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La Saga du petit francais…

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De tomcamp

La Saga du petit francais au Québec!, Version complète et définitive

Il y a peu je me suis lancé dans le récit de mon premier voyage au Québec sans trop savoir pourquoi. Sans doute avais-je envie de partager sur le forum ma singulière expérience. Seulement, je n’imaginais pas écrire autant de lignes sur un voyage aussi lointain. Plus qu’une aventure, je vous offre donc une épopée dont la lecture est un peu longue. Diificile en effet de me résumer en quelques lignes tant les souvenirs sont grands et l’expérience enrichissante. Ainsi, je vous laisse seul juge du résultat et attends vos éventuels commentaires! TOM

“Avant même de songer au départ, le conseil que l’on donne souvent est de partir sur place histoire de se faire une idée pour ne pas être surpris. De faire escale en la belle province afin de découvrir ce qui constitue ses atouts et ses contrastes. Ok j’en conviens donc ce n’est pas un ni deux voyages que je m’en vais vous conter mais trois. Trois escales en famille s’étalant sur trois périodes: Paques 95, Ete 97 et Noël 2001.
Autant dire que de l’eau a coulé sous les ponts entre chaque étape et que l’enfant que j’étais a bien grandi depuis. Pourtant, les souvenirs demeurent intacts malgré le temps qui passe et ils me semblent important de partager mon vécu. Alors passagère, passager, bienvenus à bord du vol pour le Québec, attachez vos ceintures, l’avion va bientôt décoller…

Escale 1 : Paques 95
Comme la plupart des français, j’ai longtemps pratiqué, durant ma jeunesse, l’art de l’immobilité. Je ne sortais de mon cocon qu’en de très rares occasions pour des voyages scolaires ou des classes découvertes. L’Europe me semblait être le monde et la France son noyau. Au fond, il n’y avait que les livres de géographie pour élargir ma pensée avec des continents comme l’Amérique, l’Afrique ou l’Océanie. Tiens donc, il pouvait exister des contrées au delà de nos frontières! Moi qui m’imaginais que tout ce qui se trouvait au dehors était une étendue infinie de sable ou de cailloux (donc forcément hostile et barbare) j’allais bientôt changer d’avis. Le pauvre enfant que j’étais ne pouvait décemment pas continuer d’ignorer l’immensité environnante. Ainsi, mes parents décidèrent de combler mes lacunes et de parfaire ma formation de globe trotter à Pâques 95. Je me souviens que l’annonce de ce voyage avait eu l’effet d’une bombe dans mon esprit. Imaginez vous, un gamin de 14ans partir en vacances 10jours au Québec, dans un pays dont il a vaguement entendu parlé. Alors première initiative : vérifier sur l’Atlas son emplacement. Et là O surprise, le Canada (car le Québec n’est qu’une province) est bien en Amérique du Nord, à la frontière des Etats-Unis. Donc de l’autre côté de l’Atlantique avec pas moins de 6heures de décalage en moyenne. C’est plus loin que Londres ou Madrid, c’est carrément l’Aventure ! Passé l’examen géographique, deuxième initiative : revoir un peu l’histoire et remonter le temps. Autant se replonger dans notre bonne vieille encyclopédie à la recherche de quelques dates. Elle nous raconte alors en détails le périple des amérindiens, la colonisation puis la guerre en 1754 avec les anglais ou encore l’indépendance ( je vous fais grâce de tous les chapitres). Mon retard ainsi comblé, je pouvais envisager serein mes prochaines vacances. Oui mais non car un nouvel obstacle allait bientôt faire son apparition : l’Avion !! Vous savez cet oiseau ne portant ni ailes ni plumes mais qui réussit malgré tout à tenir en l’air. Est-ce un miracle, de la magie, du progrès, que sais-je? Mystère….Toujours est-il que mon premier baptême approchait à grands pas. Et que ressent-on généralement face à ce que l’on ne connaît pas ? De l’excitation mais aussi pas mal d’angoisse. On pense alors au cinéma avec les superbes hôtesses et les classieux stewards avec leur sourire «ultra bright». On évite de songer aux films catastrophes et autres infos télévisées pour ne pas faire de cauchemars. En un mot il faut rester Z E N !!

Le jour J arrive enfin après une attente interminable. Les bagages enregistrés, la famille peut enfin se relaxer en attendant l’arrivée du Boeing. Cela nous donne l’occasion de faire le point sur le contenu des valises et tout ce qui s’en suit. Car forcément en étant à des milliers de kilomètres, nous n’allons pas faire l’aller et retour pour rechercher notre appareil photo. Et c’est là que ma mère s’écrie soudain : « J’ai oublié la Carte Bleue ». Etrangement, je revois l’extrait de « Maman, j’ai raté l’avion » ou la mère se rend compte qu’elle a oublié son gamin alors qu’elle est en plein ciel….Donc évidemment grosse panique une heure avant le décollage à propos de la CB. Heureusement que l’aéroport se trouve à 10minutes en voiture de la maison. Mon père contraint et forcé de repartir, récupère en hâte le précieux objet et revient en vitesse. Soulagés, nous traversons la passerelle pour entrer dans l’avion et découvrir le gros coucou de fer. « Tiens, c’est plus grand et plus confortable que ce que je m’imaginais, et il y a des places numérotées comme dans le train. Et puis les hôtesses sont loin d’être toutes aussi séduisantes et jeunes que dans les films ». Autant nous asseoir rapidement pour nous mettre un peu à l’aise. Voilà, maintenant à lieu l’annonce de la ceinture et de la durée du vol. On va pouvoir enfin passer aux choses sérieuses : le Décollage. L’Avion démarre, tourne sur la piste, s’élance et monte progressivement. C’est du délire !!! Non seulement je n’ai pas peur tandis que quelques passagers ferment les yeux d’appréhension mais en plus tout s’effectue en douceur. Une fois stabilisée, nous avons droit à la séance de sécurité avec les gilets et les masques à oxygène. Très Utiles mais assez comiques à voir quand on imagine le nombre de fois où les hôtesses doivent répéter ces gestes en une seule journée. Mais bon c’est leur métier après tout et pour notre confort, nous avons droit à une petite collation avec boisson. Cool le voyage ne fait que commencer mais je sens que je vais adorer….

Sur l’écran de contrôle, le plan de vol finit sa course et affiche enfin Montréal. Il est grand temps de songer à la descente et de remettre la ceinture. Pour sur, on a eu l’occasion de cent fois se détendre entre deux repas, deux films et un brin de sieste. L’occasion aussi de parler avec des passagers qui partagent notre traversée. On tombe d’ailleurs sur un cow-boy québécois (avec ses chaussures et son chapeau) qui nous propose de nous faire découvrir la ville sur place. Qui sait cela peut toujours servir d’avoir un guide, nous prenons sa carte sans hésiter. De toute manière, les vacances ne pourront débuter qu’une fois sortis de ce foutu avion. L’atterrissage se passe en douceur et les passagers saluent les prouesses du pilote. On se demande bien pourquoi on applaudit. Sans doute est-ce pour remercier d’être arrivé sain et sauf à destination. Toujours est-il que ce rituel persiste et que tout le monde s’y prête. Bref, après ce rituel là vient le tour de celui des bagages. Ce dernier est le pire de tous car chacun se met à guetter la moindre valise. Et comme on est encore assommé par le voyage, tu peux être certain que tu ne trouves pas tout du premier coup. Nous prenons donc notre mal en peine à Mirabel et franchissons la sortie après un bon quart d’heure. Le taxi nous cueille sur le seuil et nous met dans l’ambiance : accent et radio locale nous souhaitent la bienvenue. Un accent si différent du nôtre mais à la fois familier par le langage.
Difficile en effet d’imaginer qu’en Amérique, une province se bat activement pour la défense du français alors que chez nous elle dérive. Ici du « Je me souviens » au « Chien chaud » ou à « l’Arrêt » tout est traduit. Et nous sommes encore loin du compte…Scotché à ma vitre, j’observe le paysage furtivement. Montréal semble être une Ville Moderne comme il en existe peu en France. Les immeubles y tutoient les nues alors que les rues se perdent dans l’infini….Il faudra cependant attendre un peu pour une excursion plus longue. Direction notre hôtel, histoire d’un peu souffler : la chambre est belle, les lits sont grands. En clair, tout le confort nécessaire pour passer dix jours de rêve en famille. La nuit se passe et nous enlace pour quelques heures. 6h du mat et nous voilà debout. Ces français sont bien matinaux me direz vous ! Et bien non, les français ont 6h de décalage et n’y sont pas habitués. Résultat, les journées promettent d’être longues. Ainsi voilà le résumé des vacances en quelques points:

? Montréal City ou la découverte d’un autre univers : Imaginons une succession de larges avenues et de grands boulevards. Une ville surdimensionnée où les rues se croisent dans un dédale immense. Les champs élysées semblent être un petit sentier et nous un simple pion face à ce gigantisme. Comment donc se repérer dans un tel labyrinthe? Avec une boussole ? A la lumière du soleil ? Pas vraiment. Il suffit juste de suivre la voie pour trouver notre route ; de prendre des points de repères aux angles des carrefours. Et la surprise c’est ultra simple. Peut être même plus facile que de se retrouver dans une ville de province avec rues étroites et impasses. De toute manière, c’est bien connu on trouve toujours quelqu’un pour nous sauver la mise. Ainsi, nous n’hésitons pas à déplier nos cartes et à interroger le premier passant. Une fois, un monsieur nous a même accompagné jusqu’à un angle de rue alors qu’il allait dans la direction opposée. Sympa comme attitude, même si je suppose que cela ne doit pas être toujours systématique….Montréal est donc pleine de contraste. Le Moderne y côtoie l’Ancien comme en témoigne la Cathédrale du centre ville et son centre d’achat souterrain. On peut être sur une avenue peuplée de buildings et l’instant d’après déboucher sur un quartier plus rustique. La périphérie a d’ailleurs un charme bien différent que la rue Sainte Catherine. Ainsi, chacun peut espérer trouver son bonheur à un moment donné….

? Le Tourisme : En vacances, l’objectif est souvent de découvrir une ville à travers sa culture et ses lieux touristiques. Ici, la ville est tellement vaste qu’en dix jours nous n’avons pas le temps de tout faire. Il nous faut donc faire des choix stratégiques. Le vieux Montréal est l’une de nos premières escales. Un contraste de plus avec la modernité de par la taille et l’ambiance. Un cadre charmant qui n’est pas sans nous rappeler certaines villes d’Europe avec son palais de Justice et son port de plaisance. En calèche, le guide nous explique des détails historiques sur le développement architectural et nous notons diverses influences. C’est l’occasion de constater l’empreinte française au niveau de l’agencement des rues (Place Jacques Cartier). Puis, nous filons au Biodôme, véritable hymne à la nature. Figurez vous un immense dôme qui reproduit les principaux écosystèmes : de la forêt tropicale à la zone polaire, on trouve toutes sortes d’animaux et d’insectes. Des plantes aussi avec une température passant d’une chaleur étouffante à la froideur arctique. Il s’agit d’un lieu vraiment intéressant à visiter si on n’a pas la chance de parcourir le monde. A voir, le Lynx qui dort tout le temps et qui ne se montre jamais, sauf quand il pose sur la carte postale. Côté nature, le Mont Royal n’est pas mal dans son genre. Au début on croit être sur une colline tellement l’endroit est vaste. En réalité, les québécois le considèrent davantage comme un grand parc. Il surplombe la ville et nous offre une vue incomparable. Des écureuils y ont élu domiciles et se laissent approcher avec de la patience….Côté activités, le ciné ou la patinoire sont des cadres un peu moins atypiques mais ô combien sympathiques. Là encore, on ne manque pas de place et pouvons nous divertir aisément. Par ailleurs, de nombreux musées et expos ont lieu toute l’année. Autant dire que l’on ne peut pas s’ennuyer et varier ses plaisirs. Alors un conseil : armez vous de brochures diverses pour parcourir la ville….

? Le métro et la ville souterraine : Pour lutter contre le froid et vaincre la morosité, un réseau de galeries parcourt d’un bout à l’autre Montréal. Loin d’être un endroit lugubre où chacun à peur de son voisin, c’est un passe vers des lieux stratégiques. Ainsi, chaque ligne dispose de sa couleur et de son propre tracé. C’est étonnant de voir combien le char est inutile dans une ville aussi grande. Le char ?le Québec serait-il une province sauvage ? Et bien non. Ce n’est pas un engin archaïque tiré par des chevaux, c’est juste l’expression québécoise pour désigner la voiture. En résumé, il est plus facile ici de se déplacer à pieds qu’en roues. Mais la ville souterraine réserve encore bien des surprises. Le métro n’est que l’aspect visible de l’iceberg. Car une vie s’organise sous la terre comme dans une taupinière. On y trouve de grands centres d’achats où des verrières montrent le ciel. Nous sommes encore une fois très surpris par l’ingéniosité du système. Et comme le fond de l’air est au printemps toujours frais, cela nous permet de magasiner, à l’abri bien au chaud. Le magasinage est à Montréal un sport fort répandu de par le nombre de boutiques. Vous l’aurez compris, ce terme est un proche parent du shopping et autre lèche vitrine. Autant dire que les tentations sont grandes et que les touristes se prennent bien vite au jeu. Surtout que ces centres là sont conçus comme une ruche. Chaque étage se subdivise en diverses alvéoles très précises : la lingerie, la Hi-Fi, l’Homme, la Femme, rien n’est laissé au hasard. Il ne manque plus que la bouffe pour couronner le tout….

? Le déjeuner & la Bouffe : Oublions la tradition continentale (croissant, pain au chocolat) et optons pour le copieux breakfast. Au menu du bacon, des œufs miroirs et/ou des pancakes au sirop d’érable. Un délice malgré le mélange sucré/salé que certains n’apprécient pas et la dose de calories. Et oui Amérique du Nord oblige, les habitudes alimentaires sont diverses et variées. Mais rassurez vous chacun peut y trouver son compte grâce à la multitude de restos et fast food. Le français de base jouera sans doute la fine bouche face à cette profusion de nourriture. Il trouvera à redire sur tout et pensera à tous les mets délicats qui peuplent son pays. Force est d’admettre qu’un temps d’adaptation est nécessaire pour trouver ses marques. Seulement, être au Québec ne signifie pas forcément manger exactement à la québécoise. C’est pourquoi, varier les plats, est à mon sens, le meilleur moyen de se faire une idée sur la qualité des produits. De Burger King en passant par les restos italiens, vietnamiens et autres, nous n’avons que l’embarras du choix pour pas cher. Et quand bien même nous voudrions faire notre propre marché, certains restos proposent, autour de divers stands, un large éventail de menus (notamment dans les centres d’achats). Donc pas de panique, au Québec on peut manger à sa faim et se nourrir selon ses envies !

? Le métissage ethnique et culturel : le Tourisme et la Nourriture sont peu de choses face à la population québécoise. Difficile en effet de dénombrer les différentes nationalités qui se confondent dans la ville. Car le Québec n’est pas une terre française en Amérique ni un coin d’Amérique en français (cf Test Maudit Français). C’est un subtil assemblage multiculturel, une mosaïque colorée. Nul doute que la France a tenu un rôle dans l’Histoire provinciale mais elle ne peut pas justifier ce brassage ethnique. A l’instar de New York et de Ellis Island, Montréal est une terre aux multiples influences. Le melting pot est donc à mettre au premier plan puisqu’il constitue plus de la moitié de la population totale. Dans la rue, les phrases commencent dans une langue pour s’achever dans une autre, et les accents nous plantent le décor. Ici, il n’est pas question de renier d’où l’on vient pour pouvoir s’intégrer. Chacun s’accommode de son voisin malgré ses différences et respecte ses choix. Bien sûr, la cohabitation ne doit pas se passer sans heurts mais dans l’ensemble cela fonctionne bien. Ainsi, Montréal peut tantôt prendre l’allure d’un quartier chinois ou revêtir les couleurs de l’Italie quelques rues plus tard. C’est magique, voire fascinant de se retrouver en présence d’un tel métissage. On a l’impression que la Culture peut s’enrichir à chaque instant à ce contact….Cependant, même si d’autres idiomes subsistent, le français et l’anglais restent les deux langues officielles du Québec. C’est un moyen de souligner le double héritage de la province. Le québécois n’est donc pas un vulgaire dérivé de notre langue. C’est un très proche parent qui a su évoluer par la force du temps. Il n’est donc pas étonnant que parfois nous ayons du mal à nous comprendre. A ce propos j’ai une anecdote assez croustillante. Notre cow-boy de l’avion nous avait téléphoné un jour pour fixer un rendez-vous. Seulement, en écoutant le message, j’ai bien cru que ce gars utilisait un langage codé pour s’exprimer. Impossible de comprendre de façon précise ce qu’il disait. Alors, pauvres français que nous sommes, nous avons demandé de l’aide auprès de la réceptionniste. Voici la phrase originale avec l’accent : « Allo, c’est Max, j v’a v’nir vous veoir avec mon char, j s’ra pa long !!! » Intrigués, le char et la Palombe on connaît pas mais cela doit être certainement des endroits typiques de chez vous. Et ben non pas du tout, la standardiste nous explique dans un fou rire que le gars, nous annonce qu’il va venir nous voir à l’hôtel avec sa voiture et qu’il ne sera pas long.» Forcément, la famille française est un peu stupide face à la banalité du message et à son incapacité à le comprendre. Toujours est-il que certaines expressions sont savoureuses dans la belle province. Je ne résiste pas à en écrire quelques unes : « se chicaner= se disputer » ; « faire du pouce= faire du stop » ; « c’est écoeurant= c’est excellent ». Ce ne sont certainement pas les plus courantes ni les meilleures mais à vous de découvrir cet éventail si vaste….

10jours au Québec change à jamais votre perception des choses. Car face au gigantisme c’est l’émerveillement total, le dépaysement assuré. Au début, on cherche ses repères et puis ensuite on a plus vraiment envie de quitter cette terre. C’est sur, les vacances ne sont pas le reflet d’une vie québécoise où tout ne doit pas être rose tous les jours. Cependant quand j’avais 14ans, je ne me suis pas posé le problème en ces termes. J’ai découvert un pays, une culture, un état d’esprit à nul autre pareil. Quitter la province pour délaisser la France a été une expérience à part entière. Elle m’a fait prendre conscience de l’étendu du monde et m’a donné le goût du voyage. Avide d’expérience, il fallait déjà songer à l’après Pâques 95. Quand pourrais-je encore fouler le sol de la belle province ?? La question ne resta pas longtemps en suspend….”

Si vous êtes arrivés jusqu’ici c’est que vous avez des nerfs d’acier et que je ne vous ai pas soulé… MERCI!!!!!! A S U I V R E…

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