C’est une donnée qui risque d’en surprendre plus d’un : selon une analyse récente du site Grocery Pulse, Montréal serait la ville canadienne où le panier d’épicerie moyen coûte le moins cher parmi 12 grandes villes du pays.
D’après les données compilées en avril 2026, un panier d’épicerie composé de 50 produits alimentaires essentiels coûterait en moyenne 289 $ à Montréal. Ce panier comprend notamment des viandes, des protéines, des produits laitiers, des fruits, des légumes et des produits de boulangerie.
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La métropole québécoise devance ainsi Ottawa, où le même panier est évalué à 293 $, ainsi que Vancouver et Edmonton, toutes deux à 299 $. À l’autre extrémité du classement, Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard, affiche le panier le plus cher, avec une moyenne de 330 $.
Québec plus chère que Montréal
L’un des écarts les plus frappants concerne la comparaison entre Montréal et Québec. Selon cette analyse, le panier moyen coûterait 319 $ à Québec, soit 30 $ de plus qu’à Montréal.
Pour le spécialiste de l’industrie agroalimentaire Sylvain Charlebois, cette différence s’explique notamment par l’accès aux commerces et le niveau de concurrence. À Montréal, la densité de magasins d’alimentation serait plus élevée, ce qui contribuerait à exercer une pression à la baisse sur les prix.
Même si plusieurs consommateurs montréalais ont l’impression que leur facture d’épicerie a fortement augmenté au cours des dernières années, la situation serait donc plus avantageuse qu’ailleurs au pays. La hausse des prix demeure bien réelle, mais elle serait relativement moins lourde à Montréal que dans plusieurs autres grandes villes canadiennes.

Une concurrence qui joue en faveur des consommateurs
Selon Sylvain Charlebois, la situation montréalaise est particulière. Sur l’île, le nombre important d’épiceries, de supermarchés, de marchés spécialisés et de commerces de proximité crée un environnement plus concurrentiel.
Cette concurrence peut forcer les détaillants à ajuster leurs prix pour attirer les consommateurs, surtout dans un contexte où ceux-ci comparent davantage les circulaires, surveillent les rabais et adaptent leurs habitudes d’achat.
À Québec, la réalité serait différente. Le nombre de commerces par habitant y serait moins élevé, ce qui pourrait expliquer en partie des prix plus élevés. L’expert estime d’ailleurs que d’autres villes québécoises de taille moyenne pourraient présenter un portrait semblable à celui de Québec.
Une bonne nouvelle à relativiser
Ce classement ne signifie évidemment pas que l’épicerie est devenue abordable pour tous les ménages montréalais. Les prix des aliments ont fortement augmenté au cours des dernières années, et plusieurs familles continuent de ressentir une pression importante sur leur budget.
Cependant, à l’échelle canadienne, Montréal semble tirer son épingle du jeu. Dans un pays où le coût de la vie varie énormément d’une région à l’autre, la métropole québécoise se démarquerait par un panier d’épicerie plus compétitif.
Cette situation rappelle aussi l’importance de la concurrence dans le secteur alimentaire. Plus les consommateurs ont accès à une diversité de commerces, plus ils peuvent comparer les prix et profiter de meilleures offres.
Montréal, ville la moins chère pour l’épicerie
Alors que Montréal est souvent associée à une hausse du coût du logement et à une pression croissante sur le budget des ménages, cette étude vient nuancer le portrait. Pour l’épicerie, la métropole ferait mieux que plusieurs grandes villes canadiennes.
Avec un panier moyen estimé à 289 $, Montréal se classe au premier rang des villes les plus abordables du pays pour l’alimentation. Une surprise pour certains, mais une réalité qui pourrait s’expliquer par la forte densité commerciale et la concurrence entre détaillants.
Dans un contexte où chaque dollar compte, cette donnée offre au moins une bonne nouvelle aux consommateurs montréalais : leur facture d’épicerie, bien qu’élevée, demeure parmi les plus basses au Canada.
Source : TVA Nouvelles

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