À partir du 26 mars 2026, une nouvelle règle vient modifier en profondeur les démarches des employeurs qui souhaitent embaucher ou retenir des travailleurs étrangers au Québec. Désormais, certains postes devront obligatoirement faire l’objet d’un affichage préalable avant même de pouvoir déposer une demande d’EIMT (Étude d’impact sur le marché du travail) et de CAQ.
Cette mesure touche notamment des professions très recherchées comme les cuisiniers, les chauffeurs et les informaticiens. Jusqu’ici, ces postes pouvaient parfois bénéficier d’un traitement simplifié, mais cette flexibilité se resserre. Les employeurs devront maintenant démontrer, preuves à l’appui, qu’ils ont tenté de recruter localement avant de faire appel à un travailleur étranger, même lorsque le poste est déjà occupé.
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Cette nouvelle exigence vient alourdir un processus déjà complexe. Présenter une demande d’EIMT demande du temps, de la rigueur et une bonne compréhension des règles, et l’ajout de cette étape d’affichage risque d’allonger encore davantage les délais. Les entreprises devront aussi être particulièrement vigilantes, car des erreurs ou des informations incomplètes peuvent entraîner des demandes supplémentaires de la part de Service Canada, ce qui ralentit encore le traitement des dossiers.
Dans les faits, l’affichage ne se limite pas à publier une offre d’emploi. Il s’agit d’un processus structuré qui commence par la détermination du bon salaire en fonction du code CNP, se poursuit par l’ajustement précis des exigences du poste, notamment en matière d’expérience, et implique de maintenir les publications actives pendant toute la durée requise. À la fin de cette période, l’employeur doit être en mesure de produire un rapport détaillé démontrant les efforts de recrutement réalisés.
Ce changement reflète une tendance de fond : les démarches d’immigration économique s’alignent de plus en plus sur des pratiques de ressources humaines rigoureuses. L’objectif reste le même, soit prouver qu’aucun Canadien ou résident permanent ne peut occuper le poste, mais la façon d’y parvenir exige désormais de véritables compétences en recrutement. Il ne suffit plus d’afficher un poste, il faut être capable de justifier chaque décision, d’expliquer pourquoi certaines candidatures n’ont pas été retenues et de démontrer la cohérence de l’ensemble du processus.
Pour les entreprises, cela signifie que l’affichage devient une étape incontournable, y compris lorsqu’il s’agit simplement de conserver un employé déjà en poste. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, cette réalité peut sembler contraignante, mais elle s’impose désormais comme une norme.
Source : Gouvernement du Canada


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