Au Québec, un débat important touche actuellement les personnes immigrantes déjà installées dans la province, notamment les étudiants et les travailleurs étrangers temporaires. En cause : la disparition récente du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), une voie rapide très utilisée pour obtenir la résidence permanente.
Face aux critiques suscitées par cette décision, un acteur politique majeur, Bernard Drainville, propose une solution qui pourrait concerner jusqu’à 18 000 immigrants.
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Comprendre le contexte : qu’était le PEQ ?
Le PEQ était un programme très populaire, car il permettait à des personnes déjà intégrées au Québec — diplômés ou travailleurs — d’obtenir plus rapidement la résidence permanente. Sa suppression a créé beaucoup d’inquiétude, notamment chez ceux qui comptaient sur cette voie pour rester au Canada.
Depuis, le PEQ a été remplacé par un nouveau système, le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), généralement perçu comme plus complexe et moins rapide.
La proposition de Bernard Drainville
Bernard Drainville, candidat à la direction du parti au pouvoir au Québec, la Coalition Avenir Québec (CAQ), propose d’introduire une « clause de droits acquis ». Concrètement, cela signifie que certaines personnes déjà présentes au Québec avant la fin du PEQ pourraient encore bénéficier d’un accès facilité à la résidence permanente.
Cette mesure viserait en priorité les travailleurs dans des secteurs jugés essentiels comme la santé, l’éducation, la construction et le secteur manufacturier.
À condition notamment d’avoir un bon niveau de français, ces personnes pourraient accéder plus rapidement au PSTQ, et donc à la résidence permanente.
Selon les estimations évoquées, jusqu’à 18 000 immigrants pourraient être concernés.
Une mesure avec une contrepartie
La proposition de Bernard Drainville inclut toutefois une limite importante : pour chaque personne bénéficiant de cette clause, le Québec réduirait d’autant le nombre de nouveaux travailleurs étrangers temporaires admis dans le futur.
Autrement dit, il s’agit d’un équilibre : régulariser certains immigrants déjà présents, mais limiter les nouvelles entrées.
Un débat politique en cours
Cette proposition s’oppose à celle d’une autre candidate, Christine Fréchette, qui souhaite plutôt réactiver temporairement le PEQ pendant deux ans afin de permettre à un plus grand nombre de personnes d’en bénéficier.
Selon Bernard Drainville, cette approche risquerait d’augmenter trop fortement le nombre total d’immigrants, ce qui pourrait, selon lui, mettre davantage de pression sur le logement, le système de santé et le réseau scolaire.
Ces enjeux sont au cœur des discussions politiques actuelles au Québec, notamment dans un contexte de pénurie de logements et de services publics déjà sous tension.
Source : Journal de Québec
Crédit photo : Immigrer.com, rue Ste-Catherine ouest à Montréal, Québec


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