Reportage sur les médecins étrangers qui immigrent et veulent travailler

Reportage sur les médecins étrangers qui immigrent et veulent travailler

Reportage sur les médecins étrangers qui immigrent et veulent
travailler

Laurent
3-05-2007 à 7:37
CITATION
Mise à jour le mercredi 2 mai 2007 à 17 h 28

Médecins étrangers, Un choix qui se défend

Après le Collège des médecins et le ministre de la Santé, le président de la Conférence des doyens des facultés de médecine du Québec est intervenu à son tour dans le débat entourant l’insertion des médecins étrangers dans le réseau de la santé.

Selon le Dr Réjean Hébert, des quelque 174 médecins formés à l’étranger qui étaient en attente d’un stage en résidence cette année, 58 auront finalement été admis, soit un nombre sans précédent.

« Les autres n’ont pas satisfait les critères d’admission de ces programmes, alors même s’il y a des places vacantes, ces gens n’ont pas répondu aux standards. Aucun [programme]n’a considéré qu’ils répondaient aux critères pour devenir médecins spécialistes ou médecins de famille », a expliqué le Dr Hébert, qui rappelle que les 130 programmes existants ont tous leurs propres critères.

Il précise qu’à l’avenir, peut-être certains des exclus pourraient bénéficier d’un appui pour être mieux préparés à entrer dans un programme de résidence.

Quant aux quelque 87 places vacantes en résidence cette année, le doyen de la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke reconnaît qu’il s’agit d’un phénomène inédit.

Ainsi, cette année, plus d’externes québécois sont partis faire leur résidence hors du Canada que d’externes étrangers sont venus au Québec. À cette situation, qui laisse 40 postes vacants, s’ajoute le fait que 15 étudiants ont préféré faire leur stage aux États-Unis et qu’environ 25 autres n’ont pas postulé pour un poste cette année.

Les doyens des quatre facultés de médecine du Québec devraient rencontrer prochainement le ministre de la Santé, Philippe Couillard, qui exprimait mardi sa surprise de voir de si nombreux stages en résidence vacants, compte tenu du nombre de médecins étranger en attente d’un stage.

« Il est très difficile de comprendre, pour moi et pour le public, […] qu’un nombre aussi élevé de médecins restent sur le carreau, alors qu’on pourrait les former dès cette année », soutenait le ministre.

source : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2007/05/02/004-hebert-med-etranger.shtml
Vous pouvez voir le reportage tv dans la colonne de droite en haut.

Angela
3-05-2007 à 9:27
Je ne sais pas si les autres sont comme moi, mais je commence à trouver cette façon de se relancer la balle entre le Collège des médecins et les doyens des facultés (qui, soit dit en passant, sont aussi médecins et membres du même ordre) assez louche …

Encore un peu et je vais penser à une théorie de la conspiration … Comment peut-on se faire refuser par 130, je dis bien 130 programmes? Come oooon! Le plus grave, c’est que ce sont les Québécois qui écopent au bout de la ligne. Combien de ces étudiants qui ont choisi de faire leur externat aux États-Unis reviendront pratiquer ici? Rappelez-moi quelqu’un, ce que coûte un diplôme de médecin aux contribuables québécois …

Continuons de nous enfarger dans les fleurs du tapis, quand ces gras durs auront trouvé une solution acceptable (en supposant qu’ils veuillent bien en trouver une) ces candidats seront tous partis vers des cieux plus cléments. Pendant ce temps je n’ai pas de médecin de famille comme bien d’autres ici …

Mourad & caroline
3-05-2007 à 10:23
Bonjour,
En fait chacun est libre de circuler. l’accès a l’education est un droit fondamental, cela ne peut être utilisé pour emprisonner les gens dans des frontières. La loi de l’offre et de la demande casse toute les régles en matière d’immigration.
Nous sommes née en France et dans moins de trois mois nous serons au Canada malgrés que nos études était financer par les contribuables francais. Je ne trouve pas cela injuste. Ceux qui est injuste, c’est de ne pas pouvoir travailler a sa compétence lorsque le travail a sa compétence existe et qu’il y a une pénurie dans le secteur. Ou encore être sous payé alors qu’on fait un travail necessaire et dur alors que d’autre gagne plus d’argent en faisant un travail facile et inutile.

juliette
3-05-2007 à 12:50
Merci, oui, c’est encourageant même si on ne sait pas clairement quels sont les pré-requis pour être intégré à ces programmes et faire partie des 58 pris cette année.
En tout cas, les examens théoriques ne sont pas très difficiles pour les médecins français…c’est un peu de boulot de révisions mais d’un autre coté, ça ne fait pas de mal de se remettre à jour.
Juliette…qui avance doucement dans les examens pour peut être un jour être médecin au Québec

Angela
3-05-2007 à 12:57
Vous avez raison. Nous savons parfaitement que nous ne pouvons pas emprisonner les médecins formés ici … Et nous agissons de manière très très intelligente en décourageant ceux qui ne demandent qu’à rester. Les conséquences ne sont pas seulement individuelles et ne concernent pas uniquement les médecins étrangers refusés. Ce sont des milliers de gens qui n’ont pas de médecins de familles, des listes d’attente des hôpitaux qui s’allongent, des médecins qui font plus que leur part du boulot et qui risquent l’épuisement professionnel …
D’où la question: c’est qui le gagnant dans cette affaire ?

JayJay
3-05-2007 à 14:24
Il ny a que 200 médecins pour 100 000 habitants au Québec. Pendant ce temps, des médecins formés à létranger nont pas pu obtenir le permis dexercice au Québec et sont contraints à travailler en usine, comme chauffeurs de taxi ou comme personnel dentretien, se disant pourtant prêts à exercer la médecine au salaire minimum, quitte même à le faire dans les régions plus durement touchées par la pénurie. Mais est-ce que cest si simple?

– Le processus de sélection du Collège des médecins est rigoureux et doit continuer de lêtre. Il ne sagit pas de protectionnisme corporatif ou de xénophobie. La méthode ontarienne est dailleurs à peu près la même, et les provinces canadiennes salignent sur cette façon de faire. Ça, cest la responsabilité du Collège des médecins.
– La méthode de recrutement est cependant différente selon les provinces. Au Québec la gestion du système de santé est réputée très centralisée, entraînant souvent une ingérabilité (…) de l’administration de la santé. Un seul exemple de cette difficulté, cest qualors que le recrutement est simplifié en Ontario du fait quun hôpital peut embaucher directement un médecin, au Québec, les médecins formés à létranger doivent passer par la filière Parrainage > Santé Québec > le Ministère qui donne son « veto ». Cest donc un problème de bureaucratie lourde, qui nest pas du fait du Collège des médecins qui réclame d’ailleurs un allègement de cette bureaucratie.
– Il est vrai que même après avoir réussi les examens, il est parfois difficile dobtenir le stage. Les places sont rares. Parce que si les admissions en médecine au Québec ont doublé depuis quelques années, le nombre de professeurs na pas suivi. Cest donc aussi un problème au niveau des universités qui souffrent de sous-financement et de pénurie de professeurs. Le cas actuel des 87 places vacantes est un précédent qui tombe bien mal et vu le buzz médiatique des médecins « rejetés » actuels, Monsieur le ministre aura du mal à éteindre les feux, dont certains ont été allumés par des démagogues à la vue un peu courte.

Ce qui est plus choquant, selon moi, cest lorsque le Dr Réjean Hébert (président de la Conférence des doyens des facultés de médecine du Québec) dit que les permis restrictifs sont lourds à gérer car ils demandent beaucoup de temps de formation (entrevue à Homier-Roy et à Maisonneuve aujourdhui). La société québécoise profite de candidats à la pratique de la médecine quelle naura pratiquement pas eu à payer pour former (sachant quun étudiant en médecine coûte environ 100 000 $ par an à former)! Ça me semble gonflé de la part du Dr Hébert de dire que les trois mois de stage coûtent trop cher.

Là où je suis choquée également, cest lorsque Dr Gaétan Barrette (président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec) tente de discréditer les médecins formés à létranger, en donnant lexemple (à Maisonneuve ce midi) de ce stagiaire en radiologie qui ne savait pas le nom de los fracturé du poignet dun patient. On dirait qu’il cherche à discréditer les médecins formés à l’étranger. Heureusement qu’il a en toute fin d’entrevue rappelé qu’il y a un grand nombre de médecins formés à l’étranger qui ont réussi le processus de sélection…

En fait, il y a actuellement environ 250 médecins formés à létranger pratiquant la médecine en permis restrictif au Québec et ce nombre ne tient même pas compte des professeurs de médecine recrutés directement par les universités, qui sont également sujets au permis restrictif.

Ils ont réussi le processus de sélection. Non seulement, ils ont démontré leurs compétences, mais certains dentre eux contribuent à former nos médecins québécois. Plusieurs P.R. sont au Québec depuis plus de vingt ans. Ils ont acquis la citoyenneté canadienne, sont parfaitement intégrés dans la société et y contribuent largement. Ils ont investi dans cette immigration, mais en sont ravis, car ils y ont souvent trouvé une meilleure qualité de vie. Cependant, létiquette « restrictive » reste très péjorative, aux yeux de leurs pairs par exemple. Et lobligation de renouveler annuellement ce permis les place dans une situation permanente de précarité. Revendiquer? On ne revendique pas quand on est sujets à un renouvellement annuel de son permis, ce serait de la folie. Il y a aussi la question de la mobilité géographique. Ce sont des RP ou des citoyens qui ont les mêmes droits que moi (citoyenne de naissance). Or, ils ne peuvent pratiquement pas bouger de leur région géographique (le permis restrictif les oblige à rester là où ils sont). Bien sûr, les jeunes médecins québécois sont aussi soumis à ça (réf. PREM) mais pas toute leur carrière. Ils ont la liberté théorique de bouger.

Le problème n’est vraiment pas simple même si c’est facile d’accuser les intervenants de jouer une partie de ping-pong sur le dos des Québécois et des immigrants qui ont tout abandonné et se retrouvent sur le carreau en attendant une place en stage.

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