Les droits de scolarité au Canada varient énormément selon la province, le statut (étudiant canadien vs international) et le programme (droit, génie, médecine, etc.). En 2025-2026, l’écart le plus marquant reste celui entre étudiants canadiens et étudiants étrangers : on parle d’un ratio d’environ x5 au niveau national (moyennes).
1) Droits de scolarité moyens au 1er cycle (temps plein) – 2025-2026
| Province / territoire | Étudiants canadiens | Étudiants étrangers |
|---|---|---|
| Canada (moyenne) | 7 734 $ | 41 746 $ |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 3 746 $ | 8 867 $ |
| Île-du-Prince-Édouard | 8 191 $ | 21 157 $ |
| Nouvelle-Écosse | 9 988 $ | 29 893 $ |
| Nouveau-Brunswick | 9 938 $ | 19 278 $ |
| Québec | 3 963 $ | 36 279 $ |
| Ontario | 8 958 $ | 49 802 $ |
| Manitoba | 5 993 $ | 21 424 $ |
| Saskatchewan | 9 863 $ | 33 064 $ |
| Alberta | 8 067 $ | 34 880 $ |
| Colombie-Britannique | 6 862 $ | 39 851 $ |
| Yukon | 4 470 $ | – |
Source : Statistique Canada (tableau sur les droits de scolarité canadiens/internationaux).
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Ce qu’il faut retenir
- L’Ontario est déjà l’une des provinces les plus chères pour les Canadiens, et encore davantage pour les étudiants internationaux.
- Le Québec demeure nettement moins cher pour les étudiants canadiens (en moyenne), mais les frais internationaux y restent élevés—et peuvent grimper fortement selon l’université et le programme.
2) L’aide financière en Ontario : vers plus de prêts, moins de bourses
Dans les données que vous fournissez, la réforme annoncée en Ontario change la structure de l’aide : la part maximale de bourses passerait de 85 % à 25 %, ce qui revient à déplacer le financement vers les prêts.
Nouveaux maximums (structure prêts/bourses)
| Province | Bourses (actuellement) | Prêts (actuellement) | Bourses (dès sept. 2026) | Prêts (dès sept. 2026) |
|---|---|---|---|---|
| Ontario | 85 % | 15 % | 25 % | 75 % |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 50 % | 50 % | 50 % | 50 % |
| Nouveau-Brunswick | 43 % | 57 % | 43 % | 57 % |
| Nouvelle-Écosse | 40 % | 60 % | 40 % | 60 % |
| Manitoba | 28 % | 72 % | 28 % | 72 % |
| Saskatchewan | 25 % | 75 % | 25 % | 75 % |
| Colombie-Britannique | 20 % | 80 % | 20 % | 80 % |
| Alberta | 15 % | 85 % | 15 % | 85 % |
Source : ministère ontarien.
En clair : même si les droits n’explosent pas d’un coup (hausses encadrées), la facture “réelle” peut augmenter parce que l’étudiant finance davantage ses études à crédit, donc avec une dette future.
3) Exemple concret : 1re année en psychologie (York vs Laval)
Voici l’estimation que vous donnez pour un étudiant vivant chez ses parents (famille : 100 000 $ de revenus, deux enfants, dont un à l’université) :
| 2025-2026 | Université York (Toronto) | Université Laval (Québec) |
|---|---|---|
| Droits de scolarité + frais afférents | 7 389 $ | 4 134 $ |
| Prêts | 6 600 $ | 3 080 $ |
| Bourses | 3 500 $ | 1 565 $ |
Source : gouvernements du Québec et de l’Ontario.
Note importante : ces chiffres ne tiennent pas compte de la refonte ontarienne annoncée pour 2026-2027.
4) Étudiants de France au Québec : l’« entente spéciale » qui change tout
Le Québec a une particularité majeure : les étudiants français (et les Belges francophones, avec des règles proches) ne sont pas traités comme la plupart des étudiants internationaux.
Ce que dit le gouvernement du Québec (règles pratiques)
- 1er cycle (baccalauréat) : les étudiants français peuvent payer le tarif “canadien non résident du Québec” (pas le tarif international standard). (Gouvernement du Québec)
- 2e et 3e cycles (maîtrise, doctorat) : ils ont accès au tarif québécois. (Gouvernement du Québec)
Ce que confirme le texte officiel franco-québécois (version publiée en France)
L’entente publiée au Journal officiel français (signée le 12 avril 2024, publiée par décret en mars 2025) précise :
- au 1er cycle, les étudiants français bénéficient du régime applicable aux Canadiens non-résidents du Québec (“exemption au tarif CNRQ préférentiel”) ;
- aux 2e et 3e cycles, ils bénéficient du tarif québécois (“exemption au tarif québécois”).
Et réciproquement, les étudiants québécois en France peuvent accéder au tarif français dans les établissements publics visés.
5) Des chiffres (Québec) : combien ça représente en pratique?
Pour donner un ordre de grandeur, on peut s’appuyer sur les montants réglementés au Québec (30 crédits ≈ une année à temps plein).
Barèmes réglementés au Québec (30 crédits) – 2025-2026
| Catégorie (université francophone) | Montant total pour 30 crédits |
|---|---|
| Tarif québécois (base) | 3 026,70 $ |
| Canadien non-résident du Québec (CNRQ) | 9 447,00 $ |
| International – minimum imposé (certains cycles/programmes) | 21 661,20 $ (min.) |
Source : Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études (CCAFE), 2025-2026.
Donc, pour un Français :
- au bac (1er cycle), on compare typiquement ~9 447 $ (tarif CNRQ) plutôt que des montants internationaux qui peuvent être beaucoup plus élevés selon l’établissement/programme ;
- à la maîtrise/au doctorat, on se rapproche du tarif québécois (base), ce qui est un avantage très substantiel.
“Illimité” : pas de quota pour la France
Dans les tableaux gouvernementaux sur les exemptions par pays, la France est indiquée “Illimité” (pas de plafond de places comme certains autres pays).
Et sur l’année 2023-2024, le même document ventile les effectifs internationaux selon le motif d’exemption : le motif “Entente intergouvernementale” totalise 4 992 étudiants (tous cycles confondus) — un bon indicateur de l’ampleur de ces ententes dans le réseau.


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