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Angoisses, impatiences, excitations, craintes…

De carofab

Et oui le départ approche !

Coucou,

J’avais envie de papoter avec vous, partager mes sentiments, mes émotions face à notre immigration. Ces doutes qui m’envahissent, plus des angoisses en fait ; cette excitation, impatience d’y être….tellement de choses se mêlent et s’entremêlent à 6 semaines du grand départ ! Parfois tout ça me submerge et me donne un peu de fil à retorde… Normal et inévitable me direz vous ! En tout cas, mettre sur le papier et partager avec vous quelques tranches de vie me fera certainement du bien et peut être que certains se reconnaîtront dans mon récit !

Dans quelques jours nous quitterons notre maison. Rien que de l’écrire cela m’émeut ! C’était notre première maison, certes en location mais notre premier chez nous quand même, en famille. C’est ici que nous avons pris notre décision d’immigrer. Quand je repense à cette décision d’ailleurs, je ne me souviens plus vraiment quand et comment elle a été prise…. naturellement, sans nul doute car cela était pour nous une évidence déjà à l’époque ! Et nous voilà après 9 mois de procédure et plusieurs mois de préparation prêt à partir…. Je n’ai pas peur de partir, je n’ai pas de doute à proprement parlé sur notre choix mais, des angoisses….ça j’en ai ! Pourtant je sais que nous avons de la chance sur pas mal de points, enfin de la chance…. je ne crois pas que ce ne soit que de la chance, car nous nous sommes aussi donnés les moyens d’obtenir ce que nous avons déjà ! Ça ne nous est pas tombé dans les mains ! Mais c’est vrai que de nombreux soucis, que pas mal d’immigrant ont a rencontrer, ne nous concernent déjà plus : nous avons un logement, une place en garderie, un compte en banque québécois, nos cartons sont déjà partis pour Montréal…. mais…. il y a toujours un mais…. plus le départ ce fait proche plus certaines questions me submergent :

La plus angoissante étant celle du travail…. cela fait presque 3 ans que je n’ai pas travaillé …. je me retrouve face à 2 challenges : m’intégrer dans le monde du travail québécois et remettre le pied à l’étrier…. j’ai très peur de ne pas y arriver ! En France j’ai toujours eu beaucoup de mal à m’intégrer dans le monde du travail. Je me sentais toujours en décalage….Je n’aime pas trop l’autorité de pouvoir mais je n’ai rien contre la hiérarchie ! Comment cela va se passer a Montreal ? Fab, me rassure en me disant que justement la bas je ne ressentirais pas ce que j’ai pu ressentir en France vis-à-vis du boulot, la reconnaissance est plus présente et le respect aussi. Mais bien sur, lui il connaît bien, mais moi, je n’ai jamais été au quebec…. et cela fait bientôt 3 ans que je n’ai pas travaillé…. Mon CV québécois est prêt, j’y ai passer plusieurs jours et je suis plutôt contente du résultat mais….enfin bref….ah la la…. vivement cette étape franchie ! Je n’ai pas peur de partir à la recherche d’un emploi, il y a tellement de possibilités pour en trouver à Montreal. J’ai déjà réuni beaucoup d’éléments pour m’aider dans cette démarches mais c’est l’après…. une fois le boulot trouvé…. Je crois en fait que je garde un goût un peu amer de mes dernières expériences professionnelles en France où on m’en demandait toujours plus sans pour autant reconnaître mon travail et ou il n’existait pas de dialogue mais uniquement un rapport de force (ce que j’appelle l’autorité de pouvoir = je suis le chef et je commande et toi employée tu obéis et tu te tais point barre !). Je ne veux plus connaître ce genre d’ambiance pesante…. Je veux pouvoir me lever le matin et partir au boulot en étant contente de faire mon boulot, quelque soit la job en fait (vendeuse, secrétaire, commis de bureau/comptable, standardiste, allez soyons fous, adjointe de direction, nan plutôt commerciale….eh, pourquoi pas dans quelques temps !), c’est plus une question de relationnelle. Je m’en fiche qu’un patron me dise fait ci, fait ça, et qu’il me donne 3 tonnes de boulot (au contraire même, j’aime avoir des responsabilités) à partir du moment où il me respecte et reconnaît mon travail quand il est bien fait (et même quand il est mal fait) ! Fermons ici la parenthèse de mes états d’âmes….Un rendez en psychothérapie est peut être a envisagé Je croise les doigts pour tomber sur un employeur bien quelque soit la job que je trouverais, voilà ce que j’espère ! Et puis en fait cette angoisse serait la même en France si je devais rechercher du travail a présent, avec le facteur nouveauté en moins qui rajoute pas mal de stress tout de même !

Ensuite la deuxième angoisse est plutôt liée à l’intégration sociale. J’aimerais réellement que mes enfants et nous-mêmes parvenions a nous intégrer simplement (je parle bien de simplicité et de non de facilité) et le plus naturellement possible. J’aimerais que mes enfants deviennent de vrais québécois de cœur à défaut de l’être de naissance. J’aimerais qu’ils aiment tout de suite leur nouveau pays, qu’ils s’y sentent chez eux. Et j’espère la même chose pour moi ! Car je me dis parfois : « et si le quebec ne me plaisait pas ? », bon ok, ça m’étonnerait très fortement mais en fin de compte, en toute objectivité, je ne sais pas ! Enfin si je sais, mais si je me trompais….enfin vous voyez ce que je veux dire
J’aime le quebec pour ce que j’en ai lu, ce qu’on m’en a dit, ce que j’ai appris de mes connaissances québécoises, de ce que j’ai découvert tout au long de mes recherches…. mais ce n’est qu’une fois que j’y aurais posé mes pieds, mon corps, mon esprit, ma vie que je saurais si j’aime vraiment le quebec.
Voici pour les principales angoisses…. il y en a d’autres bien sur mais elles sont toutes pitites, pitites !!!

Par contre, parallèlement et contrairement à quelques mois en arrière, je n’ai aucunes angoisses liées à une quelconque crainte de perdre mes repères ou de ne pas arriver a m’adapter a un nouveau quotidien et à de nouvelles « normes »administrative ou autre. Je crois que j’ai tellement cherché à connaître comment fonctionnait les administrations québécoises que même si je ne me souviens plus de tout ce qu j’ai pu lire sur la RAMQ, les allocs, les impôts, les droits et devoirs, le fonctionnement de mon quartier, les banques, les courses etc….. je ne suis pas du tout stressée par tout ça ! La prise d’informations m’a été très bénéfique pour ça ! Tout comme chez d’autres elles engendreraient encore plus de stress chez moi c’est l’inverse, plus je m’informe plus les choses me semble claires et simples ensuite !

Dans quelques jours nous serons dans nos familles pour un mois ?…. jusqu’au grand jour ! Nous espérons arriver à soutenir et à faire comprendre à nos familles que tout va bien se passer et les rassurer sur le fait que nous nous reverrons ! Que même si le quebec est loin il n’est pas inaccessible !

Quand je pense à tout le parcours effectué pour obtenir nos précieux visas ! Je suis fière de ma petite famille, car à coté de nos démarches nous avions d’autres combats a menés (je ne m’étalerais pas sur le sujet, ceux qui me connaissent savent de quoi il s’agit, et d’ailleurs le combat n’est pas encore fini). Je suis fière de Fab qui m’a laissé faire toutes les démarches (ce qui me permettait d’apprendre pleins de choses et ça l’arrangeait aussi ) et m’a laissé me prendre la tête des journées entières pour trouver pleins d’infos me permettant de me familiarisé déjà avec mon nouveau pays et ce, au détriment de temps passé ensemble. Je suis fière de ma fille qui accepte très bien ce changement, car ce n’est si facile pour une enfant de ce passer de ces jouets pendants plusieurs semaines, d’une chambre, d’un environnement personnel, de se préparer à la séparation d’avec ses ami(e)s….Cela a été un rôle important pour nous parents, nous devions aussi la familiarisé avec le projet, la faire participé et lui donner envie de s’y intégrer avec plaisir, c’est chose faite ! Aujourd’hui elle est ravie et impatiente de partir ! Pour notre fils c’est différent il est bien plus jeune, mais il a participé à sa manière et nous l’avons également préparé à tout ça ! Je suis fière de nos familles également, qui nous encouragent et nous soutiennent même si cela est difficile pour eux de nous voir nous éloigner ! Ils n’ont jamais tentés de nous faire renoncer ! C’est une belle preuve d’amour de leur part !

6 semaines…. Il me tarde d’y être et de découvrir notre appartement, notre proprio si sympa, de rencontrer enfin les amis de mon homme, de voir de mes yeux tout ce que j’ai vu sur photographie, de nous acheter nos vélos et partir sur les pistes, de mettre en pratique ce que j’ai pu acquérir pendant tout ces mois de recherches, rencontrer des gens, apprendre leur culture et l’assimiler…. Il me tarde tellement de choses….

En tout cas une chose dont je suis sure aujourd’hui, c’est que je suis heureuse que nous ayons mené à terme la première étape de notre projet : les visas.
La deuxième étant pour moi : le départ, cette transition entre le départ de notre maison, le séjour dans nos familles et le décollage.
Puis la troisième, la plus importante : l’intégration ! Professionnelle, social, culturelle….

À pluche,

Caro.

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