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Le français invisible : francophones hors-Québec

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Le français invisible

Ecrit par: Petit-Prince 13-06 à 10:45

Hors du Québec, la population francophone minoritaire subit l’effet de l’assimilation. Statistiques Canada estime que plus d’un tiers d’une génération issue de parents francophones parleront principalement la langue anglaise lorsqu’ils vivent dans le ROC (Rest of Canada).

L’extrait du quotidien La Presse, illustre bien le problème de cette minorité pourtant bien représentée (35%).

QUOTE
Le français invisible
Extrait du journal La Presse
Sudbury, Ontario

À la caisse populaire Saint-Jean-de-Brébeuf de Sudbury, les instructions s’illuminent en français à l’écran du guichet automatique. Autant dire en chinois pour le premier client de la file, incapable de réaliser sa transaction sans appeler un ami à la rescousse.

Le jeune homme s’appelle Legault. Mais, comme plusieurs des 500 000 Franco-Ontariens, son nom de famille ne veut plus rien dire. C’est désormais son prénom, Jason, qui révèle la langue qu’il parle. «Mes deux parents sont francophones, mais moi, je n’ai jamais appris le français», explique le jeune résidant de Sudbury.

Dans sa grise ville minière, environ 35% de la population continue de parler français. Mais elle parle un français invisible. Un français silencieux, qu’on entend à peine dans les allées de l’épicerie. «À la caisse, il faut chercher la petite étiquette pour vérifier si la caissière s’appelle Shirley ou Josette. Mais des fois, tu ne veux pas te casser la tête. Tu veux juste acheter ton steak haché et t’en aller. Pour les gens d’ici, le français est une langue qui ne se parle pas fort, sauf en privé», explique Louis-Pierre Pichette, qui étudie l’histoire à l’Université Laurentienne.

«Ici, tu peux passer des années à bavarder avec quelqu’un en anglais avant d’apprendre qu’il est aussi francophone», renchérit le professeur de droit Henri Pallard, un francophone de la Colombie-Britannique qui enseigne à Sudbury.

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Ecrit par: epervier 13-06 à 10:59

J’ai lu l’article PP….très intéressant……dans les librairies, même les livres québécois sont classés dans: littérature étrangère…..pas mal non…..Ces francophones ont chosi de vivre en anglais, c’est leur choix…..je vais sans doute me faire lapider, mais qu’on cesse de nous casser la tête avec le fait français hors Québec et qu’on arrête de vouloir culpabiliser le Québec en disant que nous laissons tomber les Francophones hors Québec….Le pays français, c’est le Québec pas dans le ROC…..

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Ecrit par: eny1 13-06 à 11:23

Drole le fait de traiter toujours les consequences au lieu de chercher les causes.

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Ecrit par: oursonjoyeux 13-06 à 11:31

cela montre une fois de plus que l’équilibre est précaire…

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Ecrit par: phil64qc 13-06 à 11:37

Salut,

Cela me fait aussi penser à mes balades au Nouveau-Bruns., le Maine, Vermont…. où tu vois encore pas mal de noms francophones mais où les gens ont completement perdu le français lors du passage d’une génération.
Je pense que c’est l’affaire des parents de vouloir ou nom, faire parler leur langue natale à leurs enfants et à ceux-ci de faire ou non des efforts pour l’apprendre.
Aux USA, comme au Canada, je ne pense pas que tous les descendants allemands, italiens, polonais, hollandais, chinois, français, espagnols, portugais……………………………etc parlent tous encore la langue de leurs ancètres arrivés ici depuis des siècles et des siècles, amen!!

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Ecrit par: malemutekid 13-06 à 11:58

QUOTE (epervier @ 13-06 à 14:59)
J’ai lu l’article PP….très intéressant……dans les librairies, même les livres québécois sont classés dans: littérature étrangère…..pas mal non…..Ces francophones ont chosi de vivre en anglais, c’est leur choix…..je vais sans doute me faire lapider, mais qu’on cesse de nous casser la tête avec le fait français hors Québec et qu’on arrête de vouloir culpabiliser le Québec en disant que nous laissons tomber les Francophones hors Québec….Le pays français, c’est le Québec pas dans le ROC…..

Ces francophones ont chosi de vivre en anglais, c’est leur choix…..

Un peu de sociolinguistique t’apprendrait que ce n’est pas leur choix, justement. La pression de l’anglais est énorme. Pendant des années, cette langue a été et continue d’être la norme linguistique pour la réussite économique et sociale. Dans ces conditions, faute d’une volonté politique réelle, ils sont OBLIGÉS de se tourner vers l’anglais.

Beau complexe de supériorité. Ça me rappelle les salonards parisiens centrés sur leur pays, qui affirment que le fait français n’existe qu’en France, et que ce qu’il y a ailleurs (Québec, Belgique, Acadie, Suisse romande, etc.), c’est du n’importe quoi.

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Ecrit par: epervier 13-06 à 13:09

malemutekid, étant québécois depuis ma naissance, je crois que j’ai pas de leçon d’histoire à recevoir de toi, me semble……je connais très bien l’histoire des francophones hors Québec et leurs difficultés de vivre en Français….je ne les blâme pas du tout, je constate…..

Pendant des années, le Québec a tout fait pour aider les minorités francophones du Canada, sans grand succès d’ailleurs…..l’assimilation se poursuit….çà aussi c’est un autre constat…ce n’est pas un complexe de supériorité que d’affirmer qu’au Canada la vie française, c’est au Québec que çà se passe, çà aussi c’est un fait ne t’en déplaise.

Si tu avais lu l’article de la Presse, tu aurais lu que les Francophones interrogés ne voient pas trop l’utilité de parler français….même entre eux ils parlent anglais…..encore une fois je ne les juge pas mais je constate. C’est triste mais c’est la réalité…..point final.

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Ecrit par: Diego 13-06 à 13:17

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Ces francophones ont chosi de vivre en anglais, c’est leur choix…..

Excellente blague ! T’en a d’autres des comme ça ?
La francophonie au Canada, hors du Québec, est une utopie qui date du régime de Pierre-Elliot Trudeau, qui aurait voulu d’un Canada bilingue “coast to coast” … (Faut bien une raison pour être différents du voisin d’en bas ..)

Or, sur le terrain, c’est pas aussi facile .. Ces gens n’ont pas accès à des services en français, ils sont volontairement marginalisés, ce qui fait qu’avec le temps, ils baissent les bras et se rendent compte qu’en adoptant l’anglais, leur vie sera beaucoup plus facile. Ne pas parler de choix, s’il-vous-plaît.

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Ecrit par: Mylène 13-06 à 13:26

Si un francophone va s’installer dans le ROC, c’est pour une multitude de raisons (envie de parler ou d’apprendre l’anglais, raisons professionnelles, raisons de coeur, etc .. etc …).

Qu’ils parlent l’anglais au quotidien, dans leur vie “publique”, c’est normal.

Qu’ils choisissent de parler l’anglais, et non le français, dans leur vie privée, là, en effet, c’est leur choix!! Ou leur problème … c’est comme on veut …

Mais qu’ils délaissent totalement le français et ne le parlent même pas à la maison afin de l’enseigner à leurs enfants, je trouve cela particulièrement dommage … D’abord, n’est-ce pas perdre un peu de ses racines ? N’est-ce pas non plus donner une chance de moins à ses enfants qui, en étant bilingues, aurait peut-être d’autres opportunités de carrière et d’emploi?
De plus, quand on est francophone, cela n’est pas compliqué de parler français à ses enfants … !

Etant presque bilingue, j’ai longtemps voulu parler anglais à mes (futures) enfants afin de leur permettre de connaître, sans difficultés, une seconde langue. Mais c’est le “presque” qui m’en a empêchée .. mais là, de nouveau, c’est un choix. Je ne suis pas anglophone et je n’aurais pas pu assumer de parler uniquement l’anglais à mon enfant … donc j’ai décidé de ne pas le faire …

Mais si j’avais été anglophone, je l’aurais fait sans hésiter …

Les communautés vietnamiennes, chinoises, …, un peu partout dans le monde, perpétuent très bien cette connaissance de la langue maternelle … Leurs enfants sont en général bilingues, et empreints de deux cultures, qui leur donnent une richesse inégalée.

Ce n’est pas s’exclure que de parler une autre langue à la maison … et je pense qu’au contraire, c’est donner une autre ouverture à notre descendance!

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Ecrit par: epervier 13-06 à 13:27

ok Diego, j’ai mal choisi l’expression…..ce que je voulais dire et je m’explique…..à cause de toutes les contraintes qu’on leur imposent la majorité des Francophones hors Québec optent de vivre en anglais parce que çà leur simplifie la vie…..le choix est là: vivre plus tranquille en Anglais ou vivre en Français avec ce que celà demande d’énergie……il semble que le choix se fasse lentement mais surement.

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Ecrit par: Diego 13-06 à 13:33

Euh .. epervier … 100% d’accord avec ce que tu dis depuis le début ..

C’est malemutekid que je citais ..

Mylène : Je suis également d’accord avec ce que tu dis. J’ai voyagé au Manitoba il y a quelques mois, et des enfants 100% anglos ayant des parents s’exprimant en français, c’est très répandu, particulièrement à Winnipeg. Le contexte actuel ne laisse pas beaucoup de choix, soit on s’assimile, soit on s’exile vers la seule véritable terre francophone sur ce continent…

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Ecrit par: kroston 14-06 à 4:47

Hello ma gang de capotés

Pfiouuuuuu…. De retour d’Ottawa depuis quelques heures à peine, je faisais juste un petit saut sur le forum avec l’envie de donner un petit compte rendu de mon séjour dans la capitale et vous conter ma petite croisière en bateau à Gatineau d’hier… mais avec 10 heures d’avion dans les pattes et quelques jours de boulot acharné, ajoutez à cela le décalage horaire, je suis pas sûr que je vais pouvoir expliquer mes idées très clairement ce soir.

M’enfin, je suis tombé en premier sur ce message qui me fait bondir, particulièrement aujourd’hui, et je pense que je ne vais pas pouvoir attendre demain pour y répondre et donner mon humble avis sur la question…

Bon, depuis maintenant 2 ans, mais plus particulièrement depuis que je travaille au Yukon, je suis très impliqué dans la francophonie hors/Québec. C’est rendu que la job passionnante que je fais ici me prend les trippes désormais. Elle m’offre l’opportunité de rencontrer des francophones de partout (pas un, pas deux, mais plusieurs dizaines, de travailler avec eux et de me balader dans les communautés à travers le pays, du yukon au Labrador en passant par les prairies.

Bref, depuis quelques temps j’ai obtenu un siège au conseil d’administration d’une fédération francophone canadienne pour laquelle je représente modestement le territoire du Yukon. Pour cela, je travaille main dans la main avec mes collègues de l’Ouest avec lesquels nous formons une coalition : (Colombie-Britannique, TNO, Alberta, Saskatchewan et Manitoba) et je les rencontre régulièrement.

Cela étant dit, les gens de ce forum qui me connaissent savent, du moins je crois, que je suis loin d’être quelqu’un qui brandit un drapeau francophone partout avec moi, que je ne suis pas non plus venu dans l’Ouest avec l’idée de parler le français…

Pourtant… pourtant… malgré cela, et comme énormément de gens de différents milieux qui m’entourent, je vis aujourd’hui à 100% en français, même au Yukon, et je me bas aujourd’hui avec plaisir pour le développement de la francophonie au Canada… Bien sûr j’utilise l’anglais aussi, mais plus par goût que par réelle nécessité, et pour le plaisir d’évoluer dans le monde bilingue où je baigne

Alors non, ce genre d’intervention ne me fait pas bondir comme je le disais, mais me fait plutôt de la peine… Quel plaisir malsain avez-vous donc à renier cette francophonie ailleurs que chez vous ou à vous en approprier le monopole? Bien sûr les francophones vivent dans un contexte minoritaire en dehors du Québec. Ils sont bien sûr écrasés par le nombre d’anglophones, mais ils existent, ils sont chez eux, et les services francophones de qualité sont répandus partout d’un bout à l’autre du pays et je suis le premier surpris de constater que la francophonie florit aussi en dehors du Québec !!! Je travaille sur le terrain, je ne suis pas un fonctionnaire d’Ottawa, mais je connais des francophones dans chaque province et je fais ces constats quotidiennement. Alors, ce genre de discours, désolé, pour rester poli, ça me fait profondément chier et cela contredit tout ce que je vis. Il faudrait donc que ces francophones quittent chez eux pour aller s’installer au Québec prétendument parce que qu’il n’y a que dans cette province que l’on peut vivre adéquatement en français ? Ben voyons donc !

Ce sont des raisons comme malemutekit l’explique merveilleusement bien qui ont été en partie responsable de mon départ du Québec et au fur et à mesure du temps qui passe, je suis de plus en plus heureux de l’avoir fait.

Mon récent séjour à Ottawa m’a fait réaliser, une fois encore, que les Québécois ont une compétence extraordinaire pour le chialage, mais combien d’entre eux ont-ils déjà rencontré de vrais francophones non Québécois, combien d’entre eux sont-ils conscients qu’il n’y a pas en pratique : le Québec et le Roc (souvent généralisé à l’Ontario d’ailleurs), mais 10 provinces et 3 territoires qui sont très différents et ont chacun leurs particularités? Les Québécois du Québec que je rencontre au cours de mes réunions restent la bouche entrouverte et la langue pendante devant les quantités de choses de qualité qui se font en français par delà leur frontière, devant le nombre de gens qui travaillent au sein d’organismes francophones, devant leur succès et plus globalement devant le dynamisme francophone pancanadien. Après, ils disent : Ben là là, jamais on n’aurait pensé que ça marchait de même chez vous…

Par ailleurs, une notion de plus en plus à la mode et intéressante est celle du “bilinguisme additif”. Et dans le contexte tel les choses évoluent, personnellement je suis très confiant et ne redoute aucunement que mes enfants soient “assimilés” par le fait qu’ils vivent au Yukon ou ailleurs. Au contraire, ils seront parfaitement bilingues tout en restant avant tout francophones. De mémoire, je sais que les recherches démontrent que 2/3 d’enfants de couples exogames (couples anglo-franco) s’assimilent, mais grâce notamment aux écoles francophones présentes partout là où le nombre le justifie, les recherches démontrent aussi que la tendance s’inverse.

Le bilinguisme additif fait référence à l’ajout de l’anglais en plus du français (les programme du cours d’anglais (provincial ou territorial) est le même, dans les écoles francophones et dans les écoles anglaises).

Pour prendre un exemple concret, ici au Yukon par exemple, les premiers vrais franco-yukonnais terminent actuellement leurs études secondaires, ce sont de jeunes adultes (ils ont une vingtaines d’années). Ils ont avant tout une langue maternelle, une éducation et une identité culturelle francophones qu’ils revendiquent, et cerise sur le gâteau, ils sont en plus bilingues et peuvent vivre indifféremment dans les deux langues. Un article du journal interrogeant des élèves de 12ème année en parlait justement la semaine dernière. Ces élèves, nés à Whitehorse pour la plupart étaient fiers de dire qu’ils étaient les premiers vrais franco-yukonnais et n’avaient aucune raison d’aller vivre au Québec, une province qu’ils ne connaissent pas et où ils n’avaient d’ailleurs jamais mis les pieds. “Non, nous autres sommes des francophones des montagnes”, disent-ils en cœur.

Saviez-vous aussi que maints villages qui fourmillent dans les provinces de l’Atlantique sont complètement francophones?

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qu’on cesse de nous casser la tête avec le fait français hors Québec et qu’on arrête de vouloir culpabiliser le Québec en disant que nous laissons tomber les Francophones hors Québec….Le pays français, c’est le Québec pas dans le ROC…..

Beau complexe de supériorité. Ça me rappelle les salonards parisiens centrés sur leur pays, qui affirment que le fait français n’existe qu’en France, et que ce qu’il y a ailleurs (Québec, Belgique, Acadie, Suisse romande, etc.), c’est du n’importe quoi.

Excellente réflexion, mon gars !

Bon, je vais faire dodo là-dessus, j’espère que vous ne m’en voudrez pas pour ce message un peu désordonné et mal construit… pas le courage de me relire… mais je pourrais en parler pendant des heures…

Mon ami Épervier, j’aimerais tant qu’on s’asseye autour d’une bonne bière un de ces jours… euh ok, un coke pour toi et une case de douze pour moi, pi qu’on jase un peu tous les deux, on a des trucs à se conter…

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Ecrit par: Petit-Prince 14-06 à 4:57

Rappelle-nous combien il y a de francophones au Yukon ? … Tu nous l’avais dit il y a quelques temps…

… En plus, la part de francophones au Yukon est inférieure à la moyenne du ROC. Dans le ROC, moins de 5% de la population a le français pour langue maternelle (à peine plus de 2% dans l’Ouest du pays).

Où sont-donc passés tous ces francophones qui étaient partis vers l’Ouest il y a quelques temps ? … l’assimilation fait son ouvrage. C’est tout. À hauteur d’un tiers de la population par génération…

Mais ça, tu dois le savoir non ?

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Ecrit par: kroston 14-06 à 5:16

Et alors… je ne parle pas de quantités. Je parle de gens qui y vivent, qui y sont chez eux, qui parlent le français, et qui n’ont pas plus à voir avec le Québec que moi j’ai à voir avec le Togo (que j’aimerais connaître soit dit en passant). Je parle aussi de tous les gens qui se battent pour développer et rendre possible cette francophonie.

Il n’y en aurait que 10 que ça en vaudrait encore la peine.

Et Petit Prince, j’apprécie souvent tes commentaires et interventions qui sont en général pleines de bon sens. Et je suis convaincu que si tu venais passer quelques semaines chez nous, tu verrais mieux le poids que représentent 1200 francophones dans une ville de 20,000 habitants.

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Ecrit par: peanut 14-06 à 10:06

kroston,

le travail que tu fais au Yukon me semble admirable(défendre les intérêts francophones), mais il faut se rendre à l’évidence…l’érosion du français dans le ROC est inévitable…il y a peut-être des petites hausses temporaires, mais la tendance est là depuis plusieurs années…

Raison de plus d’admirer la ténacité des francos des autres provinces…dont tu fais maintenant partie!

J’espère juste que Stephan Harper ne sera pas élu, car il veut mettre la hache dans les programmes de bilinguisme(services en français dans les villes ou villages ou la proportion des francophones est importante…)

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Ecrit par: Zogu 14-06 à 10:33

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Saviez-vous aussi que maints villages qui fourmillent dans les provinces de l’Atlantique sont complètement francophones

J’ai visité TOUS les villages francophones (acadiens) de Nouvelle-Écosse lorsque j’en ai fait le tour en 1998.

C’était désolant à voir et à entendre. Vraiment. Des fois, j’en avais le coeur serré.

Un peuple très pauvre et ayant perdu sa culture, côtoyant des anglophones plutôt riches. Les jeunes acadiens s’assimilaient à l’anglais, car sinon leur avenir était bouché.

A la radio, il y avait des émissions en “français”, mais même moi j’y comprenais rien, tellement c’était créolisé.

Bref, un voyage qui m’a ouvert les yeux sur certaines réalités canadiennes.

Heureusement, il y a espoir… au Nouveau-Brunswick, seule province (hors-Québec) où le français prend du mieux.

Quant aux provinces où il n’y a jamais eu de francophones avant, comme le Yukon. C’est sûr, on peut y parler français. Mais y vivre en français? Je ne crois pas. Est-ce que la signalisation routière est bilingue? Est-ce que les étiquettes des produits alimentaires le sont? Etc. C’est sûr, il n’y aura pas les conflits sociaux des provinces Maritimes ou des Prairies, où les francophones se battent pour leur survie et perdent la mise. Où il y a une très forte animosité de la part des anglophones. Mais le Yukon ne sera jamais bilingue!

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Ecrit par: Monikebek 14-06 à 12:54

J’arrive Vincent, j’arrrriiiiive … non faut remonter un peu la cote là hé ! Je me doutais bien que tu allais intervenir et j’attendais ton retour d’Ottawa avec une certaine impatience
Malheureusement notre famille ne comptera pas dans les francophones puisque nous sommes allophones sauf le petit Timothy qui lui est effectivement né en France. Sinon, il y aurait bientôt une chance d’avoir 4 francophones de plus …
Et le plus fou c’est que moi, je revendique le droit au choix de la langue d’éducation, mais je parle le français à la maison, et j’adorerais, si jamais on s’en va au Yukon, m’investir à 200% dans la promotion de la francophonie !
C’est drôle que personne ne dit rien des Italiens et Portugais et autres hispanophones qui eux mainteinnent fort bien la langue de leurs origines. Pourquoi les francophones hors Québec devraient-ils renoncer à leur langue ?
En plus, je ne suis pas une francophone, mais où que nous vivions, je ferai l’impossible pour que nos deux garçons restent francophones BILINGUES 9au minimum) anglais. Mais tout le monde n’est pas doué pour les langues non plus, alors oui, il y en a qui n’en apprennent qu’une parce que leurs talents sont ailleurs.
Mais est-ce qu’on doit condamner les “cousins” francophones du Yukon, de BC, du Manitoba et ailleurs dans le ROC pour cela ?
OK OK j’arrête… comme Vincent, je serais intarissable sur le sujet … et hop! on débranche Momo !!!

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Ecrit par: malemutekid 14-06 à 14:37

Je viens en rajouter une couche, et je n’attaque personne en particulier. Qu’on ne le prenne pas personnellement. Mais je voudrais dire que l’idée de “fait français” au Québec en prend un coup quand on voit les avantages incroyables consentis aux Anglo-québécois, notamment en matière d’enseignement supérieur, de santé, de régions déclarées bilingues… Ils ont les établissements, les institutions, les administrations les plus richement dotés, et personne au Québec ne semble y trouver à redire….
Les francophones hors-Québec n’ont pas le quart de tous ces droits.

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Ecrit par: peanut 14-06 à 15:33

on ne trouve rien à y redire, sauf qu’on aimerait que les francophones hors québec aient les mêmes avantages!

et dire que certains anglophones du québec se plaignent encore et toujours!!!

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Ecrit par: epervier 14-06 à 21:45

Débat passionnant….il ne s’agit pas de critiquer, blâmer ou juger qui que ce soit mais plutôt de constater: les Francophones hors Québec s’assimilent à un rythme effarant….même au Québec, malgré la loi 101, le % de Francophones se maintient à peine…..suffit de lire le tableau statistique publié par Diego pour s’en rendre compte.

Je sais bien mon ami Kroston qu’il existe des poches francophones hors Québec notamment au Manitoba, au Nouveau-Brunswick, dans le nord de l’Ontario et maintenant au Yukon…..mais ces gens ont-ils les mêmes droits et privilèges que les Anglophones du Québec qui ont tous leurs droits comme le mentionnent si justement malemutekid??????….Toujours les Québécois ont voulu accordé à leur minorité anglophone leurs pleins droits, parce qu’ils sont aussi Québécois…..ce n’est pas le cas pour les Francophones hors Québec, malheureusement…..et j’en connais puisque j’ai de la parenté en Ontario, qui ne parle presque plus Français et dont les enfants sont assimilés.

C’est triste mais c’est la réalité.

Bin oui mon ami Kroston, un jour on s’assoiera ensemble pour discuter un bon coup, qui avec sa caisse de 12, qui avec son Pepsi et devine lequel boira du Pepsi

Y’aurait long à dire sur le sujet et le débat ne sera jamis terminé….j’espère sincèrement que les Francophones hors Québec gagnent leur lutte, mais honnêtement je n’y crois pas.

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Ecrit par: Sigognac 15-06 à 7:56

Plutôt amer comme fil…
Quelqu’un a-t-il des propositions plus positives pour renforcer/maintenir la position du français ?
Parce que à parcourir les sites canadiens anglophone, j’ai plutôt l’impression qu’on tire à boulets rouges sur le Québec en particulier et le bilinguisme en général.
Petit extrait pris au hasard sur forums.compuserve.com/vlforums/FRA/…

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Then there’s Quebec, the golden child of Canada. It’s fine for that province to be unilingual (hello Bill 101) while the rest of Canada is forced to be bilingual. You can’t get a job with the Federal government unless you’re fluent in both French and English, yet some of the Federal government employees I’ve dealt with can barely speak English. On more than one occasion, I’ve asked to speak to someone else because I couldn’t understand a word the person was saying. It’s time we elected a Prime Minister who will stop greasing the sqeaky wheel and treat Quebec equally.

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Ecrit par: laurence 15-06 à 10:29

Bonjour,

En effet, je constate que les esprits s’échauffent sur ce fil. N’oublions pas que nous travaillons tous dans le même sens de toute façon, je crois que nous tentons tous de vivre en français au Québec ou au Canada.

Signognac, le commentaire relevé est fort peu surprenant malheureusement. Il est clair qu’à quelques jours du jour d’élections, Stephen Harper et son parti conservateur offre une nouvelle approche du bilinguisme, si ce n’est pas pour dire “y mettre la hache de guerre”.
En passant, en effet, il faut être bilingue “officiellement” pour avoir un poste de fonctionnaire au Canada. Mais ayant travaillé à Ottawa et à la vue des études, je peux te dire que le bilinguisme “mur à mur” est plus l’affaire des franchophones et que la loi sur les langues officielles du Canada est chaque année encore bafouée par des fonctionnaires unilingues, plus souvent qu’autrement anglophones.

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Ecrit par: kroston 15-06 à 14:46

Salut les poilus et les belles jambes !

Juste un petit mot…

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mais ces gens ont-ils les mêmes droits et privilèges que les Anglophones du Québec qui ont tous leurs droits comme le mentionnent si justement malemutekid??????….Toujours les Québécois ont voulu accordé à leur minorité anglophone leurs pleins droits, parce qu’ils sont aussi Québécois…..

c’est sûr qu’il s’agit d’une lutte… mais vivant au Yukon, je voulais juste faire la contrepartie et signaler que ce n’est pas aussi noir que vous le pensez, ni souvent ce que les médias diffusent… Les franco-yukonnais ont leur place parmi les habitants du territoire. Qu’on soit francophones ou anglophones, on est yukonnais, et on s’exprime en français et/ou en anglais.

Vivant au Yukon, étant francophone, je pense, Zogu, que je peux parler de la réalité dans laquelle je vis. Avant d’être ici, jamais je n’aurais pensé au quart du dixième de choses qui s’y font.

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Quant aux provinces où il n’y a jamais eu de francophones avant, comme le Yukon. C’est sûr, on peut y parler français. Mais y vivre en français? Je ne crois pas. Est-ce que la signalisation routière est bilingue? Est-ce que les étiquettes des produits alimentaires le sont? Etc. C’est sûr, il n’y aura pas les conflits sociaux des provinces Maritimes ou des Prairies, où les francophones se battent pour leur survie et perdent la mise. Où il y a une très forte animosité de la part des anglophones. Mais le Yukon ne sera jamais bilingue!

Pour répondre à ta question, je suis entouré de gens qui ne vivent qu’en français. Certains de mes amis sont même incapables d’aligner une phrase correcte en anglais, et vivent ici très heureux et épanouis. Un couple de mes amis français de France ne parlant pas un mot d’anglais, ayant vécu au Québec, sont arrivés au Yukon l’année passée, et m’ont avoués hier ne jamais vouloir en repartir.

Tous les francophones bien sûr ne désirent pas faire appel aux services offerts en français, et ne s’enregistrent pas en tant que francophones… il ne sont pas recensés parmi les francophones et ne désirent pas vivre en français. Certains s’assimilent ou “assimilent” leurs enfants, parfois par choix.

Cependant, les papier officiels comme les permis de conduire et carte de santé sont écrits dans les deux langues (cela n’était pas le cas dans d’autres provinces où j’ai vécu, mais ça l’est ici au Yukon). Beaucoup de panneaux d’affichages territoriaux sont écrits en français et en anglais. Et les étiquettes des produits alimentaires sont bilingues bien sûr, comme partout au Canada.

Je vais te conter une petite anecdote personnelle, lorsque j’ai enregistré la naissance de ma fille à l’hôpital, je n’ai pas fait appel aux services en français, et j’ai rempli tous les papiers en anglais (ces documents étaient bilingues). Hé bien devine quoi ? J’ai reçu deux jours après un acte de naissance en français, avec pas un mot d’anglais dessus… Alors que je n’avais rien demandé, ma fille a un acte de naissance unilingue en français. Mais, des exemples comme cela, j’en ai à la pelle…

D’autre part, je te rappelle que le Yukon est un territoire officiellement anglophone, comme le Québec est une province officiellement francophone. La question ici est de permettre aux francophones qui y vivent de s’épanouir et d’avoir accès à des services, une éducation, de la culture de qualité en français, ce qui est le cas. D’avoir les mêmes droits que les anglophones du Québec. On ne recherche pas une égalité 50/50, mais à ne pas léser les gens minoritaires. Dans les écoles, par exemple, si un “Caillou” en anglais coûte 7$ et qu’un Caillou en français coûte 12$, le conseil scolaire va recevoir de l’argent pour équiper sa bibliothèque et permettre aux parents d’acheter un Caillou au même prix en français qu’en anglais.

Par ailleurs, le monde est très ouvert ici sur les francophones. Dans le cadre de mon boulot par exemple, jamais je n’ai dû me battre pour me faire entendre des anglophones. Et ce sont eux, en général, qui m’invitent à des tables de concertations et ce sont eux qui prennent l’initiative de me proposer de siéger dans leur comités. Dans mon secteur, nous avons aussi des bureaux plus grands et mieux équipés que nos « équivalents » anglais qui font le même travail.

Aujourd’hui, en tout cas chez nous, la francophonie tend à être représentées dans tous les domaines. Comme je l’ai déjà signalé, je suis rendu à vouloir m’inscrire à des activités sportives ou de loisirs à faire en anglais, afin de pouvoir le pratiquer et me perfectionner.

Cela dit, c’est sûr, la volonté du parti conservateur du Canada est une réelle menace pour les francophones et pour la diversité culturelle du pays.

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Ecrit par: Zogu 15-06 à 14:51

Wow, Kroston! Je n’aurais jamais cru que les choses changeraient si rapidement dans le nord du Canada! Il y a 20 ans, c’était tout an anglais et tout en inuktituk (en général, sans trop de mélanges entre cultures, hélas). Le français, dans le nord… était plus l’exception que la règle!

Alors je suis très surpris de lire ton compte-rendu. Au début j’étais très sceptique et je mettais tes commentaires sur le compte de l’enthousiasme. Mais tu as réussi à me convaincre!!!!

Alors s’il y a un miracle franco-yukonnais, il va falloir qu’on tisse des liens culturels et économiques à partir du Québec. Peut-être attirer les québécois en vacances? Car le nord du Québec, eh oui, ne parle pas si français que ça!

J’aimerais savoir, aussi… est-ce que l’inuktituk a une place de choix comme au Nunavut ou au Nunavik?

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Ecrit par: Cynderella 15-06 à 20:57

Salut la compagnie!
C’est toujours un plaisir de vous lire, quoique cette fois comme Kroston, je passais par là et je me se suis dit qu’il serait bon de réagir après certaines interventions.

QUOTE
je vais sans doute me faire lapider, mais qu’on cesse de nous casser la tête avec le fait français hors Québec

J’abonde totalement dans le sens de malemutekid qui s’indigne de la façon dont on peut occulter ou minimiser, voire considérer que la lutte pour le maintien de la francophonie n’en vaut plus la peine hors-Québec, en l’absence d’unité cohérente pouvant faire l’objet d’un état indépendant à lui-même comme le Québec.

Les franco-ontariens, les acadiens, les francophones du Nouveau-Brunswick voire de Nouvelle-écosse partagent les mêmes difficultés que le Québec à maintenir le français dans leurs contrées.

Même s’ils ne vivent pas les mêmes réalités que les québécois en terme d’autonomie, ils sont autant concernés par le combat pour la reconnaissance de la francophonie et le maintien bilinguisme au Canada, comme élément essentiel de la reconnaissance de leurs particularités.

Personnellement je pense comme l’indique Laurence, que chaque francophone du Canada mène le même combat, la réalité économique est une chose, elle fait rage dans toutes les provinces (j’imagine) et implique la connaissance de l’anglais, si ce n’est sa maîtrise. Ce n’est pas tant le fait de nier cette réalité économique que de vouloir protéger ce qui reste de la francophonie hors-Québec.

Je travaille avec des franco-ontariens, j’ai sympathisé avec des personnes du Nouveau-Brunswick et d’Acadie, qui en plus de la maîtrise de l’Anglais ont conservé une excellente qualité de Français. En enseignant le Français aux anglophones de la capitale nationale (dans le même temps que mes équivalences), j’ai pris la mesure de la réalité dans laquelle je vivais : la lutte contre les anglicismes sémantiques et syntaxiques et les traductions littérales, qui touchent toute la francophonie de la région de la Capitale nationale, et ceci même dans le petit monde de l’enseignement du français.

D’autre part, de même que je suis toujours admirative, en tant que francophone de France, devant les efforts déployés et la ténacité affichée par les francophones du Québec pour préserver leur culture et maintenir l’usage de leur langue, ces derniers devraient peut-être reconnaître les efforts, soutenir et encourager le travail de préservation des francophones résidant hors du Québec. C’est un leitmotiv qui revient souvent, chez les Acadiens par exemple. Or, ce n’est que tout récemment que le gouvernement du Québec a décidé de promouvoir officiellement la francophonie hors Québec et de créer un véritable partenariat institutionnel avec les autres francophones. Je ne juge en aucune manière, je ne fais que témoigner de ce que j’entends ou je lis.

En outre, à Ottawa, il est frappant de voir le nombre de mariages ou d’unions entre anglophones et francophones, on ne s’en douterait pas avant de s’installer ici. L’assimilation est une réalité, dans le sens que leurs enfants feront un usage plus fréquent de l’anglais au cours de leur vie, et le maîtriseront certainement davantage que le français à l’écrit. Mais la plupart des parents francophones de ces mariages « mixtes » mettent un point d’honneur à parler à leurs enfants dans leur langue maternelle et à la leur apprendre dès leur plus jeune âge. Ce qui pousse bien souvent le conjoint anglophone vers l’apprentissage ou le perfectionnement du français, motivation par ailleurs parfois plus efficace en termes de résultat que l’avancement et les perspectives de carrière (mais ex aequo avec une troisième raison : comprendre les messes basses de la belle-famille !! ).

Cela ne veut pas dire cependant que l’assimilation n’est qu’une chimère, pour preuve ces histoires dont témoignent certains francophones au sujet de parents ou de proches, partis à l’adolescence ou en début de carrière dans les provinces de l’ouest et qui ne sont même plus capable de comprendre une conversation ou de s’exprimer en français trente ans après. Et la minorisation du français en tant que langue d’usage et langue de travail est sans doute plus accélérée que sa dilution en tant que langue maternelle, d’où l’importance des politiques actuelles qui diminuent – un peu – la tendance, et la gravité de leur remise en question par un gouvernement fédéral conservateur.

Est-ce pour autant qu’il faut baisser les bras ? Renoncer à tout îlot de francophonie qui borderait les plates-bandes francophones ou qui s’affirmerait dans son cœur sous prétexte de régionalisme ? Non… parce que le voyant de l’extérieur, j’associe le combat du Québec pour la lutte en faveur de la francophonie à celui de toute la minorité francophone du Canada.

Bon sur ce, je retourne à mont débat télévisé tout en vous souhaitant une bonne soirée!

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Ecrit par: epervier 15-06 à 23:16

Hum finalement j’aime bien cet échange moi …..je ne veux absolument pas déprécier la lutte des Francophones hors Québec, au contraire je l’encourage et souhaite que le Québec les supporte dans leur lutte…..et tant mieux, si comme le dit mon ami kroston, les Francophones gagnent du terrain à certains endroits.

Les statistiques nous démontrent toutefois, que génération après génération, l’assimilation des Francophones hors Québec se poursuit. C’est une constatation des faits. Certains me taxeront de pessimiste mais j’ose croire que je suis encore assez réaliste pour voir ce qui se passe…..Nous devons nous battre tous les jours ici même au Québec…..rien n’est jamais gagné ni assuré……

J’espère que la vitalité du Québec aidera la lutte des Francophones hors Québec..en ce qui me concerne, je n’y crois plus……pessimiste???? défaitiste????
…..Je ne le crois pas….Si je me trompes tant mieux……..en tout cas, un jour j’irai prendre un verre, oups, un Pepsi avec kroston au Yukon, en Français……çà me plairait bien

——————————-

Ecrit par: kroston 16-06 à 15:31

Sandra, je trouve ta réflexion très pertinente, et je n’aurais sans doute pas été capable d’exprimer toutes ces idées de manière aussi élégante.

En fait, j’ai eu envie d’intervenir sur ce sujet car cela me rend triste qu’au Québec on considère souvent que la lutte pour le maintien de la francophonie hors Québec est illusoire et inutile, vouée à l’échec, et que certains s’approprient le monopole de la francophonie en niant parfois les particularités francophones d’ailleurs au Canada.

Ça me rend triste et en même temps je le comprends car lorsque je vivais au Québec, j’avais aussi cette idée que le français n’existait réellement qu’au Québec et j’étais bien loin d’imaginer tant de dynamisme de la part des communautés francophones à travers le pays, et leurs résultats plus que positifs, du moins à l’échelle locale.

QUOTE
D’autre p… (texte tronqué)

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