Universités française VS québécoise, schéma identique ou fossé ?

Universités française VS québécoise, schéma identique ou fossé ?

Universités française VS québécoise, schéma identique ou fossé ?

Ecrit par: tomcamp 15-05 à 14:21

On voit sur le forum des postes sur les démarches concernant les échanges universitaires, les galères pour les papiers administratifs et tout ce qui s’en suit mais à ma connaissance rares sont les témoignages au sujet des études québécoises. En effet, la plupart d’entre nous, connaissons les différences du système éducatif, du rythme de travail et de la notation mais n’avons pas accès à l’expérience de chacun. Avoir un avis sur la question semblait donc primordiale afin d’avoir un tableau d’ensemble!
Notre institution française, régie par les partiels et la semestrialisation, est dès plus classique. On choisit un cursus, on passe les exams et on attend les résultats. Ceci est une vision, un peu schématique mais en définitive pas trop caricaturale. Parqués comme du bétail dans de grands amphis, les pauvres étudiants que nous sommes, suivons des cours magistraux pour le moins soporiphiques. Dès lors une résistance s’organise pour tenir notre intérêt éveillé et éviter la somnolence. Le combat n’est pas facile et nous oblige parfois à nous organiser en diverses cellules de soutien. Mais à son terme, nous parvenons pour la plupart à décrocher notre diplôme. Côté relâche, on retrouve des associations dont le seul objectif est de nous divertir. Je ne sais par pour vous, mais dans mon ancienne fac les soirées étudiantes étaient l’occasion de décompresser et de s’ouvrir à la diversité. Car côté rencontres (de quelques natures que ce soit) sur le campus, il faut être audacieux. Non pas que les personnes refusent le dialogue mais la coutume veut que tout le monde s’ignore et préfère demeurer dans son groupe. Tradition française oblige, l’anonymat est un passe partout qui évite bien des désagréments ! Sinon que dire à propos du contenu des cours? Là encore cela dépend de différents facteurs: le prof, la matière, la durée etc…Chacun a d’ailleurs ses propres anecdotes ou des commentaires à faire sur le sujet. Pour ma part je ne suis pas trop mal tombé jusqu’à présent, mise à part un ou deux cas.
En bref voilà donc ce que l’on nomme l’Université à la française. Il y aurait encore beaucoup à écrire ou à raconter. C’est pourquoi je vous laisse ce soin afin que nous puissions partager notre vécu. Et pour le Québec c’est comment?!? TOM

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Ecrit par: Lizzie 15-05 à 15:46

QUOTE
Parqués comme du bétail dans de grands amphis, les pauvres étudiants que nous sommes, suivons des cours magistraux pour le moins soporiphiques. Dès lors une résistance s’organise pour tenir notre intérêt éveillé et éviter la somnolence.

euh, parle pour toi… il y a les BTS et IUT qui sont plutôt des établissements très « scolaires » , où les profs connaissent les élèves par leur nom, où les cours sont autant accés autant sur le théorique que le pratique….tout le monde ne va pas dans les universités.

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Ecrit par: Equinox 15-05 à 16:00

bonjour , ceci est uniquement l’expérience de ma fille.

Elle est a 3R en Fac d’histoire (1°), 2 jours de cours magistral par semaine, le mardi (8h) et le jeudi (10h), avec un cours qui fini à 22 heures !!! Imaginez la tête d’un prof Français.

Après c’est du travail personnel et c’est toute la semaine, 4 heures en moyenne, avec recherche de document, bibliothèque et devoirS donnés sur le site internet perso.

C’est très loin de ce qu’elle a connu en France, et je la trouve pas mal plus épanoui cette année, avec un esprit critique qui se développe et une curiosité intellectuelle toujours renouvelée.

C’est vrai qu’en France elle était sous l’éteignoir et elle avait fini par sécher les cours magistraux.

Coté débouché : le journalisme écrit !!!

Je crois que la méthode est bonne.

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Ecrit par: TiToine 15-05 à 17:43

QUOTE: Elle est a 3R en Fac d’histoire (1°), 2 jours de cours magistral par semaine, le mardi (8h) et le jeudi (10h), avec un cours qui fini à 22 heures !!! Imaginez la tête d’un prof Français.

Ca n’est pas exceptionnel…perso en France j’ai deja eu des cours se terminant à 20h.
J’ai même eu un cours particulier une fois (sombre histoire d’horaire changé), le prof avait le choix de ne peut perdre son temps avec moi…et il l’a fait
Alors on ne critique pas les profs Francais d’abord !

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Ecrit par: Equinox 15-05 à 19:31

Et si on parlait du nombre d’heures par semaine…., des vacances, de l’echec scolaire, des syndicats, des avantages sociaux : retraite, VVF, allocations diverses, du congés parental, des arrêts de travaux accordés par des expert payés par l’éducation nationale, des sommes versées à des enseignants devant presenter des projets qui n’ont jamais vu le jour, des primes de 30% en plus sur le salaire pour enseigner dans les iles ( qui font augmenter les prix de façon si importantes que les autochtones ont du mal à vivre chez eux) etc, etc…. et enfin la non obligation de résultats ( de toute façon ils seront payés pareil à la fin du mois).

On se demande pourquoi ce sont les prof qui fréquentent le plus les psychiatre ?

Non je ne critique pas, j’ai constaté pendant des années, au point que je ne voulais plus payé des impots pour tout ça.

Il me faudra encore quelques années pour guérir.

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Ecrit par: acropole 16-05 à 3:30

Bonjour,

Je ne connais pas vraiment le systeme universitaire français en école de commerce on est un peu différents c coté cours théorique et pratique se melent et je parle uniquement pour moi j’ai eu un peu l’impression d’étre un numéro. Si tu n’as pas les dents qui raclent le plancher tu n’est pas vraiment dans la tendance. J’ai toujours eu l’impression qu’entretenir des relations avec les profs en France étaient du domaine de l’impossible ou relevaient d’une démarche purement intéressée (exemple ces étudiants qui passent leur cv à des intervenants dans le but de se construire un réseau (chose toute a fait légitime) mais qui au fond ne cherchent qu’a avoir des contacts quitte a passer leur cv a tout le monde!
J’ai passé un an a la fac au Québec et pour dire si je m’y suis sentie bien j’y repars . J’ai rencontré des profs véritablement proches de leurs étudiants, soucieux de leurs démarches et de leurs résultats. Leurs portes de leurs bureaux sont véritablement ouvertes et que ce soit pour des points de cours à éclaircir, des explications complémentaires sur des devoirs, des validations de sujets d’études ils sont véritablement présents. Quant aux sujets plus personnels comme l’orientation professionnelle, j’ai eu la sensation qu’ils répondaient avec franchise et sincérite au mieux de besoin de l’étudiant parce que justement ils le connaissent véritablement. Juste un exemple, je reprends des cours en 2eme année de bac , la responsable de mon programme s’est proposée pour me faire une propédeutique (un plan de cours avant de tenter une maitrise) pour que je ne prenne pas de retard et que je sois inscrite avant mon arrivée (le choix de cours se faisant en juillet et moi ne débarquant au Québec que fin aout)!
autant dire que cette présence et ce soutien comptent beaucoup!
voilà c’était juste ma petite expérience!
a plus

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Ecrit par: tomcamp 16-05 à 5:46

Ok merci pour ces quelques témoignages ou l’on voit se profiler des schémas différents. Lizzie tu as raison il ne faut pas mettre tous les oeufs dans le même panier. Je ne parle que du système FAC et grosse université!! Pour les BTS et IUT ce n’est pas le même topo. Moi même j’ai eu la chance d’être dans une université de taille standard donc j’ai eu l’opportunité d’être proche de mes profs et d’avoir un effectif moyen au niveau des étudiants. Pourtant il ne faut pas nier que la plupart du temps si l’on prend les villes comme Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille et j’en passe c’est un peu l’usine!!! Donc en fait je voulais savoir qu’est ce qui selon vous change ou reste identique au Québec? Acropole nous apporte un début de réponse en nous donnant des détails sur son expérience…Loin de critiquer notre système éducatif français (qui comme tout système à des points positifs et négatifs) j’aimerais comprendre le système québécois avant de le cotoyer !! TOM

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Ecrit par: Orphée 16-05 à 7:20

Fossé ? vous avez dit fossé ?

Ici, sur l’île et dans la fac de ma fille c’est plus un fossé mais un GOUFFRE.

A vrai dire, notre décision de partir pour le Québec fait suite à un passage de délégation Quebecoise qui présentait l’école vue d’ailleurs.
Comme on dit: ‘ y’a pas photo « .
Après diverses expériences, pas toutes des plus agréables, avec le système de l’enseignement nous avons été TRES surpris par cet amour du travail des différents acteurs du système scolaire de là-bas. Et en plus ça ne se prend pas de haut pour vous montrer qu’ils savent ! et ça vous propose même des cours de rattrapage personnalisés !
Franchement, quand on voit que des individus qui font 15 à 18 heures de travail par semaine, bénéficient du soleit et de 30% de vie chère, de la troisième année gratuite … et trouvent le moyen d’arriver systématiquement en retard, de s’absenter, de prendre des pauses café et autres … ça vous fait croire que les désillusions d’un autre système éducatif ne seront pas gigantesques !
Non, non, je n’exagère pas et je ne condamne pas tout mais quadn même …

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Ecrit par: Zogu 16-05 à 11:36

J’ai connu des étudiants français qui sont venus étudier à Montréal et qui croyaient que ce serait plus facile qu’en France ou équivalent à la France. Or, certains ont échoué lamentablement. Comment expliquer ces échecs?

N’oublions pas que même si le niveau de difficulté est équivalent à la France (ce qui est probablement le cas), l’étudiant étranger doit s’adapter à des manières de faire et à des mentalités différentes. En ce sens, il est désavantagé; il sera toujours en décalage, aura de la difficulté à évaluer les demandes des professeurs, et il devra donc travailler plus fort.

Une chose qui revenait souvent, c’est que les cours ici ne sont que « la partie visible de l’iceberg ». Tu n’as que 16 heures de cours par semaine, par exemple. Mais on te donne des dizaines d’heures de travaux pratiques, des recherches, des labos optionnels. Malheur à celui qui fait la fête en dehors de ses cours! Je dirais que selon mon expérience, les cours (séances magistrales avec professeur) ne comptent que pour le tiers des efforts. En réalité, un bacc c’est 45h par semaine ou plus de travail acharné. Sauf que t’es « à ton compte » pour la majorité de ces heures. Et que personne ne va faire de remarque si tu sèches tes cours, en plus!

Combien d’heure ai-je passé à faire des recherches en bibliothèque, à questionner le prof ou les démonstrateurs hors des heures de cours, à faire les exercices optionnels, à m’écrire des fiches de référence (pour étudier), etc.

Ceux qui ont la chance d’arriver au Québec avant l’université pourront s’adapter au monde scolaire d’ici pendant leur Cégep. Ils arriveront à l’université et auront une connaissance plus « instinctive » du système.

N’oublions pas que l’université au Québec commence à un âge un peu plus avancé qu’ailleurs dans le monde; on exige un peu plus de l’étudiant.

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Ecrit par: cherry 16-05 à 12:49

Bonjour,

Je ne connais pas du tout le système français donc je ne m’aventurai pas à faire des comparaisons. Mais j’ai été à l’université ici -bac en communications option cinéma de l’UQAM – et je peux y aller de petits commentaires.

D’abord, comme l’a dit Zogu, il ne faut pas seulement se fier sur le nombre d’heures de cours. Dans mon cas, en plus des cours « officiels », j’avais toujours des travaux pratiques – réunions de production, tournage, montage, etc -, donc mes horaires étaient TRÈS chargés et la plupart des étudiants ne pouvaient travailler en même temps, à moins d’avoir un patron très compréhensif.

Ensuite, et ça m’a vraiment frappée quand j’ai commencé, l’UQAM a une tradition bien particulière (je ne sais pas si les autres universités québécoises le font) qui consiste à élire un « représentant-groupe-cours » ou RGC au début de la session. En gros, après que le prof nous ait présenté son plan de cours, il quitte la classe; les étudiants se nomment alors un représentant et nous discutons du plan de cours, et proposons des changements que nous soumettons au vote à main levée (par exemple, nous voulons 4 examens qui comptent pour 25% de la note finale, au lieu de 2 examens qui comptent pour 50%); le prof revient alors et nous lui transmettons nos demandes. Croyez-le ou non, la plupart du temps, le prof accepte sans rechigner! Et ce n’est pas tout: nous refaisons le même manège à la mi-session, réajustant le tir si nécessaire. Enfin, le RGC nous distribue un questionnaire – conçu par la direction de l’UQAM – qui consiste à évaluer le travail du prof et nous permet de laisser des commentaires ou de donner des suggestions. Ces évaluations sont anonymes pour ne pas que le prof sévisse pour se venger. Bref, une approche très démocratique qui fût appliquée dans tous mes cours durant mon bac.

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Ecrit par: Hebus 16-05 à 13:53

b’jour

Pour ma part j’ai fait 6 ans de fac en France (j’aimais tellement que j’ai redoublé la première année) et je vais y retourner en septembre, cette fois à Québec. Je ne suis pas encore un expert du système québécois mais il me semble effectivement pas mal différent du système français.
Pour préciser le contexte, j’ai fait des études en géologie, on était une petite trentaine donc loin des amphis de 400-500 étudiants de physique / chimie / bio… Mais j’y ai goûté quand même en première année. Ici, je compte faire une maîtrise en géomatique à Laval. Donc pareil, si on est 10 étudiants se sera beau !

Mes premières impressions sont qu’en France, le système est beaucoup plus scolaire. Sorti du cours magistral et de la session de travaux dirigés associée il n’y avait pas besoin de faire beaucoup de travail perso. Sauf si on en avait envie.
La recherche (en labo ou bibliographique), même en maîtrise / DEA n’était pas indispensable pour avoir son diplôme (évidemment je ne parle pas du stage de recherche,hein ). Donc effectivement ça faisait pas mal d’heures de cours (de 30 à 40h/semaine) mais peu de travail à la maison en comparaison. Bon j’exagère un peu mais c’est pas mal ça.

En regardant les descriptions de cours et en discutant avec les profs et directeur de dépt., le nombre d’heures de cours est plutôt de l’ordre de 15h/sem. Par contre, il semble que la recherche biblio, le travail personnel, les travaux pratiques, etc. soient sensiblement plus présents. En moyenne comme le dit Zogu, il faudrait compter 2 à 3 heures de travail perso par heure de cours « en classe ».
Selon moi, ça permet mieux à l’étudiant de développer sa capacité de recherche et d’analyse.

Même dans ma section où les étudiants étaient très proches des profs, il y avait quand même une limite à ce qu’on pouvait demander comme aide à un prof. En cours de physique, c’était pire selon mes copains : le prof débite son cours et à la sonnerie c’est ciao, à la prochaine. Point final.
Ici il semble que cette limite soit plus flou et que les profs soient plus disponibles. Je dis ça par la façon dont j’ai été reçu quand je me suis renseigné sur le cursus. J’ai été très bien accueilli, la directrice du 1er cycle a pris beaucoup de temps pour tout m’expliquer et j’ai pu voir le directeur du 2/3è cycle au pied levé sans rendez-vous et on a passé pas mal de temps à discuter aussi.
On peut toujours dire que je suis un adulte, un professionnel et pas un étudiant et que l’approche est différente. On peut aussi dire qu’ils ont intérêt à vendre leur produit du mieux possible. Mais quand même… Ils ont pris le temps et de toute évidence ils ne l’avaient pas forcément.
Mais je ne sais pas ce que ça donne quand on est en période de cours et dans une relation prof/étudiant de 24 ans.

Une dernière chose, c’est la relation qui est faite ici entre la fac et les cours et le monde du travail. Cette relation se voie déjà dans les travaux pratiques donnés aux élèves : des exercices basés sur des dossiers réels.
En France, ce sont deux mondes séparés qui communiquent à peine (je ne parle pas des iut, bts mais des grosses filières maths / physique / chimie / bio, etc.). C’est d’ailleurs un des gros handicaps du système français selon moi.
Ici les entreprises et les chercheurs communiquent pas mal. Évidemment on va dire qu’en France ça se fait aussi. On va dire aussi que les entreprises y voient un dépt de R&D pas cher/gratuit, que les études sont axées sur les besoins des entreprises, etc. OUi, c’est peut-être pas totalement faux. Mais tout le monde y trouve son compte. Combien d’étudiants français sortent de la fac chaque année sans savoir ce que c’est qu’une entreprise ?… Ici, la fac m’a l’air plus proche de la réalité, plus pragmatique…

En France, j’ai eu la chance d’être dans un domaine assez concret (comparé à la physique théorique des particules sub-atomiques etc. etc.) et d’avoir des profs venant du monde professionnel. La géomatique est aussi un domaine très concret. J’ai également 10 ans de plus. Ça fausse peut-être ma vision des choses.
Mais la différence est notable malgré tout. Et je n’ai même pas commencé les cours

Je ne dis pas que le système québécois est mieux ou moins bien, mais il est comme tout le reste du Québec par rapport à la France : proche et très différent en même temps.

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Ecrit par: cherry 16-05 à 15:04

En fait, corrigez-moi si je me trompe, je crois que le truc est de regarder le nombre de crédits par cours. Un crédit = approximativement une heure par semaine. Donc un cours de 6 crédits = 6 heures de cours ou de travaux par semaine.

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Ecrit par: O’Hana 16-05 à 15:19

Salut la gang,

Pour avoir fréquenté les deux systèmes universitaires, voilà mon feeling :

1) les frais de scolarité : beaucoup plus élevés au Québec qu’en France. Cet impact financier a beaucoup de répercussions sur la vie scolaire de l’étudiant. Ainsi, probablement que l’étudiant québécois prend « plus au sérieux » ses études dans la mesure où il voit plus concrètement l’impact que cela a sur ses études et sur son avenir (s’il prend les prêts et bourses : endettement à venir). En France, pour l’avoir été moi-même, j’y ai vu plus d’étudiants « touristes » dans les facs : vu que les frais de scolarité y sont plus faibles, on peut se permettre de rater sa première année, faire plusieurs changements de programmes car l’impact financier est moindre …

2) la mentalité : le phénomène « Tanguy » est moins répandu ici. Travaillant dans le recrutement, il n’est pas rare pour moi de voir des c.v. de personnes dans la vingtaine ayant déjà 10 ans d’expérience professionnelle derrière eux ici. Les jeunes sont rapidement « invités » à devenir autonomes (partir en appartement, prendre l’aide financière pour les études, etc)

3) l’approche face aux études : le système français est plus académique apparemment. Les liens sont moins faits avec le monde du travail comparativement au Québec où l’accent est mis sur telle théorie => application concrète en milieu de travail. Ainsi, les mises en situation, les jeux de rôle, l’apprentissage par projets sont valorisés

4) la taille du système universitaire québécois : francophone en majorité et minoritaire dans l’ensemble nord-américain anglophone. Il y a donc une volonté, peut-être plus forte qu’en France, d’appuyer le savoir-faire québécois en recherche, innovation et développement. Ainsi, une avancée comme un retard technologique est probablement plus palpable considérant la taille du Québec

5) une impression aussi que les études universitaires sont encore une possibilité récente au Québec … Je vois plus de secondaire et de collégiaux que d’universitaires ici. Il n’y a donc pas encore une grande tradition fortement implantée d’aller jusqu’à l’université et ce, malgré les efforts faits depuis la Révolution Tranquille (surtout considérant les points 1 et 2)

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Ecrit par: Equinox 16-05 à 15:43

Pendant trois mois j,ai fait le resident en medecine ici a Sherbrooke, et le tout premiers jours lorsqu,il a fallu que j,evalue le cours du prof, je suis tombe de ma chaise.Pour les residents quebecois, c,est normal :il faut lui dire ce qui a plu ou non pour qu,il ameliore son cours !!!!!!

J,ai fait 9 ans d,universite en France, je n,ai jamais rencontre une telle pratique et d,ailleurs j,ai ete incapable de critiquer ce prof, je ne savais pas le faire.

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Ecrit par: O’Hana 16-05 à 16:22

QUOTE
En fait, corrigez-moi si je me trompe, je crois que le truc est de regarder le nombre de crédits par cours. Un crédit = approximativement une heure par semaine. Donc un cours de 6 crédits = 6 heures de cours ou de travaux par semaine.

En fait, un crédit correspond à 3 heures de cours par semaine pendant 5 semaines dans une session qui dure 4 mois (ou 15 semaines)

Ainsi, un cours de 2 crédits : 3 heures de cours / semaine / pendant 10 semaines
Et un cours de 3 crédits : 3 heures de cours / semaine / pendant 15 semaines

Le tout est d’obtenir le nombre de crédits nécessaires pour compléter sa formation (ex : un certificat – 30 crédits ; un baccalauréat – 90 ou 120 crédits ; une maîtrise – 45 crédits). Et aussi de savoir combien coûte un crédit car de ce coût unitaire va en dépendre les frais de scolarité (environ 68$ le crédit à Sherbrooke je crois bien).

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Ecrit par: Zogu 16-05 à 16:50

Tu as raison, O’Hana. Les universités québécoises sont très intégrées.
Intégrées comment?

Ingégrées entre elles.
Outre le réseau UQ (UQAM, UQAR, UQTR, …), on rencontre beaucoup de projets de recherche communs. Par exemple, j’ai déjà participé en temps qu’étudiant en maîtrise en sciences cognitives/informatique à un projet de recherche sur la formation des radiologistes. Le but? Les aider, à l’aide d’un logiciel d’évaluation, à identifier plus précisément les cancers du sein. Puisque c’était un projet multi-disciplinaire et de grande ampleur, trois universités étaient impliquées: UdeM, McGill et Bishop.
Aussi, certains projets en ingénierie sont intégrés de la sorte: un projet de voiture tout-terrain en matériaux composites de Sherbrooke a intégré des étudiants des HEC de Montréal et de l’école de design de l’UdeM.

Intégrées « verticalement », à tous les niveaux d’études.
Les projets de recherche universitaires sont vraiment stimulants. Mieux encore: souvent, des étudiants du bacc vont pouvoir y participer dans le cadre d’un cours à option dit « de projet » en 3e année. Dans les équipes de recherche, on retrouve souvent pêle-mêle des professeurs, étudiants post-doctoraux, étudiants au doctorat, chercheur libre (je l’ai été en 2001-2002), étudiant en maîtrise, étudiant « chanceux » au bacc, etc. On donne des responsabilités importantes: étudiant en maîtrise, je faisais la rédaction d’articles de recherche et j’ai même participé à un jury d’évaluation pour une conférence.
Évidemment, grâce à l’intégration « verticale » du monde de l’enseigement au Québec, le parcours scolaire est compréhensible et logique; la continuité se fait bien entre le Cégep et le bacc par exemple. Pas de mauvaise surprise ou de « sauts dans le vide ». D’ailleurs, un projet-pilote en Beauce prévoit le suivi des étudiants du primaire jusqu’à l’université. Reste à voir ce que ça pourra donner.

Intégrées au monde de la recherche.
Les grands instituts de recherche d’ici comme l’IREQ collaborent beaucoup avec les universités. Évidemment on pense à l’ingénierie. Mais il n’y a pas que ça dans la vie. À toutes les conférences internationales où je suis allé (et à celles où j’ai été invité mais dont j’ai décliné l’invitation), il y avait une présence québécoise. Comment se fait-il que les québécois soient partout? Ce n’est pas le monde de la musique, quand même! Il semble que les chercheurs québécois prennent part volontiers à des projets de recherche internationaux. Ici, les idées circulent publiquement. On publie beaucoup et on lit beaucoup. Ça fait avancer la recherche.

Intégrées à l’industrie.
En maîtrise en informatique, le tiers de mes collègues faisaient un projet de recherche en partenariat avec une entreprise. Cela allait du développement de simulateurs d’appareils électroniques à des « agents intelligents », des personnalités informatiques qui aidents les utilisateurs d’un logiciel. Tous y ont à gagner. Et l’étudiant commence à mettre les pieds dans le fameux « monde réel » (qu’on relance constamment au visage des universitaires, souvent à tort) avant la fin de ses études. Une de mes amies qui étudiait en anthropologie faisait un projet de recherche en partenariat avec plusieurs gros acteurs (gouvernement, entreprises, ONG): mesurer des jeunes filles pour évaluer l’incidence de l’anorexie.
Le monde réel? L’étudiant québécois est déjà, souvent, un véritable citoyen et un travailleur.
Finalement, certaines personnes pourraient prétendre que le monde de la recherche québécois est trop proche de l’industrie, ce qui pénalise la recherche fondamentale. Or, c’est TOUT LE CONTRAIRE qui se produit. Le Québec produit des quantités phénoménales de nouvelles idées, de découvertes médicales, d’innovations, de brevets. L’argument ne tient tous simplement pas la route. Il semble que des labos de recherche bien financée finissent toujours par donner des fruits, peu importe l’odeur de l’argent.

Intégrées à la société.
Il y a un réel désir au Québec de faire profiter toutes les régions de la présence universitaire. Présence qui amène des jeunes, des idées, une vie culturelle, des services « jeunes » comme les cafés et les bars, etc. Ainsi, chaque région a au moins son Cégep. On a fait des efforts réels pour ouvrir des universités un peu partout, pas juste dans les grands centres: Abitibi, Saguenay, Bas-Saint-Laurent, etc.

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Ecrit par: O’Hana 16-05 à 17:46

Merci Zogu d’avoir rendu très concret mon impression du système universitaire québécois.

Je rajouterai que c’est justement la petitesse du marché québécois qui rend sa recherche universitaire très active : le réseau universitaire n’a pas le choix que d’innover et de développer pour rester compétitif.

La réalité géographique québécoise fait en sorte aussi que les chercheurs québécois ont développé une aisance autant en français qu’en anglais : cela ouvre de plus grandes perspectives que ce soit dans l’accès à des recherches ou à échanger avec des collègues canadiens ou états-uniens par exemple. Lorsque j’ai fait mon mémoire de maîtrise, j’ai souvent constaté la pauvreté des recherches en français concernant mon sujet de recherche mais l’abondance lorsque je regardais celles en anglais.

La distribution des programmes, essentiellement au niveau collégial, fait en sorte que souvent l’étudiant québécois doit quitter sa ville d’origine pour pouvoir suivre le programme de son choix. Ex : en techniques audiovisuelles, le Cégep de Jonquières est encore le plus réputé. Cela incite à la mobilité interregionale, ce qui prend tout son sens considérant la superficie du Québec !

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Ecrit par: peanut 16-05 à 23:51

Dans certaines formations universitaires, l’échec est presque impossible…

Par exemple, quand j’étudiais en optométrie, si on avait le malheur d’échouer un seul cours, on devait refaire l’année au complet! Ou pire encore, si on échouait 3 cours, on était expulsé de l’école, meme si on était rendu a la derniere année!

Lors de mes études, on a perdu une collegue en 2e année a cause de ce reglement! De plus, nous n’avions que 2 examens par session(40% le premier et 60% le second)…on étudiait comme des malades!

Est-ce que c’est la meme chose en France? (refaire une année si on échoue un seul cours?)

peanut qui est bien contente de ne plus etre étudiante!

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Ecrit par: tomcamp 17-05 à 4:08

QUOTE(peanut @ 17-05 à 4:51)
Est-ce que c’est la meme chose en France? (refaire une année si on échoue un seul cours?)

Salut peanut, pour répondre à ta question, dans l’université française il y a dans la plupart des facs (ce n’est pas général cependant) un système de compensation qui te permet entre les deux semestres de rattraper les points perdus. Je m’explique si tu n’as pas la moyenne au 1er semestre dans une Unité d’enseignement (UE) composée de deux matières, tu pourras éventuellement la compenser par des meilleures notes au second semestre, et vice versa. Ce système est assez particulier car parfois il ne marche que dans un sens suivant l’importance de l’UE. Par contre si tu n’as pas la moyenne sur l’année, tu dois aller au rattrapage de septembre. A ce moment là, si tu échoues à cette étape, il te faudra refaire une année mais en suivant les modules que tu n’as pas validé (tu n’as pas à repasser les UE que tu as déjà eu!!) Dans certains cas, tu peux même passer au cycle supérieur si tu obtiens 60% de ton année mais il te faudra suivre des cours à cheval.Je ne sais pas si je suis assez précis dans ce que j’écris…Le principe de ma fac était celui-ci mais je sais que dans d’autres cela peut varier sensiblement.

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Ecrit par: Boudebouchon 17-05 à 9:30

En fait, Toncamp, ta question de départ est de comparer les universités en France et celles au Québec. Dites moi si je me trompe mais il me semble qu’en France, on fonctionne beaucoup plus par ce qu’on appelle le système d' »école ». En effet, certaines filières ne fonctionnent pas comme le système d’université même si elles sont parfois rattachées à une fac. Par exemple : écoles d’infirmière, kiné, orthoptistes, sages-femmes, architectes, ingénieurs en tout genre …..

Pour répondre à ta question Peanut, dans certaines filières que je viens de citer et que je connais, oui, c’est la même chose qu’au Québec : dans certaines matières (en général, y’en a beaucoup par semestre), si tu te plantes, tu peux avoir la joie de recommencer ton année …..

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Ecrit par: Petitblanc 17-05 à 10:07

QUOTE(Equinox @ 15-05 à 19:31)
Et si on parlait du nombre d’heures par semaine…., des vacances, de l’echec scolaire, des syndicats, des avantages sociaux : retraite, VVF, allocations diverses, du congés parental, des arrêts de travaux accordés par des expert payés par l’éducation nationale, des sommes versées à des enseignants devant presenter des projets qui n’ont jamais vu le jour, des primes de 30% en plus sur le salaire pour enseigner dans les iles ( qui font augmenter les prix de façon si importantes que les autochtones ont du mal à vivre chez eux) etc, etc…. et enfin la non obligation de résultats ( de toute façon ils seront payés pareil à la fin du mois).

On se demande pourquoi ce sont les prof qui fréquentent le plus les psychiatre ?

Non je ne critique pas, j’ai constaté pendant des années, au point que je ne voulais plus payé des impots pour tout ça.

Il me faudra encore quelques années pour guérir.

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Ecrit par: Zogu 17-05 à 10:29

Comment traite-t-on l’échec universitaire en France?

Au Québec, si tu échoues « un peu trop », on te jette dehors de ton programme d’études et la porte est définitivement fermée. Ça c’est au bacc. Très important de maintenir ta moyenne.

Par contre, au Cégep, tu as le droit à l’échec, à beaucoup d’échecs même (!) et tu peux reprendre tes cours.

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Ecrit par: maecha 20-05 à 5:38

Bonjour je vais vous faire part de mon expérience, pusique j’ai passé mon DEUG (2 ans) histoire d el’art à la fameuse Sorbonne parisienne, puis j’ai fait un echange avec l’Université de montréal pour finir ma licence (un an ). ET Y’A PAS FOTO!!!!! Je me permet d’être on ne peux plsu critique envers la fameuse université parisienne, mais seulement dans mon domaine. Je m’explique, j’étudie quelque chose de très vaste, de très dense, et de peu « qualifiant ». Après les cours soporifiques de la fac parisienne, je me suis retrouvé entourée de professeurs on ne peux plus dynamiques, agréable et à l’écoute! Je me suis bien faite tirée les oreilles pour mon orthographe et quand un professeur m’a demandé si en Frnce ils y ont fait gaffe… »Euh ben ils s’en foutent! » vous auriez vu la tete de la prof! Bref tout ça pour vous dire que l’année que j’ai passé equivaut à 2 ans de formation en Franc, que j’ai plus appris en 1 an et que les contact avec le corps professoral était on ne peux plus agréable. Maintenant petit point négatif: les professeurs incompétents sont partout, mais ça, c’est comme les c…
Resultats des curses, en rentrant avec une mention bine en france je me suis retrouvée avec une mention Assez Bien (pourquoi, comment? ). J’ai foirée ma maitrise parce que vous comprenez, je parlez mal le français en ayant fait ma licence au Québec et en ayant fait ma scolarité à L’ile de LA Reunion!!!!!!!! (oui oui c’est un département français, mais ils causent pas bine la france vous comprenez!) Resultat des courses je suis sortie du cursus universitaire français archi dégoutée, je termine maintenant mon programme à l’Ecole du Louvre, un peu mieux quand meme. Je garde toujours d’exellent contacts avec une de mes prof québecoise, je vais lui faire lire ma maitrise, car je me suis spécialisée sur l’art québecsoi, et ELLE aura au moins un point de vue plus concret!
Navré pour la longueur
Bon courage dans vos démarches…. l’université québecoise fait quand meme partie d’un des meilleurs enseignement que j’ai suivi….

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