Le gouvernement fédéral élargit temporairement les possibilités de formation offertes aux travailleurs étrangers déjà présents au Canada. Depuis le 4 septembre 2026, certains titulaires d’un permis de travail valide peuvent suivre un programme d’études de courte durée sans devoir obtenir un permis d’études.
🎓 Recevez infos exclusives + accès aux webinaires Q&R
Abonnez-vous pour recevoir chaque semaine :
- Les dernières nouvelles sur l’immigration au Canada
- Des invitations à nos webinaires (questions/réponses en direct)
- Des outils pratiques pour réussir votre projet d’installation
La mesure, annoncée par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), restera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2027, à moins d’être révoquée plus tôt par le gouvernement.
Qui peut bénéficier de cette mesure?
Pour profiter de cette exemption, le ressortissant étranger doit :
- détenir un permis de travail valide;
- suivre un cours ou un programme d’une durée maximale de six mois;
- terminer sa formation avant l’expiration de son permis de travail ou avant la fin de la politique temporaire, selon la première éventualité.
La mesure vise notamment les travailleurs qui souhaitent acquérir de nouvelles compétences, obtenir une certification professionnelle ou satisfaire à certaines exigences de reconnaissance des qualifications.
IRCC cite entre autres les travailleurs spécialisés, les infirmières et infirmiers ainsi que les techniciens de laboratoire parmi les personnes susceptibles d’en bénéficier.
Les études à temps plein continuent toutefois d’exiger un permis d’études, précise le gouvernement fédéral.
Ce qui change concrètement
En temps normal, un étranger peut suivre sans permis d’études une formation de six mois ou moins uniquement si celle-ci peut être terminée pendant la période de séjour qui lui avait été accordée lors de son entrée au Canada.
La nouvelle politique supprime cette contrainte pour les titulaires d’un permis de travail valide. Ceux-ci peuvent donc entreprendre une formation courte même si la période de séjour initialement autorisée à leur arrivée est dépassée, à condition que leur permis de travail demeure valide.
Cette distinction peut être importante pour les travailleurs qui ont fait prolonger leur permis et leur statut au Canada après leur arrivée.
Une mesure destinée aux travailleurs déjà au Canada
Le gouvernement présente cette initiative comme un moyen de répondre aux besoins du marché du travail, particulièrement dans les secteurs confrontés à des pénuries de main-d’œuvre.
En facilitant l’accès aux formations de courte durée, Ottawa souhaite permettre aux travailleurs temporaires d’améliorer leurs qualifications, d’accéder à des professions plus spécialisées et, dans certains cas, de renforcer leur admissibilité à la résidence permanente.
La mesure peut également simplifier l’obtention d’une licence ou d’une autorisation professionnelle canadienne, puisqu’elle évite aux travailleurs admissibles d’effectuer une demande distincte de permis d’études pour une courte formation.
Il ne s’agit cependant pas d’un nouveau programme permettant de venir travailler ou étudier au Canada. La personne doit déjà être titulaire d’un permis de travail valide.
Une politique valide jusqu’à la fin de 2027
La politique publique temporaire a été signée le 5 août 2026 et est entrée en vigueur 30 jours plus tard, soit le 4 septembre. Elle doit prendre fin le 31 décembre 2027, mais le gouvernement peut la modifier ou la révoquer sans préavis.
L’exemption cesse de s’appliquer dès que survient l’un des événements suivants :
- le permis de travail expire;
- la politique prend fin le 31 décembre 2027;
- le gouvernement révoque la mesure.
Les autres conditions prévues par la législation canadienne en matière d’immigration et d’admissibilité continuent de s’appliquer.
Cette nouvelle politique succède à une mesure adoptée en juin 2023, qui avait expiré le 27 juin 2026. La précédente version s’adressait principalement aux personnes ayant présenté une demande de permis de travail au plus tard le 7 juin 2023. La nouvelle exemption repose plutôt sur la détention d’un permis de travail valide.
Selon les plus récentes données fédérales disponibles, environ 1,5 million de ressortissants étrangers détenaient uniquement un permis de travail au Canada au 30 juin 2026.
Les travailleurs intéressés devraient consulter les conditions officielles de la politique publique temporaire avant de commencer une formation. IRCC rappelle par ailleurs que les programmes dépassant six mois ainsi que les études à temps plein nécessitent généralement un permis d’études.
Source : Immigration Canada

Leave a comment