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Bilan de 7 ans. Un peu d’optimisme dans ce coin.

De Kwette

Bonjour à toi futur immigrant.

Commes tes démarches seront longues et que tu t’es déjà armé de patience ( si ce n’est pas encore le cas, fais le ), je suppose que tu mets cette attente à profit pour fouiner sur les forums et y glaner quelques témoignages.
Certains sont noirs, d’autres edulcorés et certains même sont totalement ”fake”.
Voici mon expérience, je pense avoir assez de recul pour t’en faire part, futur immigrant, puisque cela fait 7 ans que je vis au Québec.

2003. Je vais avoir 20 ans. J’ai mon bac en poche depuis 2001, je suis à l’université. Je rencontre un homme qui a déjà grandement avancé ses propres démarches pour immigrer au Québec. Donc condition pour que notre histoire débute : le suivre. J’envoie donc mon dossier en septembre 2003, et en décembre 2004 j’ai recu mon Visa.
Un peu plus d’un an pour convaincre ma mère que je ne fais pas une folie, pendant que mon père de son côté m’encourage (et j’apprendrai plus tard qu’il me cachait son cancer pour que je ne renonce pas à mon projet).
Arrivée donc en mars 2005, oui, 7 ans jour pour jour, dans la magnifique ville de Québec.
J’ai 21 ans, je n’ai qu’un bac et un deug en poche puisqu’à l.obtention de mon visa, je n’ai pas completé mon année de licence, et c’est ce qui reste à ce jour mon seul et unique regret.

Québec : pour moi, parisienne, quel dépaysement ! Peu de grands immeubles, beaucoup de bâtiments de 0 à 4 étages et c’est une toute petite ville et j’y trouve vite un appartement, repéré sur le net, reservé par e-mail : un 2½ à 800$ tout inclus (meublé chauffé electricité eau chaude laveuse secheuse tv et abonnement tv). Pour moi qui arrive de la region parisienne avec un studio à plus de 500 euros sans les charges : une aubaine.
Le premier mois, nous l’avons passé à ‘découvrir’. Nous n’avions en poche que environ 4000 euros, mais nous étions optimistes. À raison. A cette période, nous ne consultions aucun forum d’immigration, nous ne connaissions qu’une personne par le biais d’internet et c’est ce seul contact qui nous permettra de passer de l’aéroport à notre appartement.
Tout le reste, nous l’avons fait NOUS MÊME.
Fuur immigrant sache une chose : l’entraide c’est bien, être assisté c’est mal vu et ça ne te sera pas bénéfique à long terme.
Après un mois dans ce fort mignon appartement dans un quartier fort fort agréable de Québec ( Montcalm), notre propriétaire nous offre un logement plus grand et moins cher (600$ 3 ½ chauffé electricité, non meublé) dans le même quartier.
Nous l’acceptons et nous y resterons 2 mois, car le même propriétaire nous offre ensuite le même appartement mais en étage. Celui la nous le garderons 5 ans.
Notre premiere perception du Québec fut donc celle d’un propriétaire accueillant qui ne nous a en pllus jamais rien demandé (pas de caution et nous n’avions aucun emploi).
Mars, avril, mai juin passent.
Nous sommes inscrits au MICC afin de nous aider à refaire nos cv à la mode québécoise. c’est le seul et unique service offert aux immigrants que nous utiliserons. Nos cv en main, commence la prospection.
Je pense que c’est la clé.
Les petites annonces, ca marche en France, mais au Québec, il faut aller se vendre soi-même, savoir se présenter, avoir de ”l’entregent”.
Juillet 2005, nous décrochons une entrevue, mon conjoint et moi même, pour la même compagnie.
Je n’ai pratiquement aucune expérience, mon plus long travail ayant été 6 mois chez UnOperateurFrancaisX dans le seul et unique but de financer mon départ (pire expérience de travail à vie, amis ceci est une autre histoire).
L’entrevue se passe bien, nous sommes engagés tous les deux et voilà commence notre nouvelle vie.
Histoire de sauter quelques chapitre, je dirai qu’à ce jour, nous sommes encore à l’emploi de cette compagnie tous les deux et que nous avons eu de l’avancement tous les deux.

Peut-être que tu te diras, futur immigrant, que j’ai eu de la chance.
Oui, sans doute.
Mais je crois que l’une des raisons c’est qu’en arrivant ici, j’ai tout de suite essayé d’adopter le mode de vie québécois dans ses moindres coutumes.
Comprendre les expressions et ne pas en rire devant un québécois (comme le font beaucoup de touristes français qui se comportent ici comme un colonialiste se serait comporté en Afrique)
Le point de vue de bien des Québécois sur les Français: ils chialent tout le temps.
C’est ce que j’ai beaucoup entendu au début, lorsque je me présentais à mes nouveaux collègues.
Si au début je trouvais ca vexant, au fil des années je suis tombée d’accord avec eux, cf encore les touristes et leur fâcheuse manie de tout critiquer…
Sans perdre son identité et sa culture d’origine, je crois que toute immigration réussie passe par la compréhension et l’acceptation de la culture québécoise. Plus vite tu cesseras de comparer futur immigrant et mieux tu t’en porteras.
Oui l’alimentaiton est différente, oui les prix sont différent, OUI on paye des taxes qui ne sont pas toujours affichées sur le prix d’origine, oui ils appellent la French’s de la moutarde et oui certains produits ne sont pas facilement trouvables (et oui j’avoue j’ai explosé de rire en voyant une boite de couscous de marque leader price arriver sur une tablette locale et se vendre la peau du cul ) MAIS MAIS MAISTU ES SUPPOSÉ AVOIR PRIS TES RENSEIGNEMENTS AVANT ET T ATTENDRE A TOUT CECI, FUTUR IMMIGRANT! Quand on adopte un pays d’accueil, faut bien bien prendre connaissance de ce qu’il nous offre, j’ai vu trop d’immigrants repartir amers et citer des points négatifs qu’ils n’avaient pas pris la peine d’étudier avant, ce qui aurait pu leur économiser temps argent et paperasse…

Au bout de 5 ans à Québec, j’ai déménagé pour la banlieue de Montréal.
Je dois avouer que si j’avais immmigré à Montréal, je serais surement repartie en France dans les années/mois suivants.
Je n’aime pas cette ville, elle est pratique, cosmopolite, plus ou moins belle selon les gouts, mais je pense que trop d’immigrants choisissent Montréal comme destination première, ca en fait une ville saturée de français qui chialent (hihi désolée, pas pu m’empêcher). Certains peuvent voir ca comme pratique : imagine, futur immigrant, un bassin de population qui va vraissemblablement parler ta langue ( avantage multiethnicité non négligeable de MTL versus QC, j’en conviens) et partager ta culture d’origine. Tu vas rencontrer des gens qui ont vécu l’immigration avant toi, ils vont te donner trucs et astuces.
Sauf que dans ma tête, je me disais que pour pouvoir m’immerger dans la culture québécoise, je devais d’abord m’éloigner de mes compatriotes. Sans fuir les français, je ne recherchais pas leur compagnie, et Québec étant plus petite, on y rencontre moins de Français, on est donc moins tenté de se regrouper et on se force à aller vers les québécois ”de souche”.
Je pense aussi que beaucoup d’immigrants choisissent MTL par facilité et sous estiment les régions du Québec qui sont moins connues d’un point de vue européen.

7 ans plus tard, pour rien au monde je ne quitterais le Québec.

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