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Notre bilan – 3 ans après notre arrivée au Québec

De Cha

Je ne fais pas partie de la gang de la cabane à sucre, mais je trouve intéressant de faire un bilan trois ans après notre arrivée, alors je me lance à mon tour…

Pour vous mettre en situation, nous sommes, mon conjoint et moi, arrivés en aout 2008 à Québec. En couple depuis 4 ans et bien installés à Toulouse, je fais mes études à l’Université du Mirail et mon homme travaille comme chef de chantier dans la construction. Notre départ est basé sur l’acceptation de l’Université Laval pour que je poursuive mes études.

À notre arrivée, nous avions une chambre qui nous attendait dans un quartier tranquille, Sillery à Québec. Nous avions trouvé cette colocation par internet, via easyroomates. Après l’euphorie de l’arrivée, environ 2 mois, nous nous sommes vite rendu compte des prix du marché de l’immobilier et de l’arnaque dans laquelle nous étions tombés. En rencontrant deux Français qui dépensaient autant d’argent que nous dans leur location de chambre, nous avons décidé de prendre un appart à nous 4. La voiture est le premier bien que nous ayons acheté et cela nous a permis de profiter des biens « à donner » sur le site de lespacs.ca et de nous meubler avant l’hiver…

Première année difficile au niveau financier, car aucune bourse ne m’était attribuée et nous avons du constater un point négligé avant notre départ. Le système de la construction est TRÈS différent de celui de la France et mon homme s’est cassé le nez sur ces ambitions professionnelles. Je vous passerai les détails des démarches pour obtenir le droit de travailler dans ce domaine. Mon conjoint a eu la chance d’obtenir les « cartes de compétences » nécessaires qu’un an après notre arrivée. Autant dire que cette première année a été pleine de rebondissements, surtout pour lui qui a dû se faire aux petites jobines moins plaisantes pour assurer notre survie.

Le début de la deuxième année est apparu beaucoup plus coloré lorsque mon homme s’est assuré d’un emploi de géomètre-arpenteur et d’un salaire très compétitif à comparaison égale avec la France. Moi, j’ai toujours travaillé à côté de mes études, mais une chose est sure : nous avons très vite appris ce que représentait ce fameux « réseau de contacts ». C’est vrai, malgré l’expérience acquise en France et toutes ces affiches « nous embauchons » dans tous les domaines, je pensais qu’il nous serait facile de dégoter une job, mais pas du tout. Sans références Québécoises, professionnelles ou une personne prête à nous « pistonner », c’est plus difficile à Québec (pour nous en tout cas !), mais on y arrive !

On s’en sort bien, mais toujours en colocation, faute de budget. Cette fois on signe avec un couple de Québécois pour un an de coloc. Niveau boulot, tout va bien pour mon homme jusqu’à l’arrivée de l’hiver où les chantiers de construction s’arrêtent et tout le monde (ou la plupart) embarque sur le chômage. Mon conjoint fait lui aussi sa demande, car avec son visa de travail ouvert, il a le droit au chômage. Début d’une longue attente sans travail et sans rentrée d’argent (3 mois) pour avoir une réponse négative du droit au chômage. Cet hiver est rude mon salaire de serveuse à temps partiel assume notre vie de couple et tout ce que cela implique. Avril, le re-départ des chantiers de construction, le chômage des 3 mois arrivent et la rentrée des impôts : quel soulagement.

L’année suivante, on garde ce beau 6 1/2 et on décide de louer des chambres à des colocs qui, comme nous trois ans avant, arrivent au Québec pour se lancer dans la grande aventure. L’année se passe à merveille et des connaissances multiculturelle fantastiques se créent. Cette année enfin, notre budget nous autorisent à reprendre notre vie à deux en main, et on met fin à la colocation. Notre installation au Québec est maintenant fiable financièrement..trois ans plus tard. On avait prévu moins de temps « à galérer » dans cette installation, mais ça nous a vraiment pris tout ce temps (c’est relatif à chacun évidement!).

Côté amitié, c’est différent de ce que j’imaginais, car je suis très sociable comparativement à mon homme. Je peux affirmer que je me suis fait une véritable amie, pour le reste j’ai des connaissances. Il faut dire que je ne ressemble pas beaucoup aux étudiants universitaires et j’ai peu de points communs excepté le domaine dans lequel j’étudie. Alors j’ai rencontré davantage de monde dans mes jobs étudiantes et dans les sports qu’on pratique. Il faut aussi mentionné que nous sommes venus au Québec seulement dans la perspective de mes études et de repartir en France une fois ma mission accomplie, alors la démarche pour rencontrer du monde est surement différente : on s’investit moins de peur de souffrir à notre départ, de peur de rester…je ne sais pas.

Notre entourage nous manque encore chaque jour. Notre vie professionnelle et l’envie d’offrir à nos enfants cette tranquillité qu’offre le Québec est sans cesse présente, mais à quel point c’est plus fort que notre famille, là est la question… Pour moi, c’est clair je ne veux pas vivre comme ça, aussi loin de ceux que j’aime, quitte à repartir dans une incertitude professionnelle et une sécurité douteuse..
Aujourd’hui, dans nos chances et nos galères on est sûr d’une chose : on ne regrette absolument rien et on ne changerait rien ! Nous avions besoin de partir pour mieux revenir ? Chose certaine, il nous reste deux ans à profiter de ce magnifique pays et des gens qui le peuplent. Je souhaite à chacun de vivre cette expérience qu’est l’expatriation !

Bonne route à tous,

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