Chronique sur la traduction - Immigrer.com
mercredi , 29 mai 2024
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Chronique sur la traduction

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La traduction et l’incorporation Bon, voici enfin, la ” chronique ” (il faudrait peut-être dire le roman) promise de longue date sur mon métier de traductrice à Montréal.
C’est un travail qui devra faire l’objet de nombreuses mises à jour par la suite au fur et à mesure des expériences vécues.
Mais attention je tiens à ce que les choses soient claires : il s’agit de MON expérience de traductrice et non pas de quelque chose à prendre comme un guide officiel sur le sujet.
C’est juste pour aider ceux et celles qui compte se lancer dans la même branche et aussi, dans une moindre mesure, pour ceux et celles qui sont intéressé(e)s par la mise sur pied d’une entreprise (les parties sur les impôts et les conseils technologiques par exemple).
Il y a de nombreuses façons de travailler comme traducteur/traductrice et il s’agit ici du fonctionnement de MA vie professionnelle de : traductrice anglais vers le français Dans le cadre d’une société incorporée au Canada c’est à dire une Canada Inc., pas une Québec Inc.; c’est pas par snobisme, c’est du fait de clients internationaux.
Après 3 ans d’expérience comme localisatrice (traductrice de logiciel) chez Microsoft en Irlande (ça c’est important dans le sens où ça m’a ouvert beaucoup de portes.
Sans cela, les choses auraient peut-être été moins faciles.
Contexte D’abord un survol de ma formation et des potentielles raisons expliquant pourquoi j’en suis arrivée là (il y a de la chance mais également des parents calculateurs ;-)) J’ai en fait un bac C (maths et physiques), j’ai fait une année d’IUT Génie Civil, puis j’ai fait 5 ans d’études de langues à l’IPLV (Institut de Perfectionnement en Langues Vivantes) à la Catho d’Angers.
J’avais toujours été en public avant cela et j’étais un peu inquiète d’arrivée comme ça, à 19 ans, en privé, athée comme j’étais déjà.
Mais bon, l’intérêt c’était que faire anglais-espagnol à la fac publique n’était pas une option qui réjouissait ma mère vu le chômage en France à l’époque et qu’elle préférait investir dans des études privées plus poussées pour être plus sure de mon avenir.
Personnellement je n’étais absolument pas convaincue mais je ne le regrette, oh!, tellement pas.
En effet, au lieu de quelques 20h de cours par semaine comme les copines en fac d’anglais, j’avais plus près de 40h, mais du coup j’avais le programme de fac d’anglais (LCE: donc littérature, civilisation, langues), pas mal de cours de LEA (commerce, droit, dactylo) et un diplôme de traduction à la clé avec de l’initiation à l’interprétation.
En effet à l’IPLV on a le choix entre trois “carrières”: traduction, secrétaire de direction, interprète.
Je vous dis pas laquelle j’ai choisi, hein?…
Une autre caractéristique de mon profil est que j’ai beaucoup voyagé, ou plus précisément, travaillé à l’étranger dès que je pouvais m’échapper de France (c’est pas que je le faisais complètement exprès mais je n’ai jamais pu décrocher un job (je sais je devrais dire une job ici :)) en France).
J’ai pu passé du temps à l’étranger à perfectionner mon anglais surtout et mon adaptabilité grâce à des programmes comme COUNCIL Travel (qui permet d’avoir des visas de travail de 4 mois pour les États-Unis, cool pour l’été, j’ai ainsi travaillé 3 mois en Californie et 3 mois à la Statue de la Liberté à New York), l’incontournable Erasmus (échanges universitaires européens, pour nous c’était 4 mois en licence, je voulais Dublin, j’ai atterri à Londres), le stage obligatoire de 5 mois de 4ème année (passé dans une agence de traduction à Manhattan) et la CREPUQ (échanges universitaires entre la France et le Québec qui m’a permis de passer 9 mois à Montréal pour préparer mon mémoire de maîtrise d’anglais…
j’ai en effet dit “préparé” car les cours de “Sciences & Human Affairs” étaient tellement fascinants à Concordia que j’ai décidé de rédiger le mémoire plus tard à la grande joie de ma mère :)) Après l’obtention de mon diplôme de traduction anglais/espagnol vers français, j’ai poussé le vice jusqu’à faire la 5ème année qui consistait en une formation à l’interprétation de conférence (donc consécutive et simultanée), j’ai détesté mais bon, ça m’a permis de finir mon mémoire de maîtrise sur le Cyberpunk! 🙂 J’ai donc eu ma maîtrise d’anglais du coup.
Voilà le décor est planté, passons aux choses sérieuses: Après la fin de ses longues études, j’ai décroché un mi-temps comme traductrice dans le sud de l’Angleterre pour quelques mois (en même temps que d’être barmaid et employée dans le rayon boulangerie du Tesco (supermarché) de Pool :)) Et puis juste au moment opportun à la fin de mon mi-temps, grande surprise inattendue concernant une candidature à laquelle je ne croyais pas du tout, j’ai été contactée par Microsoft pour un contrat de localisatrice de 2 ans à Dublin.
En fait j’y suis restée 3 ans et j’ai travaillé dans 4 équipes : Outlook/Exchange, Project 2000, Office XP pour Windows, Office XP pour Mac.
Connaissant les fournisseurs de traductions de Microsoft, j’ai décidé de contacter Berlitz Montréal au cours de la préparation de mon émigration (plusieurs mois avant de quitter Microsoft et donc d’arriver à Montréal).
Ils m’ont envoyé leur test.
J’ai eu une bonne “note”.
Ils avaient l’air intéressé et m’ont demandé de passer les voir une fois que je serai à Montréal.
Ce que j’ai fait évidemment.
J’ai été “embauchée” comme pigiste à tant plein à l’interne un peu plus d’un mois après mon arrivée à Montréal grâce à mon expérience MS.
C’est à dire que j’avais le statut ‘travailleur autonome’, à mon compte quoi, mais j’étais à l’interne comme une salariée avec du travail à temps plein payé à l’heure au début (demandez pas moins de 20$ de l’heure dans c’est cas là, c’est l’équivalent de 40000$ par an) puis au mot (bien plus intéressant 🙂 puisque l’on peut faire de 500 à 800 mots à l’heure).
Prendre les gens à l’interne sans les embaucher est une technique répandue pour éviter de payer des charges mais c’est illégal au bout d’un moment.
Mais c’est bien pour avoir des revenus réguliers, des contacts, découvrir comment le monde d’une agence de traduction fonctionne et pouvoir organiser le reste de notre vie quotidienne sans avoir à investir dès le début dans de l’équipement.
Après ils peuvent vous proposer de vous embaucher, mais si vous vous débrouillez bien vous pouvez développer votre clientèle tout en travaillant à l’interne (attention leur piquez pas leurs clients c’est illégal; en revanche travailler pour un concurrent, une autre agence de traduction, c’est tout à fait légal lorsque l’on est seulement pigiste; attention, il faut de la motivation car une fois qu’un client est intéressé c’est plus le moment de dire qu’on a pas le temps de faire un travail).
De toute façon même lorsque l’on est employé ici, on peut également travailler à son compte en parallèle (à condition de ne pas travailler pour des concurrents dans ce cas-là en revanche et de ne pas faire le travail pour les autres clients dans les locaux de votre employeur) Notions de base de traduction: – On traduit presque toujours dans sa langue natale très très rarement dans les deux sens et c’est normal car on ne “sonne” jamais vraiment 100% naturel lorsque l’on écrit dans une langue apprise et les clients vont au plus simple.
Comme ils ne peuvent pas juger facilement si on est bon ou pas (à moins d’être eux-mêmes des traducteurs auquel cas ils ne seraient pas vos clients) il est plus simple pour eux de ne considérer que la langue natale des gens.

  • Il faut être très bon dans sa langue source (celle que l’on traduit, l’anglais pour moi) pour évidemment être sûr de comprendre toutes les nuances.
    Il y a beaucoup de “traducteurs” qui écrivent bien dans leur langue cible mais qui ne comprennent pas forcément tout dans la langue source.
    Danger…

  • Il faut être encore meilleur dans sa langue cible (celle dans laquelle on traduit, le français pour moi) puisque c’est ça que tout le monde va passer son temps à critiquer.

  • Il faut traduire fidèlement le texte sans trop “coller au texte”.
    Ça c’est ce qu’il y a de plus dur.
    Si on colle trop au texte (c’est plus facile et plus rapide car on fait moins de réécriture) ça ne sonne pas naturel dans la langue cible.
    Ça “sonne traduit”

  • Il ne faut pas réécrire le texte non plus si l’original ne vous plait pas, à moins que le client vous le demande mais ça n’arrive presque jamais.
    Il est évident qu’en marketing ou en publicité par exemple, il y a plus de réécriture que pour des instructions de montage de meubles par exemple.

  • Le traitement de texte DOIT être votre meilleur ami.
    Conseil sincère: prenez des cours de dactylo.
    Je vous promets que ça fait une grande différence et ça vous permet de travailler plus vite.
    Comme on est payé au mot, plus on traduit vite, plus on fait de mot, plus on a d’argent 😉

  • On est donc payé au mot.
    Parfois à l’heure si c’est plus intéressant (par exemple en localisation s’il y a beaucoup de considération technique qui font perdre du temps comme l’installation de logiciels particuliers).

  • On vous demandera toujours votre spécialisation, ce qui est souvent parfaitement énervant étant donné que nous, nous savons très bien qu’un traducteur est avant tout généraliste et ouvert à beaucoup de domaines variés.
    Là encore il faut comprendre le client, c’est plus facile pour lui de catégoriser ses ressources.
    Le problème c’est que vous vous retrouver avec le même domaine pendant un moment et alors il vaut mieux l’aimer.
    Alors conseil, débrouillez-vous pour être spécialisé dans un domaine qui vous plait.
    Je reparlerais de ce sujet plus tard car c’est intéressant.

  • Délais de paiements: de quelques semaines à quelques mois.
    Le plus souvent 30 jours.
    Bref, toujours avoir des réserves pour ne pas stresser.
    Vous entendrez peut-être des histoires de faute de paiement, personnellement ça ne m’est jamais arrivé.

  • Il est très important de savoir ce dont on est capable (on apprend avec l’expérience) mais parfois, sous la pression du client on dit oui et on peine pour tout faire.
    En gros il est possible de faire 800 mots à l’heure en gardant 1h de révision par 1000-2000 mots.
    C’est très vague mais c’est important de garder du temps pour réviser.
    J’ai eu toutes les peines du monde à me motiver à me relire mais après plusieurs mésaventures avec des clients, on apprend à se forcer consciencieusement.

  • Être ferme: vous savez ce que vous valez alors il ne faut pas avoir peur de vous défendre.
    Si vous ne pouvez pas le faire, que le client insiste et que vous cédez quand même, il y a des grandes chances qu’il se plaigne quand même du résultat.
    Si en revanche vous savez que vous avez fait du bon travail, ne vous inquiétez pas si la rétroaction est mauvaise, c’est souvent le cas avec les agences.
    C’est le côté horriblement ingrat du métier.
    Tout le monde et n’importe qui se permet de critiquer un texte final.
    C’est facile lorsqu’il n’y a plus que ça à regarder.

  • Ne pas s’inquiéter quand après des périodes occupées, tout devient calme tout à coup, en profiter.
    C’est pour ça qu’il faut avoir des réserves d’avances.
    Par expérience le moment de Noël semble calme car c’est la fin de l’année et les entreprises n’ont plus de budgets pour la traduction

  • Garder toutes les instructions écrites du client et bien les suivre

  • Savoir gérer un total manque de régularité, vous pouvez beaucoup travailler pendant une période et même le week-end et puis plus pendant plusieurs semaines (lorsqu’un client vous à lâcher, en fin d’année avec la fin des budgets), compter sur l’année, par moyenne mensuelle.
    Un emploi salarié de 40000$ par an représente un peu moins de 3500$ par mois.
    Garder ça en tête pour ne pas paniquer lorsqu’il y a moins de travail.
    SI vous avez fait 2 fois plus que ça le mois précédent, détendez-vous.
    On veut toujours faire plus, mais c’est idiot de ne plus faire que ça.

  • En traduction, les projets sont toujours urgents et soudains; c’est souvent tout de suite n’importe quand et pour demain, ou jamais

  • En fait c’est d’une évidence à pleurer mais une fois qu’on a le pied à l’étrier, c’est parti, si on garde en tête de continuer à se faire de nouveaux clients tranquillement et à faire attention à satisfaire ceux qu’on a gagné.
    Mais même en ayant perdu mon plus gros client presque du jour au lendemain en deux moins je me retrouve au même niveau qu’avant

  • En gros pour que ça se passe bien, je trouve, c’est de se faire quelques gros mois comme ça on n’est pas stressé lorsque c’est plus calme.
    La touche Maj/Shift F7

Je fais une section spéciale pour cette touche que j’affectionne particulièrement.
Vous savez peut-être que la touche F7 déclenche le correcteur orthographique dans Word et bien Maj/Shift (selon que vous avez un clavier en français ou en anglais) F7 ouvre le dictionnaire des synonymes à l’entrée du mot où se trouve le curseur.
Je trouve que cette touche symbolise un peu le métier de traducteur/traductrice: on a parfois le mot français qui traduit le sens du mot anglais mais qui n’est pas tout à fait le mot approprié en français, alors chercher le synonyme que sera meilleur.
Ça permet également d’écrire avec moins de répétition puisque l’on a tous nos mots préférés (il faudrait dire à J.K.
Rowling de l’utiliser plus au fait sa touche Shift F7…) Les références (comprendre les dictionnaires et autres références terminologiques) C’est à mon avis à ça que se résume une certaine partie de l’art de la traduction: avoir accès aux meilleurs références, les plus irréprochables, pratiques, complètes, et très faciles et rapides d’accès.
Je ne vous en donnerais pas beaucoup car ça dépend complètement du domaine dans lequel on travail.
Les incontournables

Le bilingue Robert-Collins (désolé pour les fans du Harraps et autres mais vraiment j’aime le Robert-Collins)

Le P’tit BOB (of course)

Un dictionnaire des synonymes

Colpron (euh…
je l’ai pas encore mais c’est un incontournable au Québec, si si) qui donnent tous les anglicismes à éviter et quoi mettre à la place.
Le Ramat de la typographie (pour enfin savoir quand on met des espaces avant quels signes de ponctuation, comment on doit écrire les heures officiellement, etc.
etc.

L’autre intérêt des grosses agences est qu’elles ont les gros clients (HP, MS, Expedia, Philips, Motorola, Electronic Arts, etc.), alors c’est intéressant.
Leurs noms: Bowne Global Solution (qui vient de racheter Berlitz GlobalNet donc on appelle encore souvent certains de leurs bureaux Berlitz puisqu’ils ont juste fusionné les ressources dans la plupart des cas) donc la plus grosse désormais, a des bureaux partout Montréal, Dublin, Paris, New York, Santa Monica, etc.
etc.; Lionbridge Technology.
De nombreux bureaux également: Dublin, Valbonne, Boulder au Colorado, La Garenne-Colombe dans le 92 ; SDL (ex Alpnet) : bureau à Montréal et ailleurs partout aussi; et bien d’autres encore.
Peut-être simplement chercher dans les pages jaunes à agence de traduction ou sur les sites pour traducteur.
Un autre intérêt des grosses agences connues est qu’elles paient généralement (pas toujours rapidement) mais elles paient.
En tout cas je n’ai jamais eu de problèmes.
Les maisons d’édition : personnellement mes préférées pour l’instant (pour ce qui est des livres scolaires uniquement; pour la littérature, rêvez pas, c’est presque à faire gratuitement il paraît et généralement par des écrivains) car il s’agit de gros contrat sur plusieurs mois, donc une entrée d’argent régulière, sur un sujet précis, donc on a le temps et la motivation de se spécialiser ainsi.
Puisque ce métier nous permet d’être un travailleur électronique en somme, rien n’oblige à avoir des clients prêts de chez nous alors on a des clients où l’on peut en fait.
Je travaille beaucoup pour Dublin.
À savoir que le décalage horaire dans ce sens là les arrange car lorsque c’est le soir chez eux, ici ce n’est que l’après-midi et donc j’ai quelques heures supplémentaires pour travailler par rapport aux traducteurs en Europe.
J’ai une copine coordinatrice ici à Montréal qui aime utiliser une traductrice à Vancouver pour les mêmes raisons.
L’autre intérêt que je trouve personnellement agréable c’est que je sais que mes clients européens ne m’écriront pas après 13h car ils ont quitté le travail et donc je ne suis pas obligée de rester scotché à l’ordi de peur de rater un contrat.
Et les clients d’ici, si je ne suis pas à l’ordi, m’appelleront sans doute au téléphone de toute façon.
De plus en plus, les grosses agences développent des systèmes basés sur le Web qui permettent d’accepter ou non en ligne des travaux et l’argent que l’on nous doit apparaît également en ligne Mes clients européens me paient par virements bancaires, certains en dollars canadiens, d’autres en euros.

Mes clients québécois et certains clients états-uniens eux me paient par chèques.
Comment ça fonctionne avec les agences Lorsque l’on vous propose un travail, il faudrait normalement voir le texte avant de dire oui ou non, c’est assez rare qu’on vous le propose (ça leur perd du temps et ils aiment avoir une réponse rapide), mais vous pouvez insister.
Les coordinateurs/coordinatrices n’ont pas toujours pris le temps d’ouvrir le document et se fie à leur connaissance du client final pour en deviner le contenu.
Ça peut être dangereux.

Dès que vous recevez le document, ouvrez-le pour pouvoir tout de suite dire s’il y a un problème.
Si par exemple vous n’êtes pas capable de le faire, c’est bien plus pro de le dire dès le départ (surtout lorsqu’il y une bonne raison) afin que l’agence ait le temsp de trouver quelqu’un d’autre.

Vous ne pouvez pas avoir la science infuse à 100%, les clients qui le croient sont des mauvais clients.

Je m’explique, certains clients vous donneront un texte technique à traduire sans aucun document référence et sans vous donner de glossaire.
Même si l’on est traducteur professionnel et que l’on est sensé savoir beaucoup de chose, on a quand même le droit de ne pas tout savoir.
Dans ces cas-là, donnez avec votre travail final les références que vous avez utilisez.
Assurez-vous qu’il s’agisse de référence irréprochable (ne vous fiez pas à Internet, c’est bourré d’horreur; le GDT est pas mal mais pas irréprochable)

Soit vous êtes vraiment désespéré et vous dites oui en espérant vous débrouiller pour trouver des références et la terminologie qui vous permettra de faire du bon travail (si vous vous plantez, vous perdez sans doute le client et vous gagnez en expérience), soit vous refusez craignant de ne pas être à la hauteur (vous ne perdez pas forcément le client mais vous perdez un peu d’assurances).
Là c’est l’expérience qui vous dictera votre conduite.
Spécialisation En gros à part des expériences à l’interne qui aident vraiment BEAUCOUP en début de carrière (faites vous embaucher chez Bell, Bombardier pendant 6 mois/1 an par exemple), on apprend sur le tas en fonction de ce qu’on réussit à décrocher donc il faut être ouvert et avoir des ressources et aimer les livres et surfer.

Mon avis c’est qu’il vaut mieux en fait décider tout bêtement d’un domaine qui vous tient à coeur et tout faire pour vous y connaître bien, vous former et puis vous déclarer spécialiste.
Les clients demanderont de l’expérience, mais finalement parfois ils sont à cours de ressources et vous donneront votre chance, là il suffit de faire ses preuves (respecter le sens de la source, bien écrire et utiliser la terminologie en vigueur dans le domaine) et on devient ‘spécialisé’ dans leur base de données.
En fait pour les spécialisations, je n’ai presque jamais vraiment vu des gens qui étaient spécialisés dans un domaine de part leurs études de traduction.
Par exemple j’ai suivi des cours de traductions scientifiques, économiques, informatiques, etc.
mais ça ne peut jamais être suffisant.
En revanche, si j’avais encore mes cours et des livres de Génie civil sous la main, je me déclarerais spécialiste en génie civil car je sais que je pourrais alors avoir accès à des références irréprochables en un rien de temps) Les manières dont ça fonctionne, selon mon expérience personnelle sont les suivantes:

-Pour se déclarer spécialiser dans un domaine, il faut y avoir travaillé par exemple en salarié.
C’est la façon la plus sure d’attirer l’attention parce qu’on te fait alors confiance (ex.
j’ai travaillé 3 ans à l’interne comme traductrice chez Microsoft alors évidemment, ils ne mettent pas en doute mes aptitudes)

-Tu aimes un domaine dans lequel tu n’as pas d’expérience particulière.
Et bien c’est en fait très “simple”, tu te formes toi-même, c’est-à-dire tu étudies le domaine en deux langues (surtout la tienne, la langue cible) et tu te déclares spécialisée sur ton cv.
On te demandera peut-être ton expérience de travail dans le domaine, que tu n’auras pas forcément, mais tant pis, parfois (surtout dans les domaines recherchés comme le médical) ils n’ont pas le choix que de donner leur chance et c’est là qu’il faut faire ses preuves.

Où alors avoir recours à des techniques “marketing”, ou de système D.
Par exemple, je sais qu’il y a besoin de traducteurs médicaux or je n’y ai aucune expérience, or j’ai un copain biochimiste (coucou RedFlag! 🙂 :)) et une copine microbiologiste spécialisée en pharmaceutique qui sont intéressés par s’essayer à la révision, et je me présente alors au client comme une petite équipe, moi traductrice professionnelle et mon équipe de réviseurs scientifiques.
(les rémunérer fait partie des dépenses de société et c’est intéressant (professionnellement et financièrement) de se payer des services de révision)

(Bon le gros contrat qu’on devait ainsi avoir a été retardé mais ne paniquons pas l’année reprend sur les chapeaux de roue là.)

Après un contrat il est facile de mettre en relief sur le cv qu’on a de l’expérience (moi je mets le nombre de mots traduits pour chaque domaine/projet pour donner une idée au client potentiel).

-Une autre technique est de réviser dans un domaine que tu aimes (il n’y a jamais suffisamment de réviseur dans ce bas monde car évidemment, vu la différence de prix, il vaut mieux très vite passer traducteur lorsqu’on le peut) comme ça ça passe comme expérience.
J’ai révisé de l’Oracle à l’interne chez Berlitz pendant 6 mois et j’aurai pu décrocher de la traduction ensuite sans problème dans ce domaine (bon il se trouve que j’ai refusé car c’est vraiment un mauvais client.)

-Tu peux avoir suivi des cours dans un domaine particulier qui ne soient pas de traduction, par exemple j’ai suivi des cours d’astronomie et de sciences de l’environnement ici, si je les avais prix en français, je m’en servirai comme domaine de spécialisation.

Le client lui il est tout près à te croire.
Du moment que tu dis oui à son contrat, là c’est à toi d’assurer, si jamais tu t’es dis spécialisée mais que tu ne l’es pas vraiment, tu peux te planter.
C’est là ta responsabilité.
Lorsque le client veut un spécialiste, il veut par exemple un ingénieur en aérospatiales qui maîtrise parfaitement l’anglais et qui écrive super bien en français et qui accepte d’être payer au mot tout en travaillant vite quand on lui demande.
Bref, c’est impossible.
Et nous le savons tous.
Donc, il ne faut pas s’inquiéter.

L’autre intérêt des grosses agences est qu’elles ont les gros clients (HP, MS, Expedia, Philips, Motorola, Electronic Arts, etc.), alors c’est intéressant.
Leurs noms: Bowne Global Solution (qui vient de racheter Berlitz GlobalNet donc on appelle encore souvent certains de leurs bureaux Berlitz puisqu’ils ont juste fusionné les ressources dans la plupart des cas) donc la plus grosse désormais, a des bureaux partout Montréal, Dublin, Paris, New York, Santa Monica, etc.
etc.; Lionbridge Technology.
De nombreux bureaux également: Dublin, Valbonne, Boulder au Colorado, La Garenne-Colombe dans le 92 ; SDL (ex Alpnet) : bureau à Montréal et ailleurs partout aussi; et bien d’autres encore.
Peut-être simplement chercher dans les pages jaunes à agence de traduction ou sur les sites pour traducteur.
Un autre intérêt des grosses agences connues est qu’elles paient généralement (pas toujours rapidement) mais elles paient.
En tout cas je n’ai jamais eu de problèmes.
Les maisons d’édition : personnellement mes préférées pour l’instant (pour ce qui est des livres scolaires uniquement; pour la littérature, rêvez pas, c’est presque à faire gratuitement il paraît et généralement par des écrivains) car il s’agit de gros contrat sur plusieurs mois, donc une entrée d’argent régulière, sur un sujet précis, donc on a le temps et la motivation de se spécialiser ainsi.
Puisque ce métier nous permet d’être un travailleur électronique en somme, rien n’oblige à avoir des clients prêts de chez nous alors on a des clients où l’on peut en fait.
Je travaille beaucoup pour Dublin.
À savoir que le décalage horaire dans ce sens là les arrange car lorsque c’est le soir chez eux, ici ce n’est que l’après-midi et donc j’ai quelques heures supplémentaires pour travailler par rapport aux traducteurs en Europe.
J’ai une copine coordinatrice ici à Montréal qui aime utiliser une traductrice à Vancouver pour les mêmes raisons.
L’autre intérêt que je trouve personnellement agréable c’est que je sais que mes clients européens ne m’écriront pas après 13h car ils ont quitté le travail et donc je ne suis pas obligée de rester scotché à l’ordi de peur de rater un contrat.
Et les clients d’ici, si je ne suis pas à l’ordi, m’appelleront sans doute au téléphone de toute façon.
De plus en plus, les grosses agences développent des systèmes basés sur le Web qui permettent d’accepter ou non en ligne des travaux et l’argent que l’on nous doit apparaît également en ligne Mes clients européens me paient par virements bancaires, certains en dollars canadiens, d’autres en euros.

Mes clients québécois et certains clients états-uniens eux me paient par chèques.
Comment ça fonctionne avec les agences Lorsque l’on vous propose un travail, il faudrait normalement voir le texte avant de dire oui ou non, c’est assez rare qu’on vous le propose (ça leur perd du temps et ils aiment avoir une réponse rapide), mais vous pouvez insister.
Les coordinateurs/coordinatrices n’ont pas toujours pris le temps d’ouvrir le document et se fie à leur connaissance du client final pour en deviner le contenu.
Ça peut être dangereux.

Dès que vous recevez le document, ouvrez-le pour pouvoir tout de suite dire s’il y a un problème.
Si par exemple vous n’êtes pas capable de le faire, c’est bien plus pro de le dire dès le départ (surtout lorsqu’il y une bonne raison) afin que l’agence ait le temsp de trouver quelqu’un d’autre.

Vous ne pouvez pas avoir la science infuse à 100%, les clients qui le croient sont des mauvais clients.

Je m’explique, certains clients vous donneront un texte technique à traduire sans aucun document référence et sans vous donner de glossaire.
Même si l’on est traducteur professionnel et que l’on est sensé savoir beaucoup de chose, on a quand même le droit de ne pas tout savoir.
Dans ces cas-là, donnez avec votre travail final les références que vous avez utilisez.
Assurez-vous qu’il s’agisse de référence irréprochable (ne vous fiez pas à Internet, c’est bourré d’horreur; le GDT est pas mal mais pas irréprochable)

Soit vous êtes vraiment désespéré et vous dites oui en espérant vous débrouiller pour trouver des références et la terminologie qui vous permettra de faire du bon travail (si vous vous plantez, vous perdez sans doute le client et vous gagnez en expérience), soit vous refusez craignant de ne pas être à la hauteur (vous ne perdez pas forcément le client mais vous perdez un peu d’assurances).
Là c’est l’expérience qui vous dictera votre conduite.
Spécialisation En gros à part des expériences à l’interne qui aident vraiment BEAUCOUP en début de carrière (faites vous embaucher chez Bell, Bombardier pendant 6 mois/1 an par exemple), on apprend sur le tas en fonction de ce qu’on réussit à décrocher donc il faut être ouvert et avoir des ressources et aimer les livres et surfer.

Mon avis c’est qu’il vaut mieux en fait décider tout bêtement d’un domaine qui vous tient à coeur et tout faire pour vous y connaître bien, vous former et puis vous déclarer spécialiste.
Les clients demanderont de l’expérience, mais finalement parfois ils sont à cours de ressources et vous donneront votre chance, là il suffit de faire ses preuves (respecter le sens de la source, bien écrire et utiliser la terminologie en vigueur dans le domaine) et on devient ‘spécialisé’ dans leur base de données.
En fait pour les spécialisations, je n’ai presque jamais vraiment vu des gens qui étaient spécialisés dans un domaine de part leurs études de traduction.
Par exemple j’ai suivi des cours de traductions scientifiques, économiques, informatiques, etc.
mais ça ne peut jamais être suffisant.
En revanche, si j’avais encore mes cours et des livres de Génie civil sous la main, je me déclarerais spécialiste en génie civil car je sais que je pourrais alors avoir accès à des références irréprochables en un rien de temps) Les manières dont ça fonctionne, selon mon expérience personnelle sont les suivantes:

-Pour se déclarer spécialiser dans un domaine, il faut y avoir travaillé par exemple en salarié.
C’est la façon la plus sure d’attirer l’attention parce qu’on te fait alors confiance (ex.
j’ai travaillé 3 ans à l’interne comme traductrice chez Microsoft alors évidemment, ils ne mettent pas en doute mes aptitudes)

-Tu aimes un domaine dans lequel tu n’as pas d’expérience particulière.
Et bien c’est en fait très “simple”, tu te formes toi-même, c’est-à-dire tu étudies le domaine en deux langues (surtout la tienne, la langue cible) et tu te déclares spécialisée sur ton cv.
On te demandera peut-être ton expérience de travail dans le domaine, que tu n’auras pas forcément, mais tant pis, parfois (surtout dans les domaines recherchés comme le médical) ils n’ont pas le choix que de donner leur chance et c’est là qu’il faut faire ses preuves.

Où alors avoir recours à des techniques “marketing”, ou de système D.
Par exemple, je sais qu’il y a besoin de traducteurs médicaux or je n’y ai aucune expérience, or j’ai un copain biochimiste (coucou RedFlag! 🙂 :)) et une copine microbiologiste spécialisée en pharmaceutique qui sont intéressés par s’essayer à la révision, et je me présente alors au client comme une petite équipe, moi traductrice professionnelle et mon équipe de réviseurs scientifiques.
(les rémunérer fait partie des dépenses de société et c’est intéressant (professionnellement et financièrement) de se payer des services de révision)

(Bon le gros contrat qu’on devait ainsi avoir a été retardé mais ne paniquons pas l’année reprend sur les chapeaux de roue là.)

Après un contrat il est facile de mettre en relief sur le cv qu’on a de l’expérience (moi je mets le nombre de mots traduits pour chaque domaine/projet pour donner une idée au client potentiel).

-Une autre technique est de réviser dans un domaine que tu aimes (il n’y a jamais suffisamment de réviseur dans ce bas monde car évidemment, vu la différence de prix, il vaut mieux très vite passer traducteur lorsqu’on le peut) comme ça ça passe comme expérience.
J’ai révisé de l’Oracle à l’interne chez Berlitz pendant 6 mois et j’aurai pu décrocher de la traduction ensuite sans problème dans ce domaine (bon il se trouve que j’ai refusé car c’est vraiment un mauvais client.)

-Tu peux avoir suivi des cours dans un domaine particulier qui ne soient pas de traduction, par exemple j’ai suivi des cours d’astronomie et de sciences de l’environnement ici, si je les avais prix en français, je m’en servirai comme domaine de spécialisation.

Le client lui il est tout près à te croire.
Du moment que tu dis oui à son contrat, là c’est à toi d’assurer, si jamais tu t’es dis spécialisée mais que tu ne l’es pas vraiment, tu peux te planter.
C’est là ta responsabilité.
Lorsque le client veut un spécialiste, il veut par exemple un ingénieur en aérospatiales qui maîtrise parfaitement l’anglais et qui écrive super bien en français et qui accepte d’être payer au mot tout en travaillant vite quand on lui demande.
Bref, c’est impossible.
Et nous le savons tous.
Donc, il ne faut pas s’inquiéter.

Les vrais spécialistes de ce type seraient bien trop chers pour les clients de toute façon alors il vaut mieux être vous (:)) avec des contacts dans le monde des spécialistes qui peuvent vous donner un coup de main.
Tarifs (attention je parle ici uniquement de tarifs de l’anglais vers le français)

Je sais que c’est un des sujets (si ce n’est le sujet) qui intéresse particulièrement, mais c’est également le sujet le plus délicat puisque l’on y voit de tout et que ça dépend de beaucoup de choses et que c’est difficile de savoir quelles sont les fourchettes puisque personne n’a vraiment envie de le dire histoire que ça reste flou et que ça arrange les agences de traduction pour pouvoir nous payer moins.
Ça varie beaucoup aussi en fonction de si vous travaillez pour des agences de traduction ou pour des clients directs.
Évidemment les agences se font une marge, jusqu’à 40% (et j’ai des sources sures).
Les agences que je connais semblent se faire payer entre 0,23 cad et 0,33 cad le mot d’après ce que j’ai cru glaner comme information.
Les tarifs que proposent les agences que je connais semblent varier de 0,12 cad à 0,18 cad (il est évident qu’ils ne se ventent pas des tarifs les plus élevés de peur que tout le monde les demandes) (on voit aussi circuler des tarifs ridicules de traducteurs (du style 0,04-0,10 cad) qui contribuent à faire baisser les tarifs de la profession entière, merci mesdames et messieurs qui faites ça pour votre plaisir comme passe-temps, y’en a qui essaient d’en vivre!)

Lorsque l’on débute on a toujours tendance à croire qu’il ne faut pas demander beaucoup, un prof à moi décrivait cette technique comme une grosse erreur car il est alors difficile d’augmenter ses tarifs par la suite.
Bref, il vaut mieux y aller un peu au culot et puis assurer.
Si c’est bien fait, ils ne se plaindront pas de toute façon et si vos tarifs impliquent qu’ils ne peuvent pas rentrer dans leurs marges, ils vous le diront.

Il y a des différences entre les pays et entre les langues.

Je travaille beaucoup avec l’Irlande par exemple car, du fait de la présence de Microsoft, c’était un peu devenu la plaque tournante de la localisation.
On me parlait de tarifs d’environ 0,10 euros.
J’ai réussi à me faire payer plus, mais il parait que pour certains, les tarifs ont baissé.

Il y a également pour certains clients des différences de tarifs entre le français québécois et le français de France.
Un client me proposait énormément moins pour le français de France m’expliquant que les traducteurs en France demandaient des tarifs bien plus bas qu’ici et que donc travailler pour des clients français implique qu’il faille baisser ses prix.
Je ne suis pas du tout convaincue, j’ai travaillé pour des agences en France pour le même prix qu’ici et on ne m’a jamais rien dit.
Localisation

La localisation c’est LE domaine qui rapporte dans le métier de traduction de nos jours du fait de l’énorme volume de travail qu’il y a (ou qu’il y avait car ça c’est un peu calmé avec le trébuchement des technologies de l’information) et parce que c’est payé plus cher puisque considéré technique.

À l’époque ils embauchaient chez Microsoft pour traduire Office 2000 et le français était fait à l’interne à Dublin (l’anglais et l’allemand étant faits à Redmond, Seattle).
Désormais ils sous-traitent tout à des grosses agences de traduction dont je parlais plus tard.

Ça c’était pour les points positifs de la localisation, les points négatifs:

Il faut travailler vite,

il faut aimer l’informatique car ils imposent des outils de traduction divers et variés et la localisation implique la traduction à 30% et le technologique à 70% (c’est à dire “fixer des bugs”, générer les fichiers, faire du testing, parfois des statistiques, etc.) et

il y a très rarement des belles phrases avec du contexte.
Il s’agit plutôt de tableau de “chaînes” (ça se sont les phrases à traduire dans le jargon des localisateurs) qui sont ensuite générés pour remplacer le texte anglais du logiciel d’origine.
Bref, c’est très ingrat comme domaine car il faut traduire des bouts de phrases sans vraiment savoir où elles vont se trouver à la fin et (à part à l’interne) on n’a pas toujours accès au logiciel pour voir de quoi ça aura l’air.
Conseil, éviter de travailler pour Oracle comme la peste, c’est le pire de ce que j’ai vu pour l’instant.
Microsoft est dans la localisation depuis le début donc ils savent comment s’y prendre et ils développent le logiciel en anglais en même temps que les allemands (qui sont plus ingénieurs que traducteurs) localisent à leurs côtés.
Bref, ça aide à pas imposer n’importe quoi aux traducteurs.
Sauf que cela ne s’applique pas aux nombreux logiciels qu’ils ont acheté sans l’avoir développé eux-mêmes auquel cas c’est le même binz que pour Oracle.
À son compte vs salarié Avantage

Tu n’as plus à t’inquiéter du lieu où tu seras, tu pourras être n’importe où (dont rentrer 2 mois par an ou plus voir la famille en France) il n’y a pas de problèmes car c’est le cas de la majorité des traducteurs et les rapport avec les clients sont purement électroniques, très rarement par la poste

Inconvénient

débuter car à moins d’avoir mon bol et d’entrer chez Berlitz comme pigiste à temps plein pendant plusieurs mois, il peut être difficile de vivre les premiers mois lorsque l’on a pas beaucoup de clients (d’autant plus que l’on est généralement payé qu’au bout d’un mois voir 2, c’est pour ça qu’il faut toujours un bon matelas d’avance pour ne pas avoir à stresser des paiements tardifs) Mais là je ne sais pas c’est peut-être très facile en fait.
Donc il vaut mieux avoir de l’argent d’avance pour ne pas s’inquiéter.
Informatique Équipement

Desktop ou Laptop…

Personnellement je n’hésite plus, c’est le laptop qui l’emporte malgré les prix plus cher (de toute façon, c’est une dépense de société s’il en est!), mais c’est très personnel…

Je fais ce métier pour pouvoir bouger alors il me faut non seulement un laptop pour travailler en déplacement mais également un laptop très puissat car les logiciels de traduction MS par exemple sont pas mal lourdingues et aussi avec un gros disque dur car il n’est pas question de devoir transférer quoi que ce soit entre un desktop principal à la maison et un laptop servant de temps en temps.
Non non, je veux tout avec moi.
En revanche je respire depuis que le laptop est assuré (je parlerai d’assurances plus tard) et que tout est sauvegardé sur cd à la banque.
Il suffit de se forcer à le faire régulièrement par contre.

On me demandait le budget, et bien votre ordinateur sera votre outil de travail de loin le plus important, voir le seul qui compte vraiment.

Tout ce qui traite des bases de données (comme les logiciels de localisation) utilisent parfois pas mal de mémoire.

Le plus important après c’est la connexion internet, évidemment haute-vitesse, vous ne voulez pas avoir à vous connecter à chaque fois que vous voulez consulter le GDT ou vérifier vos messages.
Il faut évidemment avoir Outlook ouvert toute la journée pour répondre aux messages des clients dès qu’ils arrivent.
Logiciels

Il y en a beaucoup mais c’est surtout important si vous travailler pour des agences.
Je pense que pour des clients directs c’est moins vital et ils vous aideront de toute façon.

Si vous travaillez avec des agences, et évidemment c’est complètement omniprésent en localisation, il existe de nombreux logiciels pour essayer de faire travailler tout le monde plus vite et que ça coûte moins cher (entendez par là que s’il y a beaucoup de répétitions (comme souvent en localisation, les boutons OK/Cancel qui sont là des milliers de fois) elles ne vous seront pas toute payer comme nouveaux mots mais par un système compliqué de pourcentage.
On s’y fait et c’est surtout vrai pour du travail avec Trados)

Alors le plus connus qui suscite pas mal de polémique : Trados

De plus en plus utilisé car il permet de construire une mémoire de traduction en fonction d’un client (comprenez le client de l’agence, le client final donc, ex.
Microsoft, Philips, Expedia) qui est fournie avec tout nouveau travail d’un client particulier et qui permet au traducteur d’utiliser la même terminologie et à l’agence de ne pas payer lorsque quelque chose a déjà été traduit auparavant.

Et puis après y’en a plein d’autres selon les clients (en fait les sociétés de logiciels évidemment adore ces jouets-là et ont tous le (ou les) leur(s).

Pour Microsoft, c’est LocStudio (anciennement Espresso, anciennement Editok), Helium; Pour ex-Berlitz, c’est FlexyTrans.

En fait ils sont tous sur le même principe: une base de donnée sous forme de tableau avec les colonnes source, cible, le numéro de la chaîne, et diverses autres colonnes utilent aux ingénieurs; et des filtres.
Pour s’y former et bien j’imagine qu’il y a des cours pour Trados.
En général on apprend sur le tas comme pour beaucoup de logiciel, il faut s’y mettre un jour pendant quelques heures et puis voilà.
Vous pouvez toujours me demander aussi Autres équipements indispensables à mon avis Combo imprimante/fax/scanneur/photocopieuse, pas super cher désormais 600$ si je me souviens bien.

Super bureau et fauteuil exécutif confortable, c’est là que vous passerez le plus clair de votre temps (quoi qu’avec un laptop, on peut travailler sur le canapé)

Dans le cas d’un laptop, clavier et souris standard aussi (personnellement j’ai un clavier ergonomique, je ne sais pas si c’est vraiment efficace mais j’ai trop entendu d’histoire de douleurs dans les poignées et les doigts chez les traducteurs pour ne pas faire des efforts)

Personnellement je n’ai même pas encore investi dans un écran.

Filière pour toute la paperasse de comptabilité.
Ce n’est pas beaucoup n’est-ce pas? Donc pas besoin de beaucoup d’argent pour la mise de fond en début de carrière.
Au quotidien Au début un peu scotché sur les courriels pour ne pas raté une proposition de contrat (si on ne répond pas vite dans les heures qui suivent, ils demandent à quelqu’un d’autre), ça se passe après puisque les clients prennent des habitudes et savent que vous direz sans doute oui et puis aussi parfois on finit par avoir suffisamment eu de travail et on s’en fout d’en rater un peu.
Habitudes utiles développées au fur et à mesure, un tableau Excel avec tout le détail des projets car, comme pour tout le reste, quand ça tombe, tout tombe en même temps et on peut oublier des trucs.
Alors mon tableau indique le nombre de mots, le client final, le projet, le numéro de projet, si j’ai reçu le document, la date de réception, la date de livraison (et l’heure avec le bon fuseau horaire si nécessaire, si Dublin me dit de livrer avant 16h, c’est pas le moment de le livrer à 16h de Montréal), si le travail est fait et s’il a été envoyé, le client (l’agence), le contact (le coordinateur/la coordinatrice), le numéro de bon de commande du client, mon numéro de facture et son montant, la date d’envoi de la facture, le prix du travail individuel approximatif (c’est parce qu’on regroupe les projets sur une même facture parfois), la date de paiement.
Ça peut paraître un peu trop précis, mais il y a plusieurs raison pour cela, c’est rare qu’on oublie d’envoyer un travail une fois fini (et encore pour des petits travaux on peut carrément oublier de le faire si d’autres projets sont tombés en même temps ou juste après), mais par contre c’est pas rare (bizarrement) d’oublier d’envoyer la facture ou de ne plus savoir si on l’a envoyé, et c’est encore plus difficile de garder en tête ce pour quoi on a été payé ou non.
En plus, grâce au filtre d’Excel, on peut facilement voir ce que nous rapport chaque client et combien de mots on a traduit dans tel ou tel domaine (très utile pour faire un cv si on veut y indiquer notre expérience par domaine en nombre de mots) Organisation d’entreprise au Canada Pour se lancer, un conseil, allez voir sans tarder un comptable pour qu’il vous explique ce qui est le plus intéressant pour vous (salarié, enregistré, incorporé avec quel salaire, etc.).
Au fait, ici c’est normal d’avoir un comptable.
Il y a beaucoup de gens qui ne font pas leur déclaration d’impôts eux-mêmes.

Mon comptable me coûte 1000$ par an payable en fin d’année et il fait tout (sauf la cuisine J), c’est-à-dire qu’il a fait l’incorporation de la société, il s’occupe de payer tous les impôts tout au long de l’année et fait les déclarations d’impôts professionnels et personnels et est disponible pour répondre à mes questions toute l’année.

Il ne vous reste qu’à garder un peu le nez dans votre compte quand même, voir plus bas.
Il existe énormément d’informations très complètes sur ce sujet sur Internet.
Allez voir sur www.demarrez-entreprise.info.gouv.q… La paperasserie, l’organisation quotidienne, moi ça m’éclate : mes p’tits chèques d’entreprise, mon tampon avec mon adresse, mon compte sur MS Money (c’est cool d’avoir accès à ses comptes bancaires sur Internet, ça permet de suivre tout ça de n’importe où), le courrier, les factures de services rendus à envoyer au comptable, etc.
Mais ça ne plait pas à tout le monde, pourtant ça fait partie du jeu et lorsque l’on traduit beaucoup, ça diversifie le quotidien.
Comptabilité Trois façons d’être traducteur/traductrice: (allez faire un tour sur le site du Revenu, ils sont bons ces Canadiens en Sites Web!: www.revenu.gouv.qc.ca/fr/travailleu…) Salarié : les impôts sont prélevés à la source, si je ne m’abuse, et vous avez normalement la retraite, une couverture santé par votre entreprise, etc.
Mais ça je n’en dirai pas plus car je n’ai jamais été salariée ici, donc renseignez-vous.

Ce que je sais depuis peu, et qui peut vous intéresser, est que si vous travaillez à votre compte en plus d’un emploi salarié à plein temps, vous devez payer 45% d’impôts sur ces revenus supplémentaires (vos honoraires, les revenus de votre travail autonome quoi).

Enregistré comme travailleur autonome :

Si c’est sous votre nom personnel, vous n’avez rien à déclarer pour commencer à travailler, seulement faire votre déclaration de revenus à la fin de l’exercice l’année suivante (en février/mars non?).

Vous n’avez à demander un numéro de TPS/TVQ (les “tva” d’ici, fédérale et provinciale) que lorsque vous faites plus de 30 000$ dans l’année.
Si vous savez d’avance que vous les ferez, demandez vos numéros tout de suite pour les payer tous les trois mois (normalement c’est votre comptable qui s’en occupera de toute façon).

Si c’est sous un nom d’entreprise, il faut vous enregistrer différemment, trouver un nom d’entreprise (y’a un site Web pour ça) et vous payez quelque chose (trois fois rien je crois).
Je n’ai pas trop de détail sur cette manière de faire, je peux me renseigner auprès de mes amies.
Ou alors plutôt voir sur www.demarrez-entreprise.info.gouv.q… c’est très bien expliqué.
Le registre des noms de sociétés est sur ssl1.igif.gouv.qc.ca/igif-bin/isl08…

Enregistré comme société incorporée: bon là, je suis plus concernée.

D’abord le truc c’est que lorsque l’on démarre une société incorporée toute neuve avec une activité nouvelle (en gros sans avoir au préalable exercé cette activité comme autonome enregistré; donc le cas de tous les nouveaux arrivants), on est exonéré d’impôts provinciaux pendant 5 ans (c’est à dire qu’on paye seulement 13% au lieu de 22% sur les bénéfices de la société.) D’où l’intérêt, bien entendu? De plus au-delà de 40 000$ par an (certains disent plus), c’est plus intéressant financièrement.

Pour l’incorporation, c’est votre comptable qui s’occupe de tout (c’est à dire que vous ne faites absolument rien à part essayer de comprendre, si ça vous chante).
On peut être incorporé au provincial, avoir une Québec In.
donc, et au fédéral.
Mon comptable m’a conseillé le fédéral, une Canada Inc.
puisque je comptais avoir des clients internationaux.
Dans ce cas, ça coûte: 250$ pour les frais d’Incorporation Canada (on a un numéro Canada Inc.), 212$ pour les frais d’immatriculation Canada (on peut avoir jusqu’à 5 noms de société différents), 230$ frais d’honoraire de comptable pour la consultation et l’incorporation)

Après vous avez un joli papier rose à afficher sur votre lieu de travail avec votre numéro Canada Inc.
et puis tout un tas de numéros différents dont je ne vous ferai pas l’article ici.
La façon dont les impôts fonctionnent lorsque l’on est incorporé:

Tous les revenus de la société vont sur le compte bancaire de la société (votre société, c’est une personne morale légale et ce n’est pas vraiment vous; c’est le concept un peu bizarre à intégrer.
Si vous faites faillite, seuls les biens de la société peuvent être saisis, pas vos biens personnels.) Salaire Vous (le chef d’entreprise..
c’est cool non?!) vous versez un salaire à vous-même (votre propre employé, re-cool non?!).
Le comptable (s’il est bon) vous dira de vous verser le plus petit salaire possible, car c’est sur le salaire que l’on paie le plus d’impôts (on peut aussi ne pas se verser de salaire et ne se payer qu’en dividendes, mais dans ce cas là on paie les impôts différemment et on perd quelques avantages, donc ce n’est pas forcément plus intéressant que se verser un tout petit salaire).

Lorsque l’on se verse par exemple un petit salaire de 1500 $ net par mois sur notre compte personnel (garder en tête que le loyer sera entre 500-1000 $ par mois), on paye environ 160$ d’impôts fédéraux, à peu près pareil d’impôts provinciaux et environ 190$ de charges (assurances maladies et 2 fois la retraite, une fois en tant qu’employeur, une fois en tant qu’employé).
Pour ça on fait 24 chèques sans remplir le montant en début d’année que l’on donne au comptable qui se débrouille avec.

Dépenses de sociétés

C’est-à-dire : les meubles comme le bureau, les filières, les bibliothèques, l’équipement comme l’imprimante, l’ordinateur, les logiciels, les livres, les fournitures, les connexions Internet, les voyages d’affaire pour des conférences (pouvoir prouver qu’on a bien assisté à la conférence par contre); les resto et le cadeaux aux clients; une partie des factures téléphonique et du loyer.
Ces dépenses ne sont pas du tout imposées.
C’est-à-dire qu’on les paie directement du compte de société.

Dividendes

Évidemment un salaire de 1 500 $ par mois, ça fait pas beaucoup.
Pas de panique! On peut dépenser l’argent de la société sans que ce soit forcément des dépenses de société sous forme de dividendes sur lesquels on paie moins d’impôts que sur un salaire.

En fin d’année le comptable calcule la différence entre toutes vos dépenses effectuées depuis le compte de société et y soustrait les dépenses de société (il faut lui faire tout le détail des dépenses de sociétés tous les trois mois par exemple ) et ça ça constitue les dividendes que vous vous êtes versés.
Vous devez évidemment payer des impôts là dessus mais moins que si vous vous étiez versé un plus gros salaire pour pouvoir faire toutes ces dépenses (d’où l’intérêt du petit salaire?).
En gros pour les premiers 10 000$ de dividendes, on paye 1 600$ d’impôts.
Ce qui reste dans la société (c’est-à-dire les revenus de sociétés x les impôts x les salaires x les dividendes), ce sont les bénéfices de la société qui sont donc imposés à 22% (13% pour le fédéral, 9% pour le provincial).
Et pendant vos 5 ans d’exonération, vous ne payez que 13%.
TPS/TVQ

On doit facturer la TPS/TVQ (7% et 7,5%) à nos clients puisqu’il faut qu’on la paie nous aussi au gouvernement.
Les TPS/TVQ des dépenses de sociétés (ordinateur, meuble, etc.) nous sont remboursées en revanche.
On fait donc aussi 4 chèques pour ça en début d’années pour que le comptable les envoie lui-même.
Il fait la différence entre les TPS/TVQ qu’on doit payer et celles que l’on récupère.
En fait s’il n’y a jamais trop de TPS/TVQ à récupérer, il y a une méthode rapide qui permet de ne payer que 5% je crois.
C’est le comptable qui doit faire la demande.
Votre tâche :

Il faut garder toutes les factures des dépenses de sociétés (en faire une liste mentionnant les TPS/TVQ en vue du calcul mentionné ci-dessus) et les envoyer au comptable avec les factures correspondants aux services rendus ainsi que les relevés de compte d’entreprise, tous les 3 mois ou tous les mois si vous préférez.
Avec ça il peut faire ses calculs concernant les TPS/TVQ que vous allez payer, les dépenses de société et les dividendes.
Tout ça paraît beaucoup comme ça, mais finalement en faisant le calcul on tombe à 22% d’impôts.
C’est pas pire! Bon c’est sûr qu’il n’y pas beaucoup de couverture sociale là dedans (voir la section assurances ci-dessous).
Si on monte les revenus à 60 000$ par exemple, on tombe à 18% d’impôts, si mes calculs sont exacts.
Assurances

Assurez le contenu de votre appart.
attention de demander une assurance habitation avec une partie qui fasse couverture de biens professionnels si votre entreprise se trouve à votre domicile (et surtout qu’elle couvre le laptop pendant les déplacements).
Moi je paie 47$ par mois chez Desjardins.

Vous êtes votre seule source de revenus et vous ne toucherez pas le chômage donc assurez-vous en cas d’accident, de maladie, d’invalidité, etc.
Je paie 62$ par mois d’assurances invalidité, maladie grave, chômage, voyage, décès, etc.
chez Desjardins.
Résumé en chiffres

Pour des revenus de 50 000$/60 000$ par an et un salaire mensuel de 1 500$.

On donne tous les mois 160$ pour les impôts sur salaire au Canada et 360$ pour les impôts sur salaire plus les charges au Québec.

Tous les trois mois on paye la TPS/TVQ qui peut varier de 2500$ à 300$ selon que vous avez beaucoup travaillé et eu de gros revenus avec des clients à qui vous facturez la TPS/TVQ (à savoir qu’on ne la facture pas normalement aux clients hors du Canada).

Fin février on paie une partie de l’impôt sur les bénéfices au Québec (250$ par exemple) et fin mars le reste (4500$) au fédéral.

Les impôts sur les revenus personnels qui sont à payer fin avril je crois, sont alors déjà presque tout payés puisqu’on les payait tous les mois, sauf si vous avez d’autres revenus comme des actions.
Personnellement, aimant beaucoup les maths et l’informatique, j’ai évidemment MS Money, ça permet de garder un ?il sur tout ça et de voir comment les affaires se profilent sur les mois à venir.
Dans un livre électronique que j’avais acheté intitulé ” comment se faire 80 000 $ (us) par an comme traducteur autonome “, il était conseillé de toujours avoir un an de revenus d’avance.

Les études de traduction au Québec

Il existe des carrières traduction dans les universités (à Concordia au moins sûr) et dans le milieu de nombreuses personnes viennent de l’université de Sherbrooke j’ai remarquéLe fait d’être français est un handicap comme un avantage

Avantage

On est parfois plus fort en grammaire.

On fait moins d’anglicismes à l’écrit dans les tournures (acheter le Colpron pour repérer les anglicismes qu’on emploie tous les jours sans savoir que ce n’est pas du français).

Évidemment avantage lorsque l’on travaille pour des clients européens mais aussi pour les clients qui souhaitent un français standard.

Handicap

Auprès des clients qui souhaitent du français purement québécois.
Ça arrive.
C’est toujours un peu énervant puisque l’on sait qu’à l’écrit, c’est franchement pas bien différent, mais on n’a aucune chance avec ces clients là.
Pour tout ce qui est traduction de langue parlée de toute façon, je vous conseille de ne même pas vous y essayer.
Équivalence de diplôme avec le Québec

On peut parfois obtenir une équivalence d’un diplôme non canadien auprès de l’OTTIAQ (l’association des terminologues, traducteurs et interprète du Québec) www.otiaq.org/fr/index.html) Accréditation Traducteur québécois (il ne me semble pas qu’il y ait d’accréditation pour le Canada en général).

C’est donc auprès de l’OTTIAQ comme de bien entendu.

Il faut constituer tout un dossier très très complet prouvant les cours (en détail) que l’on a suivi et l’expérience que l’on a acquis.

Pour les diplômes, si le diplôme est reconnu (ou finalement accepté avec la demande d’équivalence) par l’OTTIAQ il “suffit” de prouver qu’on a gagné sa vie comme traducteur pendant 2 ans (fournir des fiches de paye ou des contrats si on en a et 10 traductions de 400 mots environ effectuées professionnellement dans des domaines variés (attention souvent les clients ne veulent pas qu’on utilise leurs textes qui peuvent être confidentiels, se renseigner peut-être).

Sans diplôme, il faut prouver que l’on a gagné sa vie comme traducteur pendant 5 ans.
Accréditation de l’ATA (American Translators Association)

S’inscrire comme membre d’abord (environ 130 $ états-uniens l’année)

Puis passer l’examen (vous y rendre sera une dépense de société 😉 profitez-en; du coup, je suis allée passée l’examen en Californie 🙂 :)) et attendez Domaines porteurs : il y a vraiment tellement de tout et ils dépendent vraiment des clients et de leurs propres clients.
Les clients finaux n’aiment pas trop changer de fournisseurs en général et les agences n’aiment pas trop changer de traducteurs alors on se spécialise dans les domaines de nos gros clients.
Pour BGS Montréal c’est les jeux vidéo, Motorola, avant c’était Oracle, Ariba, Home Depot; BGS Dublin, c’est HP, Expedia, Philips.

Je dirais que très vaguement il y a beaucoup de travail logiquement dans les logiciels, les instructions de produits divers, les sites Webs Mes raisons pour aimer ma vie: la liberté presque totale

Avec l’avènement de l’accès aux divers comptes sur Internet (téléphone, connexions Internet, etc.), on peut presque totalement gérer son business et donc sa vie loin de son bureau principal sans nécessairement dépendre de quelqu’un pour le courrier (même si c’est mieux quand même)

On peut aller à des conférences dans le monde entier (sans trop exagérer sur le compte de la société quand même).

FrenchPeg

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