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S’énerver n’est pas payant

Lorsqu’on veut s’installer au Québec, il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit d'une société qui a un lourd penchant anglo-saxon dans les comportements et les échanges sociaux. Même si la langue française est parlée par une majorité au Québec, c’est avant tout l’esprit anglo-saxon que les immigrants latins découvriront sur leur nouvelle terre d’accueil.
Venant de pays latins ou méditerranéens où l'on exprime facilement son mécontentement face à un service boiteux ou dans une altercation et où il est payant de s’énerver ou de faire une scène comme dernier moyen d'arriver à ses fins, cela peut être tout un choc de se retrouver dans une situation similaire au Québec où ce genre de comportement n’est pas du tout recommandable.

Même si les Québécois ont des sentiments et des émotions comme tout le monde, ils apprennent très tôt qu’il faut souvent les garder pour soi dans sa relation avec les autres et travailler sur le contrôle de soi. Les Québécois sont en quelque sorte des latins “domestiqués” ou des anglo-saxons “latinisés”. Plus latins que leurs compatriotes canadiens-anglais, mais tout de même anglo-saxons dans leur comportement comparés aux ressortissants de pays latins, les Québécois, en bons nord-américains, aiment les discussions constructives et qui ont un objectif bien précis.

Dans une situation conflictuelle, ce constat peut se transformer en véritable choc culturel lorsque l’approche latine entre en conflit avec l’approche anglo-saxonne. Cette attitude plus posée, plus poussée à la conciliation, au compromis (certains diront au politically correct) et à l'harmonie peut donner de l’urticaire à certains immigrants qui aiment les discussions plus frontales. Si vous êtes dans une situation de conflit au travail ou autre, il est certain que de monter aux barricades n’est pas l’attitude à prendre, et ceci même en dernière instance. Les gens le prendront assez mal, vous pourriez même être catalogué et votre interlocuteur pourra se bloquer plutôt que de réviser sa position comme cela peut être le cas dans un pays latin. Si vous avez un message à faire passer, il faut toujours user de douceur et de tact et mettre des gants blancs. Certains auront l’impression de marcher sur des oeufs ou encore de perdre une partie de leur personnalité mais le temps permettra au nouvel arrivant de trouver son nouvel équilibre. Une certaine période d'adaptation et de transition est parfois nécessaire. Comme on a l'habitude de dire au Québec : pas de chicane dans la cabane !

Laurence Nadeau
Originaire de Montréal, Laurence Nadeau, cofondatrice d'immigrer.com, conférencière et aussi auteure de plus d'une dizaine de guides publiés (et mises à jour) en France sur l'installation, le travail et l'immigration au Québec et au Canada aux Éditions L'Express (et L'Étudiant). Auteure de "S'installer et travailler au Québec" aux éditions L'Express.
https://www.immigrer.com

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