moment, votre vie dépend entièrement de votre travail.
    Il est triste de voir des étudiants travailler dans des épiceries (mais la plupart des étudiants doivent le faire à moins qu’ils ne veulent pas devenir sans-abri), des ingénieurs travailler comme concierges, des chauffeurs de taxi qui étaient médecins dans leur pays d’origine. Le Canada sait très bien se présenter comme un paradis et un pays d’opportunités. Ils accueillent de nombreux immigrants chaque année. C’est parce que certains immigrants (dont moi-même) voient la réalité et décident de partir. De nombreux pays européens ont besoin de travailleurs qualifiés pour obtenir des emplois, mais aucun d’entre eux ne fait autant de publicité que le Canada.

    À mon avis, la vie professionnelle comporte deux aspects contradictoires : les salaires élevés et la sécurité de l’emploi. Aux États-Unis, les salaires sont élevés mais la sécurité de l’emploi est nulle. Dans la plupart des pays de l’UE, les salaires ne sont pas aussi élevés qu’aux États-Unis, mais la sécurité de l’emploi est bien meilleure (bien sûr, personne ne peut vous garantir quoi que ce soit dans cette vie pour le reste de votre vie). Au Canada, les salaires sont bas et la sécurité d’emploi est également nulle. Le Canada n’est donc bon ni pour l’un ni pour l’autre. Les États-Unis ne se présentent jamais comme un pays social-démocrate et tous ceux qui s’installent aux États-Unis le savent. Cependant, le Canada se présente comme un pays social-démocrate, mais en réalité ce n’est pas le cas, le Canada n’est qu’un autre capitaliste sauvage.

    Je ne vois pas un bel avenir au Canada puisque l’économie repose principalement sur l’immigration. Il n’y a pas beaucoup d’innovation en cours. Le chef actuel Trudeau a aggravé la situation.
    Ici, tout est très cher.
    Le nombre de jours de vacances par an dans la plupart des entreprises est de 15, ce qui n’est suffisant pour rien.
    C’est très cher et difficile de voyager. Un Canadien moyen considère voyager comme un luxe (même de Montréal à Toronto).
    Le racisme existe mais il vous est caché car les gens ont peur des lois et des crimes haineux. Dans certains pays de l’UE, le racisme existe et ils ne le cachent pas, c’est à vous de l’accepter et d’y faire face ou non. Cependant, au Canada, cela existe toujours mais ils le cachent. Dans ma langue, nous avons un dicton : « Mieux vaut avoir un ennemi intelligent qu’un ami idiot ». Les ennemis intelligents ne se cachent pas, c’est donc à vous de les accepter tels qu’ils sont, mais les amis idiots se cachent. J’espère pouvoir expliquer ce point.
    C’est loin de beaucoup d’autres pays, vos options de voyage sont les États-Unis ou les pays du Sud, qui sont encore chers à voyager. Dans l’UE, vous pouvez facilement voyager dans de nombreux pays.
    De nombreuses entreprises ouvrent et ferment fréquemment. Ce n’est certainement pas un bon endroit pour faire des affaires.
    Ce sont les raisons pour lesquelles je regrette ma décision et j’essaie de trouver une opportunité de quitter le Canada. Je ne dis pas que personne ne devrait déménager au Canada. Tout dépend de qui vous êtes et à quelle étape de votre vie vous vous trouvez. Voici quelques observations supplémentaires.

    Le Canada convient à un étudiant issu d’une famille RICHE (au moins 4 000 CAD par mois sont nécessaires ici pour une vie de qualité) car c’est un endroit agréable pour profiter de votre jeune vie et de votre vie étudiante.

    Le Canada n’est pas bon pour une famille puisque tout est trop cher, l’herbe est légale, il est difficile d’éloigner ses enfants de l’herbe. Si vous souhaitez une bonne éducation pour vos enfants, les frais de scolarité sont trop chers dans les écoles privées.

    Le Canada est acceptable si vous êtes travailleur indépendant (vous avez quand même besoin d’un permis pour exercer votre profession ici), comme plombier, agent immobilier, électricien, mais même dans ce cas, vous êtes en concurrence avec de nombreux autres qui font le même travail que vous.

    Le Canada n’est pas bon si vous recherchez la tranquillité d’esprit. La plupart des gens ici ont du mal à payer leur loyer le mois prochain. Un Canadien moyen arrive à peine à survivre chaque mois.

    Le Canada n’est pas un bon choix si vous êtes un professionnel dans une profession très demandée puisque vous n’obtenez pas ce que vous méritez ici.

    Il y a mes opinions personnelles en tant que personne ici depuis 12 ans. Jusqu’à présent, tout allait bien puisque j’ai surtout vécu une vie étudiante et je l’ai très bien apprécié, mais la raison pour laquelle je veux déménager est parce que je vais à une étape différente de ma vie et que le Canada n’est pas bon pour cela.

    Vous pouvez être d’accord ou pas d’accord avec moi, tout dépend de vous. Réfléchissez bien avant de choisir votre lieu de résidence. Pour les personnes qui souhaitent s’installer ici, faites très bien vos recherches avant de le faire.

    • Allo Mariusz, je n’ai pas réagi vraiment aux commentaires ici mais vous résumez très bien la situation avec beaucoup de nuances. le Canada peut être une très bonne option pour certains et non pour d’autres. tout dépend de ce qu’on recherche et de notre situation de départ. je vous souhaite tout de même d’être heureux et de ne pas trop ruminer sur les points énervants. broyer du noir ne sert a rien au final. profitez du positif et l’avenir vous montrera votre chemin.

    • Bonjour,
      Recit plein de lucidite, qui recoupe beaucoup du vecu des non-quebecois au Quebec. Lorsque vous y venez, vous etes un immigre, pas un expatrie comme je vois certains l’ecrire. Et cela fait toute la difference en terme de relation inter-personnelles. Il n’en reste pas moins vrai qu’on peut y rencontrer des gens formidables, comme partout. Cela ne parviendra que rarement a compenser le reste ; )

  • J’ai vécu 13 ans au Québec. Je suis revenue en France il y a 4 ans pas par désamour du Québec malgré la nostalgie de la France. Donc je voulais revoir l’Europe et essayer, jsuis partie. Malheureusement j’ai eu toutes les crises, retraite, pandémie, inflation. Mon retour a été une sacrée désillusion d’une tristesse absolue. Socialement : 100% de mon entourage n’a plus vu l’intérêt d’organiser de se voir et j’ai coupé avec tout le monde. J’ai progressivement aussi perdu mes amis du Québec.
    Logement : j’ai dû dormir chez six connaissances avant d’avoir mon studio au bout de six mois. Problème des agences c’était «  pas C.D.I., C.D.I. trop récent, impôts canadiens non reconnu, trouver un loyer dans les 3x du salaire car pas de garants »
    Santé : je l’ai perdu à cause de tout ce stress et mes peines de déceptions. J’aifait un burn-out et perdu mon emploi en mai 2023, j’ai même perdu mes cheveux et je suis suivie médicalement pour des injections.
    Système de santé : ultra difficile d’avoir un rendez-vous avec un spécialiste, pénurie médicale
    Emploi : presque un an au chômage et pas un recruteur m’appelle alors que le Québec et l’Espagne oui.
    Coût de la vie : tout explose comme partout
    Savourez vos derniers moments avec cette ville qui vous a vu grandir. Bon retour en France j’espère que ça ira bien pour vous.

    • bonjour Lili,

      effectivement votre retour n’a pas été si facile 🙁 j’espere que votre situation s’améliorera.

      puis je demander dans quelle région vous êtes?

      je dirai que l’entourage fait beaucoup dans la réussite de son retour. si ma famille n’était pas la, cela aurait été tresssss difficile.

      Tout dépendant du spécialiste, il est vrai que, comme au quebec, il est tres difficile davoir des RDV rapidement si on est pas urgents. Néanmoins de mon coté cela reste je trouve raisonnable comparé au Quebec (et je suis pourtant dans un endroit considéré désert médical).

      le marché de l’emploi est toujours fait pour les employeurs en France comparé au Québec ou les employés sont rois. au lieu des dizaines de messages par semaine sur linkedin, je n’ai plus rien depuis que j’ai changé mon profil en France.

      socialement, j’espere quil sera plus facile de tisser des liens avec les gens que au Quebec. je suis revenue trop récemment pour en juger encore.

      le logement est un vrai problème!!! je vous comprends tres bien. pour le garant, beaucoup utilise aujourdhui la garantie visale (mais cela sapplique pour les -30 ans ou il faut avoir un emploi pour les plus de 30ans).

      La conjoncture de votre retour était aussi des plus difficiles. pas facile. néanmoins au quebec pendant les années covid, jai perdu beaucoup damis aussi. le burn out complet aussi de travailler comme une esclave car profession en pénurie (et peu de candidats dispo).

  • Malheureusement, tout le monde n’a négligé qu’un petit détail. Contrairement au Canada, je ne connais pas un seul pays d’Europe qui se targue d’être une terre d’opportunités pour les immigrants.

    Le Canada, plutôt que sa machine publicitaire, se présente comme un bien meilleur pays pour les immigrants que dans la vraie vie. Par contre, la France, l’Italie, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, etc. continuent d’exprimer leur opposition aux immigrés et érigent de plus en plus de barrières pour rendre la situation encore plus difficile.

    Et pourtant, les gens tentent désespérément de s’installer en Europe pour une vie meilleure, mais sans offrir en retour quelque chose de plus à leur nouveau pays, ce n’est pas une situation win-win. C’est pourquoi on ne peut pas critiquer l’Europe pour ceci ou cela, parce qu’elle n’a encouragé personne à venir. À ma connaissance, il n’existe pas de politique d’immigration en Europe, mais plutôt une farouche opposition.

    Et ceux qui viennent ne devraient pas se plaindre mais plutôt être reconnaissants pour cette chance.

  • Salut, j’aimerais avoir vos avis.
    Je suis âge de 26 ans, j’ai une licence pro en génie électrique et je vais arriver au Québec avec le statut de résident.

    Pour des meilleurs perpestive d’avenir et une bonne intégration j’aimerais savoir :

    – s’il est préférable de retourner au études faire un bacc en génie (4ans)
    – faire un certificat en automatisme industriel ( 1 ans)
    – faire un DEC (3 ans)
    – faire une évaluation des études et chercher l’emploi
    -me battre pour trouver un école et faire une maîtrise ( DESS)
    Aidé moi s’il vous plaît 🤲

  • Quelle pertinence ! Vous brosser avec beaucoup de nuances, l’ensemble des aspects de votre vécu. Merci d’avoir pris ce temps pour partager votre expérience.

  • Malgré le fait que je ne vienne pas de France, je partage pleinement cette analyse. Je suis arrivé en 2016 et j’ai emprunté le même chemin, sauf que moi, je suis arrivé en tant que résident permanent. Ce qui est vraiment triste, c’est qu’il faut des années pour faire le constat ce qui rend parfois le retour difficile voir impossible dans mon cas, ce qui suscite en moi un profond sentiment de déception et de tristesse. Je sais que beaucoup de gens diront ‘rentre chez toi’…mais malheureusement, ce n’est pas aussi facile. Je vous souhaite un bon retour.

  • Quand je suis arrivé à Vancouver, j’ai cherché une télé d’occasion, à l’époque il y avait ces grands écrans plats pesant 80-90 kg et très chers (dispendieuse). Un collègue m’a aidé à le transporter. Le vendeur était une famille britannique venue d’Okotoks (au sud de Calgary), il y a une colonie britannique là-bas. J’ai demandé au gars ce qu’il faisait et il m’a répondu qu’il était venu avec un boulot, une entreprise américaine opérant au Canada. Il voyageait presque non-stop aux États-Unis et au Mexique. Je lui ai demandé s’il aimait ça et sa femme a soupiré. Il a répondu après quelques secondes : Vous savez, c’est comme dans un match de boxe. Après les premiers coups de poing qui font vraiment mal, on ne sent presque plus le reste. Retourner au Royaume-Uni n’était pas une option puisqu’il n’y avait pas de travail pour lui dans son domaine. C’est aussi une belle façon de dire que vous êtes heureux au Canada…

  • Tout projet d’immigration demande une remise en question totale sur soi même, le France et le Québec c’est incomparable à tout point de vue, mais c’est pourtant bien ce qu’on fait tous une fois avoir quitté son pays d’origine, comparer.
    C’est humain et c’est bien normal, ce sont nos seuls repères.
    Il faut accepter de lâcher prise afin de réussir pleinement son intégration et se faire confiance, se donner du temps, cela m’a pris 3 ou 4 années pour commencer à me sentir chez moi. Aujourd’hui je suis à l’aise avec les deux cultures.
    En tout cas, pour rien au monde je ne voudrais retourner en France.

  • Cette personne est bien Francaise, aucun commentaire positif mais seulement des jérémiades. Elle a bien fait de retourner en France. Mon expérience au Québec est tellement différente, j’ai l’impression que l’on a pas vécu dans la même province. Même si je reconnais qu’il y a des problèmes.

    • Vous êtes bien hautaine et méprisante. Elle précise bien qu’il s’agit de SON vécu et de SON expérience. On peut ne pas être d’accord avec ce qui est écrit. En revanche, faire preuve de méchanceté gratuite… Si VOTRE expérience est super, tant mieux pour vous ! Grand bien vous fasse ! Par contre, un peu d’humilité ne vous ferez pas de mal.

    • En effet il y a des problèmes mais les Français s’attendent toujours à ce qu on leur déroule un tapis d’Aladin sauf qu ils ne se rendent meme pas compte des conditions des gens qui se déplacent pour vivre en France .Tout changement a ses réalités qui peuvent être très dures … c’est presque normal sans vouloir généraliser and don’t get me wrong , j’en suis aussi….

    • La France a beaucoup d’avantages quand même: bien meilleur système de santé, la qualité des logements est supérieure, la bouffe est de très bonne qualité, meilleures condition de travail. Les salaires au QC sont relativement bas, les impôts sont élevés, et les prix de détail sont astronomiques, en plus l’hiver est assez froid et long.

  • Le Canada peut être comparé aux États-Unis, pour la plupart des gens, mais toute comparaison avec l’Europe est tout simplement absurde. Au Canada, il n’y a pas de sécurité et pas de stabilité d’emploi, pas de longues vacances et pas de véritables soins médicaux gratuits dans la plupart des cas. Ce que nous avons ici, ce sont des cas de rêveurs naïfs provenant d’Europe, principalement français et britanniques, qui souhaitent vivre la soi-disant aventure nord-américaine en français/anglais. Aux yeux de leur famille ou de leurs amis, aller au Canada pour des pinnottes est bien plus cool que, par exemple, d’apprendre le néerlandais ou l’allemand ou même le polonais/le tchèque pour un bien meilleur job. Mendier au Canada pour un emploi médiocre est plus sexy qu’un poste solide à Varsovie ou à Amsterdam. Dumb and Dumber n’était pas seulement un film mais le reflet de ce que la plupart d’entre nous sommes réellement. Ceux qui quittent la France/Royaume-Uni avec un emploi assuré au Canada et se déclarent heureux là-bas sont peu nombreux. Cet article ne les concerne pas. Même si certains d’entre eux étaient extrêmement limités professionnellement dans leur propre pays, avec une barrière de la langue étrangère et pour qui l’exploit d’obtenir un appartement et une voiture (!) au Canada équivaut à une sorte de rêve nord-américain accompli (voir un commentaire ci-dessous ).

  • C’est toujours les plus malheureux qui font le plus de bruit.

    Je sais bien que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais changer la toxicité de son environnement c’est pas le saint esprit qui va le faire… On dirait que tu as vécu 12 ans d’enfer et que tu etais bien contente d’y etre.

    Ouep le social est différent ici, mais à Ottawa/Gatineau on a réussi a se construire un bon groupe d’amis, un mixage FR/CA vraiment soudés, puis je fais des discord avec les coupaing et la famille en France souvent, ma vie sociale est presque trop remplie.

    Pour le système de santé, sans médecin de famille est assez pourri, mais va au urgence de Montreuil, t’as plus de chance de crever que d’etre soigné hein… et pour la sécu? De plus les entreprises ici sont vraiment généreuse avec des 5/6k annuel a dépenser comme tu veux en massages, dentistes etc.

    Mon bof est generaliste, et plusieurs membres de famille sont dans le medical, l’idée d’aller elever des chevres dans le Larzac leur traverse l’esprit tous les jours je te le garanti. Puis en vrai si j’ai un probleme grave bah je claque 700$ et je rentre pour rentabiliser mes 20ans de cotisation jamais dépensée haha. D’ailleurs les billets d’avion sont moins cher que pré-covid si tu fouine bien.

    Et je sais pas pour les vacances dans ton domaine, mais toutes mes connaissances sont entre 4 et 6 semaines + 6/8j congés maladies et 1/2j pour convenance personnelle. Pareil pour le travail, j’ai jamais vu autant de gens gentils et ouverts, en France j’allais faire 1 meutre par jour vu la mentalité de focus et d’écrasement.

    Overall, j’ai peut etre de la chance car je suis a 100% en télétravail, je peux rentrer plusieurs semaines en France travailler et voir mes proches, on a pu accéder à la propriété car les maisons sont vraiment pas cheres comparé au grandes villes francaises.

    Alors oui chacun ses expériences mais les difficultés que tu énonces, j’ai surtout l’impression qu’elle ne sont pas directement liées au Canada…

    Jamais de la vie je rentre dans cette “belle” France qui est devenu un pays du tier monde dirigée par la mafia.

    • Les avantages sociaux que vous mentionnez au Canada constituent une sorte de prime pour les personnes qualifiées, alors qu’en Europe, ils constituent la norme. Comparons une vendeuse de Jean Coutu ou de Drug Store à celle de Müller, leur équivalent allemand. Commis de vente au détail chez Müller avec moins de 3 ans d’expérience professionnelle se situe entre 24 000 € et 30 000 €. Pour les salariés les mieux rémunérés ayant plus de 10 ans d’expérience professionnelle, le salaire peut aller jusqu’à 41 000 €.
      Elles reçoivent 2 salaires supplémentaires supplémentaires, un pour les vacances et ce qu’on appelle le 13ème salaire. Cela se traduit par 30 000 EUR – 48 000 EUR par an (21 000-32 000 EUR net ou 30 000 CDN – 44 000 CDN net). Ceux qui ont une famille et des enfants paient moins d’impôts. Plus 6 semaines de vacances plus 6 autres semaines de congé médical et ce dès le premier jour. Les soins dentaires sont gratuits quelle que soit l’entreprise, à condition d’avoir un contrat de travail. En Suisse, les salaires sont plus du double puisqu’ils paient moins d’impôts. Ils ont moins de vacances et moins de jours fériés. Le coût de la vie est plus élevé mais la plupart des gens font leurs achats dans les pays voisins. Il y a également 600 000 navetteurs d’Allemagne, de France, d’Autriche et d’Italie qui se rendent en Suisse pour leur travail. Ils perçoivent des salaires suisses et vivent dans leur pays d’origine.
      Même quelqu’un avec un travail comme le vôtre ne peut pas rêver de ces salaires et avantage sociaux. Une commis de vente chez Jean Coutu/Drug Store serait heureuse de conserver son emploi au moins 3 à 5 ans pour la moitié de l’argent, si l’on tient compte du nombre moins élevé d’heures travaillées. En fin de compte, la plupart des Européens travaillent moins d’heures pour plus d’argent que les Canadiens. Je ne mentionnerai même pas la vie sociale et le climat au Canada.

    • J’adore le côté le système de santé est pourri au Canada, donc quand je veux me soigner je reviens en France. Comme beaucoup d’expatriés qui expliquent dans les reportages qu’ils gagnent mieux leur vie qu’en France, ex des expatriés à Londres pendant longtemps ou les retraités au Portugal, mais qui lorsqu’ils sont au chômage ou bien doivent de faire soigner rentre en France. La France est loin d’être un eldorado mais lorsqu’on fait un choix de partir à l’étranger pour gagner plus on l’assume. En visite, vous tombez malade ou vous avez un accident et vous êtes couverts, je le comprends mais écrire que “on est bien au canada mais quand je veux me faire soigner je rentre en France” me tue. La France est une mafia mais vous vous comportez comme un voleur ou un escroc

      • Bonjour,

        j’ai l’impression qu’il y a une énorme incompréhension de votre part sur mon témoignage. (peut être par manque de connaissance de la situation?).

        Il est nullement ici question de profiter du système français comme vous le sous entendez si bien ici. (en me traitant ici de voleuse ou d’escroc…l’insulte est facile derrière un écran je suppose).

        J’aimerais vous rappeler que, en étant assurée au Québec, nous ne sommes plus assurés en France en aucun point. les consultations sont donc a payer a 100% a nos frais.

        J’aurai pu aussi bien me faire traiter au Mexique ou en Colombie ou peut importe. le but étant d’avoir accès aux soins dans des délais raisonnables et ainsi passer sa santé en première ligne, ce qui devrait être la priorité de chacun il me semble.

  • Rien n’est rose au Québec ou ailleurs au Canada sur certains points , mais pas plus ni moins qu’en France sur d’autres points, en tout cas je vous souhaite bonne chance pour 2027, lors des prochaines élections présidentielles, la France va filer droit…

    • Decna donc enfin les choses vont s’améliorer car la gauche depuis 2012 au pouvoir a montré ses limites au niveau sécurité et économie . Hâte d’essayer autre chose même si je ne me fais pas d’illusion

    • Je le souhaite pour les français parce que ce que je vois et ce que j’entends de ce qui se passe en France n’est guère rassurant …

  • Bonjour, je ne sais pas ce que vous pensez de la France aprevotre retour, mais tout à bien changé ici aussi, y compris les relations sociales, le pire étant l’accès aux soins et le logement. C’est triste de voir ce que vous avez enduré!
    Mon fils vit à Montréal depuis un an et demi et n’a pas du tout la même expérience, même si les choses so sont un peu moins attractives que promis. Par contre ayant vendu sa maison en France il a pu acheter son appartement et une voiture. Ce qui fait une énorme différence. Il est dans l’informatique. Il a 5 semaines de congés et ne travaille pas le vendredi après-midi et travaille beaucoup en télétravail. Il serait intéressant de savoir dans quel domaine vous étiez.
    En tout cas votre témoignage à le mérite d’alerter de futur candidat sur ce qui pourrait les attendre. Bon retour au pays, même si ici aussi ce n’est pas top.

    • Ceux qui travaillent dans l’informatique n’ont pas vraiment besoin d’aller au Canada, alors qu’il y a la Suisse, les Pays-Bas, l’Allemagne, etc. voisine de la France qui offrent parfois même le double du salaire au Québec. En informatique, il n’y a qu’une seule langue, l’anglais. Même la Pologne est un meilleur choix que le Canada si l’on tient compte du coût de la vie. De la façon dont vous le dites, on dirait qu’il était au chômage, ou quelque chose de proche, sans aucune connaissance de l’anglais, et à qui on a offert un emploi au Québec. Si ce n’est pas le cas, son choix est tout simplement insensé ou du macroisme, pour citer Alain Kadlec en bas de page.

      • Bonjour Alex, est il possible pour toi de m’aider a trouver un emploi en Europe dans le domaine de développement web? je serait très reconnaissant pour des pistes.

    • Pas d’accord on est revenu en juin dernier en Alsace de Montréal et dans les 15 jours on a pu voir dentiste et ophtalmologue et 100% gratuit . Le généraliste idem et les médicaments pour la glande thyroïde gratuit alors qu’à Montréal c’était pas remboursé malgré l’assurance santé qui coûtait 70 dollars mensuel. L appartement on l’a eu 2 mois après l’arrivée dans un beau quartier de Colmar 745 euros tout compris un 4 et demie ( 3 chambres ) alors que c’était 1600 dollars à Montréal la même surface

  • Je suis roumain et j’ai vécu 10 ans au Québec et en Colombie-Britannique. Pour ceux qui pensent que le Canada anglais est meilleur, réfléchissez-y à deux fois. Il y a de meilleures choses au Québec et de meilleures choses au Canada anglais. Mais dans son ensemble, le Canada est une énorme tromperie, tout est expliqué en détail dans cet article. Une famille britannique de 4 personnes originaire de Toronto est revenue en Grande-Bretagne après 4 ans, même si elle avait des emplois mieux payés, de meilleurs logements et de meilleures voitures, mais aucune vie sociale. La Roumanie d’aujourd’hui époustoufle le Canada en termes d’opportunités, et oui, nous recevons également des immigrants (principalement dans les métiers et les services) du Népal, du Vietnam, de Turquie, etc (300 000 nouveaux arrivants à ce jour). Mais la principale différence est qu’en Roumanie, les gens ont une vie sociale, pas seulement un travail et des factures à payer. Il n’y a presque aucun Roumain qui a immigré au Canada depuis 2012-2014. Ce que font les ressortissants français là-bas dépasse ma compréhension. Les Ukrainiens fuient la guerre et les Indiens/Arabes fuient la pauvreté abjecte, mais les Français ?

    • Les arabes ne fuient pas la pauvreté puisque les pays arabes sont en majorité riches, la plupart qui viennent ici sont des universitaires qui avaient une très bonne situation dans leur pays. Par contre ils voulaient vivre dans un pays démocratique où les droits de la personne ne sont pas bafoués mais malheureusement d’autres réalités se font voir!

      • Macroisme ?…Trudeau est La Cloche et l’Idiot en une seule personne, je ne pense pas que ce soit la vraie raison :
        https://youtu.be/Uln6ULsPQno?t=32
        Peoplekind instead of mankind (l’abréviation de hu-mankind). Il n’y a rien de plus bête que ça. Mais l’équité salariale (Made in Canada) en fais partie aussi.
        Il y a les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suède, la Norvège, le Danemark ou la Tchéquie, la Pologne en Europe de l’Est pour ceux qui fuient Macron… Le seul pays qui vaut la peine d’immigrer pour les personnes exceptionnelles est les États-Unis. L’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada sont tous dans le même bol… ennuyeux, ennuyeux, ennuyeux.

  • Je suis pour ma part, angliciste de formation, j’ai vécu en Ontario, et je suis actuellement en Colombie-Britannique… Je trouve les gens absolument charmants, il y a vraiment une douceur de vivre ici… Effectivement, tout est cher, mais je ne regrette la France à aucun moment…

  • C’est une analyse trés pertinente, il faut aussi ajouter le stress quand on a des enfants. Les activités sportives des enfants coûtent très chers et pas de qualité. Actuellement je prépare doucement mon retour.

    • Vous oubliez peut-être de préciser que les activités sportives sont remboursables partiellement tant au fédéral qu’au provincial et que vous disposez en plus d’allocations familiales TRÈS généreuses et ce, même si votre salaire est relativement élevé…

  • Salut, moi je suis Québécoise expatriée en France depuis 26 ans. Je vis exactement la même chose pour le travail, c’est une boîte française, je frôle le burnout depuis des années tellement ils en demandent et toujours plus avec le minimum de resources. Ca semble malheureusement une tendance mondiale de l’agilité et du Lean … Je pensais justement revenir ici pour me soulager de l’enfer que que vis en France… Je comprends qu’il faut plutôt changer de boîte pour se débarrasser de ça. Mais en France il restera toujours la hiérarchie qui est prégnante et a laquelle je n’obtèmpere pas comme mes collègues français : je n’hésite jamais à parler avec l’être humain plutôt que le “chef” en lui donnant mon point de vue sur le boulot, les lanières de faire etc. Et au final c’est plutôt apprécié. Bon courage.

  • Au Québec depuis 14 ans maintenant, je ne me reconnais que très peu dans ce témoignage mais j’y reconnais bien des français établis ici.
    À partir du moment ou on se désigne comme expatrié, surtout après 12 ans, on comprend déjà une partie du pourquoi la ”mayonnaise n’a pas pris”…

    • Le fait d’être expatrié est une vérité. Par ailleurs les québécois n’acceptent pas que cela soit autrement. Je pense qu’on a le droit d’avoir un ressenti différent. Tout dépend de votre lieu de résidence, votre job, les expériences que vous avez eu. Je me retrouve dans ce témoignage et malgré mes efforts d’intégration, mon optimisme et mon ouverture d’esprit je ne me voyait pas rester au Québec. Et il est vrai de dire que l’expatriation d’un français au Canada n’est pas une nécessité et que l’espoir d’une vie meilleure est une illusion. Mais croyez bien Séverine que je suis ravie pour vous si vous vous sentez bien au Québec.
      Cordialement

      • Je pense que mon commentaire n’a pas bien été compris.
        Le fait d’être expatrié n’est pas une vérité… On est plus expatrié après 12 ans (ou rarement)!
        Un expatrié est une personne qui s’établit à l’étranger à la demande de son employeur, elle dépend ainsi toujours de son pays d’origine.
        Un immigré est une personne qui quitte sont pays d’origine pour refaire sa vie ailleurs.
        Souvent, on ne veut pas voir la vérité en face: nous, Français établis au Québec / Canada, nous sommes des IMMIGRÉS et il ne faut pas l’oublier. À partir du moment ou on en prend réellement conscience, notre approche avec les autres change. Plus rien ne nous est dû et on a tout à prouver, que ce soit dans le travail mais aussi dans notre vie courante. Et c’est seulement lorsqu’on se rend compte qu’on n’est plus chez nous et qu’on se comporte comme des personnes ”accueillies” que tout change et que les portes s’ouvrent.
        Sinon on reste simplement les maudits Français arrogants et imbus d’eux-mêmes…

  • Bonjour, très beau retour d’expérience, je suis au Québec depuis 2011 également, reconversion professionnelle pour ma part. J’approuve votre texte à 100%, la douceur de vivre du Québec n’est pas négligeable, pour moi la carrière que j’ai au Québec n’était pas envisageable en France donc je ne suis pas le plus à plaindre, là où demeure le gros bemole ce sont les relations humaines qui sont “jetable”, rien ne ce battis sur le long terme en Amérique du Nord, c’est un fait malheureusement. Je sais depuis quelques années maintenant que mon temps est compté au Québec, un retour en France va certainement ce profiler d’ici 3/5 ans. La moralité est que la différence culturelle est réelle et dure à vivre sur du long terme, encore plus si le soutien familial n’est pas présent au Québec (je suis célibataire et toutes ma famille est en France). Je suis très heureux de ma vie actuellement mais le vide social me pèse et ne sera jamais remplacer pour de l’argent ou une belle carrière. À bon entendeur…. 😉

  • Je me reconnais dans votre témoignage à 1000%. Au bout de 10 ans de galères, je craque.. merci pour vos mots, je ne suis pas folle, finalement, il n’y a que moi dans ce cauchemar.

  • Après avoir reçu une offre d’emploi à Montréal, je suis parti avec ma famille pour passer deux mois de vacances avant notre installation et le témoignage correspond à ce que l’on a vu et ressenti sur place… Malgré un bon salaire, des vacances de 5 semaines, des avantages… Nous avons décidé de ne pas donner suite.

  • Ça fait peur. Ils recrutent à tour de bras, accueillent des réfugiés et draguent la planète pour ça ? Faut pas tomber malade ils n’aiment qu’eux mêmes, pas de concurrence entente sur les prix, peu de congés et pour aller où…. Brrr vive notre vieux continent. .

  • WoW quel témoignage. Mon mari et moi nous y retrouvons dans votre partage.
    Nous sommes arrivés au Québec en 2012 et en sommes repartis en 2021.
    Dans quel coin de France, allez -vous aller ?

  • Très belle expérience bien analysée .
    Merci pour votre partage !
    Nous sommes restés 12 ans au Québec, au sud de Montréal.
    L’aspect de social n’est pas facile mais être sans la famille le rend plus dur.
    Comme vous, nous sommes rentrés. Certaines choses nous manquent…la maison 🏠.
    En fait la facilité d’accès aux choses matérielles.
    Au niveau relationnel nous sommes encore en contact avec plusieurs couples d’amis québécois. Ils viennent nous voir l’été prochain.
    Est-ce que comparer est sage? C’est parfois nécessaire pour une prise de décision !
    Nous sommes heureux d’être revenus en France mais la France a changé aussi en 12 ans.
    J’espère que vous retrouverez vos valeurs car la globalisation a affecté tous les domaines de nos vies où que nous soyons désormais.
    Bien cordialement d’un ex Franco canadien vivant à Montréal 😉👍

  • On a vécu dans pas mal de pays différents, le dernier en date la Laponie en suède. Nous sommes venus avec nos jeunes le temps de leurs études qu’ils voulaient faire à Québec pour s’y implanter ensuite. La qualité de l’université n’est vraiment pas terrible, mais le prix lui… au final après 5 mois, nous repartons tous les 4, car effectivement la qualité de la vie n’est pas agréable ici. On pensait que c’était assez proche visuellement de la suède, mais non car tout est trop loin, la nature n’est pas si accessible. Si vous êtes à pied et que la neige fond un peu, les automobilistes ne font pas attention à vous et vous êtes arrosés en masse à plusieurs reprises… pas possible de marcher ailleurs car les trottoirs sont impraticables. Si vous avez un chien comme nous, impossible de lui retirer la laisse. Notre chien est frustré et nous aussi au final. On a repéré que les Québécois ne sont pas attentifs aux autres, ils sont dans leur sphère. Ils paraissent sympa, mais s’ils font une proposition ils ne la tiennent pas. J’ai adoré la suède et les suédois du nord, je trouve les québécois pauvres de sens. Je suis contente de repartir !

  • Complètement d’accord avec votre analyse, j’ajouterais que c’est aussi l’expérience de quasiment tous les Français que je connais et qui sont là depuis plus de 10 ans, et j’en connais beaucoup.

    Pour la plupart, les expatriés sont jeunes en arrivant car attirés par le PVT. Quand on est jeune les priorités ne sont pas les mêmes qu’ a 40 ans.

    Pour ma part j’ai adoré mes premières années a Montréal, gros salaires, sécurité, facilité pour l’entrepreneuriat etc, et ce sont encore ces aspects de la vie ici qui me font tenir.

    Arrivé a un certain âge c’est la qu’on se rend compte de la chance qu’on avait d’être en Europe. Système de santé, nourriture, paysages variés, culture, ouverture des gens en général et surtout je reviens sur le point du coût des choses.

    Au Québec (et même au Canada) tout est cher et en général pour pas grand chose. Alcool, resto et loisirs en général. Tu vas faire un weekend de ski a Tremblant ça coûte le même prix qu’une semaine dans les Alpes, sauf qu’à tremblant il y a 5 pistes (j’exagère a peine)..dernièrement je suis allé au manoir st sauveur avec ma femme, on avait reçu un chèque cadeau de 1500$ pour la fin de semaine, ça a a peine payé les chambres, le resto était médiocre de même que les soins de massothérapie, si encore l’endroit était magnifique, mais non, tu as vu sur les outlets, prix total, autour de 2500$ pour deux, ça n’a aucun sens et tout le monde trouve ça normal.

    Le constat est le même que vous a propos des liens sociaux, après 15 ans ici, 90% de mes amis sont français ou étrangers, le 10% restants sont québécois et je les adore mais la vérité est que je rencontre énormément de québécois mais ils restent des amis éphémères, c’est quand même fou et c’est la même chose pour tous les Français que je connais a l’exception de ceux qui vivent en région, c’est a dire, a des endroits où il n’y a quasiment que des Québécois. Le racisme est bel et bien présent et très assumé.

    Donc oui, l’envie de partir est là depuis plusieurs années, mais avec une femme québécoise, 2 enfants et une situation plus que confortable financièrement, le move n’est pas facile a faire.

    Ça reste mon analyse après 15 ans, pas une déception mais une prise de conscience.

    • Très bonne analyse Alex, beaucoup de similarités avec ce que je ressens après 3 ans au Canada, 1 année à Montréal et 2 en Ontario.
      C’est vrai que mes besoins ont changés en arrivant au Canada. Vivre loin de parents vieillissants et avoir toute la famille se réunir pour les fêtes, c’est de l’histoire ancienne. Je n’ai plus cette envie de partir à l’aventure, mais plutôt une envie de retour aux sources et être près des miens.

  • Je comprends cette dame.

    Le Québec et le Canada sont vastes et peu peuplés. C’est l’Amérique du Nord ici. Il est normal que certains biens ou services y coûtent plus cher et que les routes soient mal entretenues à cause du climat et du nombre restreint de contribuables.

    Il ne faut pas oublier non plus que le Québec ne se résume pas à Montréal. Comme la France ne se résume pas à Paris. J’ai vécu 25 ans à Montréal et je suis heureux de l’avoir quittée. C’est une ville qui a des problèmes que l’on ne rencontre pas ailleurs (état des rues, embouteillages, immobilier aux prix exorbitants (notamment à cause de l’immigration qui s’y installe massivement), bâtiments moches, gangs de rue, incivilité bien connue des Montréalais, ghettos linguistiques et culturels, etc.). Je ne retournerais à Montréal pour rien au monde.

    Je connais plusieurs Français qui ont choisi la ville ou la région de Québec et aucun n’est retourné en France. Dommage que trop de Français fassent l’équation: Le Québec = Montréal. Croyez-moi, rien n’est plus faux.

    Quant au système de santé québécois, c’est vrai qu’il est minable et de seconde catégorie (surtout à Montréal), mais avec tous les déficits que fait le gouvernement français depuis des décennies, on se reparlera du système français dans quelques années quand vous devrez, vous aussi, vous soumettre à une discipline budgétaire et couper dans les dépenses publiques.

    Je souhaite la meilleure des chances à cette dame à son retour en France. J’espère qu’elle y sera heureuse. Je regrette de te pas l’avoir rencontrée… à Montréal.

    Salutations de Québec.

    • Faut parler de tôt Guy, racisme, fausse amitié, et puis notre système de santé est bon. J’ai dans la même semaine, une RDV dentaire, Ophtalmologique et acheté mes lunettes dans la foulée et presque aucune dépense.
      La semaine qui a suivi, un RDV en cardiologie et le podologue. Zéro euro dépensé. Notre compatriote, obligée de venir en France voir un Gynécologue, vous poussez fort, le futur paradis.

  • Je vous souhaite bon retour!

    Mais la France n’est plus ce qu’elle était en 2011. L’insécurité, la violence, agressivités et tout est inabordable.

    La vie au Canada et en particulier le Québec , est plus douce avec un niveau de vie supérieur.

    Certain, je ne retournerai pas définitivement en France.

    Bon retour et bon voyage!
    Donnez-nous de vos nouvelles et appréciations.

  • Merci pour ce témoignage. De notre côté, nous avons préféré opter, à notre arrivée en 2010, pour Québec (et non Montréal) après un an en Mauricie. Pas de regret mais nous sommes d’accord avec certains points que tu soulèves (la nostalgie de la France “”passée””, les codes sociaux – surtout détériorés depuis la COVID, les diplômes français versus québécois témoignant d’une forme déguisée de discrimination, …). Cependant, nous avons eu la chance d’atteindre la plupart de nos objectifs ici et cela reste très positif. L’avenir n’est pas encore décidé et des incertitudes demeurent. À suivre… En tout cas, nous te souhaitons bonne chance pour ton retour en France!

  • Je lis votre article avec un peu d’honte mais surtout un sentiment désolant de déjà-vu. Aillant essayé l’inverse (québécois sans lien avec la France) à immigrer dans votre beau pays je revois défilé des souvenirs en lisant votre témoignage.

    Que ce soit le manque à la famille, la difficulté de faire valoir ses études ou encore la complexité à tisser des liens sociaux c’est vraiment pas facile.

    Je vous comprends bien de regretter les transports en commun, les trains, les vols pas cher, la nourriture vraiment délicieuse et le charme de chaque pierre des différentes architectures en France. C’est vraiment des atouts magiques qui passent sous le nez des Français la plupart du temps.

    Ça et la culture de travail. Je n’ai jamais eu plus que deux semaines de congés payés par année au Québec, même en négociant avec les RH. Alors qu’en France me faire dire qu’il me restait trois semaines après mes deux semaines prise, j’en suis tombé des lunes!

    Le service de santé semble si bien en France, la couverture sociale est ultra top.

    Je vous souhaite quand même de revenir nous visiter au Québec car c’est peut être là le seul point erronée de votre témoignage mais l’on vous aimes nos Cousins Français, on vous aimes d’amour et on vous donne la vie durs comme des frères-et-sœurs qui se chamaillent.

  • Silencieux les heureux, bruyants les malheureux 😉
    Un conseil gratuit (l’argent à l’air important dans vos exemples) : ne pas comparer dans les prochaines expériences, sinon vous accumulerez les déceptions.
    Bonne continuation

  • 14 ans sur Montréal, même parcours que toi (pvt, jeune pro, etc.), à peu prêt les mêmes conclusions que toi sur la vie d’un expat Français à Montréal.
    Le plus difficile à vivre est le manque de lien sociaux. Pour le reste je me sens mieux ici qu’en France. Je ne prévois pas de rentrer en France, la vie est toujours plus douce et confortable au Québec.

  • Ton expérience aurait sûrement été meilleure en région,chez-nous il y a beaucoup de français et disent qu’il ne retournerait pas en France ils adorent la qualité de vie en région.

  • Je suis québécoise de souche et je dois dire que, malheureusement, je suis en accord avec vos commentaires. Ayant eu l’occasion de voyager beaucoup, j’ai aussi remarquer que les européens étaient beaucoup plus sociables et ouverts aux autres. La vie sociale se passe souvent dehors, en Europe, sur les terrasses des restaurants ou des cafés. Ici, on vit a l’intérieur en raison de la froide température et les occasions de discuter avec d’autres en terrain neutres demandent plus de planification et d’efforts. Les nord-américains travaillent aussi beaucoup plus et étant claqués continuellement, la vie sociale est très souvent éclipsée du quotidien. Triste constat, en effet.

  • La raison pour laquelle cette personne a quitté la France ressemble à celle qui la fera quitter le Québec. Quand on est bien à l’intérieur, peu importe où on habite, on le demeure. Autrement, on transporte qui on est avec nous. Avant de quitter son pays, il est important de savoir si l’on fuit quelque chose. Si c’est le cas, la vie sera du “copié-collé”. Mais c’est plus facile de rendre l’endroit responsable de son mal-être bien sûr!

    • ur Nicole,

      Quelles paroles pleines de sagesse ! Je suis absolument d’accord avec vous.
      Même si actuellement je me reconnais dans le témoignage de la dame concernant les longues heures de travail et la famille qui nous manque, il faut relativiser le reste. Il faut savoir les raisons pour lesquelles on quitte un pays et pour lesquelles on choisi de s’installer dans un autre, garder ses objectifs en tête, se méfier du syndrome ”de l’herbe est plus verte à côté” et surtout savoir si le mal être est en nous, sinon on va de déception en déception en effet !

      Algérienne d’origine, j’ai vécu près de 10 ans en France (2000-2010) sans jamais avoir pu me lier d’amitié avec un seul français. Tous mes amis étaient étrangers (Ukrainiens, moldaves, brésiliens, argentins, japonais, marocains, camerounais, algériens..etc)

      J’avais pourtant mes parents qui étaient résidents en France depuis 1965 et mes deux frères français. Moi j’étais étudiante avec un permis de séjour d’un an que je n’ai jamais réussi transformer en résidence permanente. Si l’on parle des embûches administratives, je pense que la France a sans conteste la palme d’or !

      Installée à Montréal depuis 2010, je suis reconnaissante pour le Canada et le Québec de m’avoir accueilli, de m’avoir donné ma chance, de m’avoir ouvert toutes les portes et pour rien au monde je ne retournerai vivre en France, malgré que ma famille y est.
      En discutant parfois avec des algériens qui viennent ici et qui me parlent de racisme, je leur dis d’aller peut -être faire un petit séjour en France pour avoir une idée de ce que c’est que la racisme !

      Durant ces 13 ans, je n’ai jamais vécu de situation de racisme ou de stigmatisation au Canada ni au travail ni ailleurs. Je n’ai même pas eu à refaire mes études ici, puisque mes diplômes algériens et français m’ont permis d”obtenir un emploi professionnel et d’intégrer un ordre professionnel avec un simple concours. Pourtant, lorsque je suis arrivée ici, le marché du travail n’était pas ce qu’il est actuellement !
      Évidemment, il a fallu passer par la case ”emploi de subsistance” que j’ai trouvé dans un magasin le lendemain de mon atterrissage à Montréal alors que je n’avais pas encore de NAS. Ce qui est tout à fait normal à mon sens lorsqu’on arrive dans un autre pays. Les choses se sont enchaînée par la suite et ma situation professionnelle, financière, personnelle n’a cessé de s’améliorer depuis.

      Je pense sincèrement que mon passage en France y est pour beaucoup, car ayant vécu le pire, les difficultés traversées ici n’étaient que de petites embûches insignifiantes.

      La cerise sur le gâteau, j’ai demandé un visa touristique pour mes parents et ma soeur et ils ont eu un visa de 10 ans !! Ils peuvent donc venir me rendre visite pour un séjour de six mois à chaque entrée pendant 10 ans. Un truc qui n’existe nul part ailleurs dans le monde, qui me comble de bonheur et qui fait partie des centaines de choses ici pour lesquelles je suis reconnaissante. Surtout lorsque je sais que ma soeur tente d’obtenir un visa de dix jours pour aller voir mes frères en France et qu’elle n’a jamais réussi à obtenir depuis 2015 !

      Actuellement, je trouve que je travaille énormément à cause de la pénurie de main d’oeuvre et des exigences grandissantes de mon employeur (je travaille pour le même depuis 2014). J’envisage donc de bouger, je me questionne sur l’avenir aussi comme tout le monde et je cherche une indépendance financière, mais je me garde de mettre cela sur le dos du pays, de la culture, du climat, des gens …etc. Je tâche surtout de me rappeler le bonheur avec lequel j’avais découvert à mon arrivée ici que je pouvais bosser autant d’heures que je voulais, que je pouvais faire 60 heures ou 80 heures si ça me chantait !! Je faisais deux boulots de 40h +24h par semaine pendant un an et ça m’avait permis de changer mes finances du tout au tout. J’avais vraiment commencé de zéro !

      Par ailleurs, quelqu’un dans les commentaires a dit quelque chose de très juste : il y a une différence entre le statut d’expatrié et le statut d’immigré. Un expatrié est voué à retourner chez lui après sa mission à l’étranger comme un consul, un ambassadeur, un employé d’une compagnie française envoyé travailler ailleurs dans le monde. Un immigré a choisi de s’installer par ses propres moyens dans un autre pays en vue de s’y installer définitivement ou pour une très longue période et souvent cherche à obtenir la citoyenneté dans le pays choisi.

      Je ne suis pas en train de dire que tout est rose ici, loin de là, mais je pense que chaque lieu et chaque pays a des avantages et des inconvénients, que chaque expérience est différente, que chaque parcours a ses particularités. Je dis cela surtout pour ceux qui seraient découragés par les témoignages de français qui repartent. Cela reste leurs expériences personnelles tout comme la mienne et celles de tant d’autres. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que ces gens-là ont, pour la plupart, quand même vécu ici 10, 12 ou 15 ans et si c’était aussi horrible qu”ils le décrivent, pensez-vous qu’ils mettraient autant d’années à s’en apercevoir ? Pensez-vous qu’ils seraient restés autant de temps ici ? Mon avis, c’est qu’il s’agit plus d’un bilan que l’on fait à certaines étapes de la vie quelque soit l’endroit ou l’on vit, le métier que l’on exerce ou la situation familiale que l’on a. Je veux dire, ce bilan est fait autant par les français restés en France, les Algériens restés en Algérie, les Algériens immigrés en France, les Français immigrés au Canada…etc.

      J’espère que ce commentaire(ce long commentaire :)) aidera certain à relativiser et peut-être à y voir plus clair.

      Bon courage et bonne chance à tous ceux qui décident de repartir et à tous ceux qui décident de venir au Canada 🙂

    • Bonjour Nicole,

      Quelles paroles pleines de sagesse ! Je suis absolument d’accord avec vous.
      Même si actuellement je me reconnais dans le témoignage de la dame concernant les longues heures de travail et la famille qui nous manque, il faut relativiser le reste. Il faut savoir les raisons pour lesquelles on quitte un pays et pour lesquelles on choisi de s’installer dans un autre, garder ses objectifs en tête, se méfier du syndrome ”de l’herbe est plus verte à côté” et surtout savoir si le mal être est en nous, sinon on va de déception en déception en effet !

      Algérienne d’origine, j’ai vécu près de 10 ans en France (2000-2010) sans jamais avoir pu me lier d’amitié avec un seul français. Tous mes amis étaient étrangers (Ukrainiens, moldaves, brésiliens, argentins, japonais, marocains, camerounais, algériens..etc)

      J’avais pourtant mes parents qui étaient résidents en France depuis 1965 et mes deux frères français. Moi j’étais étudiante avec un permis de séjour d’un an que je n’ai jamais réussi transformer en résidence permanente. Si l’on parle des embûches administratives, je pense que la France a sans conteste la palme d’or !

      Installée à Montréal depuis 2010, je suis reconnaissante pour le Canada et le Québec de m’avoir accueilli, de m’avoir donné ma chance, de m’avoir ouvert toutes les portes et pour rien au monde je ne retournerai vivre en France, malgré que ma famille y est.
      En discutant parfois avec des algériens qui viennent ici et qui me parlent de racisme, je leur dis d’aller peut -être faire un petit séjour en France pour avoir une idée de ce que c’est que la racisme !

      Durant ces 13 ans, je n’ai jamais vécu de situation de racisme ou de stigmatisation au Canada ni au travail ni ailleurs. Je n’ai même pas eu à refaire mes études ici, puisque mes diplômes algériens et français m’ont permis d”obtenir un emploi professionnel et d’intégrer un ordre professionnel avec un simple concours. Pourtant, lorsque je suis arrivée ici, le marché du travail n’était pas ce qu’il est actuellement !
      Évidemment, il a fallu passer par la case ”emploi de subsistance” que j’ai trouvé dans un magasin le lendemain de mon atterrissage à Montréal alors que je n’avais pas encore de NAS. Ce qui est tout à fait normal à mon sens lorsqu’on arrive dans un autre pays. Les choses se sont enchaînée par la suite et ma situation professionnelle, financière, personnelle n’a cessé de s’améliorer depuis.

      Je pense sincèrement que mon passage en France y est pour beaucoup, car ayant vécu le pire, les difficultés traversées ici n’étaient que de petites embûches insignifiantes.

      La cerise sur le gâteau, j’ai demandé un visa touristique pour mes parents et ma soeur et ils ont eu un visa de 10 ans !! Ils peuvent donc venir me rendre visite pour un séjour de six mois à chaque entrée pendant 10 ans. Un truc qui n’existe nul part ailleurs dans le monde, qui me comble de bonheur et qui fait partie des centaines de choses ici pour lesquelles je suis reconnaissante. Surtout lorsque je sais que ma soeur tente d’obtenir un visa de dix jours pour aller voir mes frères en France et qu’elle n’a jamais réussi à obtenir depuis 2015 !

      Actuellement, je trouve que je travaille énormément à cause de la pénurie de main d’oeuvre et des exigences grandissantes de mon employeur (je travaille pour le même depuis 2014). J’envisage donc de bouger, je me questionne sur l’avenir aussi comme tout le monde et je cherche une indépendance financière, mais je me garde de mettre cela sur le dos du pays, de la culture, du climat, des gens …etc. Je tâche surtout de me rappeler le bonheur avec lequel j’avais découvert à mon arrivée ici que je pouvais bosser autant d’heures que je voulais, que je pouvais faire 60 heures ou 80 heures si ça me chantait !! Je faisais deux boulots de 40h +24h par semaine pendant un an et ça m’avait permis de changer mes finances du tout au tout. J’avais vraiment commencé de zéro !

      Par ailleurs, quelqu’un dans les commentaires a dit quelque chose de très juste : il y a une différence entre le statut d’expatrié et le statut d’immigré. Un expatrié est voué à retourner chez lui après sa mission à l’étranger comme un consul, un ambassadeur, un employé d’une compagnie française envoyé travailler ailleurs dans le monde. Un immigré a choisi de s’installer par ses propres moyens dans un autre pays en vue de s’y installer définitivement ou pour une très longue période et souvent cherche à obtenir la citoyenneté dans le pays choisi.

      Je ne suis pas en train de dire que tout est rose ici, loin de là, mais je pense que chaque lieu et chaque pays a des avantages et des inconvénients, que chaque expérience est différente, que chaque parcours a ses particularités. Je dis cela surtout pour ceux qui seraient découragés par les témoignages de français qui repartent. Cela reste leurs expériences personnelles tout comme la mienne et celles de tant d’autres. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que ces gens-là ont, pour la plupart, quand même vécu ici 10, 12 ou 15 ans et si c’était aussi horrible qu”ils le décrivent, pensez-vous qu’ils mettraient autant d’années à s’en apercevoir ? Pensez-vous qu’ils seraient restés autant de temps ici ? Mon avis, c’est qu’il s’agit plus d’un bilan que l’on fait à certaines étapes de la vie quelque soit l’endroit ou l’on vit, le métier que l’on exerce ou la situation familiale que l’on a. Je veux dire, ce bilan est fait autant par les français restés en France, les Algériens restés en Algérie, les Algériens immigrés en France, les Français immigrés au Canada…etc.

      J’espère que ce commentaire(ce long commentaire :)) aidera certain à relativiser et peut-être à y voir plus clair.

      Bon courage et bonne chance à tous ceux qui décident de repartir et à tous ceux qui décident de venir au Canada 🙂

  • Beaucoup de vrai dans ce témoignage et beaucoup de faux..Je suis Quebecois et nombre de mes amis sont français..Tout ceux que je connais ont des tonnes d’amis. En banlieue ou bien a Montreal. Le commentaire général est évidemment les hôpitaux , le prix des restos ou bien l’hiver interminable mais pour le reste je pense qu’il y a nettement exagération . Cela dit , chaque experience est différente . Il est vrai que la France est incroyable. Dommage car elle change a vitesse grand

    • Je suis à 7 mois de vie dans ce pays .
      J arrive de Marseille , travaille dans le soin.
      Je me suis fait des copines de sortie sur Montréal, sans problème, quebequoises pur souche … je m’adapte tranquillement côté bouffe ( on arrive à trouver pas mal de choses « comme à la maison » j avoue que je cuisine quasi tout jusqu’au pain … mais depuis toujours… ) , je ne dis jamais non a une sortie … j ai juste appris à accepter de me faire payer une bière à 17h 🤣… Rythme professionnel bien moins brutal que celui que je connaissais en France … activité bien plus rigide aussi ( chacun sa place ) on s adapte encore …
      Je finis à l’heure , je suis payée si ça déborde , j ai une pause repas … un luxe que je ne connaissais plus depuis 6ans .
      Oui, la France me manque … mais je trouve les restaurants pas si chers ici … c est différent ! Forcément, je ne peux pas commander une clarine aux cèpes dans le coin , mais … je le savais en arrivant …
      Et je suis dans le fond , d accord avec toi .
      On sait que ça va pas être facile…
      J ai eu droit au « racisme » sur j associe juste à une méconnaissance, de la bêtise ou parfois de la jalousie . J y aurai encore droit . Les gens sont souvent juste tournés vers eux même … ça change pas de la France… en bonne méditerranéenne, j ai juste été ( et le serai certainement encore ) surprise par un trait de caractère : on ne te dit rien en face à face . Ça c est assez horrible pour moi… mais on apprend vite .
      Société de moindre conflits .
      C est déroutant .
      Heureusement , je n ai que la tare de mon identité française , mon etiquette… et pas d accent du sud .
      En attendant la neige … je suis pour l’heure «  mieux » professionnellement , a 44ans , c est un début de nouvelle vie .
      Je reste persuadée que les gens n’exagèrent pas vraiment, faut être parfois un peu costaud pour laisser passer . Faire le dos rond.
      À Marseille on dit :
      «  Gentil n’a qu’un œil …. Moi j’en ai deux »
      Restons vigilants.
      L’immigration est une chose difficile, l’adaptation est un lourd travail sur l’ego.
      Le reste , c est la vie .
      Je sais ce que j ai quitté. Je sais ce que j ai . Je sais où je vais demain. Un pas après l’autre …

      Bien à toi !
      Bon bout d an !
      J.

  • Bref, vous avez quitté la France pcq votre travail n’était pas reconnu ni assez lucratif… ici vous travaillez trop même si votre salaire est bon, je vous souhaite de trouver l’entre-deux à votre retour en France.

  • Tu as raison sur bcp de points et je parle en connaissance de cause (je suis depuis 18 ans au Qc).
    Je trouve que les éléments les plus décisifs sont: le système de santé défaillant + la difficulté de se faire de vrais amis quand on arrive comme travailleur adulte.

    Pars quand tu le peux encore ! 😉
    Bonne chance pour la suite!

  • Le Québec ce n’est pas seulement Montréal, comme d’autres le disent si bien c’est grand, trop grand pour ce faire une opinion strictement en utilisant Montréal comme comparatif. Quand tu arrives d’une grande agglomération européenne et viens t’établir au Québec tu t’aperçois rapidement que tu n’es plus chez toi, Montréal c’est merdique. Mais si tu viens d’une petite ville de France et t’installe dans une petite ville québécoise tu sauras apprécier la vie chez nous.

    Pour avoir de meilleurs services et de meilleurs routes, il faudrait que l’ensemble de la population canadienne vive au Québec. Notre population est trop petite pour pouvoir tout payer et bien maintenir toutes nos infrastructures et offrir des services rapides et abordable en tout.

    Niveau bouffe, il faut effectivement cuisiner ou être sélectif dans son choix de restaurants, mais dans l’ensemble on retrouve au Québec presque tout (épices, viandes, fromages, vins, fruits & légumes) ce qui est disponible ailleurs.

  • Bonjour,
    Cela va faire 3 ans que nous avons immigrés au Québec.
    Nous sommes Français, nous avons tous deux un travail. Pour ma part facile, je suis infirmière, mais mon mari n’avait aucun diplôme, il a commencé en bas de l’échelle en tant que préparateur de commande et il n’y est resté que 15 jours, car lorsqu’ils ont vu son efficacité, ils lui ont donné une promotion et en 3 ans il en est à sa seconde cette année.
    Nous nous sommes fait des amis Québécois, chez qui nous allons manger et vice versa. Ils nous ont même présentés à leur parents. Certes nous ne sommes pas à Montréal même, mais à 45 min et cela nous permet d’en profiter !
    Je passe des superbes moments avec mes collègues de boulots et je suis la seule française au milieu de Québécois(es) uniquement.

    Pour être arrivée de France il y a 3 ans, nous savons pourquoi nous en sommes partis et même si notre plus grand manque reste la famille et les amis, nous n’avons absolument pas envie d’y retourner.
    En 12 ans d’absence, preparez-vous psychologiquement car notre belle France a terriblement changé !! Il y reigne, plus que jamais l’insécurité, la violence et l’irrespect.
    Les jeunes n’ont plus de limite et les gens non plus d’ailleurs.
    Je finirais juste en disant que ma fille de 13 ans ne serait jamais allée faire du vélo toute seule au Parc en France.
    Bon courage pour votre retour, j’espère que vous ne serez pas trop déçu.

    • J’attends votre analyse après plus de 10 ans ici, pour moi aussi les premières années étaient toutes roses..

      Cependant je vous rejoint sur le fait que la France a beaucoup changé, si je retourne en Europe ça ne sera pas en France.

    • Il n’y a pas d’attentat au Canada ? Ils couraient où les députés à Otawa ? À la baraque à frites ? Et le type qui a flingué dans les rue de Québec ? C’était Noël organisé par la ville ? Il n’y a pas de trafic de drogue, de SDF, d’enfants maltraités, etc… D’anciens nazis au parlement ? Tout va bien.

    • Belle expérience d’intégration. Parfois il faut plonger dans la culture et ne pas faire la comparaison entre la sienne et la culture de l’hôte, sinon on souffre à longueur d’année.

  • Bonjour. Merci pour ce témoignage bien écrit. Je suis arrivée à Montréal en 2011, j’ai vécu cette même expérience dans tous ces détails. Cela fait un an que je parle de partir, avec une vision préparée (car j’ai quitté la France pour des raisons aussi).
    De mon côté, ce qui m’a décidé à quitter, c’est surtout ce manque de lien social. Les gens ne veulent rien savoir de toi, les relations ne sont pas relax, personne ne t’appelle ou ne répond aux invitations. On se sent très seul. 12 ans ici et pas un seul ami. Et quoi que l’on dise, les Québécois résument toujours le tout par “vous les français vous êtes trop chialeurs” (dixit, on ne vous écoute même pas).

    • Réciprocité. On devrait interdire au canadiens d’acheter de l’immobilier, de les faire attendre des heures aux urgences, le crâne ouvert qui gicle le sang et une petite réflexion avant de partir, arrêtez de chialer. Etc…

    • La différence est qu’au Quebec, la vie en communauté est acceptée alors qu’en France, elle est mal perçue. Donc, la sollitude est bien plus marquée en France où l’intégration sociale des étrangers est difficile, et par dessus, le communautarisme est combattu 🤦🏾‍♀️

  • En 2003, je me suis installée en France, avec toute ma naïveté de Québécoise nourrie à la culture française pendant toute ma formation (et pas que). Quel choc ! Si nous parlons la même langue, tant de codes, d’attitudes, d’habitudes nous séparent… Je n’en ferai pas ici la liste, ni ne dénigrerai un mode de vie qui, à plusieurs égards, heurtait ma vision du monde. Je ne ferai pas non plus la liste des moments agréables, des découvertes passionnantes et des richesses culturelles. Au final, j’aurai vécu presque vingt ans en France, avec la sensation d’être tout à la fois bien accueillie, intégrée… et décalée, incomprise (méprisée parfois, oui); “dédoublée”, en quelque sorte. J’ai su, très vite, que je n’y finirais pas ma vie.
    Je suis revenue à Montréal il y a deux ans. J’en vois bien les défauts tout autant que les charmes. J’y ai retrouvé mon confort (appelons ça comme ça) social, psychologique, culturel… entre soulagement et nostalgie de cette vie française qui fait partie de mon histoire, qui est une part inaliénable de ce que je suis aujourd’hui.
    C’est le lot, je crois, de quiconque vit dans un pays autre que son pays d’origine. On peut s’y sentir bien, y être heureux peut-être, mais on n’y est jamais tout à fait chez soi: nos repères, nos amers sont ailleurs. Et ça ne se résume pas à des “avantages” et à des “inconvénients”, de quelque ordre qu’ils soient.

    • Belle expérience
      La France exige l’assimilation de ses étrangers sur le sol français. Dans le sens contraire, les français ont du mal à s’intégrer à une société différente de la sienne. Tant ils s’attachent trop à leur propre culture. Il y a certainement une réflexion à avoir icitte.

      • Hello !
        Ça fait 7mois que je travaille maintenant dans ce nouveau pays… tout frais donc , mais je me sens drôlement mieux qu’en France. Est ce que ça va durer ? On verra bien ! Socialement / professionnellement, j ai des copains , des copines de toute origine… le maillage social se refait sans difficultés … des hauts , des bas … normal…
        Par contre me permet de réagir sur cette idée d assimilation sur sol français… ok , j arrive de Marseille, et c est peut-être pas le meilleur exemple…
        Mais où as tu eu cette idée ???
        Non la France n’accompagne pas cette assimilation… ces 10 dernières années marseillaise, je n ai jamais autant parlé anglais ou arabe …. Les français sont attachés a un mode de vie a la française, c est vrai . C est cliché. C est horrible, mais vrai, notamment avec le côté « bouffe » rythme de repas , d apéros… rites sociaux… pour autant , nombreux sont ceux qui s’adaptent… avec discrétion !
        J ai choisi Montréal, et, avec énormément de surprise , je trouve quasiment tout comme à la maison …
        Je ne sais pas ce que tu entends par «  ils s attachent trop à leur propre culture » … je ne nous ressens pas comme si différents !
        Auto centré ( France/ ici c est pareil)
        Poly culturalisme ( pareil )
        Sauf qu’ici y a l’avantage que le Canada choisit ses immigrés en grande partie … c est pas le cas de la France .
        Ici les gens qui travaillent pas , ils sont pas gardés … c est pas mes dernières expériences françaises …
        Le plus pays aborde la masse arrivante tellement c est grand …
        C est pas simple d immigrer .( 1 an et demi de préparation pour moi )
        Quand t es un peu sensé, tu te prépares avec humilité.
        Je me le répète tous les jours et tous les jours , je fais un pas de plus vers une intégration.
        Mais non , on a pas le droit de dire que la France intègre. La France a plus les moyens de le faire … et ça depuis les premières vagues de retour des pieds noirs en 55/60 . Ça n a fait que se dégrader ( je suis une petite fille de pieds noirs) . La France n’intègre pas.
        Les associations d’ apprentissage du français disparaissent depuis 15ans . On accueille des gens qui fuient la guerre , la misère eux même incapables d apprendre les règles sociales communes (je parle d utiliser un interrupteur pour couper la lumière, je parle de pas faire caca en pleine rue , ( sans rire , vu tellement de fois ), je parle de pas me faire cracher dessus à la plage parceque je suis une femme en bikini 2 pièces , seule , les cheveux pas couverts … je te parle de ce que sont les problèmes de l’intégration impossible tellement les gens arrivant d ailleurs sont pas prêts à la vie à l’européenne… je passe sur les différents sociaux , la misère qui gagreine mon pays bouffé par l’ultra violence… les masses de gamins lâchés dans la rue qui n’ont rien d autre a faire que trouver des cibles dans leurs errances .
        Tristesse.
        La France n’intègre pas. Elle ne l’a que très peu fait , historiquement absolument vérifiable.
        Elle n a plus les structures pour le faire. Il n’existe aucun moment de passage , saluant le fait de devenir français.
        Même la marseillaise, n’est plus au programme scolaire …
        La France est un carrefour de populations .

    • La France est à 50/50, les nantis et les non-nantis, cela dépend où l’on se trouve. La seule différence majeure entre le Canada et l’Europe est la qualité de vie et la diversité culturelle. De plus, les vacances et les congés médicaux au Canada sont tout simplement une grosse blague (2 semaines contre 5-6 semaines en Europe dans les deux cas). Une famille française peut se rendre en un week-end, en voiture/train à Londres, Munich, Vienne, Amsterdam, Rome. Au Canada, on va dans des chalets, pour chasser ou pêcher. Les vacances au Canada signifient des forfaits tout compris courts et bon marché à Cuba, au Mexique et en République dominicaine. Les emplois décents sont très rares, car le Canada a une économie plutôt saisonnière et les emplois stables à long terme sont rares.

  • Beaucoup de bêtises dans ce témoignage… l’eau gratuite parce que c’est une ressource commune ? Les propriétaires la payent dans leurs taxes voyons ! Et les Québécois la gâchent comme nulle part ailleurs !!! Rien n’est gratuit… vous croyez aussi que l’école est gratuite, et la santé ? 12 ans mais encore bien naïve et peu cultivée, le retour en France va être dur…

  • Tout ce que la personne decrit est vrai meme les gens qui on immigrés depuis longtemps disent la meme chose, qu ils viennent de tous les pays, le quebec (pas le canada) est un peuple passif et beaucoup de monotache, voila pourquoi c est facile pour le travail, et individuel, mon entreprise a 1 quebecois et 8 nationalités differentes ca fait tellement du bien d avoir des personnes de plusieurs horizons afin de partager. Montreal en 10ans est devenu une poubelle avec une politique basé sur des bobos, la bouffe est insipide, mais nous trouvons de plus en plus de choses. N oublions pas que 9 personnes sur dix qui immigrent rentre la 1er annee, sur ceux qui restent 8 sur 10 repartent dans les 10ans, par la suite qui font leur vie j ai pas de statistique. En bref c etait bon il y a 10ans mais plus aujourd hui

    • Je suis contente de vous entendre dire: “le Québec, PAS LE CANADA” car ces jugements sont limités à cette province.
      Le Canada est grand et le Québec n’est qu’une province parmi les autres.
      Effectivement, on entend beaucoup parler des enfants gâtés du Canada en parlant du Québec, par les provinces anglophones. Mais de grâce, ne mélangez pas tout, le Québec n’est PAS le Canada. Chaque province est un petit pays du Canada, toutes différentes avec leurs propres pratiques ayant à faire avec Ottawa la capitale.
      Je lis tous ces témoignages de ces immigrants (surtout Français avec leurs désillusions) et je me pose toujours la question: “mais que diable, pourquoi n’essaient-ils pas de vivre dans le côté anglophone très différent, et beaucoup moins tendu que le Québec ?” Pourquoi avoir peur du côté anglophone? la langue? une langue ça s’apprend vite en immersion totale. La culture? cosmopolite, et riche d’enseignements.
      Alors de grâce ouvrez vos oeillères, et voyagez dans les provinces anglophones super accueillantes et plus humaines que vous ne décrivez le Québec.

      • Elle mentionne « pas le Canada »…tout simplement pcq son expérience a été au Québec, si celle-ci avait été dans d’autres provinces, elle y aurait trouvé à redire aussi, soyez sans crainte !

  • Un grand merci pour ce témoignage édifiant qui en dit long sur la face cachée du rêve canadien en général et québécois en particulier !

  • Les Français ont la réputation d’être d’éternels râleurs. jamais contents, jamais souriant. ils viennent au Québec et surtout à Montréal avec l’idée de vivre comme en France. ils comparent tout, critiquent tout et surtout devant les québécois qui détestent les gens qui ne sont pas fier de leur coin de pays. le texte en est le parfait exemple. une longue et inutile diatribe pour râler y compris sur ce qui est juste une évidence pour tout le monde: l’inflation des prix alimentaires et le cout des produits frais, tsé avec 6 mois de neige on fait pas pousser des cerises, et oui le Québec c’est plus loin des plages marocaines, et oui en Amérique du nord il faut un char pour faire des activités parce que c’est grand. Quand j’entend des Français se plaindre de ce genre de choses je suis abasourdie. as tu envie de partager un BBQ avec une personne qui se plaint de même

    • C’est drôle justement car en France les québécois ont bonne réputation alors qu’au Canada ils ne sont pas bien vus du tout. La province pauvre du pays toujours à chialer sur tout et à tjs vouloir bénéficier d’aides aux détriments des autres provinces. C’est vrai que les québécois se plaignent bcp et sans arrêt et les “anglos” ne comprennent pas. C’est donc drôle de voir une québécoise penser cette même chose qui finalement est reprochée à son propre peuple. Tellement plus facile de juger les autres que de se regarder en face pas vrai?

      Je pense que l’expérience de la narratrice est propre à elle-même comme elle le dit. Et c’est normal qu’en vivant à l’étranger on se base tjs sur son expérience passée, c’est à dire son pays d’origine. Donc la comparaison est inévitable, toute personne de n’importe quelle origine et vivant à l’étranger le saura. Et c’est en comparant que l’on se rend compte.
      On compare tjs à l’étranger, que ça soit en traduisant des expressions nouvelles, en faisant le change dans sa tête dans sa propre monnaie ou tout simplement en convertissant un système de mesures… les comparaisons sont omniprésentes.

      Pour finir, oui l’Amérique du Nord est grand, mais le fait d’avoir besoin d’une voiture n’est pas lié à ça mais simplement à un manque évident d’infrastructures et de moyens de transports. Rien que pour aller a New York depuis Montréal, le train prend 11 heures, la voiture 7 heures et l’avion coûte 400$.
      Le Canada, même que grand en superficie, reste un petit marché peu concurrentiel. Les prix sont très chers dans bcp de secteurs (aérien, télécommunications…) et les acteurs locaux essayent à tout prix de bloquer la concurrence venant de l’étranger.

      Chaque endroit a des points positifs et négatifs. Et le Québec n’a rien de différent. Et c’est normal.
      Elle raconte juste un récit qui lui est propre.
      C’est vrai que les français sont connus pour râler pas mal, mais les québécois ont exactement la même réputation au Canada.
      Chacun son interprétation. C’est ça aussi la liberté de penser et de pouvoir s’exprimer.

      • tout a fait d’accord, il est propre a l’être humain de ne jamais etre satisfait …nous sommes dans la partie de la planete ou nous avons trop et oublions la misere de ceux de l’autre coté…en France c’est toute ma famille qui est la donc dur de vieillir sans eux mais heureuse de voir mes enfants ici et mes petits enfants….je ne regrette pas notre venue en 95 …vivre ailleurs n’est jamais simple pour qui que ce soit

    • Comme c’est agréable, les gens ouverts d’esprit et qui n’utilisent pas tous les vieux clichés (il manque quand même le béret et la baguette, dommage). Les Québécois, par contre, ont une réputation d’enfer en France: chaleureux, amicaux, expansifs… alors, évidemment, c’est la douche froide quand on s’installe au Québec des rêves plein la tête et que malgré tous les efforts de sociabilité, on revient au cas de figure décrit plus haut, 90% d’amis de toutes nationalités (il n’y a pas que les Français au monde) et 10% seulement de gens du pays. Et le coup du “maudit Français” qu’on vous envoie sans raison apparente, juste pour se défouler un peu, c’est plutôt déconcertant… Franchement, on n’attendait pas ça d’eux, on les croyait plus gentils, moins lourds… Bon, passons vite sur les autres points négatifs, le domaine de la santé carrément sinistré, les routes défoncées (oui, je sais, l’hiver est dur – en Suède aussi, et les routes y sont en parfait état), l’inflation – qui ne sévit pas qu’au Québec, en Europe aussi – la non-reconnaissance des expériences et des diplômes étrangers (alors pourquoi nus demander de venir?), les junkies omniprésents dans tout Montréal (et pas que dans Hochelaga, ça s’étend sans arrêt), les produits alimentaires approximatifs et une administration digne d’un pays sous-développé, lente, inefficace, opaque… Eh oui, rien de tout ça ne fait partie des attentes des pauvres (maudits) Français qui débarquent au Québec, tous prêts à adorer ce beau pays tout neuf et à y faire leur vie. C’est ce que tu ne sembles pas avoir perçu: la déception devant l’opacité d’une certaine partie décourageante de la société québécoise, assez formatée et satisfaite d’elle-même et de son cercle étroit de connaissances, et qui refuse d’entendre un étranger parler des choses dont TOUS les Québécois souffrent AUSSI: la paperasserie administrative, les routes défoncées, le médical en faillite, la bouffe insipide et les gens pas vraiment accueillants. Il est vrai que nous parlons surtout de Montréal, pas du reste de la province; Québec est une ville beaucoup plus agréable, ses habitants bien plus sympas. Mais le témoignage parlait aussi de ce qui est positif, les profs bien plus coopératifs qu’en Europe, la facilité et les possibilités d’emploi, les collègues sympas ET Québécois avec qui on rigole, la beauté de l’automne, toutes les choses qu’on peut faire à Montréal (dont on ne peut nier le charme un peu cabossé), la facilité à se loger sans toutes ces horribles formalités françaises. Parce que oui, il n’y a pas que la France, on peut trouver mieux et l’Europe entière nous est ouverte à condition de vouloir faire un petit effort linguistique (je sais de quoi je parle, il y a des pays formidables en Europe). Cela dit, pourquoi ne pas passer quelques années au Québec (ou au Canada, quoique le côté anglophone soit nettement moins amusant, pour rester poli) pour revenir ensuite en Europe. Cette fameuse “expérience canadienne” sans laquelle les autorités ne semblent pas vouloir accepter ces étrangers dont ils ont tant besoin, eh bien, de retour en Europe, on découvre qu’elle est très appréciée dans de nombreux pays. Quant à savoir qui a raison, celui qui veut rester parce qu’il se sent chez lui au Québec ou celui qui repart légèrement déçu mais avec quand même de bons souvenirs (ceux qui finissent toujours par demeurer dans la mémoire en chassant les moins bons) et un vécu différent… c’est vraiment au cas par cas. On peut tout à fait repartir après quelques années et finir par se dire que c’était bien, ce temps au Québec, mais qu’il est temps de passer à autre chose. Parce qu’au fond, des défauts il y en a partout et des trucs bien, aussi. Eh oui, le Québec c’était pas mal.

    • Il n’y a pas plus râleur que les québécois j’ai pu m’en rendre compte comme leurs cousins les français sauf qu’ils ne voient pas la paille qu’ils ont dans l’œil en accusant les français de faire la même chose

  • Exactement le même ressenti, je suis arrivé en Pvt en 2018, et je me suis vite rendu compte que l’Europe me manquait trop alors je suis reparti au bout d’un an, depuis j apprécie chaque jour que je passe en France ou ailleurs en week-end abordable

  • Centre Éducatif

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