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Petit bilan après un an…

De Foxy

Petit bilan après un an de démarches, “Mes amis, mes amours, mes emmerdes”

Bonjour à tous, certains me connaissent peut être, même si je me suis fais plus que discret depuis quelques mois, je n’en continu pas moins de suivre de temps en temps le forum et les interrogations, les espoirs, les craintes et autres sont toujours les mêmes pour pratiquement tout le monde.
Aussi j’ai décidé de faire un petit bilan de ma course au visa et de ce que j’en ais retenu.

Le Quebec (ou plus généralement le Canada) m’a toujours attiré, depuis que j’ai été en âge de voler de mes propres ailes, je me disais qu’un jour j’irais “làbas” Bref, un vieux rêve de gosse qui a continué à me hanter pendant des années, mais que je repoussais à chaque fois en me disant suivant les aléas de ma vie que j’avais le temps de voir venir ou encore que je n’avais pas les moyens financier et plus tard en atteignant la trentaine, que je devenais un peu trop vieux pour tenter cette aventure et me lancer à corps perdu dans une remise en question de ma petite vie bien établie en France. Il y avait aussi le problème de mes enfants. Bien qu’ils vivent avec leur mère, je les vois régulièrement et imaginer que je puisse partir à 6000km d’eux, ne plus les voir qu’une fois par an etait un pas que j’avais du mal a franchir.

Puis en juin 2003, boulversement malheureux dans ma famille, je perds mon père suite a un cancer généralisé qui l’emporta en moins d’un an. En ajoutant à ça 2 ans de chomage, c’était un peu le monde qui s’écroulait autour de moi, mes repères de vie tranquille qui s’éffilochaient un peu plus. Je crois que ça a été ce qui a déclenché pour moi une sorte de fuite en avant. J’ai compris que la vie était décidement trop courte pour ne pas réaliser les rêves qui nous tiennent vraiment à coeur tant qu’on le peut encore. J’avais à cette époque aussi quelques amis québécois avec qui je discutais régulièrement sur MSN, ICQ, etc.. qui m’ont apporté bien plus de soutien que mes amis français, de là à penser que j’avais plus d’affinité avec le Quebec qu’avec la France, fut un pas que j’ai franchit sans remords et même avec entrain. Si l’on compte aussi sur le fait que j’entretenais une relation “amoureuse platonique” avec une quebecoise depuis 2 ou 3 ans, je n’ais eu aucun mal a me convaincre que c’était là l’opportunité que j’attendais pour me lancer.

Très rapidement je suis tombé sur ce site et je m’y suis inscrit, là dessus tout c’est enchainé très vite, j’ai découvert une communauté active et soudée qui m’a conforté dans l’idée que l’herbe était surement plus verte de l’autre coté de l’atlantique, je me suis inscrit aux réunions d’informations, bouclé mon dossier pour le CSQ et roulez jeunesse. Plein d’entousiame je me suis lancé dans les démarches.
Au mois de décembre, je pars sur un coup de tête chez une amie au Quebec, passer 15 jours de vacances, là c’est le coup de foudre pour cette province et pour ses habitants. A mon retour en France, c’est l’electrochoc à peine je descends de l’avion, je vois la société francaise d’un autre oeil, je ne la supporte plus, quel pays de nombrilistes, quel mentalité de c.., bref tout les mots sont bons pour dénigrer cette patrie qui m’a vu naitre. Rassurez vous, je n’en pense pas la moitié, mais sur le coup c’etait mon sentiment.

A cette époque, je m’en rends compte maintenant, l’impatience primait sur la raison et ma seule envie était que tout soit réglé au plus vite pour repartir le plus rapidement possible, quitter ce pays natal qui m’avait fait tant de misères et rejoindre au plus vite cette nouvelle terre d’accueil si prometteuse. Je pense que beaucoup de ceux qui débutent les démarches ont connu ce genre d’euphorie.. Tout nouveau, tout beau quoi, comme un gamin qui découvre un nouveau jouet et qui ne voit rien d’autre.
Heureusement pour moi les démarches jusqu’au visa sont longues et laissent le temps de bien murir l’idée de départ, les conséquences que cela entraine et aussi permet de bien preparer le terrain pour son immigration.

Au début tout parait simple et ce n’est pas la déléguation québécoise de Paris qui va être très prompte à vous détromper, préférant mettre en avant les avantages plutot que les inconvénients. C’est normal après tout, c’est leur boulot. Heureusement en général le bon sens prend le relais et nous pousse a nous poser quelques questions d’ordres plus terre à terre comme l’emploi, le logement, la famille, etc… Et là l’empressement commence a faire place à l’inquiétude, c’est du moins comme ça que je l’ai ressenti.
Ainsi au moment de la visite médicale, mon entrain a partir le plus rapidement possible s’était suffisament amoindrit pour avoir les idées claires et penser sérieusement à ce que j’étais entrain de faire. Bien sur un peit bilan rapide m’a rassuré sur le fait que j’avais toujours envie de partir, mais qu’en fin de compte j’allais avant tout essayer de mettre toute l’année qu’il me restait avant l’expiration de mon visa, à profit pour la préparation de ma nouvelle vie.

J’ai donc eu mon visa début juillet 2004. Au début, mon intention était de partir en septembre, mais après reflexion, je me suis dit que mettre encore un peu d’argent de coté avant le grand saut n’était pas une chose à négliger, puis arriver juste avant l’hiver n’est peut être pas non plus l’idéal pour se lancer dans un nouvelle vie sans travail, sans logement et surtout sans repères.
Finalement je me suis fixé fin avril, début mai 2005 (un mois avant l’expiration de mon visa) pour le grand départ et ce qui me permait entre temps d’avoir repris un boulot d’appoint, de pouvoir passer une derniere fois Noel avec mes enfants, de bien prendre mes marques et de pouvoir encore prospecter un maximum niveau emploi, avion, logement, etc…
Grâce aux contacts que j’ai pu nouer depuis le debut de mes démarches, j’ai pu poser quelques jalons, quelques promesses d’embauches plus ou moins sures arrivent au fur et à mesure que le grand jour se rapproche, des gens se proposent pour m’aider à mes débuts pour m’installer, bref, toutes ces petites choses que je n’aurais pas eu si j’étais parti à peine mon visa en poche.

Pour mes enfants (et pour le reste de ma famille), ca m’a aussi laissé le temps de bien les préparer au fait que j’allais partir loin, que les contacts allaient être plus rares, mais que ce n’était en aucun cas une rupture définitive. Une fois que l’idée a fait son bout de chemin, mon plus grand qui a 11 ans prévoit de venir plus tard finir ses études au Quebec si je suis toujours làbas et de pourquoi pas s’y installer aussi. Ma mère qui est une amoureuse de la nature y voit aussi maintenant des avantages pour sa retraite et se dit que finalement un fils làbas, c’est aussi un petit pied à terre pour aller passer quelques vacances.. Bref, ce qui au départ parraissait être une désertion et une fuite en avant se transforme peu à peu en un véritable chance de s’ouvrir a de nouveaux horizons.

Bien sur ceci est un bilan personnel, un parcours qui n’engage que moi, mais si cela peut aider les nouveaux prétendants au visa à bien réflechir et à prendre leur temps pour preparer au mieux leur immigration, ca sera toujours ca de gagné, car maintenant je le comprends, un immigrant mal informé, c’est un immigrant qui va se planter.

Foxy

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