6 ans au Québec, un nouveau bilan - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada

6 ans au Québec, un nouveau bilan

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De isseo17

Hello toute la gang

Après de longs mois d’absence, revoilà une vieille du forum.
7 ans déjà que je parcours, profite et parfois participe à ce forum. Et 6 ans très bientôt que nous vivons au Québec, avec nos 5 zoulous, arrivés enfants et désormais ados ou jeunes adultes.

Mon dernier bilan remonte déjà à quelque temps : 1 ou 2 ans. Me rappelle plus exactement….Je me souviens juste d’un roman fleuve. 😉
Aujourd’hui, je vais axer ma réflexion sur mon ressenti plus que sur notre histoire (cf les archives pour cela).

Au bout de 6 ans, donc, je me sens en éternel recommencement.

Lors de notre arrivée, en 2004, nous étions frais et allants, et bien décidés à prendre notre vie à bras le corp . Prêts à toutes les découvertes, à vivre l’aventure avec un grand A, à ouvrir notre esprit et celui de nos enfants à la richesse des différence de culture, de mode de vie. Sûrs qu’il était primordial pour eux, et pour nous, de découvrir que le monde ne s’arrêtait pas aux frontières….Primordial aussi de découvrir au travers de tous ces changements, ce que nous sommes, nos limites, nos capacités, nos espoirs et la hierarchie de nos priorités.

Autant le dire tout de suite, de ce coté là, le pari a été tenu. Pas toujours dans la joie, je l’avoue. Parfois dans la douleurs, le manque et même les larmes 🙁 . Pas facile de se rendre compte pour chacun que le monde entier ne nous aime pas forcément comme on le voudrait, que preuve nous est demandée, encore et encore, de notre bonne volonté, de notre enthousiasme, de notre adaptabilité, que notre français est toujours épié…. Usant parfois! Mais constructif pour nos personalités et nos esprits critiques.
Il me semble aujourd’hui que nos jeunes ( aujourd’hui 10, 14, 16, 18 et 18 ans)ont une vision de leur vie ouverte et sympa :wub: : suffisemment critiques pour n’être pas moutons et tout accepter comme inéluctable, mais conscients qu’ils sont les premiers maîtres de leurs choix et de leurs avenirs comme nous, leurs parents l’avons été du notre. J’en suis fière.

Il leur reste un énorme attachement à la France, où nous avons toute la famille, et bizarrement, si les ainés ont pris la décision de faire leurs études sup ici, ils sont bien décidés à repartir, diplôme en poche, exercer là-bas. Un rêve ? Peut-être, ….mais depuis que nous sommes là, tout le monde nous chante que très vite nos enfants ne voudront plus entendre parler de repartir, que leur vie se fera fatalement ici….et bien pour l’instant, ce n’est toujours pas le cas, au point que la réflexion se fait aujourd’hui sur l’employabilité des dîplômes obtenus de l’autre coté de l’Atlantique. De toute façon, ils savent qu’ils ont le choix, et c’est ce que nous voulions leur obtenir !

Coté social, je me sens parfaitement bien dans ma communauté. Ne travaillant pas ( en dehors de la maison, s’entend !!!! 😆 )je me suis investie dans le bénévolat tant paroissial que social. Nous sommes même passé dans un journal, à la télé et à la radio : presque la gloire, quoi !!!! 😉 .
Je connais et suis connue de beaucoup de gens, placote à tous les coins de gondole à l’épicerie, sourit à 15 personnes dès que je sors de chez moi, ai même et surtout de bons amis vers qui me tourner et avec qui nous avons établi des liens de confiance.

Malgrè tout, j’ai encore un peu de mal à faire « mon deuil » des amitiès à « la française » si spontanées et si simples. Les bulles individuelles dressées autour de chacun et protégeant « l’espace vital » et l’intimité de tous à parfois tendance, à mon sens, à asphixier l’expansion des relations humaines. Ce phénomène est, je suppose, probablement moins décelable dans les grandes villes qu’ici en pleine campagne.

Je souffre un peu, c’est vrai, du manque de spontanéité des rencontres : il faut un agenda pour aller prendre un café ensemble et pas question d’invitation simplement parce que la personne avec qui vous venez de bavarder vous plait bien. Il y faut des formes et du temps pour ne pas riquer de forcer « sa bulle » malencontreusement. On s’y fait, bien sûr, mais 6 ans après, je trouve toujours cela bien lourd !

Coté professionel, nous abordons une nouvelle phase. C’est bien sûr que notre arrivée ici a permis une accélération de la carrière de mon homme, avec un poste de directeur d’usine qu’il n’aurait pu espérer en France.Mais la vie ne s’avère pas beaucoup plus stable pour nous. Je pense que c’est le boulot de production qui veut ça : une fois que la machine est recadrée, que les équipes sont remises en place, que le tout redémarre, ben….faut aller voir ailleurs : Dom est définitivement un homme d’action !!!!! :wacko:

Heureusement, nous sommes au confins de trois bassins d’emploi importants, et heureusement encore, nous sommes en Amérique du Nord où l’avenir sourit aux audacieux et où tout est permis au plan des reconversions. Marre de l’usine, des tracasseries syndicales, des pannes de machine et de la mauvaidse humeur des mécanos ? Qu’à cela ne tienne : changement de cap. Voici Dom à son compte et recruté pour vendre des assurances ! Pourquoi pas ? C’est ça, l’Amérique….Vous verriez la tête de la famille restée en France.

Formation et examens, donc, pour mon homme de 45 ans. Ouf ! Les bancs de l’école étaient bien loin….Le tout mélé à deux contrats de recherchiste : voilà un été fort occupé! :B)Reste qu’en attendant le budget familiale en prend un coup….Encore une fois. Recommencement…….

Coté scolaire : que du bon. Alexis a été suivi à l’école jusqu’à ses 18 ans. Il est monté jusqu’au secondaire 2 malgrè une dispaxie handicapant sa scolarité. Il a un métier dans les mains et vient, après trois ans de formation en alternance en gestion d’écurie d’être embauché à temps plein par sa patronne. Que du bonheur!!! 😛 Il est entouré de personnes qui savent mettre en avant l’ensemble de ses capacités et le faire progresser avec douceur et fermeté. L’idéal !
Aurélien aborde le CEGEP, lui que l’on disait si mal parti en France en 6 ème. Le transport communautaire est une bénédiction et d’une organisation irréprochable: quand les régions se bougent, on est bien servis !!!

Les filles s’éclatent dans leur école privée, se donnant à fond dans la musique, le sport, les sciences, avec un suivi extraordinaire qui leur fait attendre la rentrée avec grande impatience.

Reste mon petit dernier, pour qui l’école reste un pensum, comme pour ses cousins d’outre Atlanique. Comme quoi, d’un coté ou de l’autre de l’Atlantique , peu importe l’école : quand un enfant n’aime pas, il n’aime pas ! :unsure:

Voilà pour notre bilan. Ceux qui me connaissent m’y reconnaitront dans la longueur : on ne perd pas les vieilles habitudes !!!!

J’ai eu beaucoup de plaisir à vous retrouver. Alors à bientôt j’espère
ML

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