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Première année à Vancouver: bilan, Pas trop long j’espère!

De blueberry4579

Eh oui, un an déjà ! A mon tour, je me lance dans la série des « bilans ».

Je ne m’attarderai pas sur le temps qu’il m’a fallu pour obtenir mon visa, toutes mes infos sont dans le tableau des statistiques. Par contre, je précise que jusqu’en Mars 2006, rien ne me prédestinait à aller sur Vancouver. En fait, j’hésitais entre Montréal et Toronto. Je n’étais jamais allée dans l’Ouest du pays auparavant.
Un de mes amis en France avait séjourné à Vancouver l’année précédente, et connaissait quelqu’un qui pouvait éventuellement m’aider sur place. Comme je ne connaissais personne ni à Montréal, ni à Toronto, je me suis dit, entre autres, que cela pourrait être mieux si j’avais un contact en arrivant. Et le 15 Mai 2006, j’ai embarqué dans l’avion, direction Vancouver.

A l’arrivée, aucun problème avec les services d’immigration et en douanes.

J’ai d’abord vécu en famille d’accueil, à North Vancouver, pendant 3 mois, avant de louer mon propre appartement. Les premiers jours furent consacrés à l’ouverture du compte en banque, obtention du NAS, carte-santé et repérage de la ville, sans difficultés particulières. Et puis, le plus important, la recherche d’emploi. Donc, pas trop le temps de jouer les touristes dans l’immédiat. Je me suis rendue à Educacentre, un organisme aidant les Francophones, mais je me suis rapidement aperçue que ce n’était pas la meilleure solution pour moi. Donc j’ai opté pour faire un programme d’aide aux nouveaux immigrants à la YWCA, à North Vancouver.

Après avoir mis mon CV à la mode Canadienne, entre autres, je suis partie à l’assaut du marché du travail Vancouverois, très particulier et assez compétitif. Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet, mais en résumé, il y a énormément d’opportunités dans plein de domaines, sauf que la plupart des offres intéressantes ne sont pas publiées. Il est donc important de se construire un réseau, mais cela prend du temps ! En attendant, je me suis contentée des offres publiées, et il y a quand même de quoi faire aussi.
J’ai mis 2 mois pour trouver un premier emploi, dans un de mes domaines, mais pas au niveau que j’avais en France. Le salaire était correct pour un premier travail en tant que nouvelle immigrante, mais très largement en dessous des moyennes de Vancouver. 3 semaines plus tard, j’emménageais dans mon appartement, toujours à North Vancouver, avec le minimum pour commencer. Cela me prendra 2 mois pour être complètement installée.

Je m’aperçois que tout peut aller très vite ici, dans un sens comme dans l’autre. J’obtiens très facilement une carte de crédit, mais les choses se dégradent niveau boulot. En Octobre, mon père vient me rendre visite, et je profite enfin un peu plus de la ville et des alentours. Nous partons à Calgary et à Seattle. Je réalise que j’ai été tellement occupée à m’installer, à me faire des amis….etc…..que je n’ai pas trop eu le mal du pays.

En Novembre, ma responsable m’annonce que mon contrat, finissant fin Décembre, ne sera pas renouvelé. Ce n’est ni une surprise, ni une catastrophe. Je n’avais pas l’intention de rester éternellement dans cet emploi, que je n’aime vraiment pas !

Malgré tout, c’est vidée de toute énergie que j’arrive en France à Noël. 2 semaines plus tard, je suis de retour, reposée et remotivée. Cela doit se sentir, car cela ne me prendra qu’un petit mois et 3 entretiens, dont 2 avec mon employeur actuel, pour retrouver un travail, avec un bien meilleur salaire et des avantages.

Ma vie sociale prend également de l’ampleur en ce début d’année 2007. Je fais plus d’activités, j’ai un cercle d’amis que je vois régulièrement.

Une année plus tard, je me sens beaucoup plus sereine, malgré le stress inhérent à toute immigration. J’ai plus confiance en moi, je suis plus indépendante. Je ne regrette pas mon choix. Vancouver offre un cadre de vie unique, et beaucoup de possibilités…..La Colombie-Britannique est une province magnifique.

Ce post ne reflète néanmoins pas complètement mes sentiments et mon vécu. Tout n’a pas été aussi facile non plus. Le plus difficile pour moi a été de me faire des amis. Les gens sont très avenants et très détendus, mais les relations restent quand même assez superficielles, et le « politiquement correct » est un peu étouffant. Maintenant, je commence aussi à ressentir l’éloignement par rapport à ma famille.

Pour ceux qui voudraient venir à Vancouver, je vous fais part des observations suivantes : ne pas négliger l’aspect financier, car c’est une ville très chère. Ne pas sous-estimer le niveau d’Anglais dont vous aurez besoin pour travailler et vivre. Sans niveau correct, point de salut ! Arriver avec une bonne dose de patience, et accepter de faire des concessions, peut-être plus qu’ailleurs.

Il est tout à fait possible de réussir et de travailler dans son domaine à Vancouver !

Stéphanie

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