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Expérience Canadienne exigée : entre mythe et réalité

L’emploi est la pierre angulaire de l’intégration pour les immigrants. On pourrait presque dire que, quand « l’emploi va, tout va! ».  Comme souvent lu sur ce forum, la majorité des expériences malheureuses parlent très souvent de difficultés à trouver un emploi digne de ce nom, ce qui crée d’autres problèmes.

Car il n’est pas toujours facile de trouver un emploi au Canada, contrairement à ce qui est souvent présenté. Quand je dis « emploi », je parle d’un travail dans le domaine de compétences du nouvel arrivant, pas d’un petit boulot. Je rappelle que le Canada n’a pas été épargné par la crise, et que le taux de chômage est plus élevé que par le passé.

A cela s’ajoute « l’expérience Canadienne » exigée par la plupart des employeurs. On entend beaucoup de choses sur cette fameuse « expérience Canadienne », propos qui ne sont pas toujours véridiques. Ce qui est systématiquement répété aux futurs immigrants est que le petit boulot est un passage obligé pour ensuite retourner sans problème dans son domaine avec poste et salaire en rapport, et mieux encore. Ce n’est pas tout à fait exact.

Il faut surtout que le CV soit cohérent pour un employeur potentiel. Être livreur de pizza ou plongeur dans un restaurant ne débouchera pas forcément sur un poste de chef de projet par exemple. En fait, plus on reste dans un type d’emploi n’ayant aucun rapport avec son domaine et plus il est difficile de rebondir, surtout si l’on a rien d’autre à côté.

Avoir un petit boulot pendant que l’on fait des études ou que l’on attend un permis d’exercer d’un ordre professionnel est acceptable. Les employeurs conçoivent qu’il faut payer ses factures.

On entend aussi beaucoup qu’il faut faire du bénévolat, et que c’est très apprécié par les employeurs. Là encore, ce sera valorisé si c’est en rapport avec le poste. Servir des repas aux sans-abris est noble mais ne donne aucune indication sur des connaissances comptables par exemple. Être trésorier d’une association est déjà mieux. Si vous vous sentez altruistes, il vaut mieux faire un stage non rémunéré en entreprise et dans votre domaine.

Si, comme moi, vous pensez que tout travail mérite salaire, redescendez d’un ou 2 échelons dans votre domaine de compétences. Si vous étiez « senior », visez des postes plus « juniors ».  Avec votre expérience étrangère et si vous travaillez dans un secteur offrant des perspectives, vous devriez trouver. Si cela coince, visez un poste légèrement différent mais toujours dans votre branche.

Le petit boulot n’est nullement un passage obligatoire, tout comme cela ne garantit nullement l’accès à un meilleur emploi par la suite.

Blueberry
Stéphanie alias Blueberry est originaire de France et écrit des billets pour le site depuis 2008. Installée à Vancouver dans cette ville de l'ouest du pays depuis 2006, elle a fait son premier séjour au Canada en 2001 et a eu un véritable coup de foudre pour le pays. Suivez ces billets pour en connaître plus sur la vie, le travail, les loisirs et les joies et autres en Colombie-Britannique.
http://www.immigrer.com
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