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Petit bilan de notre première année à Montréal

De Jessica.c

Nous fêtons demain notre première année à Montréal! J’ai tenté à plusieurs reprises de retracer un peu notre parcours à Montréal mais comme ça se termine toujours en pavé ( très très très long ), j’ai préféré tout effacer pour ne pas vous fatiguer donc je vais le faire de la manière suivante :

Logement

Nous avons trouvé notre logement facilement, soit deux semaines après notre arrivée. On ne remerciera jamais assez l’ancien locataire qui nous a cédé son bail. D’ailleurs, hier encore mon mari lui a envoyé par la poste ses lettres qui arrivent toujours chez nous. Quant au proprio, il est tout aussi génial et réagit vite quand il y a un problème avec le frigo et autres. Les deux sont Québécois. Donc, nous sommes plutôt contents de ces rencontres.

Travail

Aie, aie, aie! Mon mari a trouvé un boulot à temps partiel dans un resto un mois après notre arrivée. Ce n’est pas son domaine. Il était dans la vente à l’île Maurice. Quant à moi, ça a été la galère. Je travaillais dans la presse. Je n’avais pas la ‘’prétention’’ de vouloir à tout prix trouver le même travail, donc je cherchais les emplois qui correspondaient à mon profil. Envoi de CV, réception de réponse aucune. Ha.

Comme je suis de nature curieuse, bein je me suis dit que je devais faire pareil comme monsieur. Serveuse, pourquoi pas ? Après une petite annonce sur un site dédié aux emplois dans la restauration, une personne m’appelle pour me proposer un essai comme busgirl. Kezako ? J’accepte quand même. Je passe l’entretien. La personne me dit que ce sera sur appel. Ok pour moi. Ce sera ma première expérience.
Le lendemain, je me retrouve à placer des tables et des chaises, passer le balai, placer le couvert, nettoyer les toilettes… alors que je devais me trouver en cuisine à aider le Chef. Le fun quoi. La journée terminée, la personne me dit de revenir un autre jour. Ok pas de problème. Puis, un jour, le chef me dit de venir travailler le soir. Hors de question pour moi. Ce n’était pas vraiment ce qui était convenu. Après ce refus, plus d’appel. Donc, petite déception, surtout que je n’ai jamais été payée… Je n’ai pas eu le courage de demander non plus.

Bref, c’était quand même une expérience à mettre sur mon CV. Les jours filaient. Les CV fusaient, mais pas les réponses. Quelques choses clochaient avec mon CV qui était, semble-t-il, en version québécoise. J’allais à tous les salons et je restais scotcher à l’ordi pour récolter les conseils déjà lus et relus avant notre arrivée.

Le découragement planant sur ma tête, j’envoie mon CV pour un poste de commis dans une pharmacie. 15 minutes après, je reçois un appel. Génial! Bingo ! Youhou! J’ai un entretien. Je me dis que ma petite expérience de busgirl à payer. Le jour J, je me donne à fond. Je suis l’employée modèle qu’il vous faut monsieur. Je sors de la pharmacie un peu sceptique car monsieur voulait appeler le resto pour faire son enquête. Il disait qu’il n’allait pas pouvoir appeler à l’île Maurice. Bon bein ok. Je me suis dit que c’était perdu d’avance car la personne du resto allait surement me descendre…

Le lendemain faisant une croix dessus, je me suis dit que la seule solution qui se présentait à moi, là tout de suite, était le centre d’appels. Et j’ai foncé car les économies fondaient comme de la neige que nous n’avons pas encore vu. Je passe l’entretien le même jour où j’ai déposé mon CV. Et le même jour, j’apprenais que j’avais le boulot. Super. C’était du temps plein et c’était bien payé.
J’étais donc agente de soutien technique (bilingue!). Cette expérience fut difficile… surtout les horaires décalés. Mais avec du recul, je trouve qu’elle a été enrichissante. Même si certains clients de la Pomme pensaient que devaient tout réparer gratuitement et fissa, j’ai quand même aimé (un peu cette expérience). Ce qui m’a choqué c’était le nombre d’agents bardés de diplômes qui y travaillaient.

Au même moment, la pharmacie m’appelait pour me dire que j’avais le boulot. Cool mais euh non merci. Entre un temps plein et un temps partiel… Le choix était facile. Mon salaire d’agente nous a permis de sortir la tête de l’eau. J’y suis restée trois mois. Puis j’ai trouvé un boulot comme agente de bureau dans une petite compagnie.

L’entretien a eu lieu un dimanche! Et le lundi je commençais à faire quelques heures le temps de faire mon préavis de deux semaines…que je n’ai pas complété car j’en pouvais plus de faire des journée de 13 heures. Aujourd’hui, je travaille toujours pour cette petite compagnie. Et le must, c’est que je suis en vacances à partir de demain. Bon pas de salaire par contre…

CV

On nous rabâche assez qu’on doit envoyer des CV en version québécoise. Sauf que des exemples, il y en a des tonnes. Chacun y met son grain de sel. Comme j’étais toute perdue, j’ai appelé à l’aide une organisation en janvier 2014 (oui j’ai attendu longtemps croyant que j’étais plus maligne…). C’est un peu grâce à ma conseillère que j’ai pu décrocher mon boulot actuel. Cette formidable québécoise ne m’a pas seulement aidée à refaire mon CV mais a aussi été d’un soutien extraordinaire! Donc mon conseil c’est de ne pas attendre pour demander de l’aide à ce type d’organisations. Je n’ai pas eu l’occasion de vraiment donner mon CV en main propre…donc je ne peux pas donner mon avis dessus.

Adaptation

Chacun vit son immigration différemment : j’ai enfin compris cette phrase que des membres de ce forum ont si souvent écrit. Pendant que moi, je m’adaptais assez facilement malgré les hauts et les bas mon époux, lui, vivait très mal toute cette histoire. Comme c’est une personne introvertie, je pensais que tout allait bien. Or, j’ai découvert, après, des discussions blessantes… À un moment, la communication ne passait plus. Je me demandais même ce qu’il faisait ici. Pourquoi m’avoir suivie (c’était mon projet, on s’est rencontré, on s’est marié, je l’ai ajouté) pour ensuite faire une sale tête? Et puis, ses proches en rajoutaient. Ils étaient du genre à dire bein rentrez… Et là j’étais scandalisée! Hé ho, ça ne fait que trois mois qu’on est ici… J’étais aussi du genre à dire bein t’as qu’à rentrer tout seul…

J’ai vécu très mal cette partie des festivités… mais aujourd’hui tout va bien! Monsieur s’éclate. Il a changé de boulot et est désormais à temps plein. Il va reprendre des études prochainement et à des tonnes de projets. Cette immigration a rendu notre couple plus fort. Bon, il y a encore du travail car je suis un peu rancunière, voyez-vous J. Mais, voilà la vie continue et dans la bonne direction, je pense.

Nourriture

J’aime la poutine. J’en mangerai tous les jours… Je blague. Sinon, je cuisine plus souvent. Surtout les recettes mauriciennes car la nourriture de mon pays me manque. Je fais mes courses en vérifiant toute les semaines les circulaires. Je vais à droit à gauche pour faire des économies et souvent je me retrouve avec un caddie trop lourd…Le plus dans tout ça c’est qu’on consomme beaucoup de fruits et légumes…

Santé

Ce qui fait qu’on est, je crois, plus en bonne santé. Je ne suis pas tombée malade depuis mon arrivée ici. Bon des petits bobos ici et là mais rien de grave. Donc, on a jamais teste le système de santé dont on en dit beaucoup de mal mdr.

Saisons

Je n’ai pas eu trop de mal avec les 4 saisons. L’hiver a été long, très long. C’est surtout vers la fin que je n’en pouvais plus mais je n’ai pas eu si froid que ça. J’étais bien équipée. Par contre j’avais tout le temps peur du verglas. Je suis tombée qu’une seule fois sur le popotin donc je suis plutôt contente de moi.

Et sinon…

Ben sinon, on a pas trop bougé de Montréal. Grâce à la carte Opus, on peut aller un peu partout ici. Il y a beaucoup d’activités à notre goût… Et les parcs! J’adore les parcs, surtout celui de l’île de la Visitation. Puis, on a renouvelé notre bail.

Conclusion

Cette première année, qui a été plutôt difficile au début, se termine plutôt bien à mon avis. Désormais, nous nous tournons vers l’avenir avec un gros projet et d’autres plus petits à concrétiser. Si j’ai un conseil à donner aux futurs immigrants, c’est de ne jamais baisser les bras et de ne pas hésiter à se tourner vers des organisations qui aident les nouveaux arrivants. C’est mieux que de rester chez soi à broyer du noir…

PS : au final c’est encore un pavééééééé (tabar……. ), pas le courage raccourcir, j’en suis navrée.

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