Après une période de réduction des admissions, le premier ministre du Canada, Mark Carney, laisse entrevoir une reprise de la croissance démographique par l’immigration. Il estime que le gouvernement a retrouvé la maîtrise du système, mais n’a annoncé ni calendrier ni nouvelles cibles.
Dans une récente entrevue accordée au New York Times, rapportée par La Presse canadienne, Mark Carney a évoqué la possibilité d’une « augmentation contrôlée » de la population canadienne. Selon le premier ministre, la question porte désormais sur le moment où cette croissance pourra reprendre, avec l’assurance que le gouvernement en maîtrise le rythme.
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Ces déclarations ouvrent une nouvelle perspective pour les personnes qui envisagent de s’installer au Canada. Elles surviennent après plusieurs mesures destinées à ralentir les admissions et à mieux faire correspondre l’immigration aux capacités d’accueil du pays.
Un changement de ton après les restrictions
Le Canada avait auparavant envisagé d’accueillir jusqu’à 500 000 nouveaux résidents permanents par année. Ottawa a ensuite revu ses ambitions à la baisse, tout en resserrant l’accès aux permis d’études et à certains permis de travail temporaires.
Pour justifier ce changement, le gouvernement avait notamment invoqué les pressions sur le logement, le marché de l’emploi et les services publics. La croissance rapide de la population sous Justin Trudeau avait placé la capacité d’accueil du pays au cœur du débat politique.
Mark Carney affirme maintenant que le système est revenu sous contrôle. Son intervention suggère que la période de restrictions pourrait éventuellement céder la place à une nouvelle phase de croissance, encadrée par des objectifs plus prudents.
Le prochain plan d’immigration sera déterminant
Les propos du premier ministre ne constituent toutefois pas une annonce officielle de hausse des admissions. Aucun nouveau nombre de places ni aucune date de mise en œuvre n’ont été précisés.
Le prochain plan fédéral, qui couvrira les années 2027 à 2029, permettra de savoir comment Ottawa entend traduire cette orientation dans ses politiques. Interrogé par La Presse canadienne, le cabinet de la ministre de l’Immigration, Lena Diab, a indiqué que ce plan viserait à maintenir des niveaux d’immigration durables.
Pour les candidats à l’immigration, plusieurs questions restent donc ouvertes : une éventuelle hausse concernerait-elle surtout la résidence permanente? Favoriserait-elle les personnes déjà présentes au Canada? Quels programmes seraient concernés?
Des experts préconisent encore la prudence
Cette ouverture du premier ministre intervient alors que le conseil sur les cibles d’immigration de l’Institut C.D. Howe recommande de poursuivre la réduction des admissions au cours des prochaines années.
Selon les informations fournies, ce conseil propose des cibles de 380 000 résidents permanents en 2027, de 350 000 en 2028 et de 340 000 en 2029. Il souhaite également que toutes les admissions à la résidence permanente soient regroupées sous une cible unique, afin de rendre les intentions du gouvernement plus transparentes.
La gestion des résidents temporaires demeure un autre enjeu. Ottawa vise à ramener leur proportion à 5 % de la population d’ici la fin de 2027. Le conseil recommande de considérer ce seuil comme un plafond et de viser plutôt 3 %, tout en améliorant le suivi des renouvellements de permis et des départs.
Une ouverture à surveiller pour les futurs immigrants
Pour les personnes qui préparent un projet d’installation, les déclarations de Mark Carney représentent un signal politique à suivre. Elles montrent que le premier ministre envisage une reprise de la croissance, après une période consacrée au ralentissement et à la réorganisation du système.
Leur portée concrète dépendra cependant des décisions à venir. Une hausse globale des admissions ne signifierait pas automatiquement un accès élargi à tous les programmes.
Le prochain plan d’immigration sera donc un rendez-vous essentiel : il permettra de déterminer si l’ouverture évoquée par le premier ministre se traduit par davantage de possibilités, pour quels candidats et à partir de quand.
Source : La Presse canadienne, Radio-Canada
Crédit photo : Immigrer.com, rue piétonnière de l’avenue Mont-Royal, Plateau Mont-Royal, Montréal, Québec

Bonjour je suis près pour immigrés à Canada
Je suis préposé aux bénéficiaires j’ai une expérience de deux ans mais en tant que bénévole mais malheureusement chaque postulation je prends un refus !! Pourquoi les recruteurs ne prendrai pas le bénévolat comme une expérience!
Validé
Je suis ravie