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4 mois plus tard…dans les Maritimes

Juste quelques lignes pour faire partager notre expérience après 4 mois en Nouvelle-Ecosse… si ça peut servir.

Nous sommes donc arrivés en Nouvelle-Ecosse début Novembre, après un passage éclair par Montréal. Nous avons rejoint Halifax via la route. C’était long mais agréable de voir les paysages défiler.

Je vais essayer de mettre un peu d’ordre dans mes propos…

 

1) la météo:

Novembre n’est a priori pas la meilleure période pour s’installer, mais finalement nous avons eu la première neige seulement quelques jours avant la fin de l’année, le 28 décembre je crois. Le 25 décembre, nous étions à la plage, avec un beau soleil, 15 degrés et peu de vent. Sur l’hiver, nous avons eu 5-6 tempêtes de neige. Par tempête de neige, j’entends qu’il neige fort pendant quelques heures 8-10-12 … heures et qu’on se retrouve avec 20-30-40 cms de neige fraîche, plus ou moins poudreuse. Donc finalement, rien de bien méchant. La température la plus froide a été de -17 degrés la nuit en janvier. Il y a par contre beaucoup de vent certains jours et la température ressentie est donc plus basse. Mais globalement, le temps est ici très clément. Les locaux ont pour habitude de dire “si tu n’aimes pas le temps qu’il fait, attends 5 minutes”. Etant au bord de l’océan, les changements sont rapides et fréquents. Ce qui me fascine, c’est l’intensité des couleurs, du ciel et de l’océan et nous avons beaucoup plus de lumière que dans notre pays précédent le Luxembourg.

 

2) le temps qui passe:

Les premiers mois sont passés très vite… on a parfois du mal à réaliser tout ce qu’on a fait en si peu de temps ! Les gens ici sont cools et vivent au rythme de l’océan comme ils disent. C’est sympa quand tu n’es en attente de rien de particulier, mais quand tu es dans les démarches administratives, tu aimerais que ça bouge plus vite. Globalement, on est moins stressés qu’en Europe et on a plus de temps pour nous et nos enfants.

 

3) les gens:

le premier mot qui me vient à l’esprit est “accueillants”. Qu’il s’agisse des natifs canadiens ou des immigrés, les gens ont le sourire, sont positifs et toujours prêts à aider. Ils sont aussi très ouverts et intéressés. Jamais, nous nous sommes sentis seuls dans nos démarches. Après 4 mois, nous avons déjà tissé des liens avec de nombreuses familles. On cherche à rencontrer un maximum de personnes, sans a priori, et avec beaucoup d’ouverture d’esprit et ça marche bien ainsi. Bien sûr, on sent les différences culturelles parfois, mais ça fait partie du charme des rencontres et après tout, c’est ce qu’on cherchait. Aussi, beaucoup nous disent qu’Halifax est une ville qui a gardé le vrai esprit canadien où chacun connaît son voisin, s’inquiète de l’autre, etc… et qu’il est difficile de retrouver cet esprit dans les mégalopoles telles que Montréal ou Toronto. Aussi, les gens ne jugent pas, ne critiquent pas et font preuve de beaucoup de tolérance et d’ouverture d’esprit.

 

4) le système scolaire:

Notre grand est à l’école acadienne. Il apprend à lire et écrire en français. Tout se passe bien. Il y a bien sûr du positif et du négatif pa rapport à d’autres systèmes scolaires, mais on s’adapte. Je trouve globalement qu’on a du mal à savoir s’il progresse bien car les enseignants ont trop tendance à ne communiquer que les bonnes choses. Il paraît que c’est valorisant pour l’enfant et excellent pour l’estime et la confiance en soi. Néanmoins, je trouve que cette méthode produit des enfants qui ont du mal à cerner les limites et ce sur quoi ils doivent mettre l’accent. Aussi, ça doit être très compliqué à gérer pour les enseignants car les niveaux sont très différents, beaucoup d’élèves arrivent ou partent en cours d’année. Certains partent en vacances pendant plusieurs semaines (ça semble être toléré). Bref… encore une fois, on est globalement contents. Et beaucoup d’anglophones se battent pour scolariser leurs enfants dans les écoles acadiennes qui ont une excellente réputation ici.

 

5) la langue:

Il y a 4% de francophones à Hailfax. Donc on utilise assez peu le français dans notre vie de tous les jours. Ce qui est amusant, c’est que quand un anglophone nous entend parler français, il nous dit rapidement que nous ne sommes pas du QC, n’est ce pas :) Aussi, une connaissance anglophone m’a demandé si en français, on disait “bon week-end” ou “bonne fin de semaine”. Je lui ai dit qu’on faisait comme on voulait, les deux expressions se disaient, mais je disais personnellement “bon week-end” et si jamais on me taxait de ne pas parler un bon français, j,étais mort de rire, tant le français est mal-traité ici. Certains francophones (acadiens ou anglophones francophiles) ont un très bon français, d’autres sont impossibles à comprendre. J’ai renoncé à regader la TV québécoise, mise à part les informations. On essaie tant bien que mal de préserver “notre” français. On verra si on y parvient sur le long terme. Bref, tout un sujet à polémique ! Ce genre de polémique est néanmoins limité dans une province anglophone. La réalité de la province est que l’anglais est LA langue principale. Je suis content si je peux échanger en français avec mon banquier, mon épicier etc… mais je prends ça comme un bonus et non comme un droit absolu. Je constate qu’il y a beaucoup d’effort ici et là pour fournir des services en français. Peut-être qu’un jour, la Nouvelle Ecosse sera bilingue.

 

6) les acadiens:

Pas évident de savoir ce qu’est un acadien Il suffit simplement de se déclarer acadien semblerait-il… Ils accueillent tout le monde. Nous n’avons pas encore franchi le pas car leur combat n’est pas le nôtre. Pour le moment, on est résidents permanents canadiens, avec des origines européennes, dans un province à grosse majorité anglophone.

 

7) le système de santé:

On n’a pas de médecins de famille. Mais on n’a pas cherché non plus. Jusqu’à présent, nous sommes allés dans une “Walk-in clinic” à 5 minutes de chez nous (système que nous avions au Lxuembourg aussi) et l’attente a été de 20 minutes au maximum. Donc, jusqu’ici, tout va bien ! J’ai une complémentaire santé via mon job, donc là aussi, on ne sent pas vraiment de différence par rapport à l’Europe. On se précipite moins rapidement chez le médecin qui de toute façon, ne préscrit rien s’il n’y a pas plus de 3-4 jours de fièvre.

 

8) la nourriture:

Aucun souci ! On fait nos courses à Costco, Sobeys ou les marchants de poissons/homards locaux. Les produits sont de très bonne qualité. Les fruits et légumes sont cependant un peu chers, mais en consommant des produits de saison, on fait bien entendu des meilleurs affaires, comme partout. Pour le vin et la bière, la NSLC me comble !

 

9) la nature:

Sans limite. des lacs de partout. l’océan. des forêts immenses… on adore.

 

10) le logement:

Le marché locatif est très limité. On n’a pas eu beaucoup de choix, pour ne pas dire aucun choix. Pour l’achat, c’est différent puisqu’il y a des maisons à vendre tous les 100 mètres ! Attention à bien prendre en compte les charges – 500$ d’électricité pour Décembre et Janvier (on est chauffés à l’électricité).

 

11) le travail:

J’aborde ça en dernier. Curieux ? Oui et non. J’ai eu la chance de venir avec un job en poche, en fait, j’ai été transféré. Ma femme a aussi trouvé un job très rapidement, et dans son domaine, mêne si son diplôme européen n’est pas reconnu ici. Par contre, quand on discute avec d’autres immigrants, beaucoup galèrent ! Le voisin était chimiste à Dubai, et ça fait deux ans qu’il ne trouve rien et fait le caissier et le taxi. Idem pour sa femme, qui a une formation d’architecte. Ce que je constate est que le français est un atout considérable (bon, moi, ça ne me sert à rien) et il y a du travail pour les personnes ayant un bon niveau de français. Et quand on a les deux langues, c’est encore mieux.

 

12) nos plus grosses galères, ce qu’on aime moins:

-Le permis de conduire – à repasser !

-Les douanes – notre conteneur a subi une “full inspection” – 1400$ et une semaine de retard.

-L’assurance voiture qu’on paie au plein tarif, car on est considérés comme jeune conducteur !!

-La non-reconnaissance des diplômes européens et de notre expérience.

 

13) ce qu’on adore:

voir tomber la neige alors qu’on est bien au chaud

l’océan, la plage

les gens, leur accueil, leur tolérance …  l’esprit canadien !

 

14) pour ceux qui ne connaissent pas la Nouvelle-Ecosse, il y a un site sympa que je consultais régulièrment avant d’être ici:

http://www.novascotiawebcams.com/en/webcams/halifax-waterfront/

et voici l’organisme qui nous a un peu aidé dans certaines démarches: Immigration Francophonene

Par Zygolux

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  • Steph Hautereau

    Merci pour ton retour d’expérience ? nous nous sommes en attente de notre résidence permanente et avons peur que cela prennent beaucoup de temps. … nous immigrons dans la catégorie travailleur autonome à chambly pour ouvrir une maison d’hôtes avec cours de cuisine mais pas de RP pas de projet .. avez vous attendu longtemps le votre ?

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