Pas de sirop d'érable dans mon camenbert ! - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada

Pas de sirop d’érable dans mon camenbert !

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De Raphmtl

article trés intéressant sur les immigrés français !!

 

 

 

Comptant 1 candidat à l’immigration sur 10, les Français forment le plus fort contingent d’immigrants à faire leur entrée au Québec. Mais ils sont parmi les plus nombreux à le quitter. « Les Français s’intègrent très bien à court terme, mais plusieurs renoncent à vivre ici, le plus souvent pour retrouver leur famille restée dans la mère patrie », mentionne l’anthropologue Pierre Blais, qui consacre ses études de doctorat, menées à l’Université de Montréal, à ce phénomène.

« Je veux passer plus de temps avec ma famille qui vit en France », dit une jeune femme installée au Québec dont le fiancé a cessé sa recherched’un emploi à sa mesure à Montréal. « Ce qui me pousse à rentrer ? La famille restée en France », indique un autre. « L’éloignement de la famille était assez dur à gérer. Nous sommes donc repartis à la fin de notre contrat », explique un troisième.

Ces commentaires, recueillis par M. Blais auprès de Français retournés dans leur paysd’origine ou qui ont l’intention de le faire, ne représentent pas l’opinion de tous les immigrants de l’Hexagone, bien sûr, mais ils en disent long sur la distance culturelle qui sépare les mangeurs de camembert et le pays du sirop d’érable. Bien qu’on ne puisse établir de « cas type », il semble qu’après un début de séjour facile, où la convivialité des Québécois est perçue comme un baume pour bien des Français, les différences culturelles apparaissent fréquemment insurmontables.

Comme le montre le plus récent recensement du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec (premier trimestre de 2012), la France est le premier pays d’origine des nouveaux arrivants avec 9,5% des immigrants, suivie par la Chine (9,1%), Haïti (8,7%), le Maroc (7,1%) et l’Algérie (6,4%). Mais une autre étude, portant sur la population admise durant une décennie et encore présente dans sa province d’accueil en 2012, révèle que plus du quart des Français (25,4%) ont choisi de ne pas s’installer à demeure. « Nos données, obtenues auprès de 129 sujets de recherche, tendent à démontrer que bon nombre de Français finissent par éprouver le mal du pays. Comme si la greffe culturelle ne prenait pas. »

Des cousins différents
Relations hommes-femmes, rapport avec la culture, amitié, vie professionnelle, climat, rien n’a été laissé de côté dans le questionnaire que M. Blais a fait remplir à ses répondants. Une dizaine d’entrevues semi-dirigées, d’une durée pouvant dépasser les 180 minutes, ont complété la base de données dont il vient d’entreprendre l’analyse. L’étudiant-chercheur observe des points de convergence. « Les relations hommes-femmes et les relations sociales ne se vivent pas de la même façon selon qu’on est québécois ou français. Les deux sont liés d’ailleurs. »

Un Québécois entretient avec assiduité ses relations amicales… jusqu’à ce qu’il forme un couple solide. « Le Québécois concentre sa vie sociale autour de sa blonde et de ses enfants le cas échéant. Pour le Français, l’amitié demeure une valeur essentielle, qu’il soit en couple ou pas. »

Lorsqu’il a vaincu le célibat, le Français continuera d’organiser des souper d’amis avec sa conjointe; il en profitera pour faire des plans: louer en groupe une villa à la campagne, séparer les frais de location d’une voiture pour passer un weekend à New York ou à Boston… Le Québécois en couple fait passer ses amis bien après…

Des surprises attendent aussi le couple mixte (un Français et une Québécoise ou l’inverse), confronté aux différentes conceptions de la grand-parentalité. « En France, il est courant de voir les grands-parents s’immiscer dans l’intimité de leurs enfants. Ils gardent leurs petits-enfants, les accompagnent à la garderie par exemple. La mamie ne se gênera pas pour donner des conseils à sa belle-fille. Les mères québécoises ne l’entendent pas de cette manière. Conflits en vue », déclare l’étudiant, qui vit lui-même avec une Française.

C’est au cours de ses entrevues que Pierre Blais – un Québécois de souche – a entendu l’expression « germaine » pour la première fois. Elle gère, elle mène, c’est une Germaine. Elle provenait de la bouche d’une Française de 51 ans qui a vécu au Québec pendant plus de 25 ans. En revanche, le mâle québécois a plutôt bonne presse. « Oui, les Françaises se plaignent du fait que les hommes d’ici ne les draguent pas aussi ouvertement. Elles s’interrogent alors sur leur féminité. Mais après quelque temps, elles comprennent que ce n’est pas un manque de désir et elles sont plutôt heureuses de pouvoir se déplacer le soir sans être importunées. »

Une politique à revoir
Ce qui ramène le Français chez lui? L’appel de la famille. « Il veut retrouver ses racines familiales. C’est ce qui m’a le plus surpris dans la récolte des témoignages. Les Français sont très attachés aux liens familiaux et cet attachement les rattrape après quelques années », commente l’étudiant qui en est à sa quatrième année d’études, après avoir fait un baccalauréat et une maitrise en anthropologie de la contemporanéité (ou socioculturelle) à l’Université Laval.

Pierre Blais aborde le phénomène sous la loupe de l’anthropologie, ce qui lui permet de jeter un regard différent de celui d’un démographe ou d’un sociologue. Cette étude sur la difficulté d’adaptation à long terme des Français au Québec remet pourtant en question un volet de la politique d’immigration. « Les sondages sont assez éloquents: les Français sont parmi les immigrants les mieux choyés sur le plan professionnel. Ils trouvent des emplois rémunérateurs, très souvent liés à leur formation. Le fait qu’ils soient nombreux à renoncer à vivre ici démontre que cette composante a ses failles. »

Dans ses études de deuxième cycle, l’anthropologue avait étudié le système de pointage que le Québec a adopté à la fin des années 60 pour sélectionner ses immigrants. Un système qui a, depuis, été imité, notamment par l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Il suggère donc de revoir l’orientation de la politique d’immigration qui tend à faire du travail la pierre angulaire de l’intégration.

 

 

http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=11100

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De frédo26

très bien cet article !

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De Miss Cerise

Intéressant. Mais je ne suis pas sure que les Français aient vraiment plus de liens familiaux, ou plus de choc culturel, que les autres populations citées dans l’article. Je pense qu’il y a une aussi une proportion de Français qui rentrent parce qu’ils le peuvent. Ils ne fuient pas une guerre ou une dictature, et malgré la crise, la France reste un pays où il peut faire bon vivre. Sinon, l’analyse est assez juste. 

 

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De Pat immigré dans sa tête

personnellement je n’ai plus de contact avec ma famille depuis 6 ans donc pas concerné.

 

ma seule famille c’est la femme que j’aime, et elle est Québécoise

les autres sont la famille que je me suis trouvé: mes amis et j’en ai aussi à Montréal.

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De Patrice Bouvart

très bon article

perso moi j’ai pas envie de retourner en France j’ai honte de mon pays de ce qu’il ai devenue

 

mais il y a certain point que je suis pas d’accord avec cette article  d’autre sont vrai comme belle mére qui ce méle du couple ou éducation des petits enfants je confirme 🙂

 

moi j’ai trouver un déffaut des Québecquois sait quand il y a du monde qui vienne chez eux il ce servent comme si ils était chez eux sans permission

par contre les Québecquois ont un grand coeur très généreux pour aider leur amis ou autre

 

les Français sont plus sévére avec l’éducation des enfants 

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De Trug

moi j’ai trouver un déffaut des Québecquois sait quand il y a du monde qui vienne chez eux il ce servent comme si ils était chez eux sans permission

les Français sont plus sévére avec l’éducation des enfants 

Qualité/défaut c’est un jugement de valeur que l’on fait en fonction de son éducation et donc de sa culture d’origine.
Ce « défaut » est sûrement pour la culture Québecoise une normalité et les Québecois trouveraient choquant qu’il n’en soit pas ainsi.

Tout est question de culture. Le bien, le mal…etc.

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De Billie

 

moi j’ai trouver un déffaut des Québecquois sait quand il y a du monde qui vienne chez eux il ce servent comme si ils était chez eux sans permission

les Français sont plus sévére avec l’éducation des enfants 

Qualité/défaut c’est un jugement de valeur que l’on fait en fonction de son éducation et donc de sa culture d’origine.
Ce « défaut » est sûrement pour la culture Québecoise une normalité et les Québecois trouveraient choquant qu’il n’en soit pas ainsi.

Tout est question de culture. Le bien, le mal…etc.

 

Parfaitement d’accord avec vous. J’apprécie votre commentaire car il témoigne d’une capacité à vous ouvrir aux autres, à comprendre et respecter  la différence. Bienvenue au Canada!

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De Pat immigré dans sa tête

A Rome fais comme les Romains….

 

on doit s’adapter et se plier au us et coutumes des pays dans lesquels on va, sans jugement de valeur…

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De berla

Je suis d’accord à Rome on fait comme les romains! Mais en même temps cela dépend aussi des personnes que tu fréquentes.Je vais dans ma famille à Québec et je ne me sers pas sans y être autorisé et c’est la même chose quand ils viennent chez-moi. Il est entendu que si j’y vais pour aider exemple à préparer le repas des fêtes cela est différent. J’ai des bons amis français qui le premier jour qu’ils sont venus chez-moi, il s’est permis d’ouvrir le frigo afin d’y prendre du lait. Il a su très vite que cela n’ètait pas accepté, Il m’a dit oui mais ailleurs je le fais…je lui dit ok pour ailleurs mais pas dans ma maison! On a eu une conversation et la conclusion a été qu’il devait regarder ce que les autres faisaient et agir en conséquence! Je pense que c’est la façon d’agir dans tous les pays du monde en tout cas c’est ce que j’ai fait quand j’ai vécu à l’étranger! Dans ma famille on ne se mêle pas de l’éducation des autres enfants et cela remonte même à mon enfance. Quand je demandais une chose à mes grands-parents, ils me disaient toujours qu’est-ce que tes parents en pensent. Comme tous les enfants un jour j’ai dit ah maman est d’accord…. oups je l’ai vertement su par la suite!!!!

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De trefle

Si alors les liens familiaux (donné comme cause de retour en France) sont un prétexte quelle serait la raison de leur retour ?  Ces personnes auraient honte de donner le vrai motif ?

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De berla

Est-ce qu’on accepte et aime de donner les motifs de « nos échecs ou abandons »?

Ou serait-ce comme l’on voit présentement : »Je quitte la vie politique pour des raisons de santé familiale »?

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De lorelai

En même temps, l’article dit que 25% des Français ayant immigré au Canada retournent en France. Certes. Mais cela fait quand même 75% qui restent !
Et quelque part, ceux qui sont partis peuvent se dire « au moins on aura essayé, on aura vu ». Ma devise : « si tu n’essayes pas, tu ne sauras pas ». En d’autres termes, « qui ne tente rien n’a rien ».

Et tant va la cruche qu’à la fin elle se brise.

J’en ai plein d’autres des comme ça 😉

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De Miss Cerise

Si alors les liens familiaux (donné comme cause de retour en France) sont un prétexte quelle serait la raison de leur retour ?  Ces personnes auraient honte de donner le vrai motif ?

 

Ca n’est pas nécessairement un pretexte. L’éloignement familial peut réellement peser. Je pense que c’est simplement une pondération entre ce que tu as ici et ce que tu pourrais avoir la-bas, qui n’est pas forcément la même si tu es Français ou réfugié. 

 

Je pense qu’un rapide tour du forum nous donne une idée des autres raisons de départs: opportunités professionnelles pas à la hauteur, choc culturel trop grand, difficulté à se créer un réseau, sentiment de solitude ou de déracinement. Et sinon comme l’ont dit d’autres personnes, simplement le coté « bon, on est allés voir ailleurs, c’était chouette, mais on est bien à la maison finalement ». 

 

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De trefle

Je parlais de prétexte car très peu de personnes avoueront l’échec.  Avouer l’échec c’est appuyé encore plus sur l’abcès et ça on n’aime pas et en plus pour une enquête c’est plus simple de dire : que la famille manque, ça coupe court à la discussion.

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De lorelai

Je parlais de prétexte car très peu de personnes avoueront l’échec.  Avouer l’échec c’est appuyé encore plus sur l’abcès et ça on n’aime pas et en plus pour une enquête c’est plus simple de dire : que la famille manque, ça coupe court à la discussion.

La mauvaise « réputation » de l’échec est quelque chose de très français, justement. Alors que finalement, avouer ses échecs, c’est aussi dire « je me suis trompé, mais on ne m’y reprendra pas 2 fois ». On apprend toujours de ses erreurs. A condition de ne pas faire 2 fois la même erreur !

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De Blueberry

En même temps, l’article dit que 25% des Français ayant immigré au Canada retournent en France. Certes. Mais cela fait quand même 75% qui restent !
 

 

Le problème avec les statistiques est qu’on peut leur faire dire ce que l’on veut. Il n’y a jamais vraiment eu de décompte officiel des immigrants restant au Canada ou retournant chez eux, tout simplement parce qu’il n’est pas évident de garder la trace de ces immigrants, quelque soit leur nationalité ou leur province de destination, Français inclus.

 

L’erreur est humaine dit-on, mais néanmoins dans le cadre d’une immigration cela coute cher, littéralement, et la marge d’erreur est quand meme minime quoi que l’on en dise. Si c’est juste pour « tenter, essayer, voir », il vaut mieux venir en visa temporaire ou en vacances, et pas nécessairement faire sauter toute sa vie pour cela. Pas dit que les regrets seront plus faciles à digérer non plus au retour.

 

La mauvaise reputation de l’échec ne se limite pas à la France. Elle ne connait pas de frontières…..personne n’aime échouer!

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De Miss Cerise

Je parlais de prétexte car très peu de personnes avoueront l’échec.  Avouer l’échec c’est appuyé encore plus sur l’abcès et ça on n’aime pas et en plus pour une enquête c’est plus simple de dire : que la famille manque, ça coupe court à la discussion.

 

C’est vrai. En même, temps, ça ne doit pas être facile d’accepter « l’échec ». Je sais que moi, mon entourage me met une pression monstre (sans doute avec des bonnes intentions). « Et pourquoi tu vis là-bas? C’est vraiment mieux qu’ici? Tu vas rester pour toujours? Et tes enfants? Et ton mari? Et si tu divorces? Et ton fonds de retraite? » (j’ai 23 ans). Donc si je rentre, j’imagine déjà les « ah ben on a avait raison hein, c’était pas si bien finalement ».

 

La décision de rentrer, comme celle de partir, n’est jamais facile. Donc s’abriter derrière une raison simple comme la famille, c’est éviter de faire une mini-psychanalyse à chaque fois que quelqu’un te demande pourquoi tu rentres. Et je pense que la notion d’échec est à nuancer. Dire que finalement, le Québec, c’était pas pour nous, ce n’est pas forcément un echec. Ca me semble dommage de le vivre comme tel. 

 

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De lorelai

La mauvaise reputation de l’échec ne se limite pas à la France. Elle ne connait pas de frontières…..personne n’aime échouer

 

Je persiste et signe 😉

 

http://www.zdnet.fr/actualites/failcon-comment-transformer-l-echec-en-succes-39782974.htm

 

http://rachid-sefrioui-capital-risque.blogspot.fr/2011/07/la-failcon-ou-quand-lechec-du-succes.html

 

 

 Dire que finalement, le Québec, c’était pas pour nous, ce n’est pas forcément un echec. Ca me semble dommage de le vivre comme tel.

 

Je suis bien d’accord. Décider de « rentrer au pays » ne doit en effet pas être vécu comme un échec cuisant et honteux. Plus facile à dire qu’à faire, je suis bien d’accord aussi.

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De koideneuf

Si il y un grand nombre de retour particulierement des français c’est simplement que l’ecart du niveau de vie entre 

la France et le Canada n’est pas enorme. De manière generale un Français qui immigre au Canada peut avoir légérement mieux en terme de niveau et de qualité de vie OU légérement moins, mais le legerement moin peut etre dificile a vivre lorsque l’on avait un bon niveau de vie en France.

 

En parrallele un immigrer qui vient (sans denigrement bien sur) d’afrique, de certain pays asiatique ou autre pays beaucoup moins developé ne peuvent (en generale) avoir que mieux voir beaucoup mieux. Imaginer un immigrant qui multiplie son salaire par 10 ou 15, il peut s’acheter une voiture, habiter dans un logement chauffé (c’est pas tout le monde qui a le chauffage dans certain pays), faire des sortie, etc.

 

Tout le monde a de la famille qui manque.

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De kjaerlighet

Là ça dépend encore de ce que tu as avais en france, quelqu’un qui gagnait le smic ou proche du smic en france n’aura aucune difficulté à gagner pas mal plus d’argent d’ici, …

 

Il y a aussi beaucoup de personnes qui dans leur vie n’ont pratiquement jamais bougé de leur coin et du jour au lendemain décident d’immigrer et se trouvent dans une situation qu’ils ne savent pas gérer, ils ont perdus leur confort, leur repères et ne sont pas capable d’y faire face.

 

J’ai déménager une bonne dizaine de fois, en changeant de région, de ville, de job, je peux pas dire qu’immigrer au Québec auras été particulièrement difficile pour moi, maintenant quelqu’un qui à vécu toute sa vie dans la même ville, dans la même job depuis des années et des années, c’est surement une autre histoire …

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De Blueberry

Euh, pas vraiment de rapport avec l’immigration, ni un concept Franco-Français….et non, personne n’aime échouer en général, la nationalité n’a pas vraiment de poids sur cela.

 

Je persiste et signe 😉

 

http://www.zdnet.fr/actualites/failcon-comment-transformer-l-echec-en-succes-39782974.htm

 

http://rachid-sefrioui-capital-risque.blogspot.fr/2011/07/la-failcon-ou-quand-lechec-du-succes.html

 

 

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