Chronique : L’intégration des immigrants sur les marchés du travail canadien et québécois - Immigrer.com
lundi , 22 juillet 2024
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Chronique : L’intégration des immigrants sur les marchés du travail canadien et québécois

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La question de l’intégration professionnelle des immigrants sur les marchés du travail canadien et québécois reste toujours d’actualité. Les études ne manquent pas pour nous rappeler les difficultés que rencontrent encore les immigrants à non seulement s’insérer mais aussi à obtenir un emploi à la hauteur de leurs qualifications. Le but ici n’est pas de proposer des pistes de solution : le problème est bien trop complexe et systémique. Au contraire, j’aimerais alimenter le débat pour souligner combien l’idée de se faire reconnaître ses qualifications comme travailleur immigrant est loin d’être gagnée. Je vous le dis tout de suite : je ne me ferai pas nécessairement des amis parmi les immigrants qui liront cette chronique. Mais l’idée ici, c’est de partager une opinion et non de gagner un concours de popularité.

J’admets sans hésiter que plusieurs professions n’exigeraient qu’une mise à jour purement technique pour que l’immigrant soit ensuite fonctionnel sur les marchés du travail locaux (si on fait exception de l’apprentissage du français ou de l’anglais dans le cas de l’immigrant allophone, autre grand débat …). Il y a toutefois certaines professions qui, à mon sens, exigeraient bien plus qu’une « simple » mise à jour. Prenons les avocats par exemple : en toute franchise, une solide expérience professionnelle de plusieurs années de pratique dans le pays d’origine peut-elle compenser la méconnaissance, à un niveau professionnel, du droit civil québécois ou le common law ? Même question pour un enseignant du secondaire en histoire-géographie : comment son expérience, aussi solide soit-elle, pourrait-elle palier à la méconnaissance des modèles pédagogiques utilisées ici, sans parler de l’histoire et de la géographie canadienne ou québécoise (d’autant plus qu’on ne parle pas ici de seulement connaître mais de posséder une solide connaissance de ces disciplines en vue de les enseigner) ? Je ne suis pas convaincu qu’il suffise qu’un avocat suive des cours de droit et qu’un enseignant des cours d’histoire et de géographie (et de pédagogie) pour qu’ils soient ensuite suffisamment fonctionnels.

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Écrit par
Laurent Gigon

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