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Après 1 an…à Montréal.

De Tahinou

Le 29 août, cela fera déjà ou seulement un an que nous nous sommes installés à Montréal en tant que résident permanent, « déjà » parce que le temps a passé vite et « seulement » parce qu’il s’est passé tant de choses en une seule année.

Comme tous les autres immigrants, ce cheminement est toujours le fruit d’un processus plus ou moins long. Quand on me demande aujourd’hui pourquoi on a choisit de venir s’installer à Montréal, on n’a pas de réponses toutes faites, comme une amnésie à se rappeler la genèse du projet. Je me rappelle exactement du moment où nous avons décidé de nous lancer dans les démarches mais le pourquoi n’a pas de réponses aussi précises. Un mélange de vieux projets sortis des cartons, de bon feeling avec cette ville et ses habitants, de sentiments positifs. Après un premier voyage de repérage, le choix a été purement émotionnel, plus que rationnel.

Et je pense qu’avec du recul, cette distinction est très importante, j’ai croisé beaucoup de français déçus de la France en recherche d’opportunités professionnelles meilleures ou d’un cadre plus agréable pour leur enfant qui ne se plaisent pas ici au Québec, parce que leur immigration n’a pas été motivés par un réel coup de c½ur pour la belle province mais uniquement par des raisons purement rationnelles et financières.

Les premiers mois ont été bien évidement les plus difficiles. Après l’euphorie de l’installation en plein été indien, il y a eu la recherche d’emploi. On savait qu’une bonne recherche d’emploi pouvait prendre jusqu’à 6 mois (cf : le livre s’installer, immigrer et travail au Québec), les économies fondent comme neige au soleil et l’appréhension de ne pas trouver grandit. Heureusement, j’ai signé pour un poste permanent» (y a pas vraiment de contrat ici) après 2 mois ½ de recherche, dans une grande institution financière à un poste similaire à celui que j’occupais en France et à ma grande surprise à un salaire bien supérieur. Je dis « surprise » car c’est vrai qu’on ne s’était pas renseigné sur le sujet et qu’on était resté sur la plupart des témoignages et discussions qui disent souvent qu’on doit repartir du bas de l’échelle. Je pense que les témoignages et avis des autres sont toujours intéressants à prendre mais il faut savoir aussi prendre du recul par rapport à l’information. Chacun a une situation différente, des profils différents, le mieux reste toujours de se renseigner par soi même avant de s’arrêter à ce que disent les autres.

Mon mari a eu plus de difficultés à trouver mais finalement il a signé et démarré dans la foulée après 4-5 mois de recherche. Il travaille dans une firme de gestion de projet de construction en tant que planificateur. En France, il exerçait en tant de conducteur de travaux, toujours sur la route, beaucoup d’heures de travail et de pression, il est vraiment ravi car il n’espérait pas pouvoir changer de métier tout en restant dans le domaine qui l’intéresse, la construction. Je dirais que le changement le plus positif a été pour lui.

Notre point commun est qu’on n’aurait beaucoup de misère à revenir travailler en France parce qu’on s’est habitué à des conditions de vie et de travail très agréable. A Paris, nous étions cadre, on ne faisait pas 35h mais plutôt 50h, on passait beaucoup de temps dans les transports et tout ça pour finalement avoir peu d’argent à épargner à la fin du mois. Aujourd’hui, on va au travail à pied ou vélo, à 17h maximum, on est parti du bureau, on a du temps pour profiter de chez soi, de la ville et des loisirs et chose merveilleuse on est capable d’épargner plus de 2000$ par mois. (Attention ce n’est pas une généralité, ça dépend toujours de combien on gagne et comment on dépense, surtout en Amérique du Nord, le temple de la consommation et de la carte de crédit).

De plus, on trouve que les relations humaines au travail sont plus douces, moins conflictuelles, moins « OURS ». Il y a un bon équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. En ce qui concerne les vacances, on n’a pas à se plaindre, j’ai 4 semaines ½ de vacances par an, ce que je trouve vraiment correct, mon conjoint a un peu près la même durée grâce à un système de cotisation à un compte temps, il peut atteindre environ 4 semaines de vacances par an.

Ce qui nous manque pour l’instant, c’est de se recréer un cercle amical mais c’est un processus qui prend du temps. On est très patient, on n’est pas obsédé par ça, on reste ouvert pour laisser le hasard opérer. Jusqu’à maintenant, nos principales rencontres se sont faites grâce au travail. On a semé de bonnes graines avec quelques personnes, on arrose pour que les racines aient le temps de bien se développer.

On ne ressent pas le manque de nos proches, on a la chance d’avoir de nombreuses visites d’amis et famille, le contact reste régulier. On a prévu d’aller en France au printemps prochain pour leur rendre visite à notre tour.

Voilà ce que je peux dire comme bilan de notre 1ère année. Les témoignages des autres nous ont beaucoup apportés de courage et de motivation, c’est un juste retour envers la communauté du site Immigrer.

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