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Notre parcours d’immigration, en attente de la brune

De Labouche

Tout a commencé un beau jour de janvier 2005.
Alors que nous étions dans notre maison à s’amuser dans le jardin et à flaner sur la terrasse que nous avons parlé de l’éventualité de partir à l’étranger.

Il faut que je pose le scénario. Nous sommes un couple de 37 ans de moyenne, nous sommes ensemble depuis 8 ans, marié depuis 3 ans et avec une fille qui fait notre bonheur depuis 7 ans (je pense que tous les parents pensent la même chose de leurs enfants).
Ma femme est Calédonnienne (un mélange de kanak et d’asiatique) , notre fille est Fuxéenne (foix en ariège au pied des pyrénées) et moi je suis un bordelais de naissance (le pays de l’eau si connu!!!!).

Ma femme a un passé de voyageur ( Australie,Asie….) et mes onze années d’armée m’ont fait connaître tous les continents, les voyages et notre couple c’est une histoire d’Amour.
Ce qui est bizarre, c’est que cette envie arrive juste après avoir fini de construire notre maison. Nous l’avons construit presque entièrement seul, un bel exploit, pour quelqu’un qui ne savait pas faire de béton avant de se lancer dans cette aventure.
Comme quoi lorsque l’on veut on peut tout faire, quoique certaines personnes ont plus de facilités que d’autres ou plus d’envie simplement.

Tout le monde nous voyaient faire notre vie au pied des Pyrénées dans un village qui surplombe la vallée (du salon je voyais le clocher de la cathédrale de Mirepoix 15 km) et avec ses 60 habitants.
Mais non l’appel du large ou peut être que vu que le but était atteint nous voulions mettre la barre encore plus haut, l’exode, tout laisser pour recommencer à “zéro”.
Pour info la maison faisait 120m2 +50m2 de garage le tout sur 3200m2 de terrain, un vrai bonheur.

Puis un soir devant le poële ma femme me dit: et si on partait ?
Oui mais ou? Dans mon idée je pensais qu’elle voudrait se rapprocher de son île, mais une île c’est une île, même si elle est magnifique une fois que l’on a fait le tour on s’ennui assez vite et pour notre fille l’avenir serait restreint.
Eh bien non! Contre toute attente elle me dit:
J’aimerais partir au Québec……….
Plutôt surpris de la destination mais je ne me fais pas prier j’ai dis ouuuuuuuuuuuuui immédiatement.
Inespéré, un rêve d’enfant, ce qui est bizarre c’est que je ne lui en avais jamais parlé et puis hop, elle me le propose.
Maintenant il faut voir si la petite est interressée ou pas et à notre grande surprise elle sauta de joie: super on va voir les loups, les ours et les chiens de traineaux (cet enfant n’aime pas du tout les animaux), on fera des bonhommes de neige……

Après l’euphorie quelques doutes arrivent.
Nous allons tout laisser, voitures , maisons et familles……
Partir, j’ai l’habitude car pendant plusieurs années je suis parti au coup de sifflet, mais aujourd’hui je ne suis plus seul et nous sommes trois dans cette aventure:
Est-ce que l’on va se faire au climat et à la population?
Est-ce que nous allons retrouver du boulot (une job)?
Comment va t on se loger?
Va t on se faire à la ville?
Tant de questions pour l’instant sans réponses, mais internet est là et les moteurs de recherches ont fumé, tous les sites que nous avons croisés nous les avons lus.
Nous avons épuisé plusieurs centaines de feuilles, et nous avons fait des dossiers pour chaque question que nous nous sommes posées.

Une fois le gros de la recherche effectué, nous avons parlé de notre projet à la famille et aux amis (peut être d’autres renseignements à avoir ) mais toujours les mêmes questions dans leurs bouches:
Pourquoi vous partez si loin?
Vous n’avez pas peur d’avoir trop froid?
Vous avez une maison ,un travail et làbas vous ferez comment?
si cela ne marche pas comment ferez vous?
Vous pensez être bien acceuilli?
C’est pas trop cher la vie là-bas?
……….

Nous étions habitués à ces questions car pour la construction de la maison on me prenait pour un fou et une fois fini ils étaient surpris et n’avaient jamais douté.
Peut être que c’est une forme d’amour, mais à ce stade nous aurions préféré un peu de joie et de motivation, enfin on ne vit pas pou les autres.

Après 3 mois de renseignements nous avons mis la maison en vente car nous voulions la vendre avant de commencer la procédure (certains diront que nous sommes fous!!).
En Octobre nous avons envoyé le DCS (merci à ma femme car à la vue du dossier a remplir j’étais démoralisé et elle m’a remotivé et il le fallait), début Décembre nous avions vendu la maison et premier retour du dossier pour des compléments d’informations.

Début janvier 2006, nous l’avons renvoyé, et c’est parti pour 3 mois d’attentes…..
en Avril nous recevons une lettre qui nous demandait de venir à Paris pour l’entretien.
Une occasion pour notre fille de découvrir la capitale (tour eiffel, arc de triomphe…)
Nous sommes donc tous les trois montés sur Paris le 20 Avril 2006 et à notre arrivée à l’ambassade du Québec nous sommes reçus par un conseiller, plutôt froid mais c’est le métier qui le veut et un accent chantant qui nous donne du courage, et un questionnaire interminable commence.
Après 30 minutes de questions, une ambiance pesante plane sur la pièce et pour la première fois de l’entretien, il sourit et dit: Bienvenue au Québec!!

C’est bizarre, après le stress accumulé ces derniers mois et un questionnaire de fin d’étude, tout se relâche, la petite me saute dans les bras(on part!on part!) et ma femme se met à pleurer.
Biensûr le retour à la maison est euphorique, nous savons que la route est encore longue mais nous pensons que le plus dur est passé (malheureusement pas le plus long) .
Mi juin 2006, après avoir récupéré les documents demandés et payés l’ambassade, nous sommes repartis pour une attente de 4 mois sans aucune nouvelle.

Pendant l’été nous arrêtons tout les deux nos CDI pour se mettre dans l’intérim jusqu’au départ.Le but et d’avoir le plus d’expériences avnat notre arrivée à Montréal (je sais que cela ne compte pas làbas mais cela nous permet de voir d’autres possibilités que nous pourrons envisager sur place).
En Octobre 2006, nous recevons une lettre de l’ambassade du canada nous demandant des papiers que nous renvoyons le plus vite possible. Puis en Janvier 2007, retour du dossier avec encore des papiers à fournir.

Parenthèse : Le problème est que ma femme étant divorcé avec deux enfants ils ne comprennent pas pourquoi je ne les déclarent pas dans le dossier, nous expliquons qu’ils ne vivent pas avec nous et qu’ils ne passeront pas la vm et ne viendront pas non plus au Québec. C’est dans ces moments là qu’ils devraient appeler les gens car le doosier a trainé pour rien car nous avons dû seulement signer sur l’honneur que nous pourrons faire aucun parrainage avec eux. Si des personnes sont dans le même cas expliquez votre situation sur une feuille joint au dossier cela évitera des retards dans la procédure.

Maintenant si c’est pour tester les nouveaux arrivants et bien c’est gagné car les personnes incertaines doivent craquer à ce moment.Il est vrai que ma femme commencait à se croire coupable de ce retard dans la procédure et pensait que nous avions plus aucunes chances de partir.

Mais nous avons relevé la tête ensemble car notre envie de partir était plus fort.
Entre l’attente et le finacement du dossier on est certains que ceux qui s’en sortent sont plus fort à l’arrivée,car si dans certains pays il est facile d’y entrer, là c’est le parcours du combattant et une mise à nue de notre vie mais à aucun moment nous regrettons notre choix au contraire nous en sommes fiers.
Nous renvoyons donc les papiers pour la troisième fois en février 2007 et une nouvelle attente commence. Seulement un mois après,le 2 Mars 2007, une simple arrive plus de gros dossier.(bonne nouvelle ou pas????)
Après un instant d’hésitation nous ouvrons la lettre ………………….ouf!!!

La lettre nous invite à prendre rendez-vous avec un médecin agréé (pour nous c’est le docteur Brousset à Toulouse), et dès le lendemain je prends rendez-vous avec lui pour le 21 Mars 2007, est ce un signe le jour du printemps, le jour du renouveau.
Je passe rapidement sur les amis et la famille qui durant ces mois d’attente et d’angoisse pour nous nous disent à chaque rencontre:
toujours là?
Je pensais que vous étiez partis?

Enfin le jour est arrivé, nous partons tous les trois à Toulouse pour les examens, qui se passe en trois étapes :
-la première chez le médecin
-la seconde on fait la radio des poumons ( trop cool on a le résultat aussitôt)
-la troisième la prise de sang

Nous rentrons chez nous heureux et anxieux de ne pas connaître les résultats.
Mais je pense que jusqu’à l’optention du visa nous sommes les nerfs à vif en attendant le courrier, c’est comme ça.

Depuis j’ai arrêté de travailler pour tout vendre ( annonce, visites, préparations des malles…..)
malgré l’attente de la brune, nous avons presque tout vendu et nous quittons l’Ariège début Juin pour Bordeaux en attendant le départ pour notre nouvelle vie.
Nous sommes heureux de ce tournant dans notre vie et vraiment content d’être tombé sur ce forum, car tout au long de la procédure nous avons toujours eu des réponses avec vous et nous espérons que notre aventure, toujours pas fini, motivera des personnes qui doutent un peu.
nous sommes content de vous avoir comme amis sur la toile .

à la prochaine

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