Les architectes du Canada, dont du Québec, et des pays membres de l’Union européenne peuvent désormais envisager leur carrière à l’international avec beaucoup plus de facilité. Depuis le 18 décembre 2025, un Accord de reconnaissance mutuelle (ARM) est officiellement en vigueur, ouvrant la porte à une mobilité professionnelle accrue entre les deux territoires.
Cet accord marque une avancée importante pour la profession. Il permet de reconnaître l’équivalence des formations et de l’expérience en architecture, évitant ainsi aux professionnels de devoir reprendre leurs études ou passer de nouveaux examens. À la place, ils doivent répondre à un ensemble de critères harmonisés, ce qui accélère considérablement l’accès au permis d’exercice dans le pays d’accueil.
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Pour les architectes, cette simplification représente un véritable levier de carrière. Elle facilite non seulement l’établissement à l’étranger, mais aussi la participation à des projets internationaux, de plus en plus fréquents dans un contexte globalisé.
Une profession tournée vers la collaboration internationale
Au-delà des parcours individuels, cet accord renforce les échanges entre les professionnels de part et d’autre de l’Atlantique. Il encourage le partage d’expertise, stimule l’innovation et favorise l’évolution des pratiques architecturales.
Comme l’a souligné Scott Kemp, président du comité pour la mobilité internationale du Regroupement des ordres d’architectes du Canada, malgré certaines différences dans la pratique selon les territoires, une base commune demeure : la protection du public. Cette vision partagée permet aujourd’hui d’établir un climat de confiance propice à une collaboration accrue. Dans cette optique, l’architecture devient plus que jamais un travail d’équipe à l’échelle internationale.
Le Québec au cœur du dispositif
Au Canada, c’est l’Ordre des architectes du Québec (OAQ) qui joue un rôle central dans la mise en œuvre de cet accord. En tant que secrétariat du Regroupement des ordres d’architectes du Canada, il est chargé de traiter les demandes de reconnaissance des architectes provenant de l’Union européenne.
Une fois leur dossier accepté, ces professionnels peuvent ensuite s’inscrire auprès de n’importe quel ordre provincial au pays. Pour le président de l’OAQ, Pierre Corriveau, cette entente ouvre la voie à de nouvelles occasions de développement professionnel et à des synergies d’affaires prometteuses.
De nouvelles perspectives pour les entreprises
L’impact de cet accord dépasse largement les individus. Les firmes d’architecture pourront désormais plus facilement élargir leurs activités à l’international, former des partenariats ou encore conserver leurs équipes sur des projets réalisés à l’étranger.
Dans un contexte économique et géopolitique parfois incertain, cet ARM apporte également une plus grande prévisibilité. Il repose sur des valeurs communes et sur une reconnaissance mutuelle des compétences, ce qui sécurise les collaborations transfrontalières.
Des conditions à respecter
Pour bénéficier de cet accord, les architectes doivent répondre à plusieurs exigences. Ils doivent notamment détenir un diplôme reconnu en architecture, être membres en règle d’un ordre professionnel dans leur pays d’origine et cumuler au moins 12 années combinées d’études et d’expérience, dont quatre après l’obtention du droit de pratique.
Ils doivent également fournir une preuve de bonne conduite. Les architectes européens souhaitant exercer au Canada devront en plus suivre une formation en ligne d’environ 10 heures portant sur la pratique locale.
Une fois ces conditions remplies, l’inscription auprès d’un ordre d’architectes dans le pays d’accueil devient possible, bien que certaines exigences supplémentaires puissent s’appliquer, notamment en matière de langue ou de réglementation.
Il est toutefois important de rappeler que cet accord ne remplace pas les démarches d’immigration. Les architectes devront toujours obtenir les visas et permis de travail requis auprès des autorités compétentes.
Source : Ordre des architectes du Québec

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